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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 15:32
La recette d’Anne Hidalgo pour mettre en faillite les cantines des agents de la Ville de Paris !

Le progrès social selon les socialistes parisiens va désormais contraindre les personnels à se contenter d’un sandwich ou d’un plat surgelé mais surtout à manger au lance-pierre sur des lieux de travail où rien n’est prévu pour ça

C’est ce que l’on appelle probablement le « progrès social » et sans doute une des mesures phares du programme de la future candidate socialiste à la Présidentielle. Une mesure tellement formidable pour Anne Hidalgo qu’elle rentre en vigueur le 2 janvier prochain pour s’appliquer aux soixante mille agents qui travaillent à la mairie de Paris. Objectif ? Les mettre à la diète car ces derniers appréciaient trop d’aller déjeuner

Pour commencer, il faut savoir que dans toutes les entreprises privées ou bien dans le secteur public l’employeur doit compenser une partie des coûts des repas. Elles ont alors le choix entre deux options : soit la restauration collective (la bonne vieille cantine) soit l’octroi de Tickets-restaurant (prise en charge pour moitié). La Ville de Paris clame depuis des lustres qu’elle a choisi « de privilégier la restauration collective pour ses agents ».

Une formule qui permet de très grosses économies car il existe seulement une petite dizaine de cantines municipales pour les soixante mille agents de la Ville, et la plupart très éloignées des lieux de travail si bien que la majorité des gens n’y vont pas à moins de prendre les transports en commun. Toutefois, pour le peu d’agents qui tout de même faisaient valoir leur droit de manger pour pas trop cher ou prendre simplement un repas chaud, la Ville de Paris, magnanime, leur accordait jusque-là un « délai de route » leur permettant d’aller sur les lieux.

Pas du luxe, car souvent il fallait plus d’une demi-heure aller et retour de temps de trajet. Et c’est là que la Ville de Paris a concocté un plan (sans accrocs) qui va lui permettre d’empêcher les gens d’aller à la cantine et forcer ces dernières à fermer faute de fréquentation. Alors c’est quoi le plan ? Ben, on supprime les délais de route pardi ! Maintenant, les personnels n’auront droit qu’à une demi-heure, défalquée automatiquement pour la pause-déjeuner. Au-delà de cette durée minimum de trente minutes, le temps sera décompté de la journée de travail de l’agent et devra être rattrapé à un autre moment ce qui de facto empêchera tout le monde de s’y rendre et donc à très court terme conduira à  la fermeture des cantines de la Ville de Paris faute de fréquentation. Dans les couloirs de l’administration, on reconnait d’ailleurs «  que c’est qui va arriver »

Le progrès social selon la Ville de Paris va donc désormais contraindre les personnels à se contenter d’un sandwich ou d’un plat surgelé mais surtout à manger au lance pierre sur des lieux de travail où rien n’est prévu pour ça. « Les observateurs appellent ça « le bien-être au travail  selon socialistes parisiens ». Peut-être est-ce aussi le projet que nourrit Anne Hidalgo pour la France ?

Enfin, signalons ce qui est finalement une véritable arnaque sociale dans cette histoire. Car si il n’y a plus de cantine à subventionner,  l’équipe d’Anne Hidalgo refuse toujours d’aller vers le système des tickets restaurants qui là, O malheur, bénéficierait à tous les agents, surtout les plus modestes. Tout bénef pour la Ville de Paris qui gagne ainsi sur les deux tableaux, elle qui cherche toujours désespérément de l’argent pour financer ses JO. Mais idée génial, non ?

 

            - Ma chère Anne, après cette idée géniale je suis obligée de te nommer ministre du travail !

