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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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27 septembre 2019 5 27 /09 /septembre /2019 10:44
Bibliothèque Marguerite Durand : Coup de théâtre pendant le CHSCT de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris !

L’adjointe à la maire de Paris en charge du Patrimoine, Karen Taieb, débranche son administration en pleine séance plénière…

La direction des affaires culturelles et le bureau des bibliothèques y ont cru jusqu’au bout. S’attaquer à l’intégrité de la bibliothèque Marguerite Durand. Un symbole lourd de sens pourtant après les mobilisations d'il y a deux ans (voir ici). Une attitude que tous les observateurs avisés trouvaient  non seulement complètement idiote mais surtout très périlleuse dans la perspective des prochaines échéances municipales.

En effet l’ouverture du dimanche de la médiathèque Melville, prévue pour le début de l’année prochaine devait permettre à la Ville de Paris d’annexer les locaux de Marguerite Durand. Ainsi chaque dimanche, cet espace exclusivement patrimonial, avec ses collections et son matériel dédié, se transformerait fissa en un vague espace de co-working obligeant au passage les bibliothécaires de Marguerite Durand à passer une partie de leur samedi pour faire place nette en déménageant périodiques, documents précieux ou encore matériels informatiques. Et puis rebelote le mardi, il faudrait alors tout réinstaller. On comprend  que le personnel le prenne mal. Ceci-dit, les agents de la bibliothèque Jean-Pierre Melville sont eux aussi vent debout contre ce projet. « Cela nous fera un espace en plus à surveiller alors que l’on n’a pas les moyens pour ça » ont-ils fait valoir (voir ici).

Ce funeste projet devait être présenté hier jeudi 26 septembre devant le comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) de la direction des affaires culturelles (DAC) de la ville de Paris. Un préalable avant d’être soumis au Comité Technique de la même direction puis au Conseil de Paris. Et ce qui était certain c’est qu'il serait rejeté à l’unanimité par l’ensemble des syndicats représentatifs (CFDT, CGT, FO, SUPAP-FSU et UCP). Face à cette fronde, qui ne pouvait que s’amplifier, la présidente de l’instance et adjointe en charge du patrimoine, a dû prendre une décision rapide quitte à débrancher son administration. Ce qu’elle fit en pleine séance en annonçant urbi et orbi que « devant l’opposition unanime des personnels et de leur représentants, la bibliothèque des Femmes garderait ses espaces et n’ouvrirait pas le dimanche à un autre public ».Une victoire pour tous les défenseurs du patrimoine

 

 

                           Karen Taieb, adjointe à la maire de Paris en charge du Patrimoine

 

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25 septembre 2019 3 25 /09 /septembre /2019 09:25
Paris : la « bibliothèque des Femmes » victime de l’ouverture du dimanche

Un véritable cadeau empoisonné pour Christophe Girard, le nouvel adjoint à la culture, lui qui s’était affiché, contre sa propre majorité, comme un fervent défenseur de cette bibliothèque !

Est-ce de l’acharnement contre la bibliothèque féministe Marguerite Durand pour avoir gagné son bras de fer avec la Mairie de Paris en restant dans ses locaux ? En tout cas l’incompréhension est grande chez les observateurs, qui pensaient que l’administration parisienne avait laissé tomber toute tentative de nuisance contre la bibliothèque des femmes après les mobilisations d'il y a deux ans.

Pour mémoire en 2017 la mairie de Paris avait décidé d’expulser la bibliothèque Marguerite Durand du bâtiment qu’elle partageait avec la bibliothèque Jean-Pierre Melville dans le XIIIème arrondissement. La fronde, tant des associations, des syndicats et de nombreuses personnalités féministes avait bien évidemment été telle, qu’Anne Hidalgo et son adjoint à la culture de l’époque, Bruno Julliard avait dû alors capituler en rase campagne (lire ici toute l’histoire).

