Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
  • Contact

Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

Recherche

1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 10:40

 

     Le 28 septembre, Mariannne est venue soutenir les grévistes du Petit Palais

Grève réussie au musée du Petit-Palais : Marianne était avec la CGT et les salles sont restées vides

               Une grève réussie au Petit-Palais. La preuve, les salles étaients vides

Grève réussie au musée du Petit-Palais : Marianne était avec la CGT et les salles sont restées vides

.

Partager cet article

Repost0
28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 21:39
Le musée du Petit Palais, au bord de l’explosion sociale, sera en grève le 28 septembre

Dernière provocation en date de la direction du musée : sucrer un quart d’heure de pause déjeuner pour les agents

Le climat est lourd, très lourd au musée du Petit Palais (VIIIe) : manipulations, intimidations, menaces sont le quotidien des agents…. Lesquels sont au bord de l'explosion sociale. A tel point qu’un préavis de grève a été déposé pour le 28 septembre jour de l'inauguration de la prochaine exposition consacrée à Oscar Wilde.

Le feu couve depuis un moment. Notamment depuis que les agents ont été contraint de réclamer leurs heures supplémentaires, lesquelles n’avaient pas été payées depuis plusieurs mois. Les personnels furieux n’hésitaient pas d’ailleurs à considérer leur direction comme étant « incompétente ». Ambiance...

Puis, la direction du musée decida sans préavis de retirer les protections entourant les œuvres. Une décision qui eu pour conséquence de voir les personnels de la surveillance empêcher continuellement les visiteurs de toucher tableaux et statuts jusque là protégés. Une situation qui faisait dire aux agents « que les œuvres n’appartenaient pas au secrétaire général du musée ». Pas faux. Mais surtout, vu le sous-effectif récurrent, devenu de plus en plus compliqué à gerer.

Toutefois au lieu de faire profil bas, la direction du Petit Palais a préféré en rajouter une couche. Histoire peut être d’emmerder Paris-Musée, l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale et de son président Bruno Julliard ? Car cette fois c’est une note interne qui met le feu au poudre. Il est vrai que celle-ci ratiboise, rien de moins, quinze minutes sur le temps de pause déjeuner des personnels, que ce soient ceux en charge de la surveillance ou ceux en charge de l’administratif en leur interdisant d’aller à la cantine de l’Hôtel de Ville, la seule désormais prévue par la mairie de Paris pour accueillir les personnels du musée du Petit-Palais.

« Depuis la fermeture de la cantine du Louvre les agents du musée ne bénéficient plus de solution de restauration à proximité » ose affirmer la note du SG. Lequel ne semble pas très à l’aise avec la vérité sur ce coup là. D’abord la fameuse cantine du Louvre….est fermée depuis deux an et demie ! Il était donc temps que la direction du musée prenne les choses en mains. Sauf que les agents ont juste deux stations de métro supplémentaires pour utiliser, une autre cantine de la Ville de Paris, celle de l’Hôtel de Ville, qui n’est donc pas moins « de proximité » que celle du Louvre puisque En gros, on est passé de 20 minutes à vingt trois minutes de trajet.

De son côté, croyant se la jouer maline, la direction du musée, sans en parler aux personnels concernés, a décidée d'utiliser sa botte secrète. « Afin de pallier à cette difficulté, une convention a été passée avec le ministère de l’intérieur pour autoriser l’accès des personnels du Petit Palais à leur site de restauration ». Petit problème : la cantine des pandores, située rue Cambacéres se trouve.... à au moins vingt minutes elle aussi ! Et à pieds qui plus est puisqu’il n’y a pas de transport ! Plutôt gênant quand on sait qu’il y a une forte proportion d’agents de la ville qui ont été reclassés dans les musées pour motif médical. Les collègues continuent donc d’aller à la cantine de l’Hôtel de Ville. Normal c’est moins loin et plus facile d'accès finalement.

