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  • : Blog PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 07:38
Droit du travail : cette entreprise qui défie Anne Hidalgo dans son fief malgré de multiples rappels à l'ordre !

La mairie de Paris avait lancé le slogan de « la ville du quart d'heure ». Elle pourrait désormais être contrainte de supprimer cette formule et la remplacer par « la ville du viré en un quart d'heure » !

Franchement ça commence à faire tache pour une ville dirigée par une ancienne inspectrice du travail : la société Nickel, l'entreprise qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la capitale, continue ses méfaits en matière d’infractions au droit du travail, alors que plusieurs scandales ont déjà été mis au grand jour depuis trois ans (voir ici).

Face à ces multiples scandales, la mairie de Paris engagée moralement et politiquement en tant que donneuse d’ordre, avait alors promis de rappeler à l’ordre cette société. Visiblement cette dernière préfère continuer à défier toujours Anne Hidalgo et son équipe en maintenant des pratiques ouvertement illégales telles que l'absence de contrat de travail, le non paiement des heures supplémentaires ou l’emploi de personnes sans papiers (corvéables à merci et moins à cheval sur leurs droits).

Cette fois elle a innové dans la méthode puisque dans plusieurs établissements des employés ont reçus à leur domicile une lettre de démission – vous avez bien lu, pas une lettre de licenciement mais bien une lettre de démission ! – rédigée en leur nom avec pour objet, « démission sans préavis »puis suivi d'un « je soussigné… déclare démissionner immédiatement de mon poste… » (et renoncer à tous mes droits, donc…). Simple,  Après, ils n’avaient plus qu’à signer en bas. Sachant que ces personnes ne maîtrisaient pas bien le français, Nickel a tenté le coup en se disant « il ne va rien comprendre et il va signer, hop ! ». Pas de préavis, pas d’indemnité de licenciement ! Du gâteau...A moins que Nickel ne soit simplement victime de phobie administrative !

Que pense Anne Hidalgo - ou encore Audrey Pulvar, actuelle candidate socialiste pour les élections de juin à Paris - de ces pratiques d'esclavage moderne ? Dans le passé, l'ancien adjoint à la Culture, Christophe Girard, tenait à ce qu'on lui fasse remonter toutes les infractions faites par la société Nickel pour que la direction en charge des prestations de ménage (la DILT) fasse un peu le ménage dans tout ça. Carine Rolland, qui lui a succédé, est donc alertée à son tour sur ce qui se passe dans les bibliothèques…

La mairie de Paris avait lancé le slogan fameux de « la ville du quart d'heure » pour désigner une délégation d’adjoint qui avait été alors prise en charge... par Carine Rolland ! Désormais elle pourrait être contrainte de supprimer cette formule pour la remplacer par « la ville du viré en un quart d'heure ». Cruel !

 

 

     Carine Rolland, adjointe pour une Ville du 1/4 d’heure, bientôt obligée de changer d'intitulé ?

                -  Bon je crois que je vais être obligée de demander conseil à mon prédécesseur

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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 15:40
Une société, en contrat avec la mairie de Paris, a décidé de défier ouvertement Anne Hidalgo en pleine campagne électorale !

L’ancienne inspectrice du travail actuellement en campagne pour sa réélection pourrait bien se mettre en colère contre à une société qui défie ouvertement son autorité sur les questions même du droit du travail

La société Nickel qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la Capitale était connue pour ses pratiques douteuses. Devant le scandale (lire ici), la mairie de Paris avait alors promis de la rappeler à l’ordre.

Pas suffisamment sans doute car elle vient de nouveau d’être prise la main dans le sac à la bibliothèque Italie (XIIIe). En effet dans cet établissement situé juste en face …de la mairie de l’arrondissement la société nickel employait de nouveau une personne pour le nettoyage à la bibliothèque Italie depuis trois semaines sans lui avoir fait signer un contrat de travail sous la raison fallacieuse qu’elle était à l’essai.

