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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 16:38
Le musée Carnavalet fermé en urgence pour « problème technique »

  En réalité, le système de sécurité-incendie est, de nouveau, tombé en panne !

Aujourd'hui, dimanche 17 janvier, en début d'après midi, le musée Carnavalet, situé entre la rue des Francs-Bourgeois et la rue de Sévigné (IIIe) dans le marais, n'a pas été en mesure d'ouvrir ses portes au public « en raison de problèmes techniques ». Un euphémisme.

En réalité, le système de sécurité-incendie est, de nouveau, tombé en panne. Un problème déjà apparu ces derniers jours et signalé à plusieurs reprises par les agents du PC de sécurité. Petite précision : le cahier Hygiène et Sécurité du musée Carnavalet où, en principe, on se doit de noter les observations de cet ordre... était introuvable ! Sa présence est pourtant obligatoire selon la loi qui régit les établissements qui reçoivent du public.

De son côté, le conservateur d'astreinte n'a pas jugé utile de se déplacer, bien que sans nouvelle de la direction ou du responsable de la sécurité de Paris-Musées, l’établissent public en charge des musées municipaux de la capitale. Ils devaient probablement êtres en train de relever les compteurs aux catacombes (lire ici).

Encore une fois, ce sont les encadrants intermédiaires qui ont dû gérer la situation avec sang froid, désintéressement et conscience professionnelle. Sans doute Carnavalet n'est-il pas encore assez rentable pour qu'on traite avec une telle désinvolture le public et les personnels ? Paris Musées sera-t-il plus attentif lorsque les locations d'espace seront généralisées, la cafétéria installée, et, qui sait, l'accès au musée Carnavalet payant ?

A l'heure où nous écrivons ces lignes, nous ignorons quand le musée sera en mesure d'ouvrir de nouveau ses portes.

 

                                Sécurité-incendie : Paris-Musées manie a merveille l'art de la litote

Le musée Carnavalet fermé en urgence pour « problème technique »

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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 08:43
Quand la direction de Paris-Musées fait sa mijaurée

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Il faut dire que l'établissement public fait tout pour cacher le sort qu'il compte réserver aux personnels du musée Carnavalet

Le 13 janvier prochain, Delphine Levy, la directrice de Paris-Musées, va présenter aux agents du musée Carnavalet les conditions dans lesquelles seront réalisées les travaux ainsi que le sort qui leur sera réservé ... N'aurait il pas été plus judicieux, plus courtois, soyons fous, osons même plus respectueux d'informer en amont les organisations syndicales ? A croire que la direction de l'établissement public en charge des musées municipaux parisiens a peur de rencontrer les représentants du personnel. Une vraie mijaurée !

Certes, il est dans l'air du temps de zapper les organisations syndicales, à preuve les référendums qui se multiplient dans les entreprises pour mieux faire avaler des couleuvres aux salariés, souvent mal informés, plutôt que de discuter avec des représentants démocratiquement élus et donc parfaitement légitimes à défendre le droit des travailleurs. Mais ceci explique peut être cela. D'autant, et c'est de mauvais augure, que Paris-Musées sait parfaitement à quelle sauce seront mangés les agents...

Mais voilà, on fait durer le plaisir, on assure « qu'on aidera les agents dans leur éventuelle démarche de reconversion professionnelle ». Mais de quelle façon ? La DRH a-t-elle listé les postes vacants à,proposer à ses agents ? Quelle marge de manœuvre auront ceux-ci pour refuser telle ou telle affectation alors qu'en dernier ressort ce sont les fameuses « nécessités de service » qui font loi et que les agents ne sont pas « propriétaires de leur poste » ?

On connaît également les méthodes de certaines directions d'établissement : « Je ne veux pas d'untel qui est trop comme cela ou d'une telle dont on m' a confié qu'elle est trop comme ceci » etc...Aaaahhhh !! Cette fameuse rumeur et son corollaire, la discrimination qui, proche de la calomnie, doublée d'une psychologie de comptoir teintée d'un certain sadisme et marquée par l'ivresse du petit pouvoir, permet excommunier sans raison un certain nombre d'agents.

 

Quand la direction de Paris-Musées fait sa mijaurée

       Delphine Levy, la directrice de Paris-Musée ira-t-elle à la pêche aux derniers potins ?

