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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 18:57
Bibliothèque des Femmes : la ministre de la Culture, Françoise Nyssen se doit d’intervenir auprès d'Anne Hidalgo

S'opposera-t-elle à un projet qui « sur le plan politique, symbolique, sociétal, la disparition de la bibliothèque Marguerite Durand est une triple absurdité » ?

La mairie de Paris veut expulser la bibliothèque Marguerite Durand pour la transférer dans un lieu « complètement inadéquat à la conservation et la communication de ce fonds qui archive l'histoire du féminisme » selon les spécialistes. De quoi susciter la colère des associations, chercheurs, historiens et professionnels lesquels viennent de se réunir dans un collectif (lire ici).

Un projet municipal qui avait amené un Sénateur Socialiste (et ancien ministre ) à écrire directement Anne Hidalgo (lire ici). D'autres personnalités sont également intervenu, notamment en signant la pétition. Alors est-ce que la ministre de la Culture, Françoise Nyssen va rester inactive devant ce funeste projet d'Anne Hidalgo qui met en danger des archives qui concernent tout le monde ? Pour l'aider à y prendre conscience voici un modèle de lettre pour l'interpeller.

Madame la Ministre, chère Françoise,

La Ville de Paris a décidé de fermer la Bibliothèque Marguerite Durand, la seule bibliothèque en France qui soit consacrée aux femmes et à l'histoire du féminisme, dont le fond d'une richesse considérable est reconnu internationalement. Les propositions alternatives sont impraticables et suppriment toutes, l'accès direct au fonds.

Cette mesure extravagante est d'autant plus paradoxale au moment où ton Ministère confie à Eric Orsenna, une mission pour obtenir l'ouverture le dimanche des bibliothèques : pourquoi alors fermer cette bibliothèque d'études, unique en son genre ?

Pourquoi ne pas alerter ta collègue Madame Schiappa, au moment où le féminisme est une question majeure de société : des urbanistes envisagent d'inscrire des noms de femmes sur les pavés de la Place du Panthéon ( le Monde du 2 septembre ) là même ou fut installée jadis... la Bibliothèque Marguerite Durand ! Sur le plan politique, symbolique, sociétal, la disparition de la bibliothèque Marguerite Durand est une triple absurdité.

Une intervention de ta part auprès de Madame Hidalgo permettrait de les éviter. Je t'en remercie à l'avance, au nom des amis des bibliothèques , et je t'adresse mon cordial souvenir, ainsi, Madame la Ministre que l'assurance de ma respectueuse considération.

                      Françoise Nyssen va-t-elle s'opposer au funeste projet d'Anne Hidalgo ?

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 08:25
Bibliothèque des Femmes : Un Sénateur socialiste (et ancien ministre) interpelle Anne Hidalgo

Cette lettre a également été rendue publique par Jean-Pierre Sueur sur son compte twitter et sur son site.

Pour rejoindre le collectif Sauvons la bibliothèque Marguerite Durand, écrire à collectif.sauvonslaBMD@gmail.com. Pour participer aux actions qui se mettent en place, vous pouvez  vous abonner sur les réseaux sociaux via Twitter, FaceBook et Instagram. En attendant, pour manifester votre colère, écrivez à anne.hidalgo@paris.fr et à bruno.julliard@paris.fr. Et bien sûr signez la pétition.

 

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 14:08
Lancement d'un collectif pour sauver « la bibliothèque des femmes »

La mairie de Paris veut expulser la bibliothèque Marguerite Durand pour la transférer dans un lieu « complètement inadéquat à la conservation et la communication de ce fonds qui archive l'histoire du féminisme ». De quoi susciter la colère des associations et professionnels qui viennent de se réunir dans un collectif

« Une politique culturelle antiféministe », « une attaque sexiste » ou encore « un vandalisme institutionnel ». Ce sont les termes, sévères, que des associations féministes, des universitaires et des syndicats ont employé pour dénoncer « le funeste projet » d'Anne Hidalgo et de son équipe concernant la « bibliothèque des femmes » de la Ville de Paris (lire ici). Ces derniers ont donc décidé de se constituer en un collectif « Sauvons la bibliothèque Marguerite Durand » dont voici le manifeste. Une initiative qui selon des sources très bien informées embarrasse d'ors et déjà la mairie de Paris

« Sauvons la Bibliothèque Marguerite Durand ! La bibliothèque Marguerite Durand (BMD), bibliothèque municipale de la Ville de Paris spécialisée dans l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, fondée en 1932 grâce au don de la journaliste féministe Marguerite Durand, devra bientôt quitter le bâtiment qu’elle occupe dans le XIIIe arrondissement depuis 1989, afin que la médiathèque Jean-Pierre Melville puisse occuper à elle seule tout le bâtiment.

