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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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20 janvier 2015 2 20 /01 /janvier /2015 17:00

  

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                                              Allez, on les signe tous...

Est-il possible de parler du travail sur son lieu de travail ? On croyait la question tranchée depuis 1982 lorsque Jean Auroux avait expliqué au patronat incrédule, autoritaire ou paternaliste que « l’entreprise ne peut plus être le lieu du bruit des machines et du silence des hommes ». Aujourd’hui, le Medef reprend l’initiative et aimerait bien poser une sourdine sur ce qu’est devenue… la parole des hommes.

Rappelons que l’ambition des fameuses lois Auroux était de mettre à égalité de dignité, le pouvoir et le contre-pouvoir dans l’entreprise. Pour ce faire les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ont été crées. Il s’agissait, grâce à ces institutions représentatives du personnel originales, de redonner la parole sur leur travail à ceux qui le réalisent et d’intervenir sur les conditions de travail par le biais de représentants élus. Mais même ça c’est encore trop pour les tenants de la compétitivité !

Car aujourd’hui, les choses ont bien changé et le Medef ragaillardi par les attentions que lui portent désormais les pouvoirs en place, reprend l’initiative et aimerait bien en finir avec ces billevesées. C’est en tout cas la grosse envie du patronat français dans son projet d’accord présenté aux organisations syndicales en vue d’une dernière séance de négociations sur le « dialogue social » avec pour objectif, outre de limiter toute possibilité de représentation du personnel dans les petites entreprises, celui de supprimer les CHSCT au profit d’un « Conseil d’Entreprise ». Mais attention cette nouvelle structure aura bien sûr des droits limités notamment en ce qui concerne le droit à expertise ou le délit d’entrave qui, pourraient être tout deux supprimés.

 

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                                                                                 - Non au délit d'entrave !

 

Nul doute que l’État et les collectivités locales qui ont freiné des quatre fers pour faire entrer les CHSCT dans la fonction publique prendraient vite exemple avec ce qui se passera de nouveau dans le privé. Quant à la mairie de Paris, ce mauvais élève pour les droits des salariés et la santé au travail, elle qui a été contrainte de mettre enfin en place les CHSCT (pour l’année qui vient !) on peut redouter qu’elle suive fissa les recommandations patronales.

Pour le moment, seules FO et la CGT sont vent debout contre ce projet. Espérons que les autres représentants syndicaux présents dans ce round de négociation (CFTC, CGC et CFDT) vont faire de même. Pour l’avocat spécialisé en droit social, Samuel Gaillard « Ces propositions patronales entraîneraient une déflagration sans aucun précédent, un retour en arrière phénoménal, un anéantissement pur et simple des institutions représentatives du personnel qui ne seraient plus désormais que des marionnettes. Nul doute que les syndicats subiraient alors le même sort ».  

C’est pourquoi, c’est désormais le branle bas de combat pour tout les spécialistes des questions de santé au travail et ceux qui se battent au quotidien pour améliorer les conditions de travail des salariés avec de nombreux appels à signer sur le net.

 

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                                                               Santé au travail : Les appels se multiplient

 

Saluons d’abord l’initiative de Gérard Brégier, ingénieur en prévention et expert auprès des CHSCT. « Les salariés, les membres des CHSCT, par-delà leur étiquettes syndicales, doivent agir en direction des organisations syndicales de salariés et patronales ainsi qu'en direction du Ministère du Travail, pour empêcher ce véritable massacre du droit pour les salariés à vivre dignement et à intervenir collectivement et efficacement pour améliorer leurs propres conditions de travail » est-il écrit dans son appel qui se trouve ici.

Un autre texte a été lancé avec la bénédiction de Jean-Claude Delgène, pourtant pas un gauchiste ( juste le fondateur du cabinet Technologia),  expert dans les question de santé au travail. Parmi les signataires, Jean Le Garrec, un ancien ministre du Travail, grand nombre de leadeurs syndicaux (Jean-Claude Mailly, à la tête de FO, Eric Aubin, de la CGT), mais aussi Dominique Méda, sociologue de renom, l'ancienne juge chargée des dossiers de santé publique Marie-Odile Bertela Geoffroy, des médecins du travail, des infirmières... le texte est ici.

