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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 11:06
Ces adjointes d’Anne Hidalgo qui refusent de s’occuper de la santé des personnels dont elles ont la tutelle

Mais pourquoi donc refuser d’aborder cet important sujet alors qu’on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte plutôt incongrue

On savait que la mairie de Paris n’aimait pas trop discuter avec les syndicats. Même dans les instances représentatives des personnels comme les Comités Techniques (CT) ou les Comités Hygiène et Sécurité (CHSCT). Sauf que cela tourne carrément au ridicule quand cela se passe au sein même de la Direction ...de la Démocratie et du Citoyen (DDCT) ! Eh oui, ça ne s’invente pas comme nom de direction. Mais il est vrai que l’administration parisienne dirigée par Anne Hidalgo, a toujours aimé se pousser du col.

Néanmoins, le dialogue social à la DDCT est réduit à la portion congrue. Surtout quand il s’agit de la santé des agents. C’est pourtant une direction qui ne devrait pas manquer d’interlocuteurs pour en discuter puisque au moins deux adjointes d’Anne Hidalgo en ont la tutelle : Pauline Veron et Colombe Brossel. Des adjointes aux délégations là aussi on ne peut plus importantes puisque l’une est en charge de la démocratie locale et de la participation citoyenne quand l’autre s’occupe de la politique de la ville ou encore de l'intégration. Des boulots en principe à plein temps.

Faut croire que non. C’est en tout cas le constat fait par les élu-es des personnels de la DDCT.  « Mme Veron et Mme Brossel, qui se présentent toutes deux comme des spécialistes de la citoyenneté et de la participation des habitants quand elles s’adressent aux médias, sont visiblement moins promptes à être à l’écoute de leurs agents et aux alertes en terme de souffrance au travail que font les représentants du personnel ! » ont ainsi rapporté nos collègues dans un communiqué. C'est que nos deux édiles qui adorent faire des réorganisations de service incessantes telles des manageuses de chez France Télécom, ont refusé de mettre ces bouleversements, qui auront pourtant un impact, à l’ordre du jour du CHSCT. Et ce malgré la demande insistante des élus de cette instance. Quitte surtout à bafouer la loi qui leur en fait obligation. Désormais celui-ci ne sera pas convoqué avant la fin juin, au plus tôt.

Mais pourquoi donc refuser de parler de la santé au travail des personnels dont on a la tutelle quand on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte pour le moins incongrue. En effet, au lieu d’assurer leurs tâches auprès des agents, il semble que nos deux adjointes préfèrent ....battre la campagne en vue des prochaines élections législatives. Il est vrai qu’elles sont candidates dans les 1ère et 17ème circonscriptions de la Capitale pour se faire élire députées à dix mille euros par mois (tout compris). Ce qui explique qu’elles ne sont plus libres avant le 18 juin. Après non plus d’ailleurs.  Car soit elles seront en route vers le Palais Bourbon, soit on sera en pleine période estivale. En tout cas, il semble que pour Colombe Brossel et Pauline Veron, les problèmes de santé des agents peuvent bien attendre. « Et alors », comme dirait un ancien candidat interrogé sur le prix de ses costumes.

 

 

 Colombe Brossel (en rouge) n'est plus disponible pour ses agents jusqu'au 18 juin (au moins)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                            -  Bien joué Colombe

               - En même temps, comme dirait notre nouveau président, je sais de qui tenir

                               

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 18:14
La bibliothèque Charlotte Delbo évacuée en urgence

Une semaine après les faits, on attend toujours la réaction de l'administration parisienne

C’est un événement qui a été soigneusement passé sous silence par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Pourtant il était d’importance. Heureusement, des collègues bien placés dans l'administration nous ont gracieusement transmis l’information. Certes avec un peu de retard, mais sans eux nous n'en aurions rien su.

Cela s’est passé la semaine dernière à la bibliothèque Charlotte Delbo, située du côté de la place des Victoires dans le IIe arrondissement de Paris. Ainsi, on a appris qu'« un individu agressif a bousculé le personnel de la bibliothèque, avant de quitter les lieux en actionnant le système d’alarme incendie du site ». Un acte assez grave pour « provoquer l’évacuation par mesure de sécurité du personnel... et d’une quarantaine d’enfants de la crèche des Petits Pères qui se trouvait à proximité » précisent encore nos sources.

