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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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22 octobre 2020 4 22 /10 /octobre /2020 14:49
L’heure de pointe (1925) par André Devambez : Musée Carnavalet

L’heure de pointe (1925) par André Devambez : Musée Carnavalet

« Nous avons été obligés de  faire la queue plus d'une heure à l'intérieur, collés les uns aux autres avant de pouvoir entrer dans l'exposition » ont-ils déclaré au journal Le Parisien

C’est peu dire que nos révélations faites la semaine dernière commencent à faire du bruit du côté de la direction de Paris-Musées, l’établissement public qui chapeaute les quatorze musées municipaux de la capitale (Petit Palais, Carnavalet, Musée d’Art Moderne…). Dans notre article, nous avions révélés comment la mairie de Paris s’affranchissait de toutes les règles sanitaires dans ses musées pour se faire un max de fric  avec pour conséquence des visiteurs qui étaient collé-serrés (lire ici).

Des informations désormais confirmées par le journal Le Parisien qui après notre article s’est rendu sur place et ses écrits ne sont guère flatteurs pour Paris-Musées et la direction du Petit Palais. Car oui, on fait la queue puis l’on s’entasse comme en témoignent  les visiteurs : « Comment se fait-il que mon mari et moi ayons dû patienter pendant 1h50 pour accéder à l'exposition sur la peinture danoise au Petit Palais alors que nous avions réservé un billet horodaté sur Internet puis ensuite obligés de faire la queue plus d’une heure à l’intérieur, collés les un autres  avant de pouvoir rentrer ? » s’agacent ils.

« Il devrait être possible d'évaluer le contingent de personnes admises selon les capacités du musée »  ajoute, cinglante, une autre. Une situation que l’on retrouvait d’ailleurs ces derniers temps dans d’autres musées comme Galliera, le MAM ou encore celui de La Vie Romantique. Nous donnions alors les explications suivantes: les visiteurs qui ont une carte d’abonnement annuel valable à n’importe quel moment, rentrait devant tout le monde mais surtout que Paris-Musées vendait plus de billets que le permettait la jauge officielle. Évidemment cette dernière, fixée à quatre carré par visiteurs par les autorités, explosait de partout comme le montrait si bien nos photos prises sur place.

Autre inconséquence de la direction de Paris-Musées : Le temps de visite estimé à une heure seulement pour blinder les ventes de tickets. Calcul malheureux reconnu benoitement par Christophe Leribault, le directeur du Petit Palais : « Nous avions mal paramétré le temps de visite, initialement évalué à une heure. Or, la durée de visite de l'expo généralement atteint une heure et demie. D'où la saturation » dit-il contrit au quotidien francilien. Il parait maintenant que, selon ses dires, l’erreur serait réparée en limitant finalement la jauge de l’exposition à deux cent personnes revenant ainsi au respect des consignes sanitaires. Et preuve que jusqu’alors elles étaient délibérément bafouées !

Mais, en fait, ce n’est pas tellement le risque de contamination des agents et des visiteurs qui inquiètent  nos pontes  mais plutôt comment faire pour casser les conditions de travail dans les musées ; Car pour le directeur du Petit Palais il faut mettre fin à  des usages scandaleux et de fustiger le fait que les musées doivent fermer leurs portes à 18h ! « Si nous avons un nombre d'agents suffisant, nous ouvrions jusqu'à 19 heures les samedi et dimanche, peut-être dès ce week-end », biche déjà le directeur du Petit Palais dans ses déclarations a la presse. Juste le temps pour les agents qui pour la plupart habitent en grande banlieue de rentrer chez eux pour échapper au couvre feux. En tous cas un projet qui synthétise bien là l’alliance du socialisme progressif et de la haute caste culturelle !

Mais rêvons un peu : peut être qu’un jour un ou une inspectrice du travail arrivera à conquérir l’Hôtel de Ville de Paris ? Ce n’est jamais arrivé, on le sait bien mais l’actualité politique est tellement riche en surprise que tout reste possible. Mais déjà la grogne monte fortement chez les agents. A tel point que même la très très modérée CFTC montre les dents au grand jour (voir ici).