Mais voilà que l’administration d’Anne Hidalgo tente de remettre le couvert, à l'occasion de l’ouverture du dimanche de la médiathèque Melville, prévue pour le début de l’année prochaine, avec pour projet d’annexer les locaux de marguerite Durand. Ainsi chaque dimanche, ce qui à l’origine est un espace exclusivement patrimonial, avec ses collections et son matériel dédié, se transformerait fissa en un vague espace de co-working. Mais pour réussir cette prouesse, il y comme un hic et pas des moindre. Les bibliothécaires de Marguerite Durand devraient passer une partie de leur samedi pour faire place nette en déménageant les périodiques, les documents précieux ou encore le matériel informatique. Et puis rebelote le mardi, il faudra alors tout réinstaller. On comprend  que le personnel le prenne mal.

Ceci-dit, les agents de la bibliothèque Jean-Pierre Melville sont eux aussi vent debout contre ce projet. « Cela nous fera un espace en plus à surveiller alors que l’on n’a pas les moyens pour ça » ont-ils fait valoir. Sans parler que l’administration, plus que bornée ce coup, n’a visiblement pas pris en compte l’illégalité de laisser cet endroit avec un seul vacataire étudiant, qui ne pourra rien faire en cas d’évacuation incendie. « Et puis nous tenons à rappeler que ce sont deux bibliothèques différentes, qui n’ont rien à voir entre elles en terme de public et qui ont chacune leur espace propre comme prévu par les concepteurs des bâtiments » insistent les bibliothécaires de ces deux structures.

Ce qui est déjà certain, c’est que ce funeste projet sera rejeté à l’unanimité par l’ensemble des syndicats représentatifs (CFDT, CGT, FO, SUPAP-FSU et UCP) lors du CHSCT de direction qui va se tenir demain. Prochaine étape règlementaire : le Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, prévu dans quinze jours et présidé par rien moins que par Christophe Girard, revenu aux Affaires Culturelles l’an passé, après le départ fracassant de Bruno Julliard. Un véritable cadeau empoisonné pour le nouvel adjoint à la culture, lui qui s’était affiché, contre sa propre majorité, comme un fervent défenseur….de la bibliothèque Marguerite Durand (voir ici). À moins qu'en tant que véritable animal politique ce dernier ne retire ce projet de l’ordre du jour.....

 

 

                       Bibliothèque des femmes : l'équipe qui entoure Anne Hidalgo a encore osé !

 

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5 décembre 2017 2 05 /12 /décembre /2017 14:52
Bruno Julliard renonce officiellement au démantèlement de la Bibliothèque Marguerite Durand

Un abandon annoncé ce matin aux syndicats et confirmé dans une lettre envoyée au collectif « Sauvons la BMD ! »

C'est que l'on appelle un véritable coup de théâtre ! Le projet de déménagement de la bibliothèque Marguerite-Durand, (BMD) située dans le XIIIe arrondissement, « est abandonné » a fait savoir ce matin Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo, lors d'une réunion officielle de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris en présence de tous les syndicats. « Malgré la convergence de nos objectifs, le consensus nécessaire entre la Ville de Paris, ses personnels et les associations d'usager.e.s n'a pu être trouvé sur ce projet » a ainsi reconnu Bruno Julliard.

Et l'adjoint en charge de la culture d'en tirer la seule conclusion qui pouvait s'imposer : « j'ai fait le choix de maintenir la bibliothèque Marguerite-Durand dans ses locaux actuels ». Un abandon également confirmé dans une lettre officielle à en-tête envoyé à Christine Bard, animatrice du Collectif Sauvons la BMD qui comprends notamment des chercheuses, des usagères, des associations féministes et universitaires, en lien avec l'intersyndicale des bibliothèques de la Ville de Paris.

La « Bibliothèque des Femmes » qui accueille des dizaines de milliers de documents qui retracent l'histoire du féminisme va donc rester dans ses locaux actuels alors que la mairie de Paris avait envisagé de déménager cette collection, la plus complète de France sur ce sujet, à la Bibliothèque historique de Paris (BHVP), dans le Marais. Sauf que ce lieu était selon les spécialistes « totalement inadéquat à la conservation et la communication de ces fonds d’archives sur l'histoire du féminisme » (lire ici). Un « funeste projet » qui avait alors provoqué une levée de bouclier des universitaires, syndicats, et militantes féministes comme l'illustrait la pétition recueillant déjà une dizaine de milliers de signatures du monde entier ou encore la mobilisation du 18 novembre dernier.

