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  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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26 juin 2015 5 26 /06 /juin /2015 08:28
Quand Paris-Musées flambe l’argent public sans en avertir son conseil d’administration

Plus de cent mille euros (tout de même) pour commander un rapport qui insulte les personnels et préconise de privatiser des pans entiers des musées municipaux parisiens

Apparemment, à Paris-Musées, l’établissement public en charge des musées municipaux parisiens, on a de l’argent à dépenser. Mais alors beaucoup d’argent ! Visiblement pas pour valoriser la prime du dimanche ni accorder des tickets restaurants aux agents qui travaillent presque tous les week-ends de l’année.

Non, cette fortune a été dépensée pour réaliser un audit sur le personnel par un obscur cabinet de conseil, Gescem. Une société qui n’est pourtant spécialisé que dans... l’ingénierie immobilière (lire ici). Loin de toute compétence en matière de ressources humaines ou d’organisation du travail ! Il est vrai que cette commande s’est faite dans le dos du propre conseil d’administration de Paris-Musées, présidé par le premier adjoint en charge de la culture à Paris, Bruno Julliard et  où siègent en principe plusieurs élus de la capitale et, en principe, quelques représentants des personnels.

Pourtant la situation qui règne dans les musée parisiens, notamment dans le domaine de la gestion du personnel est on ne plus catastrophique. Réduction d’effectifs (avec pour conséquence des fermetures de salle). Des agents bloqués dans leur progression de carrière.car les promotions en CAP continuent de s'effectuer au compte goutte.

Des discussions sur la prime de panier, la NBI ou bien la revalorisation du dimanche demandée avec insistance  par la CGT sont reportées aux calendes grecques. Et on ne compte plus les vacataires qui attendent parfois trois mois avant d'être payés...Illustration parfaite du manque de considération de la direction de Paris-Musées envers les agents et leurs représentants. Mais, visiblement l’établissement public  avait encore du mépris sous le coude Un mépris a pratiquement un million quand on s'amuse à convertir la somme en francs.

 

                      Paris-Musées a commandé un rapport à un million pour privatiser ses services

Quand Paris-Musées flambe l’argent public sans en avertir son conseil d’administration

                                 - Et ben mon Bruno, ça fait cher pour pour tuer le service public

 

Alors que préconise Gescem, le pourtant non spécialiste de la question ? Rien moins que la privatisation de pans entiers des services de surveillance et de sécurité de Paris-Musées notamment celui des veilleurs de nuit. Après avoir au passage insulté les agents en laissant entendre qu’ils étaient incompétents, la société Gescem affirme qu’il n’y a pas de sous effectifs. Ça tombe bien, c’est pile-poil la demande de Paris-Musées !

Un rapport au coût faramineux de 109 milles euros, soit dit en passant, qui ajoute la colère à l'injure (hé oui, on a beau être contre les fonctionnaires, on aime bien se gaver avec l'argent public chez les consultants de tout poils).car il prétend que les services sont « mal organisés » un très vieux refrain. Nos spécialistes de l’immobilier vont donc nous réorganiser tout ça : D’abord fini les RTT, bande de feignants. Bon, vous ne travaillez que de 9h30 à 18h15 sur un cycle de travail du mardi au dimanche, avec parfois quelques nocturne mais bon vous, n’aviez qu’à faire consultant chez Gescem.

Autre privilège : la pause déjeuner. Il faut la réduire, disent nos bienfaiteurs. Autres purges : la suppression des postes de veilleurs de nuit et la privatisation des PC de sécurité ou encore le filtrage aux entrées confié à des sociétés de surveillance dont les personnels sont payés au lance pierre, quand ils sont déclarés. Un secteur dont le turn over est très élevé (tiens donc, pourquoi ?).

Enfin, last but not least, Gescem considère que la précarité est un élément moteur de l'efficacité. Reste à savoir ce qu’en pense l’ancien syndicaliste étudiant qui n’est autre que…Bruno Julliard ! Bref, un rapport ultra libéral au coût faramineux, rappelons le, de 109 milles euros.

