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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : Syndicat-PACS-DAC@paris.fr

 

 

 

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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 08:07
Anne Hidalgo laisse délibérément à l’abandon un centre de l'aide sociale à l'enfance !

Comme ça elle récupère aussi la somme de trente-sept millions d'euros pour pouvoir mieux briller en Mondovision en 2024...

On savait la Mairie de Paris prête à tout pour gratter quelques millions dans la perspective des JO de 2024. Ainsi, après la forte diminution du budget des œuvres sociales des agents de la Ville, c’est au tour des centres éducatifs de faire les frais de la nouvelle politique municipale. A tel point que certains sont dans un état de délabrement total. Probablement pour mieux les fermer. C’est notamment le cas du centre d'Alembert, situé dans la coquette commune de Montevrain, en Seine-et-Marne. Mais si la commune est coquette, ce centre pour mineurs placés par l’Aide Sociale à l’Enfance l’est nettement moins...

« Le bâtiment de l’internat semble dater du XIXe siècle, tant il est peu entretenu extérieurement et d’un aspect déprimant. La plupart des peintures intérieures n’ont pas été refaites depuis au moins trente ans et des fissures sont visibles le long des murs. Les fenêtres des sept bâtiments sont toutes à changer et les  toitures laissent passer l’eau de pluie » dénoncent les personnels. Et les agents d’enfoncer le clou : « La cuisine ne fonctionne pas, ou péniblement, avec un manque de personnel criant et inacceptable pour un établissement accueillant en hébergement quarante jeunes. Aujourd’hui est annoncée la fermeture du gymnase, laissé à l’abandon, à l’humidité, aux moisissures, aux fuites d’eau, à l’effondrement  de la toiture ». Photos à l'appui !

A la mairie de Paris, l'aide sociale à l'enfance est en plein Mergitur ! A la mairie de Paris, l'aide sociale à l'enfance est en plein Mergitur !

A la mairie de Paris, l'aide sociale à l'enfance est en plein Mergitur !

A croire que cette politique d’abandon est délibérée car si les projets d’architectes se sont succédés, aucun n’a remporté l’adhésion de la Direction de l'Action Sociale de la Ville de Paris (DASES). Ainsi, les projets de travaux restent suspendus, et aucun devis n’a été proposé puisque qu’il n’y pas de plan de travail... D’ailleurs, d’un budget initial de trente-sept millions d’euros, on est passé à trente millions, puis à dix-huit ! Et aujourd'hui on est finalement tombé... à zéro euro ! L’équipe d’Anne Hidalgo aura donc pour une fois évité tout dépassement de budget (pas comme à la Canopée des Halles ou au Stade Jean-Bouin).

Toutefois, malgré cette prouesse comptable consistant à récupérer trente-sept millions d’euros sur le dos de la jeunesse en grande détresse, les agents ont désormais la confirmation, en lisant entre les lignes le schéma directeur départemental de la Protection de l'enfance 2015-2020,  que « la prise en charge des jeunes en hébergement n’est pas une priorité ». Et puis, il faut bien reconnaître que cette économie tombe à pic en cette période nécessitant énormément d’argent pour financer ces projets pharaoniques que sont les Jeux Olympiques ou le Grand Paris. Alors, les élus parisiens sacrifieront-ils ce centre de l’Aide Sociale à l’Enfance ou bien vont-ils laisser faire une politique dont l’ambition consistera uniquement à laisser Anne Hidalgo briller en 2024, en Mondovision ?

     Social : Anne Hidalgo pique 37 millions d’euros sur le dos la jeunesse en grande détresse l

                                                   - Oui, je sais, c'est pas brillant !!

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27 octobre 2017 5 27 /10 /octobre /2017 09:55
Anne Hidalgo supprime les colonies de vacances des enfants des personnels pour financer les JO !

                                             Et là, ça n’est pas du fictif !