De son côté le collectif Sauvons la BMD ! s'il salue « cette sage décision » va continuer « le dialogue avec la mairie pour que la bibliothèque, saturée depuis une vingtaine d'années, puisse disposer d'espace et de moyens supplémentaires. Pourquoi pas au sein d'une Cité des femmes et du genre dont elle serait le centre ? ». Et comme l'écrit Michelle Perrot, réagissant à l'annonce de Bruno Julliard : « C’est une reconnaissance du mouvement. Cela permet un sursis et une réflexion nouvelle. Il ne faut pas relâcher notre vigilance et notre esprit d’imagination ». Un message clair adressé à la mairie de Paris. Sûr que maintenant elle devrait en tenir compte.

 

Michelle Perrot, historienne et grande figure du féminimisme, le 18 novembre devant la bibliothèque Margurite Durand

Michelle Perrot, historienne et grande figure du féminimisme, le 18 novembre devant la bibliothèque Margurite Durand

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29 novembre 2017 3 29 /11 /novembre /2017 11:01
La mairie de Paris en zone inondable avec la bibliothèque Marguerite Durand

            Pour éviter la noyade, Bruno Julliard envoie son équipe écoper !

Le projet de déménagement de la bibliothèque Marguerite Durand (BMD) vers la bibliothèque Historique de la Ville de Paris (BHVP), continue de susciter un tollé, surtout  en cette période de remous autour des violences faites aux femmes (lire ici). C’est même une véritable fronde qui semble trouver des soutiens jusqu’au plus haut sommet de l’Hôtel de Ville ! D’où la panique qui commence à poindre dans l’équipe de Bruno Julliard, le premier adjoint en charge de la culture, à l’origine de ce « funeste projet ».

Dernier épisode : une réunion montée en grande urgence entre les syndicats, les représentants de l’équipe de la bibliothèque Marguerite Durand et l’administration épaulée par les directeurs de cabinets de différents élus. Rédigé dans l’urgence aussi, le petit document de quatre pages avec quelques phrases creuses et de jolis dessins en couleurs est apparu pour le moins léger aux plus charitables des participant.es. Reconnaissons que l’administration, sur la très forte pression des élus, n’a pas ménagé sa peine. Elle est allée jusqu’à faire quelques tours de magie pour transformer les bâtiments exigus de la BHVP en centre de documentation spacieux et parfaitement aux normes pour héberger Marguerite.

En premier lieu, les collections de la bibliothèque Marguerite Durand ne seraient plus dispersées façon puzzle (notamment dans un entrepôt en lointaine banlieue) comme il était prévu à l’origine. « Nous avons récupéré l’ancienne Galerie des bibliothèques, située juste à côté de la BHVP et cette perspective permet de tout conserver sur un seul site sans recours à des magasins extérieurs » clame la municipalité. Surprise des participants, lesquels pensaient que ce lieu était sur le point d’être vendu par la mairie de Paris. « Il y a eu un nouvel arbitrage politique » a alors précisé le cabinet de Bruno Julliard dans son plaidoyer pro domo ! Les fonds iront donc aux sous-sols de cette fameuse galerie. Problème : Comme l’indique le nom du quartier, « Le Marais », désigné ainsi depuis des temps, elle est située en zone inondable ! « Pas du tout, la crue de 1910 si elle a bien touché la BHVP, s’est arrêté juste quelque mètres avant » a alors rétorqué sans rire l’administration, soudain les pieds dans l’eau.

 

        Bibliothèque Marguerite Durand : la mairie de Paris a du mal à garder les pieds au sec

                   -  Comprends pas, on nous avait promis que la crue s’arrêterait juste avant....