Enfin une autre initiative vient juste d’arriver et nous est présentée par un collectif de défense de la santé des travailleurs et travailleuses composé de chercheurs, d'inspecteurs du travail, de syndicalistes, d'experts des CHS-CT, d'associations...qui vient des lancer une pétition en ligne qui a déjà recueilli plusieurs milliers de signatures (lire ici).  Même si ces initiatives ont été en ordre dispersées, nous, on trouve les trois textes très bien (et complémentaires), c’est pourquoi on les signe tous. On vous appelle à en faire de même.

 

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                                                     -   Pour la défense des CHSCT, on signe pour les trois !

 

  

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Vigipirate : Les bibliothèques parisiennes tourneront au ralenti 

 

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14 octobre 2014 2 14 /10 /octobre /2014 07:26

 

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En attendant la publication officielle de cette enquête, la CGT a effectué ses propres recherches et vous livre ses premiers résultats et son analyse

Il y a maintenant plusieurs semaines la Direction des Affaires Culturelles (DAC) a lancé une enquête sur les incivilités dans les bibliothèques municipales parisiennes. Il est vrai que les agressions verbales et même parfois physiques sont de plus nombreuses, surtout depuis l’introduction de nouveaux services, comme les pôles informatiques Une hausse d’ailleurs reconnue par notre adjoint à la culture, Bruno Julliard.

En attendant la publication officielle de cette enquête (d'ici la fin de l'année?), la CGT a effectué ses propres recherches et vous livre aujourd’hui ses premiers résultats et son analyse. Elle portera sa réflexion au Comité Hygiène et Sécurité de la direction et présentera ses préconisations au groupe de travail sur les risques psychosociaux.

Dans un premier temps, il faut noter une forte progression des déclarations d’événements sur l’ensemble des établissements de la DAC entre 2009 et 2014.

D’entrée de jeu la question de pose : y a-t-il réellement plus d’incivilités ou les établissements font ils simplement plus de déclarations, ayant mieux intégré les outils mis à leur disposition ?

Les deux, mon général !  Même si pour notre syndicat, il est clair que les établissements de la culture connaissent les mêmes problématiques de dégradation des relations humaines que l’ensemble de la société.

 

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                                                                                Charte graphique !


On remarque par ailleurs une répartition très inégale des déclarations entre bibliothèques, conservatoires, ateliers beaux-arts et sites centraux, aussi bien en quantité qu’en qualité (si tant est que l’on puisse parler de la « qualité » d’un incident).

A cela plusieurs pistes de réponse : Les bibliothèques sont des lieux plus ouverts que les autres établissements de la DAC. Pas besoin d’inscription, et surtout l'offre d' un service gratuit dès lors que l’on ne s’abonne ni à l’emprunt des CD et des DVD. D’autres parts les conservatoires n’ont rejoint le giron de la ville que depuis quelques années. La politique en sante sécurité y est encore balbutiante.

Par ailleurs, les déclarations se font maintenant sur support informatique. Cela nécessite un login de connexion particulier. En général, c’est le chef d’établissement et son adjoint le plus proche qui en sont dépositaires. Encore trop souvent, ils ne connaissent pas le mot de passe, ou s’ils le connaissent, ils  ne souhaitent pas rédiger de déclaration de peur de stigmatiser leur établissement.

Parfois, ils ne comprennent pas les enjeux d’une déclaration considérant que l’incident est de peu d’importance. Il arrive également qu’une seule personne sache utiliser ce programme de déclaration d’incident et dès lors qu’il est absent, il n’y a personne pour prendre le relais. 

Enfin, les motifs de déclarations sont très divers. Ils vont de la dénonciation de dégradations de bien (vols etc…) aux agressions verbales et physiques entre usagers ou entre usagers et agents de la Ville. Une chose est sure : beaucoup d’incidents sont susceptibles d’avoir des suites pénales. Toutefois peu se transforment en main courante ou plainte en commissariat.

 

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                                                   Incivilités: La mairie de Paris reconnait une hausse

 

Pourquoi, alors que les problématiques sont bien identifiées, n’arrive-t-on pas à trouver de solutions satisfaisantes ? Question de culture ?  Pas seulement. Plusieurs pistes de réflexion possibles :

Il n’y a pas de formation satisfaisante sur la gestion des usagers difficiles pour les agents

La population des agents dans la plupart des établissements est encore essentiellement féminine. Se pose alors la question : une plus grande mixité serait elle un moyen de réduire le nombre d’agressions ?