D’après ces mêmes informations « une plainte sera déposée par le personnel de la bibliothèque au commissariat d’arrondissement ». Notre syndicat rappelle toutefois, comme le stipule l'article 31 du nouveau règlement des bibliothèques voté par le Conseil de Paris, que ce n’est évidemment pas aux collègues d’aller porter plainte. Cette procédure incombe à la Ville de Paris, ou à défaut la Direction des Affaires Culturelles, en tant qu'employeur. D'ailleurs pour assurer cette démarche, il existe ce que l'on appelle des cadres « d’astreinte », lesquels touchent même une grosse prime pour cela.

En attendant l’administration parisienne est toujours silencieuse sur ce grave incident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. C’est pourquoi notre syndicat lui a demandé officiellement d’en informer le CHSCT (Comité Hygiène et Sécurité). Ce qu’elle n’a malheureusement toujours pas fait à l’heure où nous écrivons ces lignes, soit pourtant une bonne semaine après les faits. Inquiétant.

Enfin, nous aimerions bien savoir si l’administration a bien porté plainte au nom de la Ville de Paris et quelles suites elle compte donner pour que ce genre d’événement ne se reproduise plus à la bibliothèque Charlotte Delbo. Ni dans aucune autre d'ailleurs.

 

 

   Delbo : Faudra-t-il faire appel à Emmanuel Grégoire, l'adjoint en charge des personnels ?

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 08:52
Pour préserver notre santé, servons-nous du CHSCT

Réglementation, obligation de l'employeur, condition de travail, droit d'alerte... tout ce qu'il faut savoir sur le fonctionnement du Comité Hygiène et Sécurité

En ce début d’année, la CGT vous rappelle le rôle des élu(e)s du personnel dans le Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHSCT) de votre direction, instance qui intervient pour la prévention des risques et dans les dossiers de santé et sécurité au travail. Au regard des textes qui l’organise (décret 85-603), le CHSCT a la mission de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des agents et à l’amélioration des conditions de travail avec une attention particulière pour celles des femmes (santé au travail des femmes enceintes, harcèlement sexuel…)

A ce titre le CHSCT alerte l’administration via des « avis » émis par ses membres et procède de façon régulière à des visites de sites. Mais l’instance a aussi un pouvoir de contrôle et d’enquête, avec si cela lui semble pertinent, le recours à l’expertise. Elle peut examiner également toutes les fiches du registre de santé sécurité au travail rédigées dans les établissements. Enfin un membre du CHSCT peut enclencher un droit d’alerte ou assister un agent pour un droit de retrait si la situation vécue n’est plus tenable.

Le saviez-vous ? Un registre santé sécurité est ouvert dans chacun de nos établissements. Il sert à consigner toutes les informations, demandes et suggestions des agents relatives à la prévention des risques professionnels et à l’amélioration des conditions de travail. Il est à la disposition de l’ensemble du personnel et le cas échéant des usagers.

Le saviez-vous ? Vous pouvez demander un rendez vous auprès de la médecine préventive hors cadre officiel de l’employeur si vous vous sentez mal dans votre travail ou que votre environnement professionnel vous semble dégradé.

Le saviez-vous ?  Un service d’écoute est à votre disposition du lundi au vendredi de 9h à 17h au 01 42 76 88 00. Des agents tenus au secret professionnel y sont à votre disposition pour toutes situations de travail vécues comme difficiles ou dégradées.

Le saviez-vous ?  A la Direction des Affaires Culturelles, vos représentants CGT au CHSCT sont Sophie Marquié (bibliothèque Hélène Berr), Agnès Dutrevis (bibliothèque de l’Hôtel de ville), Pascal Colas (bibliothèque Melville) et Mathilde Creixams (Conservatoire du XVIe). Vous pouvez les contacter via leur adresse paris.fr

Pour préserver notre santé, servons-nous du CHSCT
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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 08:04
Souffrance au travail : la mairie de Paris condamnée par le Tribunal de Grande Instance

Une décision qui fera date pour les différents CHSCT de la collectivité parisienne

Management pathogène, direction autiste : c’est la crise dans les établissements de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) qui dépendent de la Ville de Paris. Les témoignages de nombreux agents sont on ne peut plus clairs ! Ils dénoncent une organisation délétère dont les symptômes sont bien connus des spécialistes de la santé au travail : conflits de valeurs, surcharge de travail ajoutée aux changements intempestifs des plannings, sans parler des réorganisations incessantes des services.