C’est alors que des spécialistes de la conservation, visiblement imperméables à l’argument, on demandé « comment le fonds féministe pourrait être conservé dans ces conditions » puisque outre l’éventuelle l’humidité, il a également été noté la probable présence de gaz d’échappement, que l’on sait nocifs pour la conservation, en provenance du parking mitoyen. A cette question visiblement, non prévue par ses services, la mairie est alors restée coite. On s’apercevra vite que le reste est à l’avenant.

Prenons le rez-de-chaussée de la galerie. Des esprits normalement constitués penseraient qu’il ferait office de salle d’accueil et de travail pour que les chercheurs et les chercheuses puissent y consulter tranquillement les documents. Eh bien pas du tout ! Cela n’est pas assez fun pour la municipalité dirigée par Anne Hidalgo qui propose plutôt d'y mettre « un espace ludique pour faire des animations sur le féminisme pour les écoliers parisiens ». Promis, on n’invente rien. Que les esprits chagrins s’arrêtent de chagriner car sachons-le, la bibliothèque Marguerite Durand sera « une vitrine tournée vers la ville (sic) ». Et le cabinet de Bruno Julliard, sans doute porté par l’euphorie  d’ajouter : « notre priorité est l’éducation des enfants pour parvenir à l’égalité entre les femmes et les hommes ». Encore un peu et ils appelaient à rejoindre le Collectif de défense de la BMD !

Et la question de nous tarauder : mais alors où iraient les chercheurs et les chercheuses ?  « Eh bien, dans les locaux de la bibliothèque historique » avoua contrite l’administration. « Cela voudrait-il donc dire que les documents devront être transporté à la main par les personnels en passant par la rue ? » lance alors, candide, une des participantes. Pris de court, le cabinet de Julliard  tente d’écoper : « Euh, nous allons installer une sorte d’ascenseur qui partirait des réserves et irait directement à l’intérieur de la BHVP ». Bien tenté, mais le cabinet a vite perdu de sa superbe lorsqu’on lui a demandé le détail des études techniques de faisabilité et le plan de financement. A ce moment les participants ont alors commencé à vraiment douter du sérieux du dossier. Ils ne sont pourtant pas au bout de leurs surprises.

 

          La mairie de Paris présente la future salle d’accueil de la bibliothèque des Femmes

                                    - Oui mais attention, ce sera tourné vers la ville !



Demandons-nous maintenant où pourraient être situés les bureaux des bibliothécaires. Malheureusement la mairie, dont l’excellence des services est pourtant habituellement saluée, se révèle, là encore, très dépourvue et n’a, pour le moment, pas trouvé mieux pour loger les collègues que… l’ancien appartement d’un conservateur de la BHVP ! (Ce qui ferait donc au passage, après les réserves, la salle de consultation et l’accueil réservé aux animations, un quatrième endroit où devrait s’exercer l’activité de la bibliothèque des Femmes...)

Les représentants du personnels se souviennent pourtant très bien que des projets de création de bureaux au même endroit ont été refusés pour des raisons de sécurité. Le percement d’une issue de secours notamment, avait été refusé par l’architecte des bâtiments de France. La guigne. Mais aujourd’hui, miracle, la mairie affirme que « le problème est réglé, une architecte de sécurité de la Préfecture de Police a été consultée ». Certes, ça ne veut pas dire grand-chose mais qui sait, parfois, sur un malentendu, ça peut passer. C’est alors qu’un esprit taquin demande si l’on pouvait voir « le rapport écrit et signé» de cette spécialiste qui engagerait de facto la Préfecture. Bingo ! Inutile de préciser que le silence tant des cabinets que de l’administration est alors devenu carrément gênant. La représentation fait un flop, on n’y comprend plus goutte, la réunion prend l’eau…

Pour éviter que la Ville de Paris ne sombre dans ce fleuve d’improvisations contradictoires qu’est devenu le dossier Marguerite Durand, les représentants des personnels ont demandé au cabinet de Bruno Julliard de revoir sa (pâle) copie. D’ailleurs la rumeur prétend qu’une réflexion se serait engagée pour proposer enfin un lieu digne de ce nom à la bibliothèque de l’histoire des femmes. Une sage décision. Et seule solution pour l’équipe d’Anne Hidalgo de se mettre au sec et de sortir par le haut du marais de cette histoire qui commence à sentir le moisi en période de révélations hollywoodiennes. En attendant, la pétition bat toujours son plein avec plus de dix mille signataires en provenance du monde entier. Presque un avant goût de 2024 !