 

 

 

        Moins disant social à Paris-Musée : l’alliance du socialisme progressif et de l'élite culturelle..

                            - Je  confirme que ce que j'ai autour du cou, c'est pas la médaille du travail !

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16 octobre 2020 5 16 /10 /octobre /2020 10:17
Covid : la mairie de Paris s’affranchit de toutes les règles sanitaires dans ses musées pour se faire un max de fric !

On espère que tous ces manquements aux règles ne sont pas arrivés aux oreilles de l’adjointe d’Anne Hidalgo en charge de la santé, Anne Souyris, laquelle en ferait sûrement une syncope !

La Ville de Paris met-elle en danger les personnels qui travaillent dans les musées municipaux de la capitale ? « Assurément » selon ces derniers qui travaillent dans différents établissements tels que le Petit Palais, le Musée d’Art Moderne (MAM) ou encore Galliéra. Et les agents de dénoncer le système de fraude organisé par l’établissement public, Paris-Musées pour dépasser la vente du nombre de billets autorisés par la préfecture et les autorités sanitaires dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Une véritable entourloupe.

L’astuce est simple ; Comme il y a deux catégories de visiteurs : ceux qui achètent leur billet pour aller voir une exposition un jour donné et ceux qui ont une carte d’abonnement à l’année valable à n’importe quel moment, Paris-musée a décidé de laisser ces derniers, nombreux, entrer dans les musées sans leur délivrer le billet d’entrée obligatoire habituellement ! Et d’être ainsi officiellement en dehors de la jauge maximale fixée par les autorités. Et donc de vendre plus de billets à l’unité ! Habile…. Même les titulaires d’une carte de presse (nombreux eux aussi) entrent de manière incognito dans le comptage des visiteurs.

Évidemment, dans ces conditions la Ville de Paris s’assoit sur les normes sanitaires édictées par le ministère de la Culture qui prévoit un espace de quatre mètres carrés par visiteur. Résultat depuis quinze jours des files d’attente importantes se forment les week-ends à l’extérieur comme à l’intérieur de ces musées, et perdurent plusieurs heures jusqu’en fin d’après-midi. Un afflux de visiteurs qui rend la distanciation sociale impossible à respecter dans les files d’attente comme dans les expositions. Un peu comme dans les bars quoi !

Ligne 13
Ligne 13
Ligne 13
Ligne 13
Ligne 13

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Pour ajouter à ce manquement élémentaire aux gestes barrières on apprend que les directions des musées du Petit Palais, du MAM et de Galliéra profitant de la défaillance du système de comptage automatique on décidé en loucedé d’augmenter les jauges lors de la semaine du 5 octobre selon les informations recueillies par les agents eux mêmes. Heureusement que la Paris et sa région ne sont juste placés qu’en « état d’alerte maximale renforcée » par le Gouvernement !

D’ailleurs au Petit Palais ont a même décidé de faire une Covid party lorsque la secrétaire générale de ce musée a annoncé lors son discours de présentation aux agents « sa décision de supprimer les sens de circulation dans le musée ». Du Bolsonaro dans le texte. C’est vrai aussi que, toujours au Petit Palais, le mobilier mis à disposition du public dans les expositions ne respecte pas la norme des un mètre d’espacement qui permet d’expérimenter le collé serré. N'en jetez plus.

Et puis si tout ça n’était suffisant pour provoquer des futurs clusters, les penseurs de la direction centrale de Paris-Musées ont alors eu une idée de génie : calculer un temps de présence des visiteurs au strict minimum pour là encore vendre plus de billets. Bon, évidemment les visiteurs en question restent beaucoup plus longtemps donnant alors à certaines salles la douce expérience des heures de pointe dans le métro parisien !

On espère que tout ces manquements aux règles ne sont pas arrivés aux oreilles de l’adjointe d’Anne Hidalgo en charge de la santé, Anne Souyris laquelle en ferait sûrement une syncope. Platch ! Ah, maintenant c’est fait...