C'est alors, ultime provocation, que la direction du Petit Palais a décidé de se la jouer mesquine en s’appuyant sur sa fameuse convention passée avec la Place Beauvau : « les agents bénéficiant désormais d’un restaurant administratif à proximité du musée, le délai de route est maintenant diminué d’un quart d’heure ». Tchak. Bref, ça gueule sévère aussi bien dans les salles que dans les bureaux. On les comprend. Les agents ont donc décidé de se mettre en grève pour exprimer leur colère et leur défiance. Seule solution pour Bruno Julliard de rattraper le coup : rétablir le fameux quart d’heure de délais de route. Pour commencer.

 

                La mairie de Paris laissera-telle les agents du Petit Palais déjeuner tranquille ?

Le musée du Petit Palais, au bord de l’explosion sociale, sera en grève le 28 septembre

Partager cet article

Repost0
21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 18:12
Plusieurs tableaux détériorés au musée du Petit Palais !

Delphine Levy, la directrice de Paris-Musées, génée aux entournures, prie pour que l'affaire ne devienne pas publique

Le climat est lourd, très lourd au musée du Petit Palais (VIIIe) : manipulations, intimidations, menaces sont le quotidien des agents…. lesquels sont au bord de l'explosion sociale. A tel point qu’un préavis de grève a été déposé pour le 28 septembre jour de l’inauguration de l'exposition consacrée à Oscar Wilde (lire ici).

Mais ce n'est pas tout, car en dehors des mauvaises relations sociales, c'est la façon dont la direction du musée du Petit Palais administre son établissement qui est désormais mise en cause. Une gouvernance qui va jusqu'à mettre péril les œuvres exposées. Dernier épisode en date : la suppression des gardes-corps qui entouraient les œuvres. Cette initiative prise par le directeur du musée, Christophe Leribault « pour des raisons esthétiques » a surtout eu pour conséquence la détérioration de plusieurs tableaux. Ainsi certains d'entre-eux ont été rayés ou troués.... dont un était prêté ! Pas de pot. Reste à savoir qui va payer pour cette incompétence...

Peut être que la direction du Petit-Palais se fout de ses collections, mais les personnels, et la CGT avec eux, rappellent « que le patrimoine n'appartient pas à la direction de l'établissement mais à tous le monde ». Interpellée par notre syndicat, Delphine Levy, la directrice de Paris-Musées, l'établissement en charge des musées municipaux de la capitale, gênée aux entournures, a lâché du bout des lèvres « qu'elle renouvelait toute sa confiance » à Christophe Leribault, le patron du Petit-Palais. Mais on sentait bien qu'elle priait surtout pour que l'affaire ne devienne pas publique. Et maintenant ? Et surtout qu'en pense la mairie de Paris qui a la tutelle de tout ce beau monde ?

Ah, au fait, on confirme, le musée du Petit-Palais sera bien en grève le 28 septembre aussi pour cause de gros malaise social. Au moins ce jour là les œuvres seront préservées.

Plusieurs tableaux détériorés au musée du Petit Palais !

Partager cet article

Repost0
2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 08:18

De leur côté, les personnels commencent à en avoir vraiment marre du climat délétère qui règne dans l’ossuaire de la place Denfert-Rochereau

La mairie de Paris voulait s’en mettre plein les fouilles avec les catacombes en augmentant de manière spectaculaire le prix des tickets (lire ici) mais promettait à ce tarif des conditions d’attente optimales. Une manoeuvre obtenue en réduisant… la durée de la visite ! Habile...

« Le temps d’attente sera considérablement réduit, ce qui permettra d’ailleurs d’attirer de nouveau les Parisiens qui boudaient les catacombes parce qu’ils n’avaient pas envie d’attendre trois heures avant d’entrer dans le site » pronostiquait ainsi la patronne de Paris-Musées au quotidien 20 minutes.