Une méthode qui lui a permis ensuite de la licencier sans préavis. Bon comme il n’y avait pas de contrat de travail ce n’était pas non plus trop compliqué juridiquement. Mieux, pour solde de tout compte la société Nickel a royalement versé …quatre-vingt euros ! Comme elle avait déjà travaillé au moins soixante heures, ça fait, à la louche, et en calculant large, à peine plus d'un euro de l’heure. Sûr qu’au niveau coût du travail on ne peut pas faire plus compétitif !

De toute façon il semble que les contrats rédigés par la société Nickel soient plus que fantaisistes puisqu'il est par exemple indiqué comme lieu de travail, « Ville de Paris ». Ce qui est plutôt vague avec ses plusieurs milliers de sites recensés. Et le collectif parisien du nettoyage de faire un petit rappel à la loi : « la mention Ville de Paris correspond à la collectivité locale cliente mais pas au lieu d’activité dont la mention est obligatoire dans les contrats de travail, selon les dispositions du Code et en application de la Directive Européenne n° 91 / 533 ». Et pan sur le bec de nos moins disant social !

Bon ce qui est sûr c’est que la société Nickel est coutumière du fait puisque ayant déjà utilisé ce type de pratique à la médiathèque Duras (XXe). A la suite de cet épisode la mairie de Paris avait promis de rappeler de nouveau à la société Nickel de respecter vraiment le droit du travail. Une promesse faite devant nous au nom d’Anne Hidalgo par la voix de Christophe Girard, l’adjoint en charge de la Culture. Ce qui vient de nouveau de se passer à la bibliothèque de la Place d’Italie nous confirme que la société Nickel a décidé de défier ouvertement la maire de la capitale en passant désormais un cran au-dessus et ceci, sacrilège, alors que cette dernière brigue un nouveau mandat.

 

 

       Social : Nickel a décidé de défier ouvertement Anne Hidalgo en pleine campagne électorale !

              - Franchement ma chère Anne, ce que te fait cette société c'est un vrai coup bas

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 11:11
Droit du travail : cette entreprise qui défie Anne Hidalgo sur ses terres

L’ancienne inspectrice du travail pourrait bien se mettre en colère face à une société qui défie ouvertement son autorité à l’intérieur même d’un bâtiment de la Ville de Paris, ici la médiathèque Marguerite Duras

La société Nickel, qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la Capitale était connue pour ses pratiques douteuses. Devant le scandale, la mairie de Paris engagée moralement et politiquement en tant que donneur d’ordre avait alors promis de la rappeler à l’ordre.

Pas suffisamment sans doute car fin octobre cette entreprise a tenté une nouvelle attaque au droit du travail cette fois-ci contre une salariée en poste à la médiathèque Marguerite Duras (XXe). La manœuvre de Nickel était pourtant grossière : elle consistait, à faire signer un avenant modifiant les horaires de travail à l’insu d’une femme de ménage travaillant sur le site depuis 2013, celle-ci  ne lisant pas le français, pour ensuite…. l’empêcher de venir travailler à ses horaires habituels et tenter de l’éjecter du chantier ! Un document de plus complètement illégal car il ne mentionne pas le lieu de travail sur les avenants au contrat de travail que la société Nickel fait signer à ses salariés. Une pratique qui avait contraint le collectif CGT parisien du nettoyage à saisir l’inspection du travail (lire ici).

Alertée sur cette nouvelle situation, la mairie de Paris avait promis de rappeler de nouveau à la société Nickel à respecter vraiment le droit du travail. Une promesse faite devant nous au nom d’Anne Hidalgo par la voix de Christophe Girard, l’adjoint en charge de la Culture (et donc de ce qui se passe au sein de la médiathèque Marguerite Duras). Ce qui nous fait penser que la société Nickel a donc décidé de défier ouvertement la maire de la capitale en passant désormais un cran au dessus

Les faits se sont déroulés le 5 novembre, soit dix jours après la première alerte. Dès potron-minet deux sbires de la société Nickel, inconnus des agents travaillant sur place, sont venus de nouveau menacer la salariée  de quitter les lieux au plus vite. Même la chef d’équipe du site  en a pris pour son grade. Elle avait le tort de défendre ses collègues. Évidemment face à ces nouvelles attaques le collectif CGT parisien  du nettoyage  a de nouveau alerté l’inspection du travail. De son côté Anne Hidalgo, elle l’ancienne inspectrice,  pourrait bien se mettre en colère face à une société qui défie ouvertement son autorité en bafouant le droit du travail à l’intérieur même d’un bâtiment de la Ville de Paris. De quoi rompre le marché liant la mairie à la société Nickel ?