Anne Souyris fait le point sur la situation dans les musées parisiens

Anne Souyris fait le point sur la situation dans les musées parisiens

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5 octobre 2020 1 05 /10 /octobre /2020 07:24
Paris : un musée municipal (in)digne d'un taudis insalubre !

 Il est pourtant situé dans un des quartiers les plus touristiques de la capitale !

Ce musée est-il dangereux pour le public mais surtout pour les agents qui y travaillent ? Assurément oui à voir les photos que nous publions en exclusivité. On y voit des fuites d’eau continuelles, des murs plein de trous ou encore des plafonds complètement détériorés avec des fils électriques complétement pendants sans parler de toilettes quasiment hors d’usage…. Bref, on est plus proche du taudis insalubre qu’autre chose.

Les personnels ont bien multiplié les alertes mais elles sont restées visiblement lettre morte vu l’état toujours déplorable du bâtiment. Et qui s’est encore dégradé puisque désormais l’humidité a conduit à la formation de champignons (de Paris ?) et que de l'eau suinte des murs, notamment près de l'armoire électrique. De quoi déclencher un court-circuit ou une électrocution. Sans compter de larges flaques qui se répandent sur le sol au risque de provoquer des accidents.

Pourtant, c’est un musée qui appartient à la Ville de Paris, la collectivité la plus riche de la cinquième puissance mondiale ! Et qui est même situé dans un des quartiers les plus touristiques de la capitale puisque il s’agit de la crypte archéologique dont l’entrée donne directement sur le parvis de Notre-Dame.

Pour les agents de ce musée, que l'ont peut sans peine qualifier d'insalubre, le constat pour préserver leur sécurité est sans appel : « il faut fermer le site de la crypte archéologique pour faire les travaux qui s’avèrent indispensables ». Au vu des images, sans parler de celles, encore plus crades, qui viennent d'êtres postées sur Twitter, l’argument est difficilement contestable.

A la Crypte les conditions de sécurité sanitaire sont vraiment archéologiques !
A la Crypte les conditions de sécurité sanitaire sont vraiment archéologiques !
A la Crypte les conditions de sécurité sanitaire sont vraiment archéologiques !
A la Crypte les conditions de sécurité sanitaire sont vraiment archéologiques !

A la Crypte les conditions de sécurité sanitaire sont vraiment archéologiques !

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17 juin 2018 7 17 /06 /juin /2018 18:07
Victoire historique pour les agents des Catacombes de Paris après sept semaines de conflit

Un bras de fer qui en valait toutefois la chandelle car les grévistes ont obtenu satisfaction sur toute la ligne

Après sept semaines de grève, le plus long mouvement social de l'histoire de Paris-Musées, les agents des Catacombes de Paris ont finalement réussi à imposer leurs revendications. Certes, Paris-Musées, le gestionnaire du célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau, a tenté à de nombreuses reprises de casser le mouvement avec quelques complices (lire ici, ici et ) mais cela n'aura pas entamé la détermination des personnels. Un bras de fer qui en valait toutefois la chandelle car les grévistes ont obtenu satisfaction sur toute la ligne avec la signature d'un protocole de fin de conflit avec la mairie de Paris. Qu'en on juge.

« Sur les questions salariales, nous obtenons le triplement de la prime de pénibilité et l’harmonisation par le haut des salaires des collègues ex-vacataires (qui touchaient jusqu’à présent 150 euros de moins chaque mois par rapport aux ex-contractuels) » déclarent ainsi les grévistes dans un communiqué. Et les personnels des Catacombes d'ajouter : « sur les questions, plus épineuses, d’effectifs, nous n’obtenons pas l’ensemble des recrutements que nous avions réclamés. Cependant nous arrachons six nouveaux postes, ce qui dans le contexte actuel et la politique vis-à-vis des recrutements de fonctionnaires constitue une avancée considérable. C’est donc avec une énorme fierté que nous sortons du conflit » (lire ici).

Une fierté justifiée car effectivement les résultats obtenus sont exceptionnels. « Franchement cette victoire est historique » comme le rappellent les observateurs attentifs des mouvements sociaux à la Ville de Paris.