Mais derrière cette organisation, qui peut ressembler à celle subie dans d'autres entreprises publiques, se nichent des pratiques vexatoires, notamment des remises en cause des compétences, et de l’expérience, mais aussi des critiques acerbes sur la manière de travailler. Enfin last but not least, en cas de protestation arrive toujours l’argument classique de l'absence de loyauté envers son employeur... De quoi en déstabiliser plus d’un et d’une ! D’autant que les agents se plaignent « d’attaques verbales parfois violentes et humiliantes ».

Une situation de crise qui avait amené le Comité Hygiène et Sécurité au Travail (CHSCT) d'un de ces établissements de la Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Santé (DASES) à désigner dans un vote unanime un cabinet d’expert agréé par le ministère du Travail pour mener une enquête. Au grand dam de l’équipe qui entoure Anne Hidalgo (pourtant une ancienne inspectrice du Travail !). Et qui, on va le voir, fera tout pour saboter la chose. Elle n’imaginait pas alors qu’elle se ferait taper sur les doigts par les juges.

Souffrance au travail : la mairie de Paris condamnée par le Tribunal de Grande Instance

Tout commence quand le cabinet désigné envoie, comme le prévoit la loi, un courrier à la DASES pour une rencontre avec le CHSCT et la direction afin de déterminer le démarrage de l'expertise et les conditions de sa mise en œuvre, avec communication du programme annuel de prévention ainsi que le rapport du médecin du travail. Un coup dur pour la Mairie qui décide alors de faire la morte. Finalement, coincée par la législation en matière de droit du Travail, un projet de convention est rédigé par les deux parties pour être ensuite envoyé à la signature du cabinet de la maire. Panique à bord dans les couloirs de l’Hôtel de Ville qui ne veut surtout pas que l’on vienne regarder la façon dont elle traite ses personnels.

La Mairie risque pourtant gros dans cette affaire si l’on en croit le Code Pénal : cinq ans d'emprisonnement, 75 000 euros d'amende si la mise en danger d'autrui est démontrée, en cas de négligence, de manquement. A voir l’attitude de la municipalité parisienne, on pourrait finir par penser que… Las : après plusieurs tentatives de manipulation de la part de l’exécutif socialiste de la Capitale pour évincer le cabinet, considéré comme trop indépendant, pour lui substituer un autre moins frondeur, le CHSCT a décidé de porter plainte pour « délit d’entrave » via leur avocat maître Bonnemye en saisissant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris en novembre dernier. Avec succès !

En effet, si la justice est parfois lente, cette fois-ci, saisie dans le cadre du référé, elle a rendu son jugement au bout de quelques semaines. Et il est sans appel ! Le TGI condamne la Mairie de Paris en lui rappelant quelques règles élémentaires de droit du Travail, notamment que le CHSCT est une instance souveraine et que lui seul peut désigner un cabinet d’expert et non l’employeur. Et pour rajouter un peu de sel sur les plaies, la justice condamne en outre cette même mairie à verser près de cinq mille euros au plaignant, au titre de frais de justice (le jugement intégral du TGI est disponible ici). Quand ça veut pas… C'était le 19 janvier dernier. Un jour maudit pour Anne Hidalgo et son équipe une nouvelle fois prises en flagrant délit sur sa douteuse politique sociale. Et une décision qui fera date pour tous ceux, agents et élus des personnels, qui à la Mairie de Paris font face à la souffrance au travail.

 

            19 janvier 2017 : la justice condamne la mairie de Paris sur la souffrance au travail

- Pfff, j'ai vraiment la guigne en ce moment...........

- Pfff, j'ai vraiment la guigne en ce moment...........

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 08:28

 

L’administration rappelle que « consigne a été donnée de mettre en place ces mesures en lien avec son bureau de tutelle ». Sinon ce sera... « directement par le bureau de tutelle » !