 

Sans compter « l'abus à des fins privées, d'un pouvoir reçu en délégation publique..» dont Paris-Musées, assure la main sur le cœur que cela n'existe pas dans les musées ! Pourtant on connaît les promotions éclair et les postes réservés aux copains, voire aux copains des copains... La démocratie, dont le service public devrait être la vivante incarnation, c'est la transparence. Est-il certain que celle-ci soit respectée dans les musées ? On peut en douter.

La CGT souhaite ardemment que soient pris en compte les souhaits des agents. Et de tous les agents. Au moins pour ce qui concerne les personnels en charge de la surveillance et leur hiérarchie. Un souhait d'autant plus facile à satisfaire que les musées sont en sous-effectif. Idem pour les agents du PC de sécurité qui n'ont pas ménagé leur peine et leur temps malgré le peu de reconnaissance de leurs compétences et le manque de dialogue au sein de l'établissement.

Ce que nous demandons est simple : que les refus d'accueillir un ou une collègue soit clairement argumenté et consigné par écrit par le chef d'établissement afin d'éviter toutes formes de discriminations, telle que la syndicalophobie, symptôme névrotique fort répandu à Paris-Musées qui génère une forte angoisse chez certains chefs d'établissement et résisterait probablement à toute forme de thérapie.

Nous demandons également que la DRH accompagne réellement les agents avec des propositions de poste concrètes et une information claire qui prendra en compte leurs problèmes, notamment de santé. En effet, dans certains établissements le taux de personnes handicapées ou reclassées atteint le chiffre très elevé de 30% !!!

Enfin, nous souhaitons que les personnels de Carnavalet puissent être accompagnés d'un représentant syndical de leur choix. Évidemment, nous les encourageons vivement à choisir la CGT (car l'essayer, c'est l'adopter). La balle est donc dans le camp de Paris Musées pour que cette année 2016 soit une réussite en terme de dialogue social.

 

              La CGT demande que les personnels de Carnavalet puissent être accompagnés

Quand la direction de Paris-Musées fait sa mijaurée

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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 09:59

La France est en deuil suite aux attaques terroristes qui ont fait plus d'une centaine de morts hier soir dans la capitale. Face à cette situation, les bibliothèques parisiennes vont rester fermer ce week-end, selon un communiqué de la mairie de Paris.

« Compte tenu de la situation, les bibliothèques seront fermées ce samedi » a indiqué l'administration parisienne dans un message envoyé à l'ensemble des personnels. Pour les quatre bibliothèques qui ouvrent le dimanche la mairie de Paris indiquera « si cette mesure est reconduite pour le dimanche ». Il est néanmoins probable qu'elles resteront fermées.

Cette décision de fermeture est étendue à l'ensemble des équipements municipaux recevant du public dont les conservatoires et les musées. La mesure, là aussi, concerne tout le week-end.

Pour des ouvertures éventuelles la semaine prochaine, il faudra attendre les consignes du Gouvernement et de la Ville de Paris. Actuellement le pays est placé en situation « d'état d'urgence ».

 

 

Les bibliothèques, les conservatoires et les musées parisiens fermés suite aux attentats qui ont frappé la capitale

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 16:35
Au musée Bourdelle, les pompiers sont intervenus à temps grâce à la présence des veilleurs de nuit

Une catastrophe qui ne pourra pas être évitée à l'avenir si la mairie de Paris persiste dans son projet de supprimer les veilleurs de nuit pour les remplacer par un système de télésurveillance.

La catastrophe a été évitée de justesse il y a deux jours au musée Bourdelle. L'établissement qui dépend de la Ville de Paris, situé dans le quartier de Montparnasse et qui abrite les œuvres du célèbre sculpteur, a en effet été victime d'un dégât des eaux si important qu'il a nécessité l'intervention de la police et des pompiers. Heureusement que les veilleurs de nuit étaient présents pour donner l'alerte sinon...

Au cœur de la nuit, ces derniers ont entendu de multiples alarmes de détection incendie provenant du local du système central de climatisation. Leur intervention rapide a permis de constater que le système était au bord de l'explosion et laissait s'échapper de la vapeur d'eau brûlante, d'où le déclenchement des alarmes. En fait, le système était surtout en train de perdre les eaux...