Ce projet pourrait être l’occasion pour la Mairie de Paris de proposer à la BMD un nouvel espace, plus spacieux, à la fois pour ses collections à l’étroit depuis des années, et pour le développement d’activités, telles qu’expositions, conférences, débats, ateliers pédagogiques, etc. Or, la Mairie a décidé que la « bibliothèque des femmes » serait hébergée par la Bibliothèque historique de la Ville de Paris (BHVP), dans le IVe arrondissement. Cette décision a été prise bien sûr sans concertation ni avec le personnelles, ni avec partenaires sociaux.

Lancement d'un collectif pour sauver « la bibliothèque des femmes »

La Mairie de Paris assure que ce déménagement offrira une meilleure visibilité à la bibliothèque Marguerite Durand, arguant du caractère prestigieux du bâtiment et de sa centralité dans Paris, ainsi que de la présence à la BHVP du fonds féministe Marie-Louise Bouglé et du fonds George Sand. Or la bibliothèque Historique de la Ville de Paris n’a plus de place pour ses propres collections ; celles de Marguerite Durand seront donc stockées dans des magasins extérieurs, en un lieu non précisé, leur communication sera différée, la bibliothèque des femmes n’aura plus de salle de lecture propre et son personnel sera de fait mutualisé avec celui de la BHVP.

Seule bibliothèque publique en France exclusivement consacrée à l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, jouissant d’une renommée internationale, la BMD ne doit pas devenir invisible puis disparaître, dans une ville dont la maire se déclare si volontiers féministe. Un collectif de soutien « Sauvons la BMD ! » lancé par l’association Archives du féminisme s'est donc constitué pour que la Mairie de Paris renonce à ce projet et propose un lieu d’accueil offrant à la bibliothèque Marguerite Durand une véritable visibilité et des conditions de fonctionnement dignes ».

Premiers signataires : Association « Encore Féministes », Collectif National du Droits des Femmes, Association « Osez le Féminisme », Association Nationale des Etudes Féministes (ANEF), Association de Recherche sur le Genre et l’Éducation (ARGEF), Syndicat CGT des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Association « Les éffonté.e.s », Association « Les Brigades Anti-Sexistes », Syndicat Supap-FSU de la Ville de Paris, Association « La Poudre », Syndicat CFTC de la Ville de Paris, Association « Réussir l'Egalité Femmes-Hommes » (REHF), Syndicat UCP (Union des Cadres Parisiens), Institut Émilie du Châtelet, Association pour l'Histoire des Femmes et du Genre, Syndicat Force Ouvrière Ville de Paris, Elise Thiébaut, Auteure de Ceci est mon sang, petite histoire des règles, de celles qui les ont et de ceux qui les fontFlorence Montreynaud, Ecrivaine, Christine Bard, Historienne, Syndicat UNSA Ville de Paris, Blandine Métayer, Actrice...

Pour rejoindre le collectif Sauvons la bibliothèque Marguerite Durand, écrire à collectif.sauvonslaBMD@gmail.com ou aller sur la fiche de contact mise en ligne sur le site des Archives du féminisme (cliquez là). Pour participer aux actions qui se mettent en place, vous pouvez  vous abonner sur les réseaux sociaux via Twitter, FaceBook et Instagram. En attendant, pour manifester votre colère, écrivez à anne.hidalgo@paris.fr et à bruno.julliard@paris.fr. Et bien sûr signez la pétition.