Dans une note officielle envoyée aux membres du Comité Hygiène et Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, l’administration précise les conditions d’ouverture en cas de baisse de température dans les établissements relevant de sa responsabilité comme les ateliers beaux-arts, les bibliothèques ou encore les conservatoires.

Une note très précieuse en ces périodes de grand froid, surtout quand les problèmes de chauffage sont aussi récurrents dans de nombreux bâtiments municipaux. D’autant plus précieuse que souvent le flou règne du côté des chefs d’établissement qui ne savent pas jusqu’où peut descendre le thermomètre avant de prendre des mesures qui s'imposent tant pour les agents que pour le public.

Désormais, ils sauront quoi faire puisque l’administration a été très claire en leur envoyant « les mesures de prévention dans les cas de figure suivants ». Si jusqu’à 19 degrés les lieux « fonctionnent normalement », juste en dessous les consignes officielles sont désormais sans appel. Ainsi en cas de température comprise entre seulement 18° et 14°, il faut immédiatement « mettre à disposition de chauffages d’appoint » et autoriser « le port du manteau personnel » notamment en service public. Enfin, last but not least, le responsable d’établissement doit bien sûr « aménager l’organisation du travail » ce qui signifie « davantage de roulements, davantage de pauses » avec la possibilité de prendre « des boissons chaudes ».

En cas de température inférieure à 14°, la direction des affaires culturelles demande immédiatement « la fermeture du lieu (le lieu pouvant être une salle) ». Ce qui signifie évacuer les usagers si cet espace reçoit du public mais aussi renvoyer les personnels s’il n’y a aucun autre endroit où aller se réchauffer. Pour les récalcitrants, l’administration rappelle que « consigne a été donnée de mettre en place ces mesures en lien avec son bureau de tutelle  » sinon ce sera « directement le bureau de tutelle qui interviendra ». Effectivement là ça refroidit !

Bibliothèques, conservatoires : à 14 degrés, on ferme !
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14 novembre 2016 1 14 /11 /novembre /2016 11:35
Remise officielle du rapport d’enquête sur la souffrance au travail à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

Le Comité d'Hygiène et Sécurité, récipiendaire de ce rapport très alarmant, va maintenant travailler sur un plan d’actions pour mettre fin à ce que les spécialistes appellent les troubles Psycho-Sociaux

C’est un rapport qui était très attendu. Il faut dire que les informations publiées conjointement par l’UNSA des attachés d’administrations parisiennes et la CGT des affaires culturelles sur la souffrance au travail au cœur même de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris avaient sidéré jusque au plus haut niveau de l’Hôtel de Ville (lire ici et ).

Finalement, après plusieurs mois d’une enquête menée conjointement par une psychologue clinicienne du travail nommée par la Direction des ressources Humaines (DRH ) de l’administration parisienne et notre représentante élue du Comité Hygiène, Sécurité et des Conditions de travail (CHSCT) laquelle a déclenché l’alerte, ce sont plusieurs dizaines de pages, fruit du témoignage d'une trentaine d'agents en souffrance, qui sont remises au CHSCT de la DAC composé de membres nommés par l’administration et de représentants du personnel.

Une séance au cours de laquelle les représentants syndicaux ont interpellé très vivement, Bruno Julliard, le président de l’instance en tant que premier adjoint à la culture, sur les conséquences qu'ont les orientations politiques de la mairie dirigée par Anne Hidalgo sur la santé physique et mentale de son personnel. Une situation confirmée par le rapport d'enquête, dont la qualité a par ailleurs été saluée par tous.

Il décrit de manière plutôt accablante une organisation du travail et certains comportements managériaux clairement inacceptables au sein du siège de la Direction des Affaires Culturelles déjà mis en exergue lors de l'alerte officielle (lire ici). Le résultat de cette enquête, remis à l'ensemble des membres du CHSCT de la DAC, met ainsi en lumière nombre de dysfonctionnements. Et chose interessante pas seulement du côté de l'administration mais aussi du côté du politique, notamment la pression exercée par les cabinets des élus.

Pour mettre fin à ce que certains qualifient « d’organisation toxique » les élus du CHSCT de la DAC vont donc désormais s’appuyer sur ce rapport, lequel donne des pistes nombreuses et étayées, pour rédiger un « plan d'action » que devra appliquer la Mairie de Paris. Une première étape.