                 Bibliothèque des Femmes : Anne Hidalgo va-t-elle maintenir sa position ?

                                           - Heu, ça dépend de qui va venir pour écoper !

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23 novembre 2017 4 23 /11 /novembre /2017 15:16
Christophe Girard affiche son soutien à la bibliothèque Marguerite Durand !

Un signe politique fort envoyé lors d'une réunion officielle au sein même de l'Hôtel de Ville de Paris !

Composée de personnalités féministes, de syndicalistes, de bibliothécaires, d'étudiant.e.s, de journalistes  et bien sûr  d'usagers, la mobilisation du 18 novembre avait de quoi impressionner (lire ici). Jusqu'à faire des remous jusqu’au plus haut niveau de l’Hôtel de Ville ? Oui, si l’on en croit ce qui s’est passé ce matin.

En effet, à l’occasion d’une grande réunion centrale réunissant de nombreux directeurs de la Ville de Paris et toutes les organisations syndicales, les observateurs ont pu remarquer un badge accroché au revers de la veste de Christophe Girard, redevenu il y a quelques semaines adjoint d’Anne Hidalgo (en charge des personnels cette fois). Un badge qui clame rien moins le soutien de l’ancien adjoint la Culture…à la sauvegarde de la bibliothèque des Femmes ! Et vu la qualité des témoins présents, cet affichage est incontestablement un signe politique fort !

 

                                                                                    Copyright : CGT

 

Pour rejoindre le collectif Sauvons la bibliothèque Marguerite Durand, écrire à collectif.sauvonslaBMD@gmail.com. Pour voir la revue de presse et les lettres de soutien (venues du monde entier) allez sur le site Internet. Pour participer aux actions qui se mettent en place, vous pouvez vous abonner via Twitter, FaceBook du Collectif. Et bien sûr signez la pétition.

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20 novembre 2017 1 20 /11 /novembre /2017 08:23
Paris : Pour défendre la « Bibliothèque des Femmes », la foule était au rendez-vous

Plusieurs centaine de personnes se sont rassemblées, tout au long de l'après-midi du samedi 18 novembre, à l'appel du collectif « Sauvons la bibliothèque Marguerite Durand ! »

La mairie de Paris croyait sans doute l'affaire pliée et qu'elle ne susciterait plus aucun remous. Elle qui voulait transférer la bibliothèque Marguerite Durand (BMD), dépositaire des archives de cette figure féministe, dans un autre lieu. Un lieu toutefois totalement « inadéquat à la conservation et la communication de ces fonds d’archives sur l'histoire du féminisme » selon les chercheurs, chercheuses, historien.ne.s et archivistes.

Mais l’obstination de l'équipe d'Anne Hidalgo est telle qu'elle s'invite chaque semaine dans les médias et les tribunes de personnalités féministes, intellectuel. le.s ou politiques. Il semble que la municipalité, à l'instar de l’allégorie du « sparadrap du capitaine Haddock »,ne sache plus comment se dépatouiller de cette fronde menée par les associations féministes, mais aussi les professionnel.le.s des bibliothèques et des archives.

Une fronde qui ne semble pas retomber si l'on en croit l'ampleur du rassemblement qui s'est tenu ce samedi 18 novembre devant la bibliothèque Marguerite Durand. Plusieurs centaines de personnes se sont relayées tout au long de l'après-midi ; et il y avait du beau monde : L'historienne féministe de renommée internationale, Michelle Perrot, mais aussi Christine Bard, universitaire et spécialiste reconnue des questions de genre, Florence Montraynaud, écrivaine et fondatrice des « Chiennes de Garde », toutes bien évidemment fondatrices du Collectif « sauvons la Bibliothèque Marguerite Durand ! ». Dans la foule, composée de militant.e.s féministes, de syndicalistes, de bibliothécaires, d'étudiant.e.s, de journalistes et d'usagers, les observateurs de tout genre ont même pu remarquer la présence de Danielle Obono, bibliothécaire devenue il y a quelques mois députée de Paris sous l'égide de la France Insoumise.