   Pour sauver la bibliothèque des femmes, interpellons Anne Hidalgo sur les réseaux sociaux

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 16:57
Paris : les archives du féminisme doivent débarrasser le plancher

La bibliothèque Marguerite Durand, logée dans le XIIIème arrondissement depuis trente ans, doit être expulsée selon les plans de la mairie de Paris. Les professionnels dénoncent un transfert dans un lieu « totalement inadéquat à la conservation et la communication de ce fonds qui archive l'histoire du féminisme »

Décidément la Mairie de Paris veut vraiment faire la peau à la bibliothèque Marguerite Durand, cet établissement culturel qui conserve et archive l’histoire du féminisme depuis 1932. En effet, après une première tentative il y a quelques mois déjà, vite dénoncée par de nombreux intellectuels , voici que l’administration dirigée par Anne Hidalgo revient, avec le même manque de finesse, à la charge contre cette bibliothèque qui depuis 1989 partage le même bâtiment que celle de Jean-Pierre Melville, au croisement des rues Nationale et Tolbiac dans le XIIIe arrondissement de Paris.

Une présence semble-t-il toujours très gênante car la municipalité parisienne veut ouvrir la médiathèque Melville le dimanche et compte, après travaux, y installer un « espace détente ». Certains parlent même d’une cafétéria ! Un vrai projet de société. D’où l’urgence de dégager les espaces occupés par l’équipe de Marguerite Durand. Et l’administration de prévenir les personnels de Marguerite Durand : « Vous n’avez pas le choix ». Allez ouste les féministes, dehors !

Mais peut-être est-ce l’occasion de valoriser cette bibliothèque spécialisée dans l'histoire des femmes et du féminisme en lui proposant un nouvel écrin digne de ce nom ? Et bien pas vraiment, selon les perspectives, pour le moins sombres, dessinées par la Ville de Paris. Pourtant cette dernière tente de se montrer d’abord convaincante : « On va vous envoyer dans le centre ». Et de proposer aux agents d’intégrer la Bibliothèque Historique (BHVP), laquelle il est vrai est on ne peut plus centrale puisque située dans le quartier du Marais dans le IVe arrondissement. C’est alors que la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris décide de faire éclater son génie créatif pour tenter de mener à bien son projet…

Tout d’abord, les bibliothécaires de Marguerite Durand auront de beaux bureaux : les anciens appartements de l’ancien conservateur, l’historique Jean Derens ! Enfin ce qu’il en reste ! Ceux-ci étant inoccupés depuis de nombreuses années, ils sont maintenant un peu décatis et désormais réduits à un deux-pièces-cuisine. Bah, pour sept personnes faudra se serrer, mais vu la crise du logement dans la Capitale, c’est cadeau non ? Même sans les APL. Et puis en cas de souci, la DAC pourra toujours faire appel à Stéphane Plaza.

 

 

Et les collections que deviennent-elles ? Là, l’administration est bien moins créative… En effet, la Bibliothèque Historique n’a pas de place dans ses réserves  : elle a même de ce fait mis pas mal de documents à la benne ces dernières années. Les archives du féminisme iraient donc dans un entrepôt. A condition d’en trouver un. Et pour les chercheurs et universitaires obstinés qui voudraient quand même les consulter, il faudrait en faire la demande au moins deux jours à l’avance... C’est ce que l’on appelle sûrement un progrès puisque, dans le quartier de Tolbiac, elles étaient à la disposition permanente des usagers. Ceci dit, si les archives de Marguerite Durand ne sont plus disponibles, ce ne serait pas un souci puisque de toute façon la bibliothèque n’aurait plus qu’une salle de lecture réduite à la portion congrue. Et encore, seulement en comptant sur la charité des propriétaires des lieux.

« Ce projet est une manière détournée de faire disparaître l’actuelle bibliothèque, connue, fréquentée et appréciée par les professionnels comme par les amatrices et amateurs de l’histoire des femmes, sans que les personnels n’aient été consultés et sans que les conditions de cette mutation ne soient définies. D’autant que le seul lieu d’implantation de cette nouvelle bibliothèque apparaît totalement inadéquat : Trop petit et inapproprié à la conservation et à la communication des fonds d’archives », cinglaient les auteurs de la tribune publiée dans Libération à ce sujet (lire ici).

Pour ces spécialistes du féminisme, si un déménagement doit avoir lieu, cela ne peut se justifier « que par une amélioration des conditions de travail des personnels et d’accès du public aux fonds. Ainsi, pour que vive la structure léguée par Marguerite Durand à la Ville de Paris, cette nouvelle bibliothèque doit d’abord conserver en un lieu unique, à Paris, les personnels, la salle de consultation et les fonds d’archives. Elle doit être hébergée dans des locaux plus grands que l’actuelle bibliothèque pour permettre l’enrichissement des fonds et leur assurer de bonnes conditions de conservation ». Pas vraiment le projet imaginé par la Direction des Affaires Culturelles.