                      

 

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 19:55
Passe sanitaire dans les bibliothèques : les questions qui embarrassent la mairie de Paris

                        D’ailleurs, elle est pour le moment toujours incapable de répondre

Dans un précédent article, on se demandait si les bibliothèques municipales de France et de Navarre seront soumises au Pass sanitaire pour accueillir le public (lire ici). Depuis hier la réponse est donc oui. Et malgré l’absence de loi votée par l’assemblée nationale et le Sénat validée ensuite par le Conseil Constitutionnel, la Mairie de Paris (comme d’autres, il est vrai) s’est néanmoins empressée de mettre cette nouvelle mesure en application. Ce qui ne l’empêche pas de proposer n’importe quoi. As usual

Ainsi, dans une « notice » officielle envoyée aux représentants des personnels, la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris propose rien moins que l’impossible aux agents des bibliothèques parisiennes et surtout à leurs chefs d’établissement. Le tout dans la confusion la plus totale. On apprend tout d’abord que ces derniers sont les seuls « habilités à faire des contrôles » et par conséquent, les seuls responsables pénalement à être redevables des amendes.

La DAC ajoute  alors que les responsables des bibliothèques (y compris par intérim, en ces temps de vacances) pourront désigner des agents comme une sorte de délégation des responsabilités. On ignore si ce sera sur la base du volontariat ou pas. D’où une première série de questions : un agent se verra-t-il sanctionné s’il refuse de se porter volontaire mais qu’il est désigné de force ? Et l’agent « désigné » sera-t-il à son tour responsable pénalement des amendes ?

Autre proposition baroque de l’administration, la possibilité de ne pas vérifier les QR code mais seulement de pratiquer une vérification visuelle du fameux passe sanitaire  présenté sur téléphone. Il est vrai qu’aucun matériel de contrôle n’est  encore disponible pour les soixante-neuf bibliothèques du réseau parisien. Par conséquent en l’absence de tablette, il n’est pas possible de faire un « contrôle visuel », même « temporairement », car cela n’est pas prévu par l’application «Tous anti Covid » dont le mode d’emploi a été envoyé aux représentants des personnels ! Du pur mergitur

Autre proposition croquignolesque de la DAC lorsque surviendrons des « tensions » avec les usagers : remplir une fiche numérique pour la renvoyer à l’administration. C’est après toutes ces inepties que les représentants des personnels ont sorti la botte de Nevers en posant à l’administration une question des plus simplissimes : La mairie de Paris peut-elle communiquer en détails les noms des bibliothèques qui sont classées comme ayant une capacité supérieure à cinquante personnes et celles qui en ont une inférieure ? Bon, la mairie se préparerait à chercher, parait-il.

Enfin, le plus dur est probablement à venir car pour le moment la municipalité dirigée par Anne Hidalgo ne précise pas encore quelle attitude devra avoir l’administration et les chefs d’établissement envers les agents qui ne présenteront pas de passeport vaccinal « complet » ou de test PCR à jour ? Avec quelle échelle de sanctions ? Jusque à un licenciement ? Pas de réponse non plus face à ces questions il est vrai embarrassantes. 

Finalement, pour sortir de ce mauvais pas, la mairie de Paris pourrait avoir une porte de sortie : abaisser les jauges à quarante-neuf usagers pour toutes les bibliothèques du réseau ce qui permettrait alors de résoudre bon nombre de problèmes que ce soit contrôle du Passe, paiement des amendes et  toutes les procédures qu’il faudrait engager pour le futur régime de sanctions envers les agents.

 

 

                          Pass sanitaire dans les bibliothèques : ces questions qui embarrassent

   - Alors ma chère Anne, t'es cap de mettre en place quelque chose qui soit moins casse gueule ?

                                               - Rrrr Manu, tu m'embarrasse encore une fois......

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 09:53
Les bibliothèques devront-elles se soumettre au passe sanitaire pour accueillir le public ?

                  En l’état, cette mesure parait toutefois complétement irréaliste !

Suite à la déclaration du Président de la République concernant  l’instauration d’un pass sanitaire pour pénétrer dans les lieux culturels et de loisirs qui reçoivent du public, ce qui sera semble-t-il le cas des bibliothèques, les interrogations sont nombreuses pour la mise en application de ces futures mesures que ce soient en termes organisationnels, règlementaires ou juridiques.