La privatisation est donc à l'œuvre dans les musées parisiens, la municipalité via Paris-Musées planifie le détricotage de nos acquis sociaux et programme la mort du service public contre laquelle lutte la CGT tant au niveau national que dans les services de la ville.

 

          A Paris-Musées on considère que la précarité est un élément moteur de l'efficacité.

Quand Paris-Musées flambe l’argent public sans en avertir son conseil d’administration

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                                                                - Heu, t'en penses quoi Bruno ?

                    

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 13:37
Paris-Musées pris en flagrant délit de mensonge sur la gratuité

« Le ticket donation ne met pas en cause la gratuité des musées parisiens » se défausse maladroitement Paris-Musées. Ben, quand cela devient quasi obligatoire, en fait,  si !

Notre syndicat avait levé un véritable lièvre en dénonçant la tentative de Paris-Musées, l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale, de mettre fin (en loucedé certes) à la gratuité de ses collections permanentes (lire ici). Une info qui a obligé la mairie de Paris à dégainer un communiqué en forme de démenti. Un communiqué toutefois plein de mensonges ( par omission certes).

« L’accès aux collections permanentes de douze musées de la ville de Paris (petit Palais, musée Zadkine, musée de la vie romantique...) est et reste gratuit » affirme la direction de Paris-Musées au quotidien « Le Parisien ». Sauf que l’établissement public se trouve quand même obligé de préciser « qu’un système de « ticket-donation» a été créé afin de permettre aux Parisiens comme aux touristes qui le souhaitent, de faire un don à la caisse, de quelques euros par exemple. Cette contribution qui repose sur le volontariat, ne remet pas en cause la gratuité de l’entrée aux collections permanentes » (lire ici). Une déclaration qui n’est pas  tout à fait exacte.

En réalité, dans certains musées municipaux parisiens, la mention « accès gratuit »  a été effacée sur les panneaux à l’entrée des expositions permanentes (voir les photos). De fait, de nombreux visiteurs tombent dans le panneau (c’est le cas de le dire) et ignorent donc qu’ils peuvent accéder sans débourser monnaies sonnantes et trébuchantes. C’est là que prend place notre fameux « ticket-donation ».   

En effet, depuis quelques temps, les caissiers des musées ont pour consigne de la direction de proposer systématiquement ces désormais célèbres « tickets-donation »  avec pour objectif de gratter un max de sous aux visiteurs. Bon, outre que c'est gênant pour les agents du service public contraints de marchander la gratuité, ça l'est aussi pour les visiteurs qui, comme les susnommés, n'ont pas trop le choix surtout quand ils ne sont pas au fait de tous les usages  ...la culture pour tous ? Ou la culture pour tous ceux qui payent ? Donc oui nous persistons, la direction de Paris-Musées tente bien de mettre fin à la gratuité. La voilà prise la main dans le sac.

 

      Dans certains musées parisiens le mot gratuit a même été discrètement effacé la preuve.

Paris-Musées pris en flagrant délit de mensonge sur la gratuité
Paris-Musées pris en flagrant délit de mensonge sur la gratuité
Paris-Musées pris en flagrant délit de mensonge sur la gratuité

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 07:14
Quand Paris-Musées tente de mettre fin à la gratuité

Dans certains musées municipaux parisiens le mot gratuit a même été discrètement effacé des panneaux d'orientation

C’était une annonce faite en fanfare, il y a plus de dix ans, du temps du flamboyant Christophe Girard, l’adjoint au maire de Paris en charge de la culture de l’époque : « les musées de la ville seront désormais gratuits ». Du moins les collections permanentes. Mais ça c’était avant car désormais « gratuites », elles ne le sont plus, enfin plus vraiment.

Car si l’accès aux musées municipaux de la capitale n'est pas tout à fait payant, il n'est plus tout à fait gratuit non plus. Pas tout à fait payant parce que censé être gratuit mais pluss tout à fait gratuit car il est conseillé de payer si c'est gratuit. Quoique bien que payante, la gratuité reste gratuite ! Comment ça vous ne comprenez plus rien ?