 

Victoire historique pour les agents des Catacombes de Paris après sept semaines de conflit

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 17:58
Grève aux Catacombes : les personnels écrivent à Anne Hidalgo pour sortir du conflit

Les grévistes qui présentent des revendications argumentées et chiffrées, demandent à la maire de Paris de « mettre fin au blocage » en intervenant directement auprès de la direction de Paris-Musées

Les personnels des Catacombes de Paris, en grève reconductible depuis maintenant six semaines, soit le plus gros conflit dans l'histoire des musées municipaux de la capitale dont dépend le célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau, ont décidé d'écrire à Anne Hidalgo, la maire de Paris, pour que cette dernière fasse des propositions pour sortir de ce trop long conflit. La voici dans son intégralité.

« Madame la maire, Nous, agents des Catacombes en conflit depuis le 3 mai, sollicitons votre intervention directe sur un dossier que l’établissement Paris Musées n’a que trop laissé traîner. Au fil des réunions de négociation nous avons adressé des demandes claires et motivées à Mme Levy et ses collaborateurs. Nous n’avons reçu en retour que dédain et indifférence. Voici quelles sont, en peu de mots, nos demandes.

Nous réclamons le doublement des effectifs sur la base de ce que nous pensons nécessaire de constituer des équipes de vingt agents, permettant de garantir un effectif cible de quatorze personnes. Aujourd’hui nous ne sommes que dix agents par équipe avec un effectif cible officiel de huit, par trop souvent dérogé à la baisse, ou parfois maintenu par l'emploi de vacataires.

Quatorze personnes cela représente : quatre à cinq à l’entrée pour la gestion des contrôles vigipirates (deux personnes), gestion des flux de visiteurs, litiges, conflits, etc (deux à trois personnes). Les agents pourraient ainsi constituer une équipe d’intervention en cas de besoin (deux personnes se détacheraient de l’entrée pour intervenir soit dehors, soit dans le parcours). Cinq à six dans le parcours : surveillance de l’ossuaire, ouverture des portes aux groupes, gestion des visiteurs difficiles. Le site se dégrade à vue d’œil (déchets, excréments, dégradations) … nous sommes trop peu pour une surveillance efficace.

Deux à trois à la sortie : les visiteurs sont fouillés (une personne), mais aussi accueillis et conseillés (une personne). En cas de vol d’ossements ou de pierre, avoir au moins deux agents sur place immédiatement est indispensable. Un troisième peut s’ajouter au poste sur les jours d’affluence (régulation de la sortie et des flux dans le bâtiment, très exigu par rapport au nombre de visiteurs). Deux à trois agents au PC de sécurité : un en poste fixe et un à deux en intervention dans le périmètre de sortie.

 

 

En voyant nos demandes vous constaterez une chose : nous ne sommes pas fermés à la discussion, puisque nous proposons des postes avec nombre minimal et maximal. La direction, elle, considère que les agents peuvent faire un travail de qualité et que le public est reçu de façon sécuritaire dans les dispositions suivantes : trois agents à l’entrée, trois en bas (pour 200 visiteurs simultanés), un à la sortie, un au PC de sécurité.

Les agents en grève appellent la direction à retrouver un tant soit peu de sérieux ! Comment recevoir deux à trois mille personnes par jour dans de telles dispositions ? Les risques en matière de sécurité des visiteurs comme des agents, mais aussi les risques physiques et psycho-sociaux liés aux cadences infernales atteignent les agents dans leur chair. Souhaitant confronter nos arguments aux experts de Paris Musées, nous avons sollicité une réunion avec notamment l’expert sécurité-sûreté et la conseillère en prévention des risques professionnels. Aucune réponse de la part de Mme Levy ! Comme si elle savait pertinemment que notre point de vue était parfaitement fondé.

Nous constatons que notre interlocutrice a pris le conflit comme une affaire personnelle. Les échanges en aparté témoignent sans nul doute que les équipes dirigeantes du musée et de l’établissement public sont divisées, tant sur le fondement des revendications, que sur la stratégie de pourrissement adoptée, qui se solde en échec au fil des semaines. Nous vous demandons de mettre fin à ce blocage en intervenant directement et fermement afin de permettre à tous d’avancer dans la bonne direction, celle du dialogue sur le fond de l’organisation du travail aux catacombes, celle qui permet de prendre les problèmes à la racine, celle de la résolution du conflit et de la reprise du travail dans de bonnes conditions.