D’autant plus surprenant que cette décision va à l’encontre d’une décision du Conseil de Paris ! En effet, il y a huit mois à peine, les élus parisiens unanimes avaient voté, avec l’assentiment du premier adjoint en charge de la Culture, « qu’une concertation, associant notamment le personnel, soit menée sur l’avenir de la bibliothèque Marguerite Durand » et «  que le déménagement ne soit envisagé que dans un lieu plus grand et fonctionnel ». Bruno Julliard aurait-il alors été trahi par sa propre administration ?

En attendant, les personnels de la bibliothèque Marguerite Durand peuvent compter sur le soutien de la majorité des syndicats représentés à la Direction des Affaires Culturelles. D’ailleurs, une assemblée générale va être organisée très vite pour mettre en place les outils qui permettent d’assurer la préservation des collections et des conditions de travail pour y parvenir.

   Bibliothèque Marguerite Durand : Bruno Julliard a-t-il été trahi par sa propre administration ?

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 07:50
Des féministes dénoncent la manip' d’Anne Hidalgo contre la bibliothèque Marguerite Durand

La Mairie de Paris veut faire dégager cette bibliothèque via le budget participatif. De leur côté, chercheuses et historiennes dénoncent « une manière détournée de faire disparaître un lieu qui conserve et archive l'histoire du féminisme » dans une tribune publiée dans Libération.

C’est un établissement qui gêne la Mairie de Paris. Il faut qu’il cède la place. Et vite. Tellement vite que les services d’Anne Hidalgo, et de son adjoint à la Culture Bruno Julliard, n’hésitent pas à fabriquer une « demande citoyenne » pour parvenir à leurs fins.

On parle là de la bibliothèque Marguerite Durand, fondée en 1932, et qui depuis 1989 partage le même bâtiment que la bibliothèque Melville, au croisement des rues Nationale et de Tolbiac dans le XIIIe arrondissement de Paris. Oui mais voilà : la municipalité parisienne veut ouvrir la médiathèque Melville le dimanche, d’où l’urgence de dégager les espaces occupés par l’équipe de Marguerite Durand.

Et la mairie a une idée : envoyer cette bibliothèque spécialisée dans l'histoire des femmes et du féminisme dans l’ancienne Galerie des bibliothèques située dans le Marais. Un lieu qui autrefois servait de salle d’exposition pour les bibliothèques patrimoniales parisiennes mais qui est désormais vacant. A priori l’idée pourrait paraître alléchante : donner à la bibliothèque Marguerite Durand « une meilleure visibilité au centre de Paris » selon les argumentaires de l’administration parisienne...

Mais ce projet est tout sauf une bonne idée car en réalité ce déménagement priverait la bibliothèque... de salle de lecture. Plutôt gênant quand on sait que la majeure partie de ses documents n’est consultable que sur place ! Comme on dit maintenant : « C’est ballot... ». 

Mais possible après tout que la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris table sur une absence de fréquentation car les réserves qui abritent les collections seraient également amputées de moitié... A moins que la mairie prévoit également la suppression des bibliothécaires en les empêchant de pouvoir travailler puisque le projet municipal comprend également une forte diminution du nombre de bureaux... Bref, c’est la Bérézina.

« Le personnel de la bibliothèque n’est pas opposé à une installation dans un autre lieu, mais on attend de meilleures opportunités que sur le site actuel, et non l’inverse » ont pointé les bibliothécaires de Marguerite Durand dans une lettre envoyée à leur administration de tutelle. Manquant d’arguments, la municipalité en est d’ailleurs restée coite. Enfin, tout le monde pensait que la raison allait l’emporter en laissant tomber cette affaire très mal engagée.

Des féministes dénoncent la manip' d’Anne Hidalgo contre la bibliothèque Marguerite Durand

C'est alors que la Mairie de Paris a imaginé une procédure des plus fourbes. Très habile certes, mais fourbe quand même. Comment ? Et bien en créant rien moins qu’une mystérieuse « Olympe ». Cette dernière, connue ni d’Ève, ni d’Adam d’ailleurs, pas plus que des nombreux cercles féministes, mais se faisant passer pour une parisienne lambda, a soumis au budget participatif… le déménagement de la bibliothèque Marguerite Durand. Et vu le coût estimé par la Ville elle-même, trois millions d’euros, ça ne pourrait pas être une nouvelle construction mais dans un endroit déjà vide comme.... l'ancienne Galerie des Bibliothèques ! Habile. On se demande bien qui a soufflé cette idée à notre chère « Olympe ». Pas le genre de l’équipe d’Anne Hidalgo de faire cette manipulation grossière n’est-ce pas ?