Explications : en fait faut juste payer un peu... Oh ! Un peu, rien qu’un tout p'tit peu! Deux euros, trois ? Cinq euros sont même fortement conseillés. Allez à  vot' bon cœur M'sieurs dames !

En effet, depuis quelques temps, les caissiers des musées ont pour consigne….. de demander des sous aux visiteurs. Bon, outre que c'est gênant pour eux (les agents du service public contraints de marchander la gratuité, c'est pas joli joli...) ça l'est aussi pour les visiteurs qui, comme les susnommés, n'ont pas trop le choix ...la culture pour tous ? Ou la culture pour tous ceux qui payent ?

Dans certains musées, sur les panneaux d'orientation, le mot gratuit a  même été discrètement effacé...  Que Paris-Musées prenne ses responsabilités : les musées de la Ville de Paris ne sont plus gratuits !

Champion de la démagogie, Paris-Musées n'assume visiblement pas ses décisions...Comme il n'assume pas d'ailleurs ses décisions d'externalisation, de redéploiement de ses personnels ou  bien encore des suppressions de poste. Résultat de cette politique : une  dégradation  continuelle du service public avec pour conséquence des fermetures régulières de salles depuis plusieurs années (lire ici).

 

        Dans certains musées parisiens le mot gratuit a même été discrètement effacé la preuve.

Quand Paris-Musées tente de mettre fin à la gratuité
Quand Paris-Musées tente de mettre fin à la gratuité
Quand Paris-Musées tente de mettre fin à la gratuité

                                       - Et hop voila le travail, maintenant y a plus rien

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 16:27
Les musées parisiens en grève le 2 juillet à l'appel de tous les syndicats

Le même jour, Bruno Julliard, l'élu en charge de Paris-Musées, présidera un conseil d’administration qui s'annonce mouvementé

Les musées de la Ville de Paris seront probablement fermés toute la journée au public dès le jeudi 2 juillet. En effet, tous les syndicats sans exception (CFDT, CGT, FO, SUPAP et UNSA) appellent à la grève. Une première au sein de l’établissement public en charge des musées municipaux de la capitale. Le préavis étant reconductible, le mouvement pourrait même se poursuivre jusqu'en fin de semaine. Il faut dire que la situation est explosive au sein de Paris-Musées depuis plusieurs années (réduction des effectifs, redéploiement des personnels, brimades...).

C 'est une une étincelle qui va probablement mettra le feu aux poudres. Le pyromane est la société GESCEM dont le rapport très néo libéral insulte les personnels sur leur manque d'adaptation et préconise rien moins que la privatisation de pans entiers des services de surveillance et de sécurité de Paris-Musées dont celui des veilleurs de nuit. Un rapport au coût faramineux de 109 milles euros soit dit en passant qui rajoute la colère à l'injure (Hé oui, on a beau être contre les fonctionnaires, on aime bien se gaver avec l'argent public chez les consultants de tout poils).

Mais les personnels des musées seront également en grève pour demander l'ouverture de négociations immédiates sur les rémunérations, notamment les primes concernant le travail dominical. Rappelons juste que les agents des musées travaillent tout les week-ends que ce soit le samedi ou le dimanche.

Ce mardi 2 juillet sera également le jour où devra se tenir le conseil d'administration de Paris-Musées avec à l'ordre du jour le fameux rapport GESCEM. Cette réunion sera présidée par Bruno Julliard, le premier adjoint au maire de Paris chargé de la culture. Un conseil d'administration qui s'annonce mouvementé.

 

                                     Social : Paris-Musées va-t-il droit dans le mur ?

Les musées parisiens en grève le 2 juillet à l'appel de tous les syndicats

                                         - J'crois qu'avec ce rapport GESCEM on y va tout droit

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5 juin 2015 5 05 /06 /juin /2015 11:27
 Un agent de Paris-Musées menacé de sanction pour avoir retroussé ses manches

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Reste à savoir ce que pense Bruno Julliard, le président de Paris-Musées, de ces pratiques vexatoires visiblement en contradiction avec les préconisations municipales ?