Les personnels qui font office de veilleurs de nuit ont donc suivi le protocole d’alerte en avertissant immédiatement la directrice du musée puis en appelant les pompiers. Ces derniers devant l'ampleur des dégâts, la fuite touchant plusieurs étages du musée, ont dû procéder immédiatement à des opérations de pompage. Et vu la nature sensible de l'établissement, la police était également présente sur place. En tout cas, l'opération conjointe des veilleurs de nuit et des pompiers a permis de préserver le bâtiment et les œuvres du musée Bourdelle.

Une catastrophe qui ne pourra pas être évitée à l'avenir si la mairie de Paris persiste dans son projet funeste de supprimer les veilleurs de nuit de nombreux musées municipaux pour les remplacer par un système de télésurveillance. Un système qui non seulement ne remplacera pas la présence humaine qui toute la nuit effectue régulièrement des rondes pour détecter tous les problèmes qui peuvent éventuellement survenir (intrusion, incendie, inondation..) mais qui en plus ne sera jamais aussi réactif q'un PC de sécurité présent sur place. Car oui, préserver les œuvres est aussi une des missions principales (sinon la première) de tout musée qui se respecte.

La Mairie de Paris avait fait une première tentative de suppression des postes de veilleurs de nuit au musée Bourdelle dans les années quatre-vingt-dix, considérant à l’époque que la présence d’une gardienne à la loge suffisait à sécuriser l’établissement. La réaction de Rhodia Dufet Bourdelle, alors propriétaire des sculptures en bronze a été cinglante, exigeant la présence constante d'une équipe de sécurité qualifiée pour protéger les œuvres et le bâtiment. Elle avait fini par avoir gain de cause. Il est vrai qu'elle avait menacé la ville de changer le testament. Un avertissement pour Paris-Musée, l'établissemnt en charge des musées municipaux de la capitale

 

       Musée Bourdelle: Les pompiers sont intervenus illico presto grâce aux veilleurs de nuit

Au musée Bourdelle, les pompiers sont intervenus à temps grâce à la présence des veilleurs de nuit

                        Tu vois le gars en survetement, il a comme un air de télésurveillance

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 09:02
Paris Musées, désormais riche comme crésus, doit reverser un peu de ses profits à ses agents

C'est très simple, seulement 10% du contrat passé avec Airbnb suffiraient largement à doubler la « prime de fin d'année » des agents de surveillance, de leur encadrement et des personnels administratifs

C'est une annonce qui a éberlué tous les personnels travaillant dans les musées municipaux parisiens : l'établissement public Paris Musées a empoché 350 000 euros de la part de la société Airbnb pour louer, pour une nuit, le site des catacombes (lire ici). Avec une telle somme tombée dans ses poches, Paris-Musées peut facilement augmenter les primes de fin d'année pour tous ses agents..Dans certains milieux, on appelle ça la participation aux bénéfices...

On nous répondra que « ça n'est pas le même budget », certes, mais les agents payés huit euros de l'heure auront un peu de mal à saisir la nuance, eux qui contribuent largement au succès de l'opération, comme d'ailleurs tous les personnels qui dans la surveillance ou au niveau administratif permettent toute l'année le bon fonctionnement des musées municipaux de la capitale.

L'année dernière, devant les demandes insistantes de La CGT, la directrice de l'établissement public a, partiellement, mis fin au copinage qui gangrenait la répartition de cette primette de fin d'année en exigeant un minimum de 150 euros par agent. La CGT l'en remercie. Toutefois, le montant maximum alloué à certains reste toujours mystérieux..

Mais puisque Paris-Musées s'apparente désormais à une entreprise privée en recourant toute l'année à des marques pour faire fructifier ses espaces, pourquoi ne pas consacrer 10% de cette somme aux agents. Cet intéressement aux bénéfices ravirait chacun d'entre nous...et il resterait encore 90 % dans les caisses de l'établissement public.

C'est très simple, 10% du contrat passé avec Airbnb, cette société spécialisée dans l'optimisation fiscale, ça fait 35 000 euros et cela suffirait largement à permettre de doubler la « prime de fin d'année » des agents de surveillance, de leur encadrement et du personnel administratif de catégorie C ou B. Alors ?... la CGT persiste et signe : 300 euros, c'est possible maintenant !