Eh ben c’est raté, car selon le témoignage des agents il faut désormais compter…. deux à trois heures avant de pouvoir espérer mettre un pied dans l’ossuaire de la Place Denfert- Rochereau. Il est vrai que la file fait plusieurs centaines de mètres comme le montre notre vidéo. Et aucune mesure n’est prise par Paris-Musées pour rassurer ou renseigner les visiteurs. Conséquence : les agents doivent régulièrement calmer et réguler une foule au bord de l’explosion sans qu’aucune mesure ne soit prise par Paris-Musées pour rassurer ou renseigner les visiteurs.

De leur côté, les personnels commencent à en avoir vraiment marre du climat délétère qui règne aux Catacombes, comme l’illustre, parmi d'autres épisodes, l’état de leur salle de repos occupée illégalement par des cartons qui dégagent par ailleurs une odeur pestilentielle au mépris de toutes les règles d’hygiène et de sécurité. A Paris-Musées d’agir pour mettre fin aux mauvaises conditions qui touchent aussi bien les agents que le public.

 

                                           Aux Catacombes, même les cartons font la queue...

Deux à trois heures d’attente pour pouvoir entrer aux Catacombes

Partager cet article

Repost0
23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 13:09
Bruno Julliard se prend une veste de la part de la majorité des syndicats de Paris-Musées

Les élus du CHSCT ont refusé de participer à ce qui n'est devenu qu'une simple mascarade

Il n’y a pas qu’avec le gouvernement de Manuel Valls que le dialogue social tourne à l’affrontement.  À la mairie de Paris, bien qu’occupée par des « frondeurs », c'est également le cas. Et plus particulièrement au sein des musées municipaux de la capitale.

A tel point que la quasi-totalité des syndicats (CGT, FO, UNSA et SUPAP) a annoncé le boycott du Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHSCT) de l’établissement public, Paris-Musées. Son président, Bruno Julliard ayant, il est vrai, refusé la mise à l'ordre du jour de nombreux points pourtant demandé par le secrétaire en charge de l’instance.

« Le président empêche, limite, fait le tri. Il peut ainsi orienter et évacuer les sujets qui dérangent, sans qu’ils ne puissent aucunement faire l’objet d’un vote, d'une délibération qui pourrait lui être opposable » on déclaré les syndicats pour justifier leur refus de participer à cette mascarade.

Autre reproche fait par les partenaires sociaux : « Paris-Musées limite et refuse l'information nécessaire aux missions du comité et de son secrétaire ». Un délit selon le Conseil Constitutionnel  qui a ainsi jugé en 1993 que le « respect du VIIe alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 implique que les représentants des salariés bénéficient des informations nécessaires pour que soit assurée la participation du personnel à la détermination collective des conditions de travail et à la gestion de l’entreprise (déc. no 93-328 DC du 16 décembre 1993) ». On ignore si Bruno Julliard compte couvrir encore longtemps toutes les irrégularités de la direction de l'établissement public en charge des musées parisiens.

Avant toute reprise des discussions les syndicats demandent donc au premier adjoint d’Anne Hidalgo « l’application des textes réglementaires » Ce qui est, convenons - en, le moins que l’on puisse attendre de la part de l’ancien syndicaliste étudiant. Les élus du CHSCT demandent également des « moyens pour l’accomplissement des missions du comité de prévention des risques professionnels » largement insuffisant jusque là. Ils exigent surtout « que leurs missions et leur travail se déroulent dans un climat serein et non semés d’embûches, lesquelles sont posées ça et là par Paris-Musées ».

Mais les représentants des personnels ont gardé le meilleur pour la fin en déclarant qu'ils « aimeraient bien que le Président consacre suffisamment de temps à chaque ordre du jour et n'expédie pas la séance en deux heures de temps comme c’est le cas actuellement ». En effet, Bruno Julliard cumulant les fonctions à la mairie de Paris (premier adjoint, adjoint à la culture, adjoint à la nuit, adjoint en charge des relations avec les mairies d’arrondissement, adjoint en charge du Patrimoine, président de Paris-Musées, administrateur à la RIVP, au syndicat d’assainissement, etc….)  est en général peu ( voire pas du tout) disponible lorsqu’il s’agit d’aborder les questions sociales. A croire que rencontrer des syndicalistes lui fait horreur….