La décision a beau avoir été prise en catimini, elle n’en a pas moins fait scandale chez les agents de la Mairie de Paris. En effet, on vient d’apprendre qu’Anne Hidalgo a décidé de sucrer deux millions d’euros sur le dos des personnels en diminuant d’autant sa contribution à l’AGOSPAP, l’association en charge des œuvres sociales à la Ville de Paris. Une somme qui représente plus de 20% de son budget annuel. Résultat : les inscriptions pour les colonies de vacances en direction des enfants des personnels municipaux viennent désormais, en urgence, d’être « suspendues » ! Information d’ailleurs confirmée par l’AGOSPAP elle-même sur son site (lire ici).

Pourtant la Mairie de Paris se vantait jusqu’alors que « l’offre de loisirs, de séjours et de centres de vacances pour les jeunes constitue une mission essentielle ». Visiblement plus maintenant. C’est que l'équipe d'Anne Hidalgo cherche désespérément de l’argent frais pour financer ses futurs Jeux Olympiques de 2024… Et c’est sans doute pourquoi elle a dû recourir à cette manœuvre qui lui permet de ponctionner deux millions d’euros, jusque-là réservés pour des mômes qui ne peuvent pas partir en vacances.

Car il faut savoir que la grande majorité des personnels de la Ville de Paris est composée de ce que l’on appelle des agents de catégorie B et C, lesquels ne roulent pas vraiment sur l’or… Beaucoup d’entre eux habitent d’ailleurs en grande banlieue faute de pouvoir se loger dans la Capitale. Et bien sûr, comme une majorité de Français, ils ne partent pas non plus en vacances. Reste alors « la colo » pour les enfants ou les centres de séjour pour famille. Mais ça c’était avant, du temps de « l’ancrage social » de la municipalité parisienne.

Du côté des agents, c’est bien sûr la stupeur. « Pour moi, et pour beaucoup d’autres j’imagine, ça veut dire plus de vacances pour mes enfants et moi, car je n’ai pas les moyens de payer au tarif normal. Qu’est-ce qu’on peut faire ? » s’alarme ainsi une collègue. On savait que la Mairie de Paris n’aimait pas beaucoup ses agents mais là elle franchit des records olympiques. Et ça n’est pas du fictif !  Pour notre syndicat, il est donc impératif que la Mairie de Paris revienne sur cette décision inique pour que les enfants des personnels de la ville puissent continuer à bénéficier des subventions pour les séjours « juniors » et « familiaux ».

En tout cas voici le premier gros dossier chaud à résoudre pour Christophe Girard, fraîchement nommé par Anne Hidalgo « adjoint en charge des personnels et du dialogue social ». Si, si, c’est bien l’intitulé exact ! Et si Christophe Girard dit vrai, le bon sens devrait vite revenir dans les couloirs de l’Hôtel de Ville : « Je n’ai qu’un désir : trouver des solutions pour sortir des conflits. C’est ma ligne de conduite dans la sphère privée comme dans la vie publique »  déclarait récemment au journal Le Parisien celui que l’on surnomme désormais « le DRH de luxe » (lire ici).

 

                 Crise sociale à la mairie de Paris : Christophe Girard déjà sur la brèche

                            - J'ai comme l'impression que ma délégation ne va pas être fictive !

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 07:23
Ordonnances : un journaliste du Figaro avoue que « c'est bien une réforme de droite qui va paupériser le salariat »

C'est pourquoi la CGT appelle à manifester dans tout le pays le mardi 12 septembre. Pour les franciliens le rendez-vous est donné à la Bastille pour un départ à 14h en direction de Place d'Italie

Le gouvernement Macron vient d’annoncer le contenu exact des ordonnances qui vont, une fois de plus, modifier le Code du Travail. Et surtout officialiser ce que l’on supposait déjà : un nouveau recul des droits sociaux »..Et pas des moindres.