Paris Musées, désormais riche comme crésus, doit reverser un peu de ses profits à ses agents

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 16:20
Fermeture du musée Carnavalet : Où iront les personnels ?

La CGT exige équité et transparence sur l'affectation des agents durant les longs mois de travaux

Le musée Carnavalet va bientôt fermer ses portes au public pendant plusieurs années pour cause de travaux. L'organisation de ce gigantesque chantier n'est pas sans poser de question du côté des personnels.

Tout d'abord rappelons que l’équité de traitement est une donnée fondamentale de la gestion des agents du service public. La CGT ne doute pas que l’affectation de l’ensemble des collègues durant la fermeture du musée se fera dans la plus grande transparence… Toutefois, si ce n’était pas le cas, nous appellerions le personnel à faire connaître son mécontentement par les moyens que le droit syndical met à sa disposition.

Que propose la CGT ? Que soit pris en compte prioritairement le choix des agents, que ce choix soit en lien avec la distance domicile/ travail, des raisons de santé ou des obligations familiales...

Que l’avis des secrétaires généraux ou chefs d’établissement soit communiqué clairement et par écrit aux intéressés et que les agents puissent faire valoir un contre argumentaire si nécessaire.

Que cessent les pratiques du recommander ou déconseiller tel ou tel agent de façon officieuse mais qui finissent toujours par être connues (évidemment la directrice de Paris-Musées, madame Delphine Lévy va jurer la main sur le cœur que ces pratiques n’existent pas, mais la CGT a des preuves).

Que les agents particulièrement attachés à Carnavalet aient l’engagement d’y être ré-affectés après les travaux.

Que les agents soient informés dès aujourd’hui des décisions de la DRH quant au sort du PC de sécurité

La DRH et le Bureau de Prévention des Risques Professionnels nous ont assuré de leur détermination à lutter contre toutes les formes de discrimination et réaffirmé l’attention qu’ils portaient aux risques psycho-sociaux. Notre syndicat saura rappeler avec force cet engagement dès la prochaine réunion avec Paris Musées, que ce point soit ou non à l’ordre du jour, reprenant ainsi cette directive européenne que chaque employeur se doit se respecter : adapter le travail à l'homme et non l'homme au travail.

Fermeture du musée Carnavalet : Où iront les personnels ?

                  Musée Carnavalet : N'ayons pas l'esprit d'escalier mais exigeons la tranparence

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 15:57
Paris-Musée : Pourquoi la CGT dit au revoir à l’intersyndicale 

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               Parce que certains ont décidé en loucedé de faire cavaliers seuls

Depuis plusieurs mois, à la demande des agents, une intersyndicale (CFDT, CGT, FO, Supap et UNSA) s’était mise en place pour fédérer les revendications des personnels et s’opposer à la politique méprisante de Paris Musées.

Dans ce cadre, la CGT avait toute sa place, mais malheureusement nous venons d'apprendre avec surprise que FO et l'UNSA ont décidé en loucedé de diffuser un tract dans le dos des trois autres organisations qui composent l'intesyndicale pour tirer la couverture à elles en reprenant à leur compte les thèmes de la plateforme commune (notamment le privatisation de certains services de veilleurs de nuit). Un procédé, on ne peut plus déloyal, niant par ailleurs le travail accompli notamment par la CGT.

En effet, les thématiques abordées dans ce tract sauvage reprennent ni plus, ni moins.... que les propositions faites publiquement par notre syndicat depuis plusieurs années (prime dominicale, ticket-restaurant.....lire ici notre rubrique musée) ! Bref, face à cette initiative malhonnête qui préfère sacrifier les intérêts collectifs des agents des musées municipaux parisiens au profit d'intérêts particuliers de deux organisations, la CGT préfère se retirer de cette intersyndicale qui n'a désormais plus de sens. Et nous sommes bien les premiers à le regretter.

Mais bon, notre syndicat, qui déplore vraiment l'attitude de nos collègues de Force Ouvrière et de l'UNSA, fera ce qu'il a toujours fait au sein de Paris-Musées : continuer de défendre les personnels sur le terrain et dans les instances représentatives, avec le sérieux et la détermination que tous lui reconnaissent.