Bruno Julliard se prend une veste de la part de la majorité des syndicats de Paris-Musées

                - Jesus, Marie, Joseph, délivrez-moi des syndicats de Paris-Musées

Partager cet article

Repost0
6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 16:09
A Carnavalet, Paris-Musées nous fait la TOTAL !

Un partenariat pourtant en complète contradiction avec les valeurs affichées par Anne Hidalgo et Bruno Julliard

Encore un pas franchi dans la marchandisation des musées municipaux de la capitale. Après la location des catacombes au site Airbnb, voilà que Paris-Musée va nous faire la Total, cette fois à Carnavalet. Et attention, c’est aussi lourd que du pétrole brut.

La prestation est prévue pour ce vendredi 10 juin et pour cela il a été lancé un appel en direction des agents d’accueil du musée pour une visite privée nocturne destinée…. au groupe Total ! Oui, oui, le Total que vous connaissez dont le PDG, songe à réviser sérieusement  « les investissements prévus en France en raison du blocage de raffineries par des opposants à la loi travail » exerçant la un honteux chantage sur les personnels.

Last but not least, Il est spécifié qu'aucun plateau-repas ne sera délivré aux agents qui seront d’astreinte à cette occasion...Qui dort dîne ?

Cela coûterait probablement trop cher à Total bien que son PDG ait touché en 2015 un salaire de 4,7 millions d'euros. Une paille, puisque ce dernier a osé déclarer « dans le marché européen et mondial je peux vous dire que, par rapport à mes collègues américains et anglo-saxons, ils me prennent pour un petit rigolo ». Totalement ?

Chez Total on ose tout d'ailleurs puisque c'est aussi un groupe, « qui ne paie pas d'impôt sur les sociétés en France, et qui pourrait toucher un chèque du fisc de 80 millions en 2017 au titre du CICE (crédit d’impôt compétitivité) et du Crédit d'Impôt Recherche. Ce qui suscite des critiques... »  peut-on lire…. jusque dans Le Figaro ! Un journal qu'on ne peut pourtant pas soupçonner de gauchisme échevelé (lire ici).

Reste à la mairie de Paris d'annuler ce partenariat en complète contradiction avec les valeurs véhiculées par le socialisme municipal. A moins de finalement faire appel à un traiteur ?

A Carnavalet, Paris-Musées nous fait la TOTAL !

                                    - Tiens mon gars, va t'chercher un petit sandwich

Partager cet article

Repost0
20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 12:16
Au musée Carnavalet on veut s’en mettre plein derrière la cravate

Franchement faire les (maigres) poches des personnels pour renflouer les caisses fallait y penser… 

Il n’y a pas de petits bénéfices pour le musée Carnavalet. Visiblement la fermeture de l’établissement prévu pour cet automne est l’occasion d’écouler les invendus puisque l'association Les Amis du Musée s'est permis d'organiser in situ une braderie pour écouler ses stocks de livres et autres catalogues.

Une démarche pourtant étrange car cette vente n’est pas destinée au public mais seulement…. aux agents du musée Carnavalet ! Franchement faire les (maigres) poches des personnels pour renflouer les caisses fallait y penser…  Rappelons que tout commerce est interdit sur nos lieux de travail.

Encore une fois, Paris-Musées, l'établissement public en charge des musées municipaux de la capitale, ferme les yeux et montre sa conception de la légalité à deux vitesses : intraitable avec les uns (les personnels, la CGT)  et très pemissive ave d'autres : Les Amis du Musées  en l'occurrence

Ah petit détail croustillant : pour tout achat de livre… une cravate était offerte ! Les agents en sont tombés à la renverse en apprenant ce geste commercial. Pour le costard en revanche Les amis du musées n’avaient rien prévu. Mais comme dirait un célèbre ministre, « pour en voir un, faudra bosser, bande de feignasses ! ».