 

Paris : Pour défendre la « bibliothèque des femmes », la foule était au rendez-vous.Paris : Pour défendre la « bibliothèque des femmes », la foule était au rendez-vous.
Paris : Pour défendre la « bibliothèque des femmes », la foule était au rendez-vous.Paris : Pour défendre la « bibliothèque des femmes », la foule était au rendez-vous.

Paris : Pour défendre la « bibliothèque des femmes », la foule était au rendez-vous.

En tout cas, c'est peu dire que le« funeste projet » de la mairie de Paris n'a pas convaincu les soutiens de la « Bibliothèque des Femmes ». Ainsi pour Michelle Perrot « déménager la bibliothèque ? Pourquoi pas. Mais cette proposition de la mairie de Paris ne nous semble pas convenir. Pour cette bibliothèque, qui a un intérêt national, il faut un lieu autonome, vaste, qui permette de conserver et d'accroître les collections ». Pas vraiment ce que propose la municipalité pour le moment. « La BMD, lieu de la mémoire féministe unique en France. Elle mérite mieux que la galerie que nous propose la ville de Paris qui, on le sait déjà, sera trop petite pour accueillir toutes les archives de la BMD et ne donnera aucune possibilité pour continuer d’accroître les fonds » insiste pour sa part Christine Bard.

« Ils veulent reléguer ce fond sur le féminisme au placard pour le remplacer par un espace pour les jeux vidéos. Quelle tristesse ! Ce n’est pas possible. C’est une insulte à toutes les femmes qui se sont battues pour défendre les droits de la femme » déclare en colère Joëlle, une manifestante interrogée par Le Parisien. Présent lui aussi à la manifestation, Yves Contassot, élu écologiste du XIIIe arrondissement, a par ailleurs déclaré « que son groupe politique poursuivait ses recherches et proposerait prochainement à la ville un lieu d’implantation suffisamment spacieux pour accueillir la BMD et la mettre en valeur ». Ce sera difficile pour Bruno Julliard et Anne Hidalgo de refuser puisque c'est le sens du vœu voté à l'unanimité par le Conseil de Paris le mois dernier.

De son côté, la mairie de Paris tente de colmater les brèches puisque le vendredi 24 novembre prochain, tous les syndicats de la Direction des Affaires Culturelle de la Ville de Paris sont conviés à une réunion en présence des chefs de cabinets d'élus au sujet de l'avenir de la bibliothèque Marguerite Durand. Des syndicats qui pour le moment demandent à l’exécutif parisien de suspendre toute initiative dans la poursuite de son « funeste projet » en attendant la mise en place d'expertises indépendantes sur la pertinence de déménager ces archives du féminisme uniques en France, notamment celle de l'Inspection générale des Bibliothèques (lire ici).

 

Paris : Pour défendre la « Bibliothèque des Femmes », la foule était au rendez-vous

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15 novembre 2017 3 15 /11 /novembre /2017 10:48
Le Collectif « Sauvons la bibliothèque Marguerite Durand » manifeste sa colère le samedi 18 novembre

Un rassemblement de protestation qui aura lieu le samedi 18 novembre à partir de 14 heures devant la « Bibliothèques des Femme », Métro Olympiades

La bibliothèque Marguerite Durand (BMD), bibliothèque municipale de la Ville de Paris spécialisée dans l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, fondée en 1932 grâce au don de la journaliste féministe Marguerite Durand, sera bientôt expulsée du bâtiment qu’elle occupe dans le XIIIème arrondissement depuis 1989, afin que la médiathèque Jean-Pierre Melville puisse prendre, à elle seule, tout le bâtiment. La Mairie de Paris veut installer la BMD à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (IVe). Déménager une bibliothèque saturée dans une autre bibliothèque saturée : quel beau projet ! Installer la BMD dans lieu minuscule et inadapté, n'est pas sérieux (lire ici).