 

                      Paris-Musées : FOUNSA décident en loucedé de faire cavaliers seuls

Paris-Musée : Pourquoi la CGT dit au revoir à l’intersyndicale 

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 07:15
A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

Aux catacombes, entre la ville de Paris et la société Airbnb c'est l’amour à mort

C'est une société internet de location d’appartement. Elle s'appelle Airbnb. Elle est en train de vider Paris de ses habitants en transformant petit à petit les appartements de la capitale en lieu de villégiature pour touristes fortunés. Souvent au mépris de la loi.

Un drame dans une ville qui manque cruellement de logement et a vu disparaître 20 000 biens sur le marché locatif selon les spécialistes. D'ailleurs la mairie de Paris avait un temps protesté contre cette transformation de Paris en « Ville-musée » et voulait multiplier les contrôle contre cette entreprise prédatrice (lire ici).

Mais ça c'était avant. Désormais Airbnb et la mairie de Paris filent le parfait amour. A tel point que même le domaine public ne fait plus de vieux os, car la municipalité, à l'imagination sans limite, a décidé de transformer les catacombes, la plus grande tombe de Paris..... en chambre d'hôtel pendant le week-end Halloween. Au programme, selon Airbnb : des « récits fascinants » sur les catacombes, une « expérience culinaire hors du commun » accompagnée d'un concert privé mais aussi, un « vrai lit » au milieu des crânes et des ossements. Brrrr...

« Profitez du lever du soleil en compagnie des morts, vous serez la seule personne vivante à vous réveiller dans les catacombes de Paris », conclut Airbnb qui promet des « cauchemars garantis ». Un énorme coup de pub pour le site de location d'appartement. Il faut dire qu'il y met le prix puisque il aurait acheté le droit d'organiser l'événement en versant à Paris-Musée, le gestionnaire des Catacombes, la somme de 350 000 euros, selon la Tribune de l'art.

A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

                              Au Catacompbes la mairie de Paris fournit aussi un vrai lit !

A cette occasion, les catacombes seront bien évidemment entièrement privatisées pendant une soirée, une nuit entière et une matinée. Une première dans ce lieu qui dépend du musée Carnavalet. La mairie de Paris aurait toutefois imposé quelques conditions à l’événement. « Nous avons réclamé à l'organisateur plusieurs garde-fous, dont un comportement correct de la part des participants » Une pudeur de violette inhabituelle

Et Paris-Musées de signaler que rien ne viendra altérer l'ossuaire, notamment « l'absence de bougies ». Pas de pot pour l'établissement public, les photos publicitaires diffusées par Airbnb et visibles dans notre article contiennent nos seulement des bougies mais on peut même parler des chandeliers. Paris-Musées est encore tombé sur un os !

Mais comment la mairie de Paris peut elle dévoyer à ce point le domaine public ? La réponse tient peut être au fait qu'Airbnb a choisi la capitale pour y tenir en novembre prochain son événement annuel « Airbnb Open ». Un raout qui devrait attirer plus de 6.000 participants, Pour fêter l’événement Bruno Julliard, premier adjoint en charge de la culture à la Maire de Paris, a reçu en avril à l’Hôtel de Ville, Brian Chesky, co-fondateur et PDG de la société (voir ici). A la mairie de Paris, l’alliance du socialisme municipal et des multinationales d'Internet a donc fait une première victime, les catacombes, en transformant l'ossuaire en vulgaire chambre d'hôtel ! Notre syndicat ne peut que dénoncer cette privatisation rampante (et avec deux oreillers) du patrimoine municipal.

 

                                      Le PDG d'Airbnb et Bruno Julliard à l'Hôtel de Ville

A la mairie de Paris, le domaine public ne fait pas de vieux os

                                   - Mon cher Bruno, je peux aussi avoir les grands salons ?

                                                     - Quand tu veux, mon cher Brian

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 07:20
Quand  Anne Hidalgo se pointe incognito à Carnavalet  pour ne pas se frotter aux personnels

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Pour la direction de Paris-musées, la maire de Paris n'est peut être pas un personnage assez important pour qu'on annonce sa venue

Le mardi 15 septembre, Anne Hidalgo donnait à Carnavalet une conférence de presse sur la rénovation des musées parisiens... Curieusement, la direction du musée n'avait pas annoncé cet évènement aux personnels et surtout pas aux agents de surveillance à qui on répète pourtant  à l'envi que la sécurité est la priorité absolue de Paris-Musées, l’établissement public en charge des musées municipaux parisiens. Les agents face à la venue d’une telle personnalité étaient donc sensés redoubler de vigilance... A moins que…

A moins que pour Paris-Musées la  maire de Paris ne soit  pas un personnage assez important pour qu'on annonce sa venue et qu'on applique les mesures nécessaires afin d'assurer sa sécurité ? Y a vraiment plus de respect. Rappelons que les musées sont soumis au plan Vigipirate renforcé !