En premier lieu la question du contrôle du public : qui sera habilité à contrôler l'identité de la personne présentant (ou pas) un pass sanitaire ? Il faut en principe être assermenté. Or les personnels des bibliothèques ne le sont pas. Ainsi dans la capitale, si le règlement des bibliothèques municipales voté par le Conseil de Paris prévoit bien d’exiger une pièce d’identité c’est uniquement lors de l’inscription des usagers, les autres cas de figure en sont en effet exclus.

Par ailleurs le contrôle du pass sanitaire exige des moyens techniques comme des lecteurs de QR Code qui, c’est certain, ne sont pas disponibles dans les bibliothèques de France et de Navarre. Bref, à l’heure où nous écrivons ces lignes cette nouvelle règle sera clairement inapplicable dans les établissements de lecture publique.

Viennent aussi des détails pratiques. Oh de simple broutilles…. En effet, il a aussi été question de jauge dans les annonces de Jupiter. Par exemple pour s’affranchir de cette nouvelle mesure, peut-on abaisser la jauge d'un établissement à cinquante personnes maximum ? Malgré la classification de la commission de sécurité ? Toutefois les enfants de moins de douze ans, non soumis à contrôle, sont-ils inclus dans la jauge ? Sinon, comment contrôle-t-on leur âge ? Par ailleurs le personnel est-il inclus dans la jauge des cinquante personnes ? Et  tout le personnel ou seulement celui en service public ? Mais peut être que rien n’aurait été vraiment pensé…

Pour les personnels des questions sont encore plus cruciales : Est-ce que la vaccination (ou bien un test antigénique deux à trois fois par semaine) devra vraiment être obligatoire pour venir travailler dans sa bibliothèque ? Si oui, est-ce que ce sera au chef d’établissement de procéder à ce contrôle ? ou bien à la médecine du travail, seule habilitée à avoir pour le moment accès au dossier médical des agents ?

Enfin, si un ou une bibliothécaire refuse de présenter un pass sanitaire seront-ils vraiment soumis à des sanctions ? Des ministres parlent même de mise à pieds sans salaire ou encore de licenciement. Il est utile toutefois de préciser qu’en cas de suspension ou de radiation qu’il faudra tout de même engager une procédure administrative qui devra sans doute passer par le cadre du Conseil de discipline (compter dans ce cas plusieurs mois pour les organiser). À moins que la loi qui régit la fonction publique soit purement et simplement supprimée ! Shazbot ! Nanu nanu !

 

 

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31 mars 2021 3 31 /03 /mars /2021 12:52
Bon là ma chère on peut dire que c'est vraiment la guigne pour toi

Bon là ma chère on peut dire que c'est vraiment la guigne pour toi

Pendant ce temps là les les bibliothécaires parisiens sont toujours en droit de retrait pour protester contre la gestion par la mairie de Paris de la crise sanitaire

Alors que la direction des affaires de la Ville affirme que tous va bien après l'alerte sanitaire faites par les bibliothèques municipales de la capitale, il semblerait que la réalité aille à l'encontre du discours officiel de l'équipe dirigée par Anne Hidalgo

C'est qu'un nouveau foyer de contamination vient de se déclarer aux Archives départementales de Paris, situées boulevard Serrurier, à proximité de la Porte des Lilas, dans le XXème arrondissement avec cinq agents qui ont été testés positifs en date d’hier.

« Compte tenu du nombre de cas significatifs de COVID, il a été décidé  d’une part de fermer l’établissement  aux agents et au public,  et d’autre part de procéder à la désinfection des locaux dans lesquels les agents ont été amenés à travailler.. Les cas connus ont tous été signalés à l’ARS et au CMIE qui suivent  le dossier. » a déclaré l'administration parisienne dans un communiqué envoyé aux membres du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT)

Pendant ce temps les les bibliothécaires parisiens sont, pour beaucoup, toujours en droit de retrait pour protester contre la gestion par la mairie de Paris de cette crise sanitaire (voir ici).