L’apparition et le développement des pôles multimédia drainent une nouvelle population d’usagers dont les comportements nouveaux déroutent le personnel.

Aujourd’hui, La politique de la DAC n’est pas une politique de prévention mais de réparation.

La mise en place de Quali-paris et de façon générale la parole du politique qui place l’usager parisien  au sommet de la pyramide rends de plus en plus difficile les échanges. Le parisien paye ses impôts donc il est libre de faire ce qu’il souhaite dans les établissements municipaux.

La grande difficulté à porter plainte. Ce n’est pas dans les habitudes des bibliothécaires. Par ailleurs, les agents savent que poser juste une main courante ne sert à rien.

La grande difficulté aussi à considérer qu’une agression envers un agent est un délit qui se porte en justice mais se traite également en CHS pour trouver des solutions rapides et concrètes. On attend donc avec impatience la publication de ce rapport mais surtout les mesures que va proposer l’administration parisienne.

 

                  

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 14:43

  

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A cause du manque de renouvellement d’air, le public et les bibliothécaires sont au bord de l’étouffement.

Faudra-t-il faire appel à Airparif ? En tout cas, ça fait un mois que ça dure ! Et le public et les agents de la bibliothèque Jean-Pierre Melville se plaignent.

En cause, une panne de climatisation. Problème, ce bâtiment inauguré en 1983 et situé dans le quartier des olympiades dans le XIIIème arrondissement a été construit ….sans fenêtre ! Résultat, l’air est tellement irrespirable que le public et les personnels se plaignent d’irritation, de maux de gorges….  Ils vivent un véritable pic de pollution permanent.

L’air est tellement vicié que la quiétude des lecteurs est polluée par les quintes de toux continuelles de ceux qui auraient eu l’imprudence de rester trop longtemps au sein de cette atmosphère saturée en gaz carbonique.

Un moteur neuf du système de climatisation devait être installé hier, 8 octobre. Las, tout est repoussé à une date ultérieure. Et à la bibliothèque Melville l’atmosphère devient vraiment irrespirable.

Alertés, nos élus du Comité Hygiène et Sécurité (CHS) sont intervenus auprès de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris pour qu’elle nous dise comment elle compte faire pour améliorer l’accueil du public et les conditions de travail des personnels. Nous lui demandons qu’elle prenne des décisions rapides et pratiques comme la fermeture plus tôt de l'établissement, la possibilité pour les agents de faire des pauses « aération » plus nombreuses. Cette liste de pistes possibles n'est, bien sûr, pas exhaustive.

Dernière minute: La bibliothèque Jean-Pierre Melville est fermée au public les vendredi 10 et samedi 11 octobre. Le moteur doit être changé lundi. Normalement. 

 

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                                               - Je confirme chef, l'air de Melville est vraiment irrespirable !

 

 

 

 

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8 septembre 2014 1 08 /09 /septembre /2014 07:21

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                                                  Jean-Louis Missika, l'adjoint chargé de l'Urbanisme

 

        Décidément rien ne va plus dans le « bel immeuble » de la Ville de Paris 

La mairie l'avait assuré la main sur le cœur, « tous les contrôles avait été dûment réalisés », mais on peut le dire maintenant, le rêve de ce « nouveau » bâtiment du 121 avenue de France (dit T8) qui abrite les directions de l'urbanisme (DU) et de la voirie (DVD), tourne au cauchemar pour la municipalité. Après les plafonds gorgés d'eau qui s' écroulent, les agents bloqués dans les ascenseurs jusqu'à minuit , les alarmes incendie qui se déclenchent de façon intempestive, les portes de secours dont les poignées se dévissent quand elles ne sont pas bloquées, les WC handicapés inaccessibles.. c'est maintenant le système informatique chargé d'enregistrer les actes juridiques, notamment les permis de construire, qui est en panne depuis une semaine ! A ce jour il n'est toujours pas réparé. 