Pourtant quand il faut communiquer,  y a pas mieux que le musée Carnavalet. Un joli petit livret « d'information »  intitulé le chat est ainsi distribué chaque mois au personnel. certes, on y apprend régulièrement des nouvelles absolument dépourvues d'intérêt telles que la naissance du petit dernier de Mme X ou le départ à la retraire de M.Y ainsi que les prochaines expos que tout le monde connaît déjà...mais ce mois, de la venue de la Maire, il n'était point question ! Un oubli sans doute… à moins que…

A moins que la direction du musée Carnaval ait été inquiète de la réaction du personnel du musée ?? Il était possible en effet que certains syndicats, pervers notoires et trublions invétérés, particulièrement la CGT, aient pu manigancer quelque comité d'accueil bruyant à la Maire...Il est vrai qu'ils ne cessent de l’interpeller sur les primes de dimanche et les conditions de travail...Un comité d’accueil aurait pu être à craindre en effet. Mais ce n'est que partie remise, car l'intersyndicale qui s’est constituée pour contrer les sombres projets de Paris Musées pourrait réserver quelques surprises à cette Maire qui communique beaucoup aux médias mais évite soigneusement  les syndicats et les personnels

Quand  Anne Hidalgo se pointe incognito à Carnavalet  pour ne pas se frotter aux personnels

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                                                       - Au moins ici je suis dans mon élément

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4 septembre 2015 5 04 /09 /septembre /2015 12:35
La CGT de Paris-Musées solidaire de la lutte de leurs collègues de la National Gallery à Londres

D’un côté comme de l’autre de la Manche, l’offensive libérale et les projets de déréglementation sont les mêmes. D’ailleurs Paris-Musées a lui aussi l'intention de privatiser un certain nombre de ses services

Dominant Trafalgar Square, sous le regard intemporel de l’amiral Nelson, la vénérable National Gallery, aux trésors artistiques inestimables, est entrée dans son septième mois de lutte. En effet, depuis le mois de février, les personnels de la National Gallery de Londres sont mobilisés contre les projets de privatisation d’une partie de leurs missions..

Fin juillet, le conflit s'est durci quand le nouveau directeur a annoncé sans concertation la signature d’un contrat de cinq ans avec l’entreprise G4S pour prendre en charge l’accueil et la surveillance des visiteurs ainsi que la sécurité des œuvres exposées. Plus de 400 employés (sur un total de 600 !) sont touchés par cette restructuration et seront désormais salariés de G4S. Il est vrai que, curieux hasard, le « consultant en sécurité » à l’origine de cette privatisation avait lui même travaillé dans le passé…. chez 4GS !  Appuyé par le Syndicat PCS (Public and Commercial Service), les personnels sont en grève illimitée afin de dénoncer cette privatisation.

D’un côté comme de l’autre de la Manche, l’offensive libérale et les projets de déréglementation sont les mêmes. Là-bas comme ici, les personnels se battent contre l’externalisation et la privatisation de leurs missions et la défense de leur emploi et d’un service public de qualité. D’ailleurs Paris-Musées a lui aussi annoncé l’intention de privatiser les services de veilleurs à Bourdelle, La Vie Romantique ou Cognac-Jay. Pour mieux ensuite privatiser l’ensemble de la surveillance ?

La CGT de Paris-Musées solidaire de leurs collègues londoniens vous invite donc à signer la pétition de soutient des personnels de la National Gallery. la pétition est ICI    Important : les signataires doivent indiquer un code postal britannique. Nous recommandons d’utiliser celui du musée – WC2N 5DN

Pour aller plus loin : www.facebook.com/nonationalgalleryprivatisation

La CGT de Paris-Musées solidaire de la lutte de leurs collègues de la National Gallery à Londres

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