 

                    - Là faut vraiment que je réagisse car cette fois mon autorité est mise en cause

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 13:01
A la médiathèque Marguerite Duras, la société Nickel manœuvre pour se débarrasser d'une salariée

Bon en plus de l’Inspection du Travail, le collectif CGT parisien du nettoyage a aussi alerté la mairie de Paris

La société Nickel, qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la Capitale était connue pour ses pratiques douteuses (lire ici). Devant le scandale, la mairie de Paris avait alors promis de la rappeler à l’ordre. Pas suffisamment sans doute car elle vient de nouveau d’être prise la main dans le sac à la médiathèque Marguerite Duras (XXe). Cette fois le lièvre a été levé par le collectif CGT parisien du nettoyage, lequel a décidé de saisir l’inspection du travail !

L’affaire remonte au mois de juin lorsque la société Nickel remplace la société Maintenance Industrie jusqu’alors en charge du ménage dans la médiathèque de la rue de Bagnolet. En général, les personnels sont repris aux mêmes conditions. D’autant plus que la convention collective du secteur du nettoyage les y oblige. Encore trop sans doute pour cette société, pour laquelle le Code du travail c’est vraiment pas nickel. Et de tenter de se débarrasser d’une salariée en profitant qu’elle ne sache pas lire le français pour lui faire signer n’importe quoi. Pour ensuite mieux la menacer

« Depuis quelques jours on me demande oralement et avec insistance de ne plus entrer sur le site de la médiathèque pendant mes horaires habituels, de six heures jusqu’à neuf heures  comme mes autres collègues » a témoigné l’agent de ménage. C’est que, habile, la société Nickel se retranche derrière un avenant qui modifie ses horaires.... à son insu ! « Ne sachant pas lire le français, le nouveau repreneur m’a fait signer un papier qui ne correspond pas à ma volonté puisque ces soi-disant nouveaux horaires, de 17h45 à 20h45 sont incompatibles avec mon travail chez un autre employeur l’après-midi » conclut-elle. Sans parler qu’elle se retrouverait alors toute seule dans la bibliothèque à partir de 19 heures.

De toute façon il semble que les contrats rédigés par la société Nickel soient plus que fantaisistes puisque il est par exemple indiqué comme lieu de travail, «  Ville de Paris ». Ce qui est plutôt vague avec ses plusieurs milliers de sites recensés. Et le collectif parisien du nettoyage de faire un petit rappel à la loi : « la mention Ville de Paris correspond à la collectivité locale cliente mais pas au lieu d’activité dont la mention est obligatoire dans les contrats de travail, selon les dispositions du Code et en application de la Directive Européenne n° 91 / 533 ». Et pan sur le bec de nos moins disant social !

Bon en plus de l’Inspection du Travail, le collectif CGT parisien du nettoyage a aussi alerté la mairie de Paris. De notre côté nous avons fait aussi une petite bafouille à Christophe Girard, l’élu en charge de la Culture en lui rappelant « que la municipalité s'était engagée au mois de juin lors du changement de prestataire du marché de ménage dans les établissements de la Direction des Affaires Culturelles à ce que celui-ci respecte le droit du travail pour les salariés en charge du ménage dans les bibliothèques ou les conservatoires de le Ville ». Message reçu par Christophe Girard qui nous affirmé avoir saisi ses services pour faire respecter le droit du travail. Nickel chrome ?

 

                                         - Moi je te le dis Manu, force doit rester à la loi !

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20 juin 2018 3 20 /06 /juin /2018 06:58
Quand la Mairie de Paris utilise du personnel sans contrat de travail

        Mais bon : c’est Nickel ! Car ils n’ont pas non plus de fiche de paye…

A peine un mois et demi après avoir alerté la Mairie de Paris sur les possibles conséquences sociales de la sous-traitance du service de ménage dans les bibliothèques de la Capitale (lire ici ) le constat est encore pire que ce que l’on craignait.