Bien que nous devinions que l’agenda de la Maire de notre ville capitale est densément chargé, nous sollicitons un entretien avec vous dans les plus brefs délais. La grève a déjà trop duré pour l’image de la ville et pour les finances publiques, et vous ne souhaitez certainement pas que l’argent du contribuable soit indéfiniment gaspillé à cause de la gestion déplorable du conflit social par Paris-Musées et de son amateurisme en matière d’organisation du travail. Nous sommes disponibles du mardi au dimanche, à l’heure et au lieu qui vous conviendront. Nous nous présenterons de notre chef, ce jeudi 7 juin à 11h à l’hôtel de Ville afin de vous remettre cette lettre en main propre. Nous organiserons également un rassemblement vendredi 8 juin à midi sur le parvis de l’hôtel de Ville dans l’objectif d’être reçus.

Nous travaillons en parallèle dans le temps qui nous est dégagé par la grève à un document explicatif qui revient plus en détail sur les raisons qui motivent le niveau d’effectif cible que nous demandons, document que n’a pas daigné produire la direction de Paris Musées jusqu’à présent. Nous rappelons également que nous sommes ouverts aux négociations, malgré les accusations de blocage que Mme Levy fait peser sur nous et que nous avons accepté des éléments permettant à notre employeur de dégager des moyens, si et seulement si ceux-ci revenaient au bénéfice du redimensionnement de l’effectif. Dans l’attente de votre réponse, nous vous adressons nos respectueuses salutations. L’équipe des Catacombes en grève ».

 

 

                   Crise aux Catacombes : Anne Hidalgo interpellée par les grévistes

- Eh, Bruno  c'est quoi cette grève qui dure ? On va finir par passer pour des macronistes, là !

                          - Comment ça Anne, on a encore changé de stratégie politique ?

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 15:29
La grève des Catacombes a déjà coûté un million d’euros à la Ville de Paris. La directrice de Paris-Musées est désormais dans la tourmente

Dans son entourage, on murmure que Delphine Levy veut désormais atteindre la somme de deux millions d’euros. Pas moins. Anne Hidalgo et Bruno Julliard s’en étranglent déjà !

Le mouvement de grève des personnels des Catacombes de Paris n’en finit toujours pas. Il est vrai que Paris-Musées, le gestionnaire de l’ossuaire de la place Denfert-Rochereau, joue visiblement le pourrissement. Une stratégie pour le moment perdante financièrement car, depuis le début du conflit, commencé il y a maintenant près d’un mois, le site habituellement hyper rentable a été totalement fermé aux visiteurs au moins une vingtaine de fois. Avec presque 50 000 euros de recette journalière, la douloureuse se monte désormais pour la Mairie de Paris à la somme faramineuse de un million d’euros.

Une perte sèche qu'il sera difficile de rattraper. Et qui met clairement en cause Delphine Levy, la directrice de Paris-Musées, dans la gestion de cette crise. Enfin gestion le mot est un peu grand. En effet, après avoir tenté de soudoyer d’autres musées pour casser la grève, sans succès hélas !, puis demandé à un syndicat de déposer un faux préavis de grève, elle a tenté d’ouvrir le site avec seulement trois agents, au mépris de toutes les règles de sécurité. Une initiative qui a été dénoncée sur les réseaux sociaux (voir ici).

Si bien que les grévistes reprennent l’initiative « La direction ne sait plus comment faire » déclarent-ils dans un communiqué publié en début de semaine sur leur page Facebook. « Alors que les dimanches et les mardis avaient été épargnés par la grève lors des trois premières semaines du conflit, depuis la semaine dernière ces deux journées sont maintenant elles aussi touchées. Aujourd’hui, comme mardi dernier, le site est resté fermé. Le dimanche, la direction a opté pour une ouverture « à l’arrache en faisant fonctionner le site essentiellement grâce aux vacataires présents, avant d’être contrainte à la fermeture à 17 heures » (lire ici).