 

                                                             

                                                                   Politique fiction

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30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 11:40
Covid : des dizaines de bibliothèques parisiennes fermées jusqu'à nouvel ordre !

Les personnels dénoncent les mesures mises en place par la mairie de Paris en cette période d'urgence sanitaire

Une révolte sire ? Une fronde probablement. Un ras-le-bol c'est certain. En tout cas depuis le vendredi  26 mars et ceci pour une période indéterminée, de nombreuses bibliothèques municipales de la capitale sont fermées pour cause de droit de retrait des agents. Le problème pour l'équipe dirigée par Anne Hidalgo est que d'autres établissements ont depuis rejoint leurs collègues (la liste mise à jour est ici).

Pourtant l'administration parisienne ne peut feindre la surprise puisque les bibliothécaires dénonçaient depuis plusieurs semaines « les mesures ineptes » prises par la mairie de Paris pour lutter contre la pandémie (lire ici) et ont été suivi dernièrement..... par les chefs d'établissements qui ont à leur tour rédigé une lettre ouverte pour appuyer les demandes de leurs équipes (voir ici). Une initiative historique pour de nombreux observateurs et signe d'une véritable fronde à tout les niveaux

La revendication des personnels est pourtant simple : une rotation des équipes sur la semaine pour que l’administration parisienne se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Vu comme ça les droits de retrait seront sans aucun doute validés par cette dernière !

 

 

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 14:56
Covid : des bibliothèques parisiennes fermées pour cause de droit de retrait des agents !

Ils dénoncent les mesures mises en place par la mairie de Paris en cette période d'urgence sanitaire. D'autres établissements devraient se rajouter et fermer dès demain

Une révolte sire ? Une fronde probablement. Un ras-le-bol c'est certain. En tout cas dès aujourd'hui, et pour une période indéterminée, plus d'une dizaine de bibliothèques vont rester portes closes jusqu’à nouvel ordre pour cause de droit de retrait des agents.

Une liste qui commence à être longue comme un jour sans pain puisque parmi les premiers noms qui viennent de nous parvenir citons pêle-mêle, Buffon, (Ve), Rilke (Ve), Drouot (IVe), Walser Gaillard (IXe), Françoise Sagan (Xe), Parmentier (XIe), Faidherbe (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIIe), Genevoix (XVIIIe), Rostand (XVIIe), Romilly (XVIIIIe) ou encore Rabier (XIXe).

Pour celles qui ne sont pas encore fermées, le fonctionnement risque toutefois d'être très réduit à l’instar de la MMP (Ier) où une vingtaine d'agents ont suivi le mouvement à la MMP (Ier). Un tiers des bibliothécaires s'est également mis en droit de retrait à Hergé (XIXe). Et il semble désormais probable que d'autres établissements, comme Arkoun (Ve) ou Malraux (VIe), se rajouteront à cette liste et fermer à partir de demain samedi (voir la liste complète mise à jour en temps réel dans la rubrique commentaire).

La revendication des agents est simple : une rotation des équipes sur la semaine pour que l’administration parisienne se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Vu comme ça les droits de retraits seront sans aucun doute validés par cette dernière.

 

 

                Covid : la gestion de la Ville de Paris saluée par le président en personne

           - Franchement Anne pourquoi je m’emmerde à continuer à me coltiner Castex et Veran...

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 09:16
Covid : La bibliothèque Violette Leduc (XIe) fermée après un droit de retrait d'une partie des personnels

Ils dénoncent les mesures mises en place par la mairie de Paris en cette période d'urgence sanitaire. D'autres établissements devraient leur emboiter le pas aujourd'hui

Cela devait finir par arriver. Des agents d'une bibliothèque parisienne, en l’occurrence celle de Violette Leduc, située rue Faidherbe (XIe) se sont mis en droit de retrait hier pour dénoncer les conditions de travail en cette période de crise sanitaire. Elle devrait donc rester fermée les prochains jours