Les entreprises, ce lieu bien connu de démocratie sociale, pourront désormais « proposer » à leurs salariés de déroger au code du travail ou aux accords de branches professionnelles sur des sujets aussi important que les primes, indemnités diverses, congé de maternité, temps de travail, nombre de jours de congés, taux des heures supplémentaires... Soit le salarié accepte la modification, à la baisse, de son contrat de travail, soit il est licencié en toute légalité

D’autant plus simple pour les entreprises de moins de cinquante salariés puisque invention macronienne, elles pourront négocier avec de simples employés non mandatés par un syndicat (contrairement à ce qui se fait aujourd'hui) et surtout même pas élus par leurs collègues. Bref, le patronat vient d’obtenir une relation de gré à gré avec un salarié isolé et non protégé dans les petites et moyennes entreprises. Mais comme le dit Macron et ses acolytes : « la réforme du code du travail a pour but de  faire baisser le chômage » et aussi « d’accorder plus de droits aux salariés ». « Il faut avouer que c’est une réforme de droite qui va paupériser la salariat » a tout de même reconnu, le journaliste vedette du Figaro, Yves Thréart dans l'émission C dans l’air (lire ici).

Autre progrès social, la suppression du Comité Hygiène et Sécurité et conditions du travail en tant qu’instance propre sur les questions de santé au travail. Il sera désormais « fusionné » avec les autres instances comme par exemple le Comité d’Entreprise (ou Comité Technique dans le secteur public). Cette « fusion » aura surtout pour but de réduire à la portion congrue le dialogue social puisque le temps accordé à aborder les problèmes sera probablement divisé par deux ou trois. Ainsi d’ailleurs que le nombre de représentants du personnel.

Ordonnances : un journaliste du Figaro avoue que « c'est bien une réforme de droite qui va paupériser le salariat »

Selon Olivier Sévéon, spécialiste reconnu depuis une trentaine d’années, des questions de santé au travail « le Gouvernement sous-estime visiblement le risque qu’il encourt en s’attaquant frontalement aux élus du personnel sur un terrain aussi sensible que la sécurité et les conditions de travail. À une époque où les rythmes s’intensifient et où les risques psychosociaux s’accroissent, il y a fort à parier que le débat ne restera pas confiné à un cercle restreint de spécialistes, d’autant plus que le nombre de représentants du personnel totalise 767 000 personnes (sans les suppléants), selon les dernières statistiques du ministère du Travail ».

Et de rajouter qu’en s’attaquant ainsi au CHSCT Jupiter risque fort de marquer la fin du mythe « ni droite, ni gauche et de reléguer nos gouvernants dans le camp d’une droite archaïque pour laquelle le dialogue social se réduit à un coût qu’il convient de comprimer » (lire ici). Inutile donc d’expliquer pourquoi la CGT appelle à manifester dans tout le pays le mardi 12 septembre.

Il semblerait que cette attaque en règle contre les droits des salariés fasse même peur à la CFDT si l’on en croit les déclarations de Laurent Berger, lequel a exprimé sa « profonde déception » sur les annonces du Gouvernement. « Il y a également des mesures qui nous inquiètent, comme la possibilité dans les entreprises d’avoir des décisions quasi unilatérales de l’employeur », a-t-il ajouté, et pour qui « le dogmatisme l’a emporté » sur des sujets comme le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif. Ouch !

De son côté François Hommeril, président de la CFE-CGC (syndicat de l’encadrement), a lui déclaré : « Il y a dans ces ordonnances […] beaucoup d’instruments de flexibilisation du marché du travail et probablement une précarisation plus importante des salariés ». On ne lui fait pas dire. En fait, seul le Patronat s’est déclaré « satisfait » de cette nouvelle remise en cause du droit du travail. Alors tous dans le rue le 12 septembre. Pour les franciliens le rendez-vous est donné à la Bastille pour un  départ à 14h  en direction de Place d'Italie.

 

                                  12 septembre : tous ensemble contre la régression sociale !

- Tu sais mon Philippe, j'ai juste dit à Manu que selon la formule FO était le syndicat qu'il lui faut

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 09:26

 

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 16:38
No sea, no sex & no sun ?

No sea, no sex & no sun ?

  « Elle doit être précise » selon les spécialistes de la DRH et justifiée par écrit

La situation est tellement tendue dans nombre d’établissements que les refus d’accorder des congés (ou des RTT) et des formations sont devenus malheureusement la seule solution pour faire fonctionner correctement le service public pour nombre d’encadrants, lesquels se retranchent derrière « les nécessités de service ». 