N’empêche quand on pense à cette vente privée on se dit que les agents de la surveillance de Carnavalet étaient bien bêtes, eux qui prenaient la peine de collecter d'anciens uniformes afin d'en faire don à des associations caritatives.

A l’avenir ce genre d’acte gratuit n’aura donc plus court avec les nouvelles pratiques de Paris-Musées toujours en quête d’argent frais. Et la proposition sera ainsi libellée : pour tout achat d'une veste, nous vous accorderons un bon de réduction pour une cravate estampillée Carnavalet.

 

     Carnavalet tente de faire les (maigres) poches des personnels pour renflouer les caisses

Au musée Carnavalet on veut s’en mettre plein derrière la cravate

Partager cet article

Repost0
3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 14:46

.

La CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri et appelle à manifester le 9 mars

.

Parce que nous sommes solidaires de tous les salariés du privé comme du public (et les deux coexistent dans notre établissement public) mais aussi parce ce que si ce texte passe, la prochaine étape sera la réforme du statut des fonctionnaires

Soyons tous en grève (et dans la rue)  le mercredi 9 mars à l’appel des syndicats et des organisations de jeunesse pour demander le retrait du projet de loi sur le code du travail. Un texte qui nous renvoyait furieusement tout droit au XIXe siècle (voir ici le détail). Un projet « ni amendable, ni discutable » pour la majorité des habitants de ce pays comme le prouve la pétition mise en ligne et qui file vers le million de signataires. La goutte de trop surtout….

Si la CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri c’est parce que nous sommes solidaires de tous les salariés du privé comme du public (et les deux coexistent dans notre établissement public)  mais aussi parce que si ce texte passe, l’étape suivante sera la réforme du statut des fonctionnaires...

Et, pour le coup, les agents affectés à Paris-Musées ont un avant goût de ce qui pourrait arriver, eux qui depuis sa transformation en établissement public, ont pu constater les dérives d'une gestion très libérale : rentabilisation des agents, suppression de postes de veilleurs de nuit sans souci des risques encourus par le patrimoine et les réticences des prêteurs, tentatives répétées de contourner les organisations syndicales démocratiquement élues par les personnels afin de sonder directement les agents souvent mal informés, influençables et pour certains manipulables.

Mais Paris-Musées, c’est aussi la prolifération de soirées privées, l’extension des horaires sans créations de postes, la remise en cause de l'accord RTT et le recours à des contractuels ou des Contrat d’Avenir qui effectuent les tâches théoriquement confiées à des fonctionnaires. On se demande bien quelle peut être la couleur politique de l’élu qui préside cet établissement public.

En tous cas, parce que les musées sont gardiens de notre patrimoine et que notre patrimoine c'est aussi l'histoire des luttes, des acquis sociaux, des artistes engagés pour la diffusion de la culture, pour que tous aient le temps et les moyens d'y accéder, pour que ceux qui font vivre les musées soient respectés et considérés, de l'agent de surveillance au conservateur, pour toutes ces raisons et pour tant d'autres, la CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri et appelle à la grève le 9 mars.

Un premier rassemblement sera organisé par les syndicats à 12h30 devant le siège du Medef, avenue Bosquet (VIIe) dans les beaux quartiers (le métro le plus proche est École Militaire). L’occasion d’aller saluer notre ami Pierre Gattaz. Direction ensuite le ministère du travail, Rue de Grenelle, toujours dans le même arrondissement. Comme on le voit les deux institutions déjà très proches idéologiquement le sont aussi géographiquement. Après cette mise en jambe (et quelques merguez), direction la place de la République où aura lieu le grand rassemblement de la journée à 14 heures avec le renfort de la jeunesse. Allez tous ensemble le mercredi 9 mars pour faire entrer ce gouvernement dans le vrai XXIe siècle (lire ici).