Pourtant l'administration ne peut feindre la surprise car alors que les bibliothécaires de la capitale dénonçaient « les mesures ineptes » prises par la mairie de Paris pour lutter contre la pandémie (lire ici) ils ont été rejoint cette semaine par les chefs d'établissements qui ont à leur tour rédigé une lettre ouverte pour appuyer les demandes de leurs équipes (voir ici). Une initiative historique pour de nombreux observateurs et signe d'une véritable fronde à tout les niveaux

La revendication des agents est simple : une rotation des équipes sur la semaine pour que l’administration parisienne se conforme au Protocole national pour la santé des salariés face à l'épidémie qui demande de « limiter le nombre d'agents susceptibles d'être présents ou de se croiser sur le lieu de travail ». Une position relayée, et c'est à souligner par..... un service officiel de la mairie de Paris, la Mission Inspection Santé Sécurité Travail (MISST) de la Ville, laquelle déclarait qu'un fonctionnement « à effectif complet » était en contradiction avec la protection des agents. Vu comme ça les droits de retrait seront sans aucun doute validés par cette dernière !

D'après les premières informations qui remontent, d'autres bibliothèques devraient emboiter le pas à Violette Leduc puisque de nombreuses équipes se réunissent ce matin pour discuter de la possibilité de se mettre elles aussi en droit de retrait. Parmi elles, on peut déjà citer la MMP (Ier), Buffon (Ve), Malraux (Vie), Sagan (Xe), Parmentier (XIe), Yourcenar (XVe) ou encore Duras (XXe). Une liste évidemment non exhaustive.

 

 

                                          - Pfff, je suis en train de me faire une Jean Castex moi !

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 15:01
Insécurité au quotidien, violences, trafics divers : les personnels de la bibliothèque Goutte d’Or (XVIIIe) interpellent Emmanuel Macron

Une lettre ouverte envoyée également aux ministres concernés, au préfet de Police et au procureur de la République de Paris

C’était il y a un mois tout juste : les agents de la  bibliothèque Goutte d’Or, située dans le XVIIIe arrondissement, avaient alors décidé de fermer l’établissement au public pour dénoncer le climat d’insécurité qu’ils subissent au quotidien et pour cela envoyé une lettre ouverte à Anne Hidalgo, la maire de Paris (voir ici). La bibliothèque aurait dû rouvrir le mercredi 16 décembre, même si c’était en horaires restreints, saut que non. Car après un nouvel acte de violence l’établissement reste finalement fermé et ce jusqu’à nouvel ordre (lire ici).

Et après la mairie de Paris c’est désormais aux services de l’État que les bibliothécaires s’adressent avec une nouvelle lettre ouverte envoyée directement à son sommet, le président de la République avec copie à son premier ministre ainsi que ceux en charge de l’Intérieur et de la justice. Et pour que l’information soit complète sont également mis dans la boucle, le Préfet de Police de Paris ainsi que le procureur de la république affecté à la capitale.

Évidemment à lire cette lettre  nos éminent représentants de l’État en charge des questions régaliennes du pays comme le sont la sécurité et la tranquillité publique verrons que les personnels de la bibliothèque Goutte d’Or ne peuvent pas continuer à travailler dans ces conditions et demandent à Jupiter et consorts « de bien vouloir prendre toutes les mesures nécessaires pour que cessent les innombrables crimes et délits qui s’y produisent à longueur de temps. Nous constatons que les lois de la République ne s’appliquent pas dans ce quartier, livré à la criminalité sans que des moyens suffisants soient mis en place pour la faire cesser. Il s’agit pourtant d’un Quartier de Reconquête Républicaine (QRR), dans lequel le rétablissement de l’État de droit et de la justice devrait être une priorité pour les pouvoirs publics »

Et l’équipe de la bibliothèque Goutte d’Or de décrire, juste devant leur établissement, des trafics en tout genre (drogue, cigarettes, médicaments…) « en toute impunité », des rixes entre dealers « quotidiennes, très brutales ; nous assistons à des lynchages, des coups de couteau, des morts » et les attaques sur le bâtiment qui pour les agents est une « agression manifeste avec l’intention claire de s’en prendre à la bibliothèque en tant que telle. C’est donc un danger grave que nous portons à votre attention ». Et de rappeler les destinataires à leur responsabilités : « nous nous adressons à vous car il s’agit de crimes et de délits qui relèvent des pouvoirs régaliens de l’État : police et justice notamment ».