Petit retour en arrière : la Ville a décidé de confier toutes ses prestations de ménage, assurées jusqu’à il y a peu majoritairement par des agents municipaux, à la société de nettoyage Nickel. Plutôt mal nommée d’ailleurs car depuis le début du mois de mai certaines bibliothèques sont devenues extrêmement cradingues, Il est vrai que là où il y avait deux voire trois agents, il n’y en a désormais plus qu’un seul. Sans parler que ce dernier se retrouve souvent sans équipement ni matériel. Dans certains établissements, il a ainsi fallu que les bibliothécaires fournissent eux-mêmes des gants adéquats aux agents en question. On comprend que la société Nickel a pu proposer des prestations les moins chères de France. Les spécialistes à la Mairie de Paris ont d'ailleurs été étonnés que les prix soient inférieurs de 25% à ce qu’ils escomptaient ! Forcément, à lire ce qui suit.

Ainsi, à la bibliothèque de la rue de la Glacière (Paris XIIIe), la personne en charge du ménage a fini par jeter l’éponge. Faut dire que le 14 juin elle n’avait toujours pas signé de contrat de travail depuis son embauche le 2 mai. Il est vrai là aussi qu’elle n’avait toujours pas été payée, six semaines après avoir commencé son travail. Une habitude semble-t-il pour la société Nickel, puisque sa remplaçante, arrivée le 19 juin n’a pas elle non plus signé de contrat. De plus, au mépris de toutes les règles de sécurité, ces agents sont laissés seuls dans l’établissement, puisque commençant dès six heures du matin ! Embêtant pour la Mairie de Paris en cas d’accident du travail dans ses propres locaux.

Du côté de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) on confirme. « L’homme de ménage auquel j’ai parlé ce matin me dit « n’avoir vu personne » de la société Nickel » témoigne une bibliothécaire. Pourtant, le pauvre malheureux fait ce qu’il peut puisque il porte une blouse qu’il a récupérée d’un de ses autres boulots... Lui non plus n’a pas de contrat. Il a téléphoné trois fois déjà et nous rapporte que « c’est une entreprise fantôme ! ». Pas faux, tant la société Nickel semble se cacher dans les profondeurs du Web puisque lorsque l’on y fait des recherches, on découvre que cette petite entreprise… a trois adresses différentes !

D’autres bibliothèques ne sont pas en reste puisque il y a encore quelques temps à Marguerite Yourcenar (XVe) la personne de ménage était toute seule depuis le changement de marché, et ce pour nettoyer une surface de plus de 3000 mètres carrés, sans consignes et ne connaissait même pas le nom de la boîte qui a repris le marché ! Et un bibliothécaire de constater accablé : « l'agent n’a même pas de matériel pour travailler, papier toilettes, sac aspirateur, etc. Pas de planning. Rien. ». Et probablement pas de contrat de travail non plus. Nickel chrome quoi ! I

Pourtant la Mairie de Paris est au courant du désastre puisque des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie (XIIIe) ont pris des photos et les ont envoyées aux représentants des personnels. Qui les ont eux-mêmes renvoyées à la Direction des Affaires Culturelles et Bruno Julliard, le premier adjoint d’Anne Hidalgo. D’après nos informations, ça commencerait à ruer dans les brancards. Faut dire, qu’outre une dégradation d’un service qui était auparavant assuré parfaitement par des agents de la Ville de Paris, faire travailler des gens sans contrat de travail ni fiche de paye, voire pas de paye du tout ça, ça la fiche très mal pour une municipalité dirigée par une ancienne inspectrice du Travail.

C’est pourquoi devant ce scandale que Le collectif CGT parisien du Nettoyage organise des formations avec l'aide des défenseurs des agents. Prochain rendez-vous : samedi 23 juin de 14 heures à 17 heures à la Bourse du Travail, 85 rue Charlot, salle Léon Frot (métro République), dont les thèmes, ça tombe bien, porteront sur le contrat de Travail, les avenants, la procédure de licenciement et les moyens de se défendre !!!

 

 

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