Pourtant prendre ses congés (ou ses RTT) et suivre à des formations sont des droits. D’autant plus que pour certaines périodes (juillet-août, Noël-Jour de l’an) tous les agents peuvent légitimement s'absenter. Au moins la moitié d’une équipe doit  pouvoir poser des jours en été ou pendant les fêtes de fin d’année, permettant ainsi à chacun de partir à tour de rôle. Une règle portant simple qui n’est désormais plus respectée dans certains établissements. Sauf que pour refuser des congés, il faut avancer une bonne raison. Et c’est là que ça se complique.

En effet, selon les services de la DRH la « nécessités de service », perpétuellement avancée pour justifier un refus, obéit à des critères très stricts. « Les nécessités du service, se justifient par le fait qu’un jour donné, il n’est pas possible, compte tenu des effectifs présents, d’autoriser un agent à s’absenter car le travail déterminé qu’il doit réaliser ne peut en l’occurrence ni être reporté ni exécuté par un autre agent ». Par exemple, pour un service qui accueille du public comme une bibliothèque ou un conservatoire « il ne faut pas que l’absence de l’agent porte atteinte au bon fonctionnement du service et entraîne par exemple une réduction de la durée d’ouverture aux usagers » précise ainsi la DRH.

En clair, ça veut dire qu’en dessous d’un certains nombre d’agents... l’établissement ferme ! Ce qui est valable également lorsque il y a des problèmes de transports ou un mouvement de grève. Il faut donc déterminer un chiffre incontestable d’agents nécessaire pour fonctionner au moins a minima. Et pour faire ce calcul, il faut que ce chiffre corresponde au moins à la moitié de l’effectif officiel pour les raisons exposées plus haut. Si ce n’est pas possible, cela signifie que l’établissement est sous-effectif. CQFD.

Bref, un refus de congé pour nécessités de service ne peut qu’être exceptionnel et non une règle de fonctionnement tout au long de l’année. Pour les spécialistes de ces questions à la DRH « ces nécessités du service doivent être précisément justifiées en cas de refus d’autorisation d’absence ». Et puisque nous sommes dans l’administration cela doit même être par écrit. En cas de litige, n’hésitez donc pas à saisir un syndicat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                   

                                  - Pas de justification écrite, et hop à moi le sea, sex & sun !

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 17:16
Pantalonnade à la Ville de Paris pour le droit des femmes

 Pour célébrer le 8 mars, Anne Hidalgo oblige les femmes à se mettre en grève

La situation est on ne peut plus choquante. Alors que la Maire de Paris, Anne Hidalgo met continuellement en avant son combat pour l'égalité, notamment envers les femmes, elle refuse dans le même temps à ses employées de se réunir le 8 mars à l'occasion de la journée « des droits des femmes ».

En effet, le syndicat CGT avait prévu de tenir ce jour là une réunion d'information syndicale (sur le temps de travail comme le prévoit la réglementation) en début d'après-midi à la Bourse du Travail sur le thème justement de « l'égalité entre les femmes et les hommes à la Ville de Paris ». Une initiative refusée par les services d'Anne Hidalgo puisque l'administration a affirmé « qu'une telle autorisation ne peut être accordée ce jour-là » car....il existerait un préavis de grève nationale !

Pour la maire de Paris, les femmes travaillant dans son administration qui veulent assister à cette réunion pour s’informer de leurs droits ou encore comment réduire les inégalités qui existent toujours, et parfois de manière criante au sein des filière composées de personnels majoritairement féminins (social, santé, culture, nettoyage, petite enfance...) au sein de la municipalité parisienne devront donc se mettre en grève !

Pour mettre fin à ce que les observateurs pourraient bien qualifier de « pantalonnade », la CGT demande à Anne Hidalgo « de démontrer qu’elle prend au sérieux ces questions et qu’elle est prête à passer des discours aux actes, en commençant par lever l’interdiction de se rendre à des réunions d’informations ». Par ailleurs, signalons l'appel à la manifestation à République à partir de 15 h 40 heures. Pourquoi 15 h40 ? Ben, c'est justement l'heure à partir de laquelle les femmes de l'Hexagone travaillent gratuitement (voir ici).