Depuis quelques temps, une pluie de rapports disciplinaires plus fantaisistes les uns que les autres s'abat sur les musées municipaux parisiens et, bien évidemment, ce sont les agents de surveillance de catégorie C qui trinquent. En tout cas, force est de constater que la direction de certains établissements s'y prend décidément très mal pour instaurer un dialogue de qualité avec les agents 

La CGT ne peut pas s'empêcher d'y voir une confirmation de la mauvaise foi de Paris-Musées qui s'empresse de mettre en œuvre une entreprise de démotivation générale afin de corroborer les conclusions du rapport d'un cabinet privé sur l'organisation du travail : D'après cet audit très coûteux, les agents de surveillance des musées sont, soit idiots, soit désinvoltes, mais de toutes façons incompétents …Par contre il ne dit rien sur l'incompétence de la direction pour mettre en place de bonnes relations de travail. Normal sinon ce cabinet d'audit n' aurait pas été payé;

Ainsi dernier exemple en date de rapports au travail qui partent en quenouille: le musée Cognac-Jay dans le quartier du marais (IIIe). Là bas, un agent fait les frais de ces mauvaises pratiques, lesquelles frisent même l'acharnement.

Jugez plutôt : dans des rapports parfois rédigés dans une orthographe extrêmement approximative, et dont certains datent.... de 2013 !! il lui est reproché pêle-mêle ses lectures, ses chaussures, des retards de quelques minutes, son obstination, pourtant légitime, à aérer les salles durant les fortes chaleurs...et last but not least...provocation ultra subversive....de retrousser les manches de sa chemise !

Pire encore ! La chemise en question était portée sur le pantalon !!! alors que, chacun le sait, elle doit être rentrée dans le pantalon on croit rêver ! Bref, la direction du musée Cognac-Jay veut sanctionner durement cet agent. , Il n'a bien sûr auparavant jamais été reçu par sa hiérarchie afin de s'expliquer et s'étonne de cet acharnement soudain …A moins que les fortes chaleurs qui se sont abattues sur Paris ces derniers temps aient provoqué un éruption de de bêtise et de méchanceté dans l'encadrement du musée de la rue Elvezir ?!

La Mairie de Paris, autorité de tutelle de l'établissement public Paris-Musées a fait des risques psycho-sociaux (RPS) une « priorité' » dans le cadre de l'amélioration des conditions de travail. Au musée Cognac Jay visiblement le terme de RPS signifie plutôt : Réclamons Plus de Sanctions !!! Reste à savoir ce que pense Bruno Julliard, le président de Paris-Musées de ces pratiques vexatoires visiblement en contradiction avec les préconisations municipales.

 Un agent de Paris-Musées menacé de sanction pour avoir retroussé ses manches

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Lire ausi notre rubrique sur les musées

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 12:09
Au musée du Petit Palais, c’est le règne des trois amigos !
Au musée du Petit Palais, c’est le règne des trois amigos !

                                             Saurez-vous les reconnaître ? 

Ils sont trois. Ce sont des figures éminentes du musée du Petit Palais à Paris. Ils exercent leur autorité dans la surveillance, la plus haute administration, voire la plus haute direction. Malheureusement leur comportement n’est pas tout à fait à la hauteur des exigences de Paris-Musée en matière sociale. Saurez-vous les reconnaître ?  En tout cas voici quelques indices….

 

Le premier est très méchant

il embête nos adhérents

mais comme il est pas trop franc

il le fait discrètement

il tournicote près des gens

leur promet des châtiments

des sanctions, des embêt'ments

(pour les propos humiliants

c'est sûr il a du talent)

il se fait intimidant

auprès de pauvres agents

surtout près des militants

ça n'est pas très reluisant

d'avoir ce comportement.

le second est moins méchant

mais tout aussi méprisant

CGT? qui? quoi? comment?

hein? protection des agents ?

connais pas ...c'est tout récent?

vous m'avez écrit ? mais quand ?

vous vous plaignez tout le temps !

je réponds pas, pas le temps !

qu'est ce que c'est le harcèlement?

bon.on a perdu du temps.