 

Remise officielle du rapport d’enquête sur la souffrance au travail à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 08:18
Paris : le « Plan églises » de la mairie mis en péril

L’intersyndicale va prendre rendez-vous avec le Diocèse pour l'alerter sur les conséquences des projets de la Ville de Paris visiblement en contradiction avec les annonces faites par Anne Hidalgo

Le transfert des services du patrimoine de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, en charge notamment de l’entretien des églises, synagogues, temples devenus propriété communale suite à la Loi de 1905, pourrait avoir de graves répercutions sur l’exécution des chantiers de restauration dans les 96 édifices cultuels de la  capitale et l’entretien et la préservation des 40 000 œuvres d’art qui s’y trouvent.

En effet, ce service de la sous-direction du Patrimoine et de l’Histoire (SDPH), situé dans le centre de Paris (rue des Francs-bourgeois, IVe) doit être délocalisé vers la Porte de la Chapelle. Or ce lieu est très mal desservi par les transports et surtout très éloigné des chantiers où doivent se rendre quotidiennement nombres d’ingénieurs, de surveillants de travaux ou encore de conservateurs responsables des chantiers de restauration. De quoi mettre en péril le « Plan églises » de 80 millions d’euros annoncé par la Mairie de Paris en octobre de l’année dernière.

Malgré une lettre très argumentée signée par l’immense majorité des agents adressée à Anne Hidalgo, dénonçant avec ce déménagement « une dégradation considérable des temps de concertation entrainant des retards qui auront pour conséquence l’impossible maintien du niveau de qualité et d’efficacité des actions menées par cette sous-direction pour préserver le patrimoine parisien » la mairie est restée sourde aux alertes des agents. L'Hôtel de Ville est aussi resté muet pour justifier de l’efficacité de ce transfert puisque celui-ci a été visiblement décidé dans l’urgence pour des raisons uniquement budgétaires.

« On ne peut pas croire qu’une seule problématique budgétaire vienne mettre en péril les promesses faites par la Maire de Paris sur la sauvegarde indispensable de toutes ces richesses à transmettre aux générations futures » ont ainsi déclaré les spécialistes de la question, lesquels ont calculé « une perte de charge de près de 30% » sur les différentes mises en chantier. « La municipalité parisienne est-elle en train de saborder ses engagements faits en octobre 2015 dans le cadre du Plan d’Investissement de la Mandature (80 M€) pour la préservation du patrimoine religieux de la Ville ? » s’alarment déjà les professionnels du secteur.

C’est pourquoi les agents de la sous-direction du Patrimoine et de l’Histoire demandent à la mairie de Paris de revenir sur cette décision. De son côté, l'intersyndicale - CGT, FO, UCP, UNSA et SUPAP - va solliciter un rendez-vous avec le Diocèse de Paris pour l'alerter sur les conséquences des projets de la Ville de Paris visiblement en contradiction avec les annonces d’Anne Hidalgo et de son équipe.

 

Plan église : L'intersyndicale va demander un rendez-vous avec le diocèse de Paris

Plan église : L'intersyndicale va demander un rendez-vous avec le diocèse de Paris

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 08:12
Paris XIIIe : les élus de l’arrondissement votent pour que les agents municipaux puissent déjeuner sans trop dépenser

Ce vote, qui exige le maintien de la cantine située dans la mairie du XIIIe arrondissement, sera aussi présenté au Conseil de Paris

C’est une nouvelle qui a pris tout le monde de court. Non seulement les personnels municipaux qui s’y rendaient mais aussi les élus, lesquels ont été tenus soigneusement dans l’ignorance. Il faut dire que la décision de fermer la seule cantine réservée aux agents de la Ville de Paris travaillant dans le quartier avait de quoi choquer. Surtout que ce restaurant administratif, situé dans les locaux de la mairie du XIIIe arrondissement, avait ouvert ses portes il y a à peine six ans.