On comprend que les bibliothécaires soient très inquiets par cette mise au vote. « Incité par des pressions constantes à quitter le XIIIe à brève échéance, sans perspective d’un lieu approprié où s’installer, le personnel de la bibliothèque Marguerite Durand s’interroge non seulement sur son avenir mais sur son existence même. D’autres bibliothèques ont déjà disparu de façon insidieuse, celle des Arts Graphiques, ou encore Chaligny. Nous nous demandons si ce n’est pas ce qui nous attend » concluent-ils dans leur lettre ouverte pour évoquer cette manipulation municipale.

Une manipulation qui n’a heureusement échappé à personne et a même suscité l’ire de nombreuses personnalités dans une tribune publiée par le quotidien Libération. « Le budget participatif de la Ville de Paris vient d'être clos. Parmi les propositions, la création d'un espace dédié à la littérature féministe. Chercheuses, chercheurs et historiens s'inquiètent de ce projet, jugé flou et peu ambitieux. Est-ce une manière détournée de faire disparaître l'actuelle bibliothèque Marguerite-Durand, qui conserve et archive l'histoire du féminisme ? » demandent les signataires à Anne Hidalgo.

Des féministes dénoncent la manip' d’Anne Hidalgo contre la bibliothèque Marguerite Durand

Et les féministes de surenchérir : « D’abord ce projet pourrait n’être qu’une manière détournée de faire disparaître l’actuelle bibliothèque Marguerite-Durand installée dans le XIIIe arrondissement de Paris, connue, fréquentée et appréciée par les professionnel comme par les amatrices et amateurs de l’histoire des femmes, sans que les personnels n’aient été consultés et sans que les conditions de cette mutation ne soient définies. D’autant que le seul lieu d’implantation de cette nouvelle bibliothèque évoqué à ce jour apparaît totalement inadéquat : trop petit et inapproprié à la conservation et à la communication des fonds d’archives » cinglent les participants à la tribune.

Pour ces spécialistes du féminisme, si un déménagement doit avoir lieu, cela ne peut se justifier « que par une amélioration des conditions de travail des personnels et d’accès du public aux fonds. Ainsi, pour que vive la structure léguée par Marguerite Durand à la Ville de Paris, cette nouvelle bibliothèque doit d’abord conserver en un lieu unique, à Paris, les personnels, la salle de consultation et les fonds d’archives. Elle doit être hébergée dans des locaux plus grands que l’actuelle bibliothèque pour permettre l’enrichissement des fonds et leur assurer de bonnes conditions de conservation ». Pas vraiment le projet imaginée par la municipalité.

Et les signataires de conclure à l’adresse d’Anne Hidalgo et de Bruno Julliard : « l’égalité des sexes et la valorisation du patrimoine féministe seraient-ils des projets politiques et culturels optionnels ? Doit-on demain s’attendre à ce que l’ensemble de la politique d’égalité des sexes soit mise au vote d’une poignée de Parisien.ne.s ? Nous ne le pensons pas. Nous affirmons au contraire qu’un projet ambitieux de bibliothèque d’histoire des femmes et du féminisme doit être au cœur de la politique d’égalité des sexes de la Ville de Paris ». Et vlan !

On comprend donc que cette tribune n’a guère plu du côté de l’Hôtel de Ville puisqu’un ordre a même été donné aux responsables des bibliothèques de la Capitale de ne surtout pas partager ce manifeste sur les réseaux sociaux de leur établissement respectif… Alors que les mêmes sont encouragés d’habitude, pour faire numérique, à diffuser de nombreuses informations sur l’actualité de leur profession. Et pour le coup, concernant cette tribune, la diffuser aurait été de la vraie démocratie participative.

 

  Des féministes demandent un véritable projet pour la bibliothèque Marguerite Durand

Des féministes demandent un véritable projet pour la bibliothèque Marguerite Durand

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