Pourtant, sortir de cette crise est on ne peut plus simple pour les agents : « que Paris-Musées et derrière lui le cabinet de M. Julliard fassent des propositions convenables aux grévistes, sans quoi le conflit risque de durer… À croire que la direction ne manque pas d’argent, elle qui préfère jusqu’à présent aller au bras de fer alors que nos demandes sont légitimes et raisonnables. D’autant plus que nous avons proposé en fin de semaine dernière une réunion de travail à la direction pour déterminer l’effectif cible en collaboration avec le responsable de la sécurité des musées et la conseillère en prévention des risques professionnels ». Des propositions plus que raisonnables, non ? À moins que Delphine Levy veuille encore plus creuser le trou budgétaire de Paris-Musées ? Dans son entourage, on murmure qu’elle veut désormais atteindre la somme de deux millions d’euros. Minimum ! Anne Hidalgo et Bruno Julliard s’en étranglent déjà.

 

 

                  Crise à Paris-Musées : La mairie de Paris a déjà perdu un million d'euros !

                        - Rrrrr, après m'être étranglé, je vais ensuite étrangler les coupables

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24 mai 2018 4 24 /05 /mai /2018 17:35
Pour casser la grève des Catacombes, des « syndicalistes » de l’UNSA ont tenté de se faire passer pour d’autres

Puis une fois démasqués, ils ont proféré menaces et insultes avant de sortir sous les lazzis

Les agents des Catacombes sont en grève depuis le 3 mai déjà. Ce qui en fait (et de loin) le plus long conflit social dans l’histoire des musées municipaux parisiens. De quoi faire perdre parfois tous sens commun à la direction Paris-Musées, l'établissement public également en charge du célèbre ossuaire de la place Denfert (voir ici). Mais aussi à.... certains « syndicalistes » lesquels avaient, certes, déjà un peu sombré dans le ridicule (voir ici). Sauf que selon les témoignages des personnels des Catacombes, cette semaine ils ont désormais passé un cap. Et haut la main.

Tout commence d’abord par une scène assez surréaliste : à une personne présente sur le piquet de grève qui leur demandait « qui ils étaient », nos représentants de l’UNSA (car oui, ce sont encore bien eux) se sont présentés comme étant…..de la CGT ! Tudieu. Mais probablement le seul moyen pour eux d’approcher les personnels sans doute. Surtout après leur précédent faits d'armes. Inutile de dire qu’ils ont été très vite démasqués. De vrais pieds nickelés…C'est vrai que comme leur modèle ils étaient trois.

Mais alors pourquoi se rendre sur le site des Catacombes puisque personne ne leur avait demandé de venir ? Certains murmurent que Paris-Musées les aurait un peu encouragés. Bingo ! « Leur objectif était de convaincre les agents d'arrêter la grève et d'aller en négociations avec eux » ont ainsi rapporté les personnels sur leur page Facebook. Et les grévistes d’envoyer évidemment bouler nos trois pieds nickelés.

C’est peu dire que ces derniers l’ont mal pris comme l’ont constaté les témoins sur place. « Ils ont haussé le ton, d'abord en accusant les syndicats qui nous soutiennent de mener les agents dans le mur, ensuite en proférant des menaces puis en bousculant des jeunes documentaristes venues filmer la grève (qu'ils ont aussi menacées, tant qu'à faire) » peut-on lire. Pas vraiment joli-joli tout ça. Il était temps alors pour nos pieds nickelés de partir ensuite sous les lazzis. Pas sûr qu’aux Catacombes, on les revoie de sitôt.

Pour casser la grève des Catacombes, des « syndicalistes » de l’UNSA ont tenté de se faire passer pour d’autres

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 13:37
Troisième semaine de grève aux Catacombes de Paris : certains en font même une jaunisse !