Depuis quinze ans, la BMD manque de moyens et d'espace et le projet actuel la privera davantage encore d'espace, tout en lui faisant perdre son autonomie. Cette décision est prise sans concertation avec le personnel et les partenaires sociaux. Tous les syndicats y sont opposés : CGT, SUPAP-FSU, CFDT, CFTC, UCP, FO, de même que l'Association des bibliothécaires de France et toutes les associations concernées par la recherche et l'enseignement sur le genre. La mairie persiste dans son « funeste projet ». 

Seule bibliothèque publique en France exclusivement consacrée à l’histoire des femmes, du féminisme et du genre, jouissant d’une renommée internationale, la BMD ne doit pas devenir invisible puis disparaître. A l’initiative de l’association Archives du féminisme, un collectif de soutien « Sauvons la BMD ! » s’est constitué pour que la Mairie de Paris renonce à ce projet de déménagement et propose à la bibliothèque Marguerite-Durand un lieu digne de son importance, avec des conditions de fonctionnement suffisantes, afin de permettre de futurs enrichissements.

Venez au rassemblement de protestation qui aura lieu le samedi 18 novembre à partir de 14 heures devant la Bibliothèque des Femmes, métro Olympiades (ligne 14). Nous serons toute.s des « Marguerite» en colère.

 

 Bibliothèque Marguerite Durand : un repaire d’archives insoupçonnées

   copyright : Gaüzère

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 13:08
Le Collectif « Sauvons la Bibliothèque Marguerite Durand » lance un événement Facebook

Rendez-vous le samedi 18 novembre à partir de 14 heures devant la « Bibliothèque des Femmes »

La Mairie de Paris pensait sans doute que l’affaire serait vite pliée... Prenant comme prétexte des travaux de réaménagement de la bibliothèque Jean-Pierre Melville (XIIIe), elle projetait, discrètement, au cœur de l’été, d’expulser la bibliothèque Marguerite Durand, la « Bibliothèque des Femmes et du Féminisme », pour la transférer à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (IVe) d’ici 2018. Le projet de l’équipe dirigée par Anne Hidalgo et Bruno Julliard, une fois révélé, n’a évidemment pas manqué de susciter un tollé de la part de tous les spécialistes pour lesquels la Bibliothèque Historique (BHVP) semble un lieu totalement « inadéquat à la conservation et la communication de ces fonds d’archives sur l'histoire du féminisme ».

Une réaction qui a, semble-t-il, pris l’administration parisienne de court... Comme en témoignent les nombreux articles de presse, la création d’un collectif, Sauvons la BMD!, et la mise en place d’une pétition qui a recueilli des milliers de signatures, ainsi que les nombreux courriers envoyés à Anne Hidalgo par des scientifiques, des écrivain(e)s, l’ABF (Association des Bibliothécaires de France), les archivistes de France, et jusqu’à un ancien ministre socialiste (lire ici et ).

Une mobilisation qui ne faiblit pas puisque le Collectif de sauvegarde de la « Bibliothèque des Femmes » vient de lancer un « événement Facebook » pour le samedi 18 novembre à 14 heures. « Venez nous rejoindre devant la BMD. Montrons que nous tenons à cette bibliothèque et que nous ne la laisserons pas détruire !  » lancent les organisatrices de l’événement.

Des élu(e)s, des artistes, des chercheur(euse)s, des syndicats, des journalistes, et d'autres personnalités ont déjà prévu de se joindre à la manifestation. Les bibliothécaires seront également de la partie puisque nombre d'entre eux ont contacté la bibliothèque Marguerite Durand et demandé comment participer !!! C’est pourquoi l’intersyndicale va déposer un préavis de grève pour permettre aux collègues du réseau de venir afficher leur soutien. Il se pourrait même qu’Anne Hidalgo et son adjointe à l’égalité Femmes-Hommes, Hélène Bidard, viennent faire un petit coucou... Elles ont en tout cas été invitées officiellement via Twitter. Question réseaux sociaux, justement, l’événement Facebook est ici. A diffuser largement bien sûr.