 

                       Pour sûr, y aura du monde le 9 mars pour protester contre la loi Travail

La CGT de Paris-Musées dit non au projet de loi El-Khomri et appelle à manifester le 9 mars

Partager cet article

Repost0
1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 08:11
Un élu du CHSCT de Paris-Musées évite à Bruno Julliard d'être épinglé par la justice !

Il est vrai que l'adjoint en charge de la culture n'est guère aidé par la direction de l'établissement public en charge des musées municipaux, laquelle multiplie les entorses au droit du travail

C'est ce que l'on peut appeler une bourde. A croire que la direction de Paris-Musées, l'établissement public en charge des musées municipaux de la Capitale, essaye de mettre en difficulté Bruno Julliard dès que l'occasion se présente. Dans sa précipitation à vouloir changer l'organisation du travail des agents des catacombes et des personnels de la surveillance, la direction de Paris-Musées a voulu soumettre des projets de délibération aux partenaires sociaux sauf qu'elle s'est complètement emmêlée les pinceaux et risque pour cela d'être épinglée par la justice.

En effet qu'elle ne fut pas la surprise des membres du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de Paris-Musées de découvrir que deux modifications importantes de délibérations étaient inscrites à l'ordre du jour de leur prochaine réunion plénière convoquée par Bruno Julliard, le président de l'établissement public. Une erreur manifeste de droit. Ce qui n'a pas échappé à un élu de la CGT.

Dans une lettre recommandée envoyée au premier adjoint en charge de la culture, l'élu CGT met carrément les pieds dans le plat. « Les points présentés pour avis ne répondent pas à la compétence et aux attributions du comité hygiène et sécurité et des conditions de travail prévient-t-il , en raison que le CHSCT n'a pas à se prononcer sur les délibérations du conseil d'administration de Paris Musées et leurs modifications. Cette partie de la réflexion étant du domaine propre..... des comités techniques ! ». Et oui, Paris-Musées s'est trompé d'instance puisque toute modification de l'organisation du travail doit avant tout être présentée à un Comité Technique, l’équivalent des comité d'entreprises pour la fonction publique. Mieux, pour d'autres points mis à l'ordre du jour, Paris-Musées n'a pas envoyé les documents nécéssaires ce qui les invalides de facto.

Et notre camarade d'ajouter cinglant : « il n'est pas inutile de rappeler que le comité n'est pas une chambre d'enregistrement à l'instar du conseil d'administration de Paris Musées. Le CHSCT ne peut œuvrer utilement que s'il procède à l'analyse des risques professionnels dans les conditions définies par l'article L. 4612-2 du Code du travail. Ce n'est qu'à cette condition qu'il peut proposer ou suggérer toutes mesures de nature à améliorer l'hygiène et la sécurité du travail. » Et toc ! voilà pour le premier adjoint d'Anne Hidalgo qui aurait dû se renseigner auprès d'une (ancienne) inspectrice du travail.

Au cas où l'ordre du jour serait maintenu, Bruno Julliard, outre le fait de voir ces délibérations annulées par le préfet lors du contrôle de légalité risquerait surtout illico d'être condamné pour entrave, ce qui ferait tâche pour un ancien syndicaliste étudiant.

Il est vrai que Bruno Julliard n'est guère aidé par la direction de Paris-Musées, laquelle multiplie les entorses au droit du travail.selon notre camarade qui pointe « les dysfonctionnements récurrents de Paris Musées, les manquements relatifs à leurs obligations de sécurité sont amplifiés par l'absence du bureau de prévention des risques professionnels. L'absence d'enquête sur les accidents de travail et leur empêchement par la direction de Paris Musées ». Un constat alarmant qui devrait inquiéter Bruno Julliard.

Et l'élu CGT de conclure : « les lois Auroux qui avaient pour ambition de transformer profondément les relations de travail au profit des travailleurs et mettre l'accent sur la responsabilisation des différents acteurs sociaux devraient interpeller le président du CHSCT de Paris Musées en tant que garant de l'application de l'esprit de l'esprit des ces textes légaux ». Pour mémoire, Jean Auroux était un ministre socialiste et selon la fondation Jean-Jaures proche de la rue de Solférino, le promoteur de l'ambition sociale (lire ici).