En tout cas, pour les agents, cet épisode ne fait que les conforter sur le fait que ce « bel immeuble » n'est pas en l'état pour recevoir du personnel et du public. C 'est pour cela qu'ils ont saisi la Mission d'Inspection en Hygiène et Sécurité de la Ville de Paris (MIHS). Dans leur lettre (lire dans la rubrique commentaire) les agents dénoncent « un danger imminent pour la sécurité des agents de l’immeuble T8, et de nombreux dysfonctionnements sanitaires et de sécurité. » 

Pour les personnels, les faits sont têtus : « Deux faux plafonds se sont écroulés après une infiltration d’eau, cela pourrait se reproduire dans d’autres bureaux, avec, cette fois, des conséquences dramatiques. En effet, certaines plaques de faux plafonds se composent d' éléments lourds et rigides (plaques d’éclairage et de ventilation) potentiellement dangereux en cas de chute.

 

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                             T8 : Faudra-t-il se munir de casques pour venir travailler ?

 

Par ailleurs, la sécurité incendie du bâtiment présente de nombreuses failles : Les agents ont dû évacuer l’immeuble trois fois, suite à ce qui leur a été présenté comme de « fausses alertes ». Le système de sécurité incendie est visiblement peu fiable. Fonctionnera-t-il en cas de réel problème ? En tout cas les évacuations se sont déroulées dans la confusion la plus totale : pas de responsable, pas de points de rassemblement à l’extérieur… Sans compter les issues de secours dont les poignées restent dans les mains, quand d'autres sont carrément bloquées !

Nous craignons que les agents de T8 soient en situation de danger imminent, et sollicitons donc que la Mission d’Inspection Hygiène et Sécurité s’autosaisisse d’urgence et enquête sur les lieux sur l’état de la toiture, des faux plafonds et des circulations. » 

Sans compter que la liste des dysfonctionnements en hygiène et sécurité de ce bâtiment s'allonge dangereusement : « Ascenseurs en panne dont un avec une personne bloquée à l'intérieur pendant plusieurs heures, salles présentant un danger pour les usagers, pannes et dysfonctionnements dans les WC, bureaux sombres, signalétiques défaillantes, mauvaises odeurs, isolation acoustique visiblement insuffisante. Tous les éléments sont réunis pour que l'inspection hygiène et Sécurité mène son enquête ». 

Copie de cette lettre a été faite à Jean-Louis Missika, l'adjoint chargé de l'urbanisme qui a la tutelle des directions installées dans l'immeuble de l'avenue de France. Un élu qui a brillé par son absence puisqu'il a séché le dernier Comité Hygiène et Sécurité dont il est pourtant le président. Ceci explique sans doute pourquoi la Ville a déclaré que « tous les contrôles avaient été réalisés ». C'est vrai que ce n'est pas Jean-Louis Missika qui aurait pu les empêcher de sortir cette bourde. Si en plus on ne peut plus déposer de permis de construire. Cette fois, l’exécutif municipal ne pourra pas échapper à ses responsabilités. 

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                              -  Alors là Jean-Louis, y a plus de branches auxquelles tu peux te raccrocher....

 

 

 

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28 août 2014 4 28 /08 /août /2014 14:44

 

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                                      - On m'avait dit pourtant que tous les contrôles avaient été réalisés

 

Quand les WC ne sont pas fermés de l'intérieur, c'est le ciel qui leur tombe sur la tête 

Décidément le « nouveau » bâtiment du 121 avenue de France (dit T8) qui abrite les directions de l'urbanisme (DU) et de la voirie (DVD), semble être le nouveau cauchemar de la Ville de Paris. Notre syndicat avait dénoncé les conditions de sécurité (lire ici) de cet immeuble, conditions tellement déplorables que l'information avait été reprise par« Le Parisien ». 

Dans cet article titré « incidents à répétition dans ce bel immeuble de la Ville » (lire ici) la mairie de Paris n'apportait aucune réponse autre que la dénégation. « Tous les contrôles été réalisés » se contentait de déclarer « un porte parole » de la municipalité, lequel n'avait probablement jamais mis les pieds dans le XIIIème......mais voilà que de nouvelles catastrophes s’accumulent du côté du « T8 ». 

Car après les agents coincés dans l’ascenseur jusqu'à minuit, deux évacuations (oui deux!) du bâtiment après le déclenchement intempestif du système d'alarme incendie (heureusement qu'elles étaient fausses, car les poignées des portes de secours se dévissent et restent dans les mains des agents quand elles ne sont pas tout simplement bloquées !)  sans compter les malfaçons diverses et variées,Voici que maintenant c'est le ciel qui tombe sur la tête des agents. 