Le Collectif « Sauvons la Bibliothèque Marguerite Durand » lance un événement Facebook

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 14:36
Les élu.e.s de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris votent pour la sauvegarde de la bibliothèque Marguerite Durand

              Un vrai supplice chinois pour Anne Hidalgo et Bruno Julliard

C’est ce que l’on appelle un nouvel obstacle pour la mairie de Paris dans son désir d’expulser de ses locaux la bibliothèque des femmes et du féminisme, Marguerite Durand, pour la transférer à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris (IVe) d’ici 2018. Le projet de l’équipe dirigée par Anne Hidalgo et Bruno Julliard une fois révélé n’a évidemment pas manqué de susciter un tollé de la part de tous les spécialistes pour lesquels la Bibliothèque Historique (BHVP) semble un lieu totalement « inadéquat à la conservation et la communication de ces fonds d’archives sur l'histoire du féminisme ».

Une réaction qui a - semble-t-il - pris l’administration parisienne de cours comme en témoignent les nombreux articles de presse, la création d’un collectif Sauvons la BMD! et la mise en place d’une pétition qui a recueilli des milliers de signatures sans parler des nombreux courriers envoyés à Anne Hidalgo par des scientifiques, des écrivain.e.s,  jusqu’à l'ABF, l'association des Bibliothécaires de France (voir ici). Même les élus du Conseil de Paris s’y sont mis, c’est dire si la situation devient difficilement tenable pour l’exécutif municipal. Et comme un supplice chinois, ce fut au tour des élu.e.s du Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, une instance présidée par Bruno Julliard en personne, de présenter lors de la séance du 11 octobre une motion pour défendre la « Bibliothèque des Femmes ». Voici le texte dans son intégralité.

« Considérant  le vœu adopté à l’unanimité (y compris par l’exécutif) par le Conseil de Paris lors de la session du mois de septembre 2017 demandant à la Mairie de Paris « d’associer toutes les actrices et acteurs concernés par l’avenir de la bibliothèque Marguerite Durand (communauté scientifique, usagers et personnels) », le Comité technique de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris demande à l’exécutif municipal de saisir l’inspection générale des bibliothèques (IGB) pour que celle-ci donne son expertise sur la pertinence scientifique et patrimoniale de ce projet de déménagement de la « bibliothèque des femmes » et celui des architectes des bâtiments de France sur la faisabilité des travaux de rénovation en lien avec la sécurité des personnels.

A défaut d’inspection, l’intersyndicale demande à l’exécutif parisien de solliciter l’expertise de consultantes spécialisées dans la construction de bibliothèques et leur réhabilitation, afin de comparer l’existant de la bibliothèque Marguerite Durand et la pertinence en terme de locaux de son « devenir » éventuel dans le Marais, et de sa visibilité indépendante (voir dans la rubrique commentaire).

Le Comité Technique de la DAC demande également que la mairie de Paris gèle toute démarche entraînant le départ de la bibliothèque Marguerite Durand avant d'avoir présenté toutes les expertises nécessaires aux membres élus des instances de représentation des personnels (Comité Hygiène et Sécurité, Comité Technique), préalable obligatoire à toute réorganisation de service comme cela serait le cas concernant la bibliothèque Marguerite Durand » .

Le texte a, bien sûr, été adopté à l’unanimité des membres élus (CFDT, CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) du Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

   Crise avec la BMD : Anne Hidalgo va-t-elle rappeler Christophe Girard comme adjoint ? 

                                            - La situation malheureusement semble l’exiger !!

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 16:16
L'ABF apporte son soutien à la bibliothèque Marguerite Durand

Pour rejoindre le collectif Sauvons la bibliothèque Marguerite Durand, écrire à collectif.sauvonslaBMD@gmail.com. Pour voir la revue de presse et les lettres de soutien (venues du monde entier) allez sur le site Internet. Pour participer aux actions qui se mettent en place, vous pouvez  vous abonner sur les réseaux sociaux via Twitter, FaceBook. En attendant, pour manifester votre colère, écrivez à anne.hidalgo@paris.fr et à bruno.julliard@paris.fr. Et bien sûr signez la pétition.

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