 

                                                                       Le premier est très méchant

Au musée du Petit Palais, c’est le règne des trois amigos !
Au musée du Petit Palais, c’est le règne des trois amigos !

                                - Hum,hum, et en plus il a toujours la main ausi leste, je vois

 

passons au troisième maint'nant:

s'il existe !... car lui vraiment,

il n'est pas trop partisan,

du dialogue, c'est évident !

car dans les établissements

tout en haut, c'est effrayant

on voit pas les surveillants !

c'est pas qu'on soit mal voyant

ou débile ou malveillant

on ignore tout simplement

qu'en bas aussi y'a des gens

et, de plus, qu'accessoirement,

on est aussi le garant

de l'équité de traitement

entre tous, c'est évident,

même si c'est très ennuyant...

bref si tout ça est gênant

et même si on est patient,

à la cégète, maintenant,

on ne prendra plus de gants

on demandait poliment

on exigera à présent !

 

Au musée du Petit Palais, c’est le règne des trois amigos !

                  - Nous voilà démasqués maintenant, il est temps de rencontrer nos amis de la CGT

                        - je dirais même plus, les amigos de nos amigos sont nos amigos

 

 

 

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 16:19
Paris-Musées : Avec le Figaro les personnels ne sont pas à la noce !

         Une enquête exclusive de notre Rouletabille du boulevard Haussmann

Récemment, le Figaro a fait un article sur la dernière exposition présentée au Petit Palais. Et il commence par un cliché. Non pas sur l'exposition elle même mais.... sur le personnel du musée. En effet selon notre Rouletabille du boulevard Haussmann, là où siège le quotidien, de mystérieux visiteurs auraient noté sur le livre d'or du musée : « Les trois premières salles sont noires de monde; deux vacataires s'épuisent à les surveiller depuis le matin. J'ai eu les confidences de l'une d'elles: les titulaires sont soit en vacances soit en congé maladie » (lire ici).

Bien évidemment, le Figaro s'est empressé de retranscrire ceci sans vérifier auprès des personnels concernés la véracité des propos...probablement sortis de leur contexte, et présentés sans analyse. Car oui, les agents des musées sont usés, fatigués, malades, la moyenne d'âge dépasse les cinquante ans, nombre d'entre eux sont reclassés handicapés, déprimés...et malgré cela continuent de travailler dans des conditions très pénibles (là, le Figaro ne nous démentira pas, il le constate lui même !) six jours par semaine, parfois plus, week-end compris pour un salaire et des primes misérables. Souvent sous la pression d'une hiérarchie stressée et donc stressante.

Alors oui, ces agents ont droit à des congés, comme tout salarié, à solder avant le 31 mars ! ce qui explique leurs absences durant ce mois... Mais on n'attendait pas moins de ce quotidien, prompt à reprendre les pires clichés sur les fonctionnaires : privilégiés, égoïstes, absents, pléthoriques, grévistes, désinvoltes, sclérosés etc...

Le Figaro nous avait déjà donné à ce sujet des articles aux titres sans ambiguïté - «  Les sept avantages du statut des fonctionnaires ? »  un titre qui sonne comme : Les sept péchés capitaux ou encore : « Fonctionnaires, et si on s'attaquait aux privilèges ? »...C'est vrai que le journal dirigé par Serge Dassault, un industriel gavé aux subventions d'Etat, est généralement bien connu pour s'attaquer quotidiennement à toutes sortes de privilèges notamment ceux des actionnaires, du Patronat voire des multinationales. A moins qu'au Figaro on ne soit pas non plus à la noce avec l'objectivité ?