Pourtant les agents qui bénéficient de cette cantine sont très nombreux. Outre les employés de la mairie elle-même, sont également concernés, entre autres, les agents travaillant dans les crèches, les parcs et jardins, les affaires scolaires, la voirie ou les équipements sportifs situés dans le quartier, sans même parler des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie ou de la rue de la Glacière. On remarque donc que cela fait du monde. Et même du beau monde puisqu'on y aperçoit aussi de temps en temps... le maire en personne, Jérôme Coumet ! Ce qui prouve bien l’utilité du lieu.

Dans son projet, la mairie centrale proposerait d’envoyer déjeuner les personnels concernés à Pétaouchnock... En tout cas à plusieurs kilomètres de là : porte d’Ivry ou avenue de France. « Cela impliquerait des temps de déplacement assez conséquents, trente à quarante minutes aller-retour, et contraindrait les agents à utiliser les transports en commun. Ce qui poserait un problème d’organisation dans les services, notamment à ceux qui reçoivent du public » dénonce la CGT dans un communiqué. De surcroit, vu les faibles salaires des agents, car beaucoup appartiennent à la catégorie C de la fonction publique, « il n’est évidemment pas envisageable de contraindre les agents à se restaurer dans les commerces du quartier, cela aurait un impact pécuniaire trop important » précise le syndicat. Si bien que plus de quatre cents agents ont écrit pour protester à Anne Hidalgo, son adjoint en charge des personnels, Emmanuel Grégoire (par ailleurs patron de la Fédération socialiste de Paris), et à la présidente de l’ASPP, la structure en charge des cantines de la Ville de Paris.

En attendant de connaitre la position de l’Hôtel de Ville, les personnels ont reçu un appui de poids pour conserver la cantine de la mairie du XIIIe. Et rien moins que celui des élus de l’arrondissement ! Lesquels ont voté à l’unanimité en conseil municipal « le maintien de la cantine située dans la mairie » ou à défaut « son remplacement par un restaurant administratif situé à proximité du lieu de travail des agents en poste dans le quartier de la place d’Italie ». C'est-à-dire sans avoir à prendre les transports en commun. Un vote qui devrait facilement convaincre l'ASPP de revenir sur sa funeste décision car, ironie de l'histoire, sa présidente n'est autre... qu'une élue du XIIIe, Annick Olivier !

Le texte va maintenant être présenté au Conseil de Paris. Et la balle est désormais dans le camp d’Anne Hidalgo et de son équipe pour que les agents municipaux du XIIIe puissent déjeuner sans trop dépenser leur maigre paye, eux qui n’ont pas droit (comme tous leurs collègues des autres services d’ailleurs) aux titres restaurant ni aux primes de panier, dont peuvent bénéficier les autres salariés.

   Jérôme Coumet, et les élus du XIIIe interpellent Anne Hidalgo sur la cantine de la mairie

Jérôme Coumet, et les élus du XIIIe interpellent Anne Hidalgo sur la cantine de la mairie

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 19:11
Les maîtres-nageurs parisiens dénoncent les failles de sécurité dans les piscines après une mort par noyade

Un drame qui aurait pu être évité selon les spécialistes, lesquels lancent un appel pour « une meilleure sécurité dans les piscines parisiennes »

C’est une information qui a été soigneusement passée sous silence par la Mairie de Paris. Elle aurait pourtant bien mérité un communiqué de la part d’Anne Hidalgo pour, au moins, donner sa position sur les failles de sécurité dans les piscines parisiennes. Ou alors une petite réaction de la part de Jean-François Martin, son adjoint en charge des sports, lequel  d'habitude tweete à tout va sur tout et n’importe quoi (voir ici). Un événement d’importance néanmoins car il y a quelques jours un drame a eu lieu à la piscine Blomet dans le XVème arrondissement avec la noyade d’un jeune homme de 23 ans.

Ce dernier, pourtant en excellente condition physique, a été découvert inanimé sous l’eau par les maîtres-nageurs en service lesquels ont procédé aux premiers secours. Après une réanimation intense et la prise en charge par les pompiers, le nageur en état inconscient est malheureusement décédé le lendemain à l’hôpital. Un drame qui, dans ce cas précis, aurait pu être évité selon les spécialistes.