 

   Un élu CGT du CHSCT de Paris-Musées évite à Bruno Julliard des ennuis avec la justice

Un élu du CHSCT de Paris-Musées évite à Bruno Julliard d'être épinglé par la justice !

- Bernard, remercie le camarade pour moi car je suis vraiment pas aidé par ces branquignoles

Partager cet article

Repost0
18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 13:15
Aux Catacombes, la mairie de Paris s'en met plein les fouilles

  Les syndicats savent désormais où frapper pour organiser un piquet de grève

Les catacombes de Paris vont-elles devenir une pompe à fric ? On le croirait bien à lire les tarifs d'accès à l’ossuaire géré par la Mairie de Paris, via l’établissement public Paris-Musées. En effet, il suffit de jeter un coup d'œil sur le site internet de cet auguste établissement pour constater que pour rendre visite aux squelettes de la capitale il y en a pour toutes les bourses. Enfin surtout les plus grosses

Pour une simple visite, réduite à la portion congrue de 45 minutes par la direction de Paris-Musées (au lieu d’une heure auparavant), il faut avoir la poche profonde car le tarif minimum est de douze euros. Rappelons qu'il y a peu, il était, tenez vous bien, de… huit euros. Une augmentation de 50 % en quelques mois. Bien plus  que l’inflation.

Mais attention, la Ville de Paris ne compte pas en rester là car à ce (gros) tarif de base peuvent s'ajouter quatre euros pour visiter la crypte archéologique située à proximité de Notre-Dame. Une bonne affaire pour le chaland ? Même pas, car La ville ne fait grâce que d'un euro pour cet achat groupé.

Vient ensuite tout un tas d’options sur lesquelles la municipalité compte gratter quelques billets supplémentaires  : 35 euros pour une visite guidée en français ou encore 37 euros pour celle en anglais...Une véritable arnaque alors que les salaires des conférenciers dont certains, aux contrats fantaisistes et souvent précaires, touchent à peine plus que le SMIC...

Enfin, si l’on n’en croit toujours le site des catacombes, la gamme des tarifs est même encore plus complexe car Paris-Musées va jusqu’à exiger la somme de 110 euros pour certains groupes, 80 pour d'autres, sans oublier 5 euros  pour les audio-guides......Vous n'avez pas tout compris ?...Nous, non plus ! A noter que l'établissement public est également très riche dans le champs lexical puisque quand il daigne accorder la gratuité d'accès, c'est à des « groupes issus du champ social ». Ouch. il est vrai aussi qu'il a inventé une visite à 30 euros pour le droit de parole des groupes (?). On n’invente rien ! D’ailleurs c’est ici.

L’établissement public Paris-Musées est au final très très riche puisqu’ayant déjà encaissé 350 000 euros pour la location fameuse de l’ossuaire à Airbnb (lire ici) sans compter les locations privées (voir là). Mais alors, où passe tout ce flouze ? Pas dans la poche du personnel en tout cas. La CGT souhaite donc qu’une partie de cet argent serve, pour une fois, à financer l'augmentation des maigres primes des agents des Catacombes, eux qui travaillent depuis des années dans le froid, l'humidité et l'obscurité. Quant aux agents de surveillance recrutés en CDD, ils ne sont pas non plus informés de la prolongation de leur contrat qui prend fin dans quelques semaines...

Une chose est sûre: Si Paris-Musées ne veut pas répondre aux demandes légitimes des agents, les syndicats savent désormais qu'il faut frapper au portefeuille pour organiser un piquet de grève.

Aux Catacombes, la mairie de Paris s'en met plein les fouilles

                                - En plus, on a des jeunes motivés qui savent où aller bloquer

Partager cet article

Repost0