- Osons le féminisme

- Osons le féminisme

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 18:46
Le patron des socialistes parisiens promet à boire et à manger pour la cantine de la Place d'Italie

Il est vrai que celui qui est également l’adjoint d’Anne Hidalgo en charge des personnels, avait dû faire face au tollé général

C’est une nouvelle qui avait pris tout le monde de court. Et qui avait choqué. Il faut dire qu’il y avait de quoi avec la décision de la mairie de Paris de fermer prochainement la seule cantine réservée aux agents de la Ville travaillant dans des quartiers du sud-est de la Capitale (Vème, XIIème et XIIIème arrondissements). D’autant plus choquant que ce « restaurant administratif », situé dans la mairie du XIIIème avait ouvert ses portes il y a à peine six ans pour palier un besoin criant.

D’ailleurs les agents qui bénéficient de cette cantine sont très nombreux. Outre les employés de la mairie elle-même, sont également concernés, entre autres, ceux travaillant dans les crèches, les parcs et jardins, les affaires scolaires, la voirie ou les équipements sportifs situés dans le quartier, sans même parler des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie ou de la rue de la Glacière. On remarque donc que cela fait du monde. Et même du beau monde puisqu'on y aperçoit aussi de temps en temps... le maire en personne, Jérôme Coumet ! Ce qui prouve bien l’utilité du lieu.

Finalement face au tollé des personnels, lesquels se sont manifestés par centaines pour signer la pétition initiée par des élus CGT travaillant à la mairie du XIIIème, mais aussi par des élus de l’arrondissement (lire ici), la mairie de Paris a dû faire marche arrière comme en témoigne le courrier écrit il a y quelques semaines par Emmanuel Grégoire, l’adjoint d’Anne Hidalgo en charge des ressources humaines à la mairie de Paris.

Dans cette lettre, celui qui est également le patron de la fédération socialiste de Paris promet ainsi « que compte tenu de la fréquentation importante du Restaurant Italie et du bassin d’agents concernés, j’ai demandé aux équipes de l’ASPP (l’organisme en charge des cantines municipales) et à la DRH (direction des Ressources humaines) d’étudier les mesures pour maintenir ce restaurant en fonctionnement ». C'est donc noté sur ce blog, pour la cantine de la Place d'Italie, Emmanuel Grégoire nous promet donc toujours à boire et à manger.

Hôtel de Ville de Paris : Emmanuel Grégoire a déjà tenu sa promesse

Hôtel de Ville de Paris : Emmanuel Grégoire a déjà tenu sa promesse

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 14:08
La Mairie de Paris demande à ses agents de suggérer aux Parisiens les projets qu’ils devront proposer au prochain budget participatif

        Une initiative pas très éthique d'ores et déjà rejetée par les personnels

Le budget participatif, cette grande idée vendue aux Parisiens par Anne Hidalgo, commence vraiment à tourner en eau de boudin. Il y avait déjà eu l’idée de se défausser sur les Parisiens pour pallier à l’incompétence municipale (lire ici). Ou encore cette tentative de manipuler l’opinion en inventant des faux citoyens (lire là). Mais voilà maintenant que la Ville demande à ses agents d’influencer les Parisiens pour que ces derniers proposent les « bons projets » pour le prochain vote « participatif ».

C’est en effet une curieuse demande qui a été envoyée aux personnels travaillant dans les sections discothèques des bibliothèques de la Capitale. « Cette année encore, les Parisiens ont proposé de nombreuses idées pour le budget participatif concernant la musique en bibliothèque. Malheureusement, aucune d’entre elles n’a aboutie ». Pas de pot. Mais l’administration étant pugnace « un groupe de travail s’est donc constitué pour aider les porteurs de projets pour le budget participatif 2017 ». Aider les Parisiens, pas assez grands pour penser par eux mêmes, c’est ce que l’on appelle un grand bond en avant démocratique.