Et les personnels de conclure dans leur missive à Macron et consorts : « Agents de service public dans un quartier populaire et dans une bibliothèque familiale auxquels nous sommes attachés, nous souffrons de ne pouvoir accomplir notre travail et de constater que les habitants, également très attachés à leur bibliothèque, sont privés de cet équipement public et d’un accès essentiel à la culture. Stupéfaits et indignés d’assister toute la journée à des agissements criminels effectués en masse, à ciel ouvert, à grand bruit et en toute impunité, nous espérons que vous voudrez bien répondre à notre demande afin que le quartier retrouve la tranquillité et les services publics auxquels il a droit, comme toute autre partie du territoire français ». Une demande on ne peut plus limpide, non ?  L’intégralité de cette lettre est disponible dans la rubrique commentaire.

 

 

               Insécurité : les bibliothécaires de Goutte d'Or en appellent aux pouvoirs publics

 

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 17:37
La bibliothèque Goutte d'Or de nouveau gravement vandalisée !

Elle devait pourtant rouvrir demain, 16 décembre, après un mois de fermeture pour cause d'insécurité. Avec ces nouveaux événements, la bibliothèque restera portes closes jusqu'à nouvel ordre

Il y a un mois tout juste les personnels de la bibliothèque Goutte d’Or, située dans le XVIIIe arrondissement de Paris, avaient décidé de fermer l’établissement au public pour dénoncer le climat de violence qu’ils subissent au quotidien dans une lettre ouverte à Anne Hidalgo, la maire de Paris (voir ici).

La bibliothèque aurait dû rouvrir demain, mercredi 16 décembre, avec toutefois des horaires restreints comme l’annonçaient les personnels dans un communiqué. « Nous avons dû fermer la bibliothèque plusieurs semaines en raison de la délinquance régnant dans les rues avoisinantes, ayant conduit notamment au bris de notre façade. Nous décidons de rouvrir avec des mesures de sécurité exceptionnelles prises par la Ville de Paris, qui vous garantiront de pouvoir venir en toute sécurité ».

Et les bibliothécaires de Goutte d’Or d'ajouter : « les nombreux messages de soutien que vous nous avez envoyés nous sont allés droit au cœur, tout comme la mobilisation des habitants et des associations pour défendre le quartier et sa bibliothèque. Cette mobilisation se poursuit, nous y prenons notre part ; elle se poursuivra tant que la situation dans la rue ne se sera pas améliorée. Dans cette attente, nous rouvrons avec des horaires restreints ».

Or, à la veille de cette réouverture, voilà que l’établissement a subit de nouvelles dégradations et non des moindres puisque la façade a été attaquée sur plusieurs endroits avec des bris de verre jusqu’à l’intérieur du bâtiment (voir ici). Elle restera donc fermée jusque nouvel ordre comme le stipule le nouveau communiqué de l'équipe.

« la bibliothèque a subi hier soir une nouvelle agression ciblée : ses façades encore intactes ont  à leur tour été fracturées à coups de plot métallique.Notre réouverture prévue demain mercredi est donc annulée pour cause d’insécurité. Nous ne pouvons tolérer de travailler dans un contexte d’une telle violence, ni de mettre notre public en danger. La bibliothèque reste fermée jusqu’à nouvel ordre ». Et les bibliothécaires de Goutte d’Or de conclure : « Nous nous mobilisons, aux côtés des habitants, des associations du quartier, et avec l’appui de la Ville de Paris, pour qu’il soit mis fin à cette situation de crimes et de délits ».