La direction de Paris Musées propose à un « syndicat » de prendre un arrêt maladie pour casser le mouvement

Visiter les Catacombes ? Pour le moment c'est toujours mort comme le confirme le communiqué officiel de Paris Musées, le gestionnaire du site (voir ici). En effet, les personnels du célèbre ossuaire de la place Denfert-Rochereau rentrent dans leur troisième semaine de grève pour demander l'amélioration de leurs conditions de travail. Et ils semblent plus déterminés que jamais, comme ils viennent de l'annoncer dans un communiqué publié sur leur page Facebook.

Pourtant l’établissement Paris Musées fait tout ce qu'il peut pour casser le mouvement. Jusqu'à demander à un syndicat qui ne participe pourtant pas au mouvement de demander aux agents... de mettre fin à la grève ! La manœuvre est simple : vous demandez, en tant qu'employeur, à un syndicat ami de déposer un « faux » préavis de grève, ici donc pour le site des Catacombes. Un préavis d'autant plus faux qu'en l'occurrence le mouvement est en cours depuis plus de deux semaines. Pas grave, comme ça on peut inviter le dit syndicat pour une rencontre de « négociations », lequel appellera ensuite les agents à « arrêter la grève ». Bon d'accord, la ficelle est un peu grosse, mais plutôt normal quand on ait que Paris Musées adore souvent  se vautrer dans le ridicule... Le syndicat UNSA aussi visiblement (car c'est bien lui) ! Même si on peut comprendre que ses représentants doivent sûrement être un peu souffrants, puisque touchés par une jaunisse...

Il faut dire que le communiqué de l'UNSA est, il est vrai, assez hallucinant :« Nous sommes parvenus à un accord de fin de conflit avec la direction » affirment nos souffreteux. Qu'ont-ils obtenu ? Bon, là, attachez vos ceintures car c'est du très lourd : « Grâce à sa détermination et sa force de proposition, l’UNSA obtient enfin la mise en place d’une audience de travail ». Bref ils ont donc arraché une réunion, certes pour bien plus tard, mais toujours « avec détermination ». Pour les curieux, le texte est disponible in extenso dans la rubrique commentaire .

Évidemment, l'UNSA, désormais syndicalement en arrêt maladie, n'a pas vraiment convaincu les personnels des Catacombes. « Cette manœuvre cache une volonté de gagner du temps en espérant que d’ici là les agents se seront fatigués… Ce qui n’est pas près d’arriver ! » déclarent les grévistes dans leur communiqué. Et les agents de se moquer de l'UNSA : « Nous en profitons pour signaler aux organisations syndicales qui s’inquiètent pour les salaires des agents en grève dans des communiqués qu’elles peuvent toujours nous aider en donnant sur notre caisse de soutien mise en ligne ou en se rendant sur notre piquet de grève pour faire un don dans notre urne ». A leur place, on irait plutôt donner sur Internet car il est recommandé aux personnes atteintes de la jaunisse d'éviter de s'approcher des Catacombes : ce n’est pas bon pour le teint.

De toute façon la majorité des autres syndicats continue à soutenir le mouvement des agents des Catacombes puisque, après la CGT et Sud, c'est au tour du SUPAP-FSU et de Force Ouvrière d'entrer dans la danse. En tout cas la grève se poursuit et les Catacombes seront encore fermées demain jeudi 17 mai. Et le même jour une manifestation est prévue vers 15 heures au départ du Châtelet pour arriver en fin d'après-midi devant le siège de Paris Musées dans le Xe arrondissement.

 

 

          Troisième semaine : les agents des Catacombes sont encore et toujours mobilisés

 

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 15:36
Il y avait du monde ce midi aux Catacombes (toujours en grève)

 

Et en plus, la Crypte archéologique suit également le mouvement (voir ici). C'est vraiment la guigne pour Paris-Musée...

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 14:48

 

Deux semaines après le mouvement entamé par les agents des Catacombes, ceux de la Crypte archéologique était aussi en grève ce vendredi 11 mai. Le gestionnaire de ces deux sites, Paris-Musée, étant apparemment incapable d'entamer lui-même des négociations sérieuses, les agents grévistes et les syndicats sont  désormais obligés de s'en remettre à sa tutelle, la Mairie de Paris, pour sortir de la crise.

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