En effet, en plus de la présence nécessaire de maîtres-nageurs, il existe une technologie pour repérer une immobilité persistante des nageurs sous la surface pendant plus de quelques secondes pas toujours décelable du bord des bassins. Ce système baptisé Poséidon est d’ailleurs déjà en place dans certaines piscines parisiennes comme celle d’Auteuil (XVIe) ou encore Aspirant-Dunant (XIVe). Une technologie qui a déjà sauvé plusieurs vies (lire ici). Mais il n'avait pas été installé à Blomet. De toute évidence, suivant la piscine dans laquelle vous allez nager, votre sécurité n’est pas assurée de manière similaire. Pendant ce temps, la Ville de Paris préfère communiquer sur son Plan Nager à Paris.

 

                                                 Description technique du système Poséidon

Les maîtres-nageurs parisiens dénoncent les failles de sécurité dans les piscines après une mort par noyade

 

Par ailleurs, en plus de l’absence du système Poséidon, il n’y a bien trop souvent qu’un seul maître-nageur affecté à la surveillance des usagers dans les piscines municipales parisiennes, alors que l’expérience montre que pour l’application des premiers secours, il faut impérativement être deux pour pouvoir procéder correctement à une réanimation efficace (massage cardiaque et assistance respiratoire).

C’est pourquoi les maîtres-nageurs parisiens, avec la CGT, ont décidé de lancer une pétition auprès des utilisateurs des bassins de la capitale pour exiger « une meilleure sécurité dans les piscines parisiennes ». Parmi les revendications demandées par les usagers et les professionnels figurent entre autres « la liste des piscines équipées du système Poséidon » suivi « d’un calendrier de mise en place de ce système, ou équivalent, dans toutes les piscines parisiennes ».

Autre demande désormais adressée à Anne hidalgo et son adjoint en charge des sports municipaux « un état des lieux des piscines et créneaux où la présence simultanée de deux maîtres-nageurs n’est pas assurée ». Une fois ce recensement terminé, les professionnels exigent, par conséquent, le « recrutement de maîtres-nageurs en accord avec le plan d’organisation de la surveillance et des secours (POSS) pour assurer la sécurité des usagers ».

 

Sécurité dans les piscines : Anne Hidalgo et son adjoint aux sports vont devoir se mettre au travail

Les maîtres-nageurs parisiens dénoncent les failles de sécurité dans les piscines après une mort par noyade
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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 16:43
La directrice de la médiathèque Picpus-Hélène-Berr à son tour coincée dans l'ascenseur retombé en panne

                            Il manquerait plus que ça arrive un dimanche !

C’est une bibliothèque que la mairie de Paris voudrait ouvrir le dimanche. On ignore toutefois si la bibliothèque Picpus-Hélène Berr (XIIe) pourra accueillir du public. En effet, après plusieurs semaines de travaux qui avaient pour objectif d'installer un ascenseur neuf, ce dernier ….n'arrête pas de tomber en panne ! Plutôt gênant pour un établissement qui compte six étages et qui ne peut donc décemment pas ouvrir au public dans ces conditions, les locaux étant de facto inaccessibles aux  handicapés, personnes âgées ou encore aux parents accompagnés d'enfant en bas âge (la section jeunesse est située au quatrième étage).

Le problème, c'est que ces pannes sont vraiment récurrentes. Non seulement la bibliothèque avait dû repousser de plusieurs jours sa réouverture (lire ici) mais dans ceux qui ont suivis, un agent s'est retrouvé coincé pendant une heure dans la cabine. Depuis, on ne compte plus les incidents à répétition, l'appareil ne pouvant pas surporter quelques heures d’activité d'affilées. Inutile de préciser que les lecteurs et les personnels sont excédés. Dernier épisode en date : c'est au tour de la directrice de l'établissement de s'être retrouvée coincée à l'intérieur de cet ascenseur décidément maudit. Un appareil qui, désormais, n'hésite plus à s'attaquer au plus haut niveau de la hiérarchie.

Et dire que la municipalité parisienne veut faire ouvrir cette bibliothèque le dimanche. On sait déjà que cela se fera au détriment des règles les plus élémentaires de santé et sécurité comme le confirmait d'ailleurs un document remis à Bruno Julliard lors du CHSCT (lire ici).

La directrice de la médiathèque Picpus-Hélène-Berr à son tour coincée dans l'ascenseur retombé en panne
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