Et pour ceux qui douteraient de la motivation de la Mairie, cette dernière a fait chauffer l’imprimante couleur : « Afin de mobiliser le public, nous vous proposons de distribuer des petits flyers à vos usagers » annonce-t-elle émue. Des flyers qui sont déjà arrivés à bon port dans les établissements. Comme quoi l’administration peut être efficace quand elle veut.

Inutile de dire que cette proposition de « co-construction » a fait tomber de leurs platines les discothécaires du réseau. Ces derniers pensaient naïvement que le budget participatif consistait à donner aux Parisiens la possibilité de proposer eux-mêmes des projets dont la Mairie n’avait pas l’initiative. Bon, avec la dernière proposition de l’administration, on est maintenant sûrs du contraire.

D’autant que cette nouvelle idée municipale pose quand même de gros problèmes éthiques. Soit il s’agit pour les agents de suggérer subtilement aux habitants de faire des propositions de projets qui leur conviennent. En bon français on appelle ça de la manipulation.

Soit les personnels risquent de faire face à des usagers qui portent des projets qui pourraient aller à l’encontre des politiques culturelles construites par les équipes elle-mêmes. Et là on est pile-poil dans ce que l’on nomme « un conflit de valeurs». Un terme bien connu des spécialistes de la santé mentale au travail ,et en principe officiellement combattu par la Mairie. La même qui en tant qu’employeur a vanté aux partenaires sociaux un plan d’action pour lutter contre les troubles psycho-scociaux. 

Dans les deux cas, on comprend que les agents en rejettent le principe. La Mairie a donc raté son coup.

Caramba, encore raté !

Caramba, encore raté !

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 08:12
Paris XIIIe : les élus de l’arrondissement votent pour que les agents municipaux puissent déjeuner sans trop dépenser

Ce vote, qui exige le maintien de la cantine située dans la mairie du XIIIe arrondissement, sera aussi présenté au Conseil de Paris

C’est une nouvelle qui a pris tout le monde de court. Non seulement les personnels municipaux qui s’y rendaient mais aussi les élus, lesquels ont été tenus soigneusement dans l’ignorance. Il faut dire que la décision de fermer la seule cantine réservée aux agents de la Ville de Paris travaillant dans le quartier avait de quoi choquer. Surtout que ce restaurant administratif, situé dans les locaux de la mairie du XIIIe arrondissement, avait ouvert ses portes il y a à peine six ans.

Pourtant les agents qui bénéficient de cette cantine sont très nombreux. Outre les employés de la mairie elle-même, sont également concernés, entre autres, les agents travaillant dans les crèches, les parcs et jardins, les affaires scolaires, la voirie ou les équipements sportifs situés dans le quartier, sans même parler des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie ou de la rue de la Glacière. On remarque donc que cela fait du monde. Et même du beau monde puisqu'on y aperçoit aussi de temps en temps... le maire en personne, Jérôme Coumet ! Ce qui prouve bien l’utilité du lieu.

Dans son projet, la mairie centrale proposerait d’envoyer déjeuner les personnels concernés à Pétaouchnock... En tout cas à plusieurs kilomètres de là : porte d’Ivry ou avenue de France. « Cela impliquerait des temps de déplacement assez conséquents, trente à quarante minutes aller-retour, et contraindrait les agents à utiliser les transports en commun. Ce qui poserait un problème d’organisation dans les services, notamment à ceux qui reçoivent du public » dénonce la CGT dans un communiqué. De surcroit, vu les faibles salaires des agents, car beaucoup appartiennent à la catégorie C de la fonction publique, « il n’est évidemment pas envisageable de contraindre les agents à se restaurer dans les commerces du quartier, cela aurait un impact pécuniaire trop important » précise le syndicat. Si bien que plus de quatre cents agents ont écrit pour protester à Anne Hidalgo, son adjoint en charge des personnels, Emmanuel Grégoire (par ailleurs patron de la Fédération socialiste de Paris), et à la présidente de l’ASPP, la structure en charge des cantines de la Ville de Paris.