Art brut

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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 15:02
Ces cas de Covid que l’administration parisienne veut cacher !

« On ne s'en sortira pas avec des comportements pareils » déclare le corps médical complètement outré par les méthodes de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris

La pandémie de covid-19 ne semble pas être éradiquée malgré toutes les mesures prises par les différentes autorités ici et là. Mais à voir l’attitude de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris sur la gestion des détectés positifs à la Médiathèque Musicale de Paris (MMP), située au Forum des Halles dans le Ier arrondissement de la capitale, on comprend mieux pourquoi le virus continue à circuler.

C’est que les cas se sont succédés à la MMP sans qu’aucun membre de l’équipe ne soit averti. En effet, ils ont appris dernièrement et par un pur hasard que plusieurs de leurs collègues avaient été testés positifs ces dernières semaines et que cette information, pourtant d'importance, leur avait été dissimulée. Une attitude qui, murmure-t-on, aurait été dictée par le bureau des bibliothèques, la tutelle immédiate de la direction de l’établissement. C’est que dans le cas où un agent est détecté positif, il faut non seulement désinfecter les locaux mais aussi tracer les éventuels agents qui pourraient être « cas contact » comme le rappellent tous les protocoles sanitaires. Or, c’est vrai que ça ne plait pas trop à la mairie de Paris car cela a pour conséquence immédiate une fermeture des locaux pour la dite désinfection pour au moins une journée. Voire davantage si les cas contacts s’avèrent nombreux. Et ça, le chef de bureau ne veut pas. Même si ce n'est guère QualiParis d'un point de vue sanitaire.

« J’en ai assez avec ces histoires de covid » répète t-il ainsi continuellement à son entourage. Faut dire que le nombre de bibliothèques touchées par le virus a été assez conséquent puisque Duras (XXe), Yourcenar (XVe), Sorbier (XXe), Goutte d'Or (XVIIIe), Sagan (Xe), Malraux (Vie), Louise Michel (XXe), Couronnes (XXe) Oscar Wilde (XXe) ou encore Melville (XIIIe) ont du à un moment ou un autre se confiner. Le chef de bureau voulant sans doute présenter un moins mauvais bilan à sa hiérarchie sur les contaminations, il peut lui prendre la tentation de mettre tout ce qu’il peut sous le tapis. Et ce sans gel hydroalcoolique ! Raté, car maintenant on peut rajouter, et au grand jour, la Médiathèque Musicale de Paris à la liste.

Un problème toutefois pour les bibliothécaires du Forum des Halles qui, du coup, ont plutôt mal pris la chose. « En pleine situation de pandémie, n’est-ce pas une évidence, suite à des cas de covid avérés, que d’en informer l’équipe en toute transparence  afin de renvoyer chacun à ses responsabilités, et à son souhait de se faite tester ou pas ? D'autant plus que ces collègues malades travaillent en open-space » ont-ils déclarés à leur direction. Et niveau renouvellement d'air, l’établissement est situé en sous-sol, doit-on rappeler à toutes fins utiles.

Et les agents de la MMP d’enfoncer le clou : « nous soulignons aussi que si nous avions été informés, notre hiérarchie aurait ainsi fait preuve à notre égard du respect le plus élémentaire ». « Leur façon de procéder est dangereuse pour le personnel et par ricochet pour leurs proches, surtout à l'approche des fêtes de Noël ou un répit nous est gracieusement accordé par le gouvernement » concluent-ils. Une attitude qui choque jusqu’au corps médical puisque quand un des bibliothécaires parti se faire tester expliqua aux pharmaciens les raisons de sa venue, ces derniers ont été plus qu’outrés. On le serait à moins. Puis les professionnels de santé dépités de rajouter : « On ne s'en sortira pas avec des comportements pareils et dans ces cas de figure l'argument du secret médical ne tient pas ».

 

 

 

                  Mesures sanitaires contre le Covid : la mairie de Paris au fond du trou (des halles)

 

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