Car pour anecdotique qu'il soit, ce soi-disant témoignage dont le Figaro se fait l'écho porte en lui les germes de la discrimination, en opposant des précaires travailleurs aux fonctionnaires glandeurs, alors que, sur le terrain, les personnels sont solidaires et les équipes soudées : la CGT n'a pas manqué d'ailleurs de saisir la DRH de Paris-Musées et l'adjoint chargé de la culture sur la façon scandaleuse dont sont traités, maltraités plutôt les vacataires des musées. Notre courrier, est pour l'instant, resté sans réponse... Bruno Julliard, comme le Figaro, doit lui aussi aimer lers clichés

Le vrai mépris n'est pas du côté des personnels, il est du côté de Paris-Musées, seul responsable de la mauvaise gestion des expositions, comme de la mauvaise gestion des personnels, et comme il l'est du côté de notre maire, il faut bien le reconnaître, plus soucieuse de briser les grèves des personnels des équipements sportifs (stades et piscines) que d'écouter les revendications des agents.

 

                                Paris-Musées: Comme le Figaro, Bruno Julliard aime les clichés ?

Paris-Musées : Avec le Figaro les personnels ne sont pas à la noce !

                                     - Tu sais Omar, j'ai été syndicaliste dans une autre vie

                                           - Arrête de charrier mon Bruno, j'te crois pas !

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29 décembre 2014 1 29 /12 /décembre /2014 16:07

 

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                     La CGT demande plus de clarté sur l'utilisation de l'argent public ! 

L'obstination de la CGT étant très exactement proportionnelle à celle de Paris-Musées; nous ne nous satisfaisons pas de la primette versée aux collègues en cette fin d'année. 

Nous avions demandé à la directrice de Paris-Musées 300 euros pour chaque agent de la surveillance, quelque soit son grade ou sa fonction. La réponse : 150 minimum...et toujours la « manière de servir » prise en compte pour une prime supérieure ! 

Mais quelle manière de servir ?? Outre que ce critère ressemble fort à la prime au mérite, qui ne devrait pas avoir sa place au sein du service public, elle n'est pas basée sur les appréciations figurant la fiche de notation, seules référence crédibles en cette occurrence. 

Alors...jaloux de nos collègues moins mal lotis ?... Envieux colériques, aigris  agressifs ?... Que nenni ! Le piège est trop gros les agents ne sont plus dupes du « diviser pour mieux règner » que la CGT dénonce depuis belle lurette ! Nous sommes au service du public, pas au service d'une hiérarchie-dont on aurait du mal à noter les capacités à encadrer-qui décide au gré de fantasmes abracadabrantesques de pénaliser celui ci ou  congratuler celui là ! La CGT demande plus de clarté sur l'utilisation de l'argent public ! Notre argent !! 

Paris-Musées, encore un effort ! 500 euros par agent... une goutte d'eau dans la mer pour un établissement public aux ambitions  pharaoniques ! Plus que jamais, la CGT dit non au mépris ! Ensemble, exigeons des négociations immédiates sur nos rémunérations promises à la CGT pour début 2015 ! Primes dominicales, NBI, sous effectifs, Risques Psycho-Sociaux, précarité, IAT, les personnels ont trop attendu...et leur patience a des limites.

 

 

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                            Paris-Musée : La patience des agents a vraiment des limites

                           


 

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 16:50

 

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Non content de ne pas bien comprendre le droit du travail, le Supap a aussi du mal à comprendre tout le reste....

La CGT se bat depuis des années, dans toutes les directions, pour des primes de panier aux agents travaillant le week-end...Une question on ne peut plus cruciale dans les musées municipaux parisiens où les agents travaillent tout les samedis et un dimanche sur deux. Cela semble porter ses fruits puisqu'une négociation à ce sujet s'ouvrira avec la direction de l’établissement public Paris-Musées dès 2015 !

En revanche, si nous avons bien compris, à la relecture des interventions du Supap lors d'un précédent comité technique, celui ci n'est pas contre les extensions horaires…. à condition d’avoir des plateaux repas… La ficelle est pourtant grosse puisque Paris Musées continue de nous asséner : il n'y a pas de sous effectifs dans la surveillance, mais un problème « d'organisation ».... Y a plus qu'a y croire. Mais bon, que voulez-vous notre syndicat doit faire partie des mécréants de la parole divine municipale.