En attendant de connaitre la position de l’Hôtel de Ville, les personnels ont reçu un appui de poids pour conserver la cantine de la mairie du XIIIe. Et rien moins que celui des élus de l’arrondissement ! Lesquels ont voté à l’unanimité en conseil municipal « le maintien de la cantine située dans la mairie » ou à défaut « son remplacement par un restaurant administratif situé à proximité du lieu de travail des agents en poste dans le quartier de la place d’Italie ». C'est-à-dire sans avoir à prendre les transports en commun. Un vote qui devrait facilement convaincre l'ASPP de revenir sur sa funeste décision car, ironie de l'histoire, sa présidente n'est autre... qu'une élue du XIIIe, Annick Olivier !

Le texte va maintenant être présenté au Conseil de Paris. Et la balle est désormais dans le camp d’Anne Hidalgo et de son équipe pour que les agents municipaux du XIIIe puissent déjeuner sans trop dépenser leur maigre paye, eux qui n’ont pas droit (comme tous leurs collègues des autres services d’ailleurs) aux titres restaurant ni aux primes de panier, dont peuvent bénéficier les autres salariés.

   Jérôme Coumet, et les élus du XIIIe interpellent Anne Hidalgo sur la cantine de la mairie

Jérôme Coumet, et les élus du XIIIe interpellent Anne Hidalgo sur la cantine de la mairie

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 18:02
La Mairie de Paris veut se débarrasser de l’Hôtel d’Albret (IVe)

Si la vente du siège des Affaires Culturelles se réalise, cela fera une victime (et pas des moindres) !

C'est l'information qui circule dans les couloirs de l'Hôtel de Ville et elle nous a été confirmée par plusieurs sources à la Direction de l'Urbanisme. La mairie de Paris veut mettre en vente l'Hôtel d'Albret. Problème : ce prestigieux site situé au cœur du quartier du marais abrite aussi le siège de la Direction des Affaires Culturelles (DAC).

Une nouvelle qui ne devrait pas ravir les personnels qui y travaillent. D'autant que leurs collègues de l'Hôtel de Coulanges tout proche, ont, eux, appris la vente de cet autre hôtel particulier...par la presse ! On voit à quel point la mairie de Paris considère ses agents quelque soit leur catégorie...

Mais pourquoi la Ville de Paris en veut-elle autant à la Direction des Affaires Culturelles ? Car évidemment cette dernière ne veut pas déménager. On la comprend puisque elle est située à quelques centaines de mètres de l'Hôtel de Ville là où se déroulent de nombreuses réunions. D'autant que le déménagement et le loyer dans de nouveaux locaux gréveraient un budget de fonctionnement déjà en diminution depuis plusieurs années. De plus, cette perspective serait un véritable gouffre organisationel qui pourrait faire perdre plusieurs milliers d'heures de travail.

Mais alors, où iraient-ils ? Certaines sources (très bien informées) parlent d’un déménagement vers... la porte d'Italie (XIIIe) voire la Porte de la Chapelle (XVIIIe), soit aux confins de la capitale. Une véritable catastrophe pour nos collègues des services centraux dont la grande majorité habite en banlieue, lointaine parfois.

Car pour notre syndicat une véritable politique à l'écoute des personnels (telle que vantée par Anne Hidalgo dans ses lignes directrices) serait au moins de proposer un déménagement dans un périmètre entre St-Lazare, Gare de l'Est, du Nord, Lyon et Austerlitz. Des quartiers accessibles pour les banlieusards qui viennent en transports en commun. Et pour une fois la mairie pourrait être vraiment progressiste.

En tout cas, une chose est sûre, si la vente du siège des affaires culturelles se réalise, cela fera une victime et pas des moindres. En effet, depuis deux ans, une figure politique de la vie parisienne a pris ses quartiers à l’Hôtel d’Albret, il s’agit rien moins que …Bertrand Delanoë lequel bénéficie d’un bureau et d’un secrétariat (lire ci). La vente de l’immeuble de la rue des franc-bourgeois serait, incontestablement, un signe de défiance de la part d’Anne Hidalgo envers celui qui lui a cédé son fauteuil !

La Mairie de Paris veut se débarrasser de l’Hôtel d’Albret (IVe)

                                                                    - Ah si j'avais su !

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