Pas toujours le cas de tout le monde. Seulement, non content de ne pas bien comprendre le droit du travail (lire ici), le Supap a aussi du mal à comprendre tout le reste en nous critiquant de façon démagogique dans leur profession de foi. Ainsi nous empêcherions les agents de faire des heures supplémentaires ou des soirées privées (là aussi en heures supplémentaires) sur le thème « vous voyez la CGT est contre le fait de pouvoir gagner (un petit) plus, ne votez pas pour eux ». La perspective des élections peuvent vous rendre parfois.....

Travaillez plus (pour un plateau repas) mais ne pas gagner plus…voilà qui suffirait aux agents ?...des miettes ? Agents de toutes catégories, ne soyez pas dupes ! Avec la CGT, continuons de lutter pour améliorer nos salaires et nos conditions de travail.

Nous avons obtenu de nombreuses victoires, avec vous, nous en obtiendrons d’autres pour : La liberté d’opinion dans le respect de la laïcité, l’égalité de traitement pour tous les fonctionnaires, la fraternité qui nous rend solidaires de nos collègues précaires

C’est tous ensemble qu’on va gagner ! Le 4 décembre à Paris-Musée, je vote CGT.

 

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                                            - Pas question de se contenter des miettes !

 

 

 

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 16:48

 

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    Après une (très) courte nuit, les agents sont revenus ni très frais ni très dispos

Il fut un temps où les nuits étaient courtes au musée du Petit Palais (Paris VIIIe). Très courtes même. Surtout au moment des soirées privées (lorsque des entreprises louent les salles pour faire la fête) puisqu'il n'était pas rare que des agents dorment quelques heures sur place.

Enfin dormir, façon de parler. Il s'agissait plutôt de s'étendre par terre sur le sol du vestiaire avant de pouvoir reprendre son service le lendemain matin à la réouverture du musée. Mais les représentants sur place de la CGT y ont mis bon ordre en s'appuyant sur le code du travail qui stipule qu'un salarié ne peut pas travailler plus de douze heures de suite et doit bénéficier au minimum de onze heures de repos (ce qui, quand on réfléchit bien avec le temps de transport, n'est pas bézef). En tout cas, c'était il y a très longtemps et depuis le musée du Petit Palais s'est plié à la réglementation.

Du moins jusqu'ici, car certains dans le musée voient ces dispositions d'un très mauvais œil. Ainsi, lors d'une récente soirée privée qui s'est finie à une heure du matin (tout de même) des agents qui devaient reprendre logiquement à midi se sont vu intimer l'ordre de reprendre ...à 9h40 pétante. Ils devaient être présents fissa à la réouverture de l'établissement. Ordre de leur encadrement direct qui s'occupe du service des caisses. Après cette courte nuit, les agents ne devaient pas être très frais ni surtout très dispos. Ben oui quoi on va se faire emmerder par ces lois contraignantes qui donnent encore trop de droit aux salariés. Et puis, si t'es pas content tu vires. Non mais ! D'autant plus facile que parmi eux se trouvaient des vacataires

Sauf que ceux qui piétinent ainsi allégrement le code du travail au Petit Palais sont des ...syndicalistes. Mieux, ces derniers sont même candidats lors des prochaines élections élections professionnelles. Certains pourraient même siéger, qui sait, au Comité Hygiène et Sécurité et …. conditions de travail (CHS-CT) de Paris-Musées. « La connaissance de nos droits est fondamentale pour défendre nos conditions de travail et ne pas dépendre de décisions arbitraires » a écrit le syndicat Supap dans sa profession de foi. Apparemment ses candidats ne l'on pas lu avec toute l'attention nécessaire. Pour qu'il puisse à l'avenir bien représenter les agents, il va donc leur falloir travailler (encore un peu) plus. Dans le respect du code du travail bien sûr.


                                                     Le Supap va-t-il envoyer ses candidats en formation ?

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                                     Repetez après mois: le code du travail tu respecteras

 


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