A cause des pluies qui se sont abattues sur la capitale ces derniers jours, l'immeuble, (guère étanche semble t-il deux mois après son inauguration ) est gorgé d'eau. Les infiltrations sont déjà responsables de la chute de plusieurs faux plafonds. Le premier au 6ème étage où un agent a failli le prendre sur la tête puis un second au 7ème étage où cette fois c'est tout le bureau (et le bel ordinateur tout neuf) qui en ont fait les frais. Dans d'autres bureaux les plafonds sont simplement gondolés.

 

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                                                       Attention, risque de chute !

 

Mais ce n'est pas tout pour « le bel immeuble » dont est si fière l'Hôtel de Ville. Il y avait les toilettes handicapées qui donnaient carrément sur les couloirs et dont les portes étaient trop lourdes pour une personne en fauteuil ! Voici maintenant que les WC sont fermés de l'intérieur. Sur plusieurs étage certains « cabinets » ne sont tout simplement pas accessibles. Les uns sont condamné car inutilisable, d'autres n'ont pas de lumière et il y à ceux qui ne ferment pas, car la serrure est capricieuse, si on s’enferme on peut rester bloqué ! On se croirait à la bibliothèque Historique.

Bref, pour un immeuble où « tous les contrôles été réalisés » y a encore du boulot. Mais au fait qui a donc fait ces contrôles ?  Une chose est sûre ce n'est  pas Jean-Louis Missika, l'adjoint chargé de l'urbanisme qui a également la tutelle des directions installées dans l'immeuble de l'avenue de France. Car l'élu brille par son absence puisqu'il a séché le Comité Hygiène et Sécurité dont il est pourtant le président. Ceci explique sûrement cela.

En tout cas notre syndicat va saisir le bureau des risques professionnels des deux directions (urbanisme et voirie) et demander la création d'un comité de site qui soit compétent pour les question d'hygiènes et sécurités de l'ensemble du bâtiment.


                                            Jean-Louis Missika (à gauche), l'adloint chargé de l'urbanisme

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           - Jean-Louis, maintenant que t'es équipé, il faudrait que t'ailles faire les contrôles au T8

 

 

 

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8 août 2014 5 08 /08 /août /2014 11:47

 

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Une sécurité incendie qui s'est déjà révélée défaillante puisque les agents ont dû évacuer l’immeuble deux fois en une semaine.

L'immeuble du 121 avenue de France, dit T8, propriété de la mairie de Paris, accueille-t-il ses occupants en toute sécurité ? Deux mois après l'arrivée des personnels de la Direction de l'Urbanisme (DU) et de ceux de la Direction de la Voierie (DVD), il semble que non.

Ainsi une collègue est restée bloquée dans un ascenseur un soir durant trois longues heures (de 21h à minuit!), les agents de sécurité ne parvenant pas à en ouvrir les portes. L’ouvrage défectueux est ensuite resté condamné plusieurs jours. Par ailleurs, la porte automatique et le tourniquet de sortie côté promenade Lévi Strauss sont en panne, ainsi qu’une porte automatique au 4ème étage. Il a fallu condamner les portes. 

Les personnels de l'Avenue de France réclament «  la réparation de ces ouvrages (déjà) en panne, et la révision générale des portes automatiques et ascenseurs » et rappellent « qu’en cas d’alerte - incendie par exemple – des dysfonctionnements de portes automatiques pourraient avoir des conséquences désastreuses ».

Une sécurité incendie qui s'est déjà révélée défaillante puisque les agents ont dû évacuer l’immeuble deux fois en une semaine, suite à ce qui leur a été présenté comme de « fausses alertes ». Rappelons que le public est lui aussi amené à fréquenter les lieux pour diverses démarches administratives. 

 

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                                                     - Chef, cet immeuble n'est vraiment pas aux normes !


De plus, l'immeuble T8 n’a pas une capacité suffisante pour héberger les deux Directions concernées. Résultat : une sur-occupation des lieux inquiétante. Des agents qui s’entassent dans des locaux trop sombres ou (et) dans des passages transformés en bureaux, sans compter la présence d’imposants piliers faisant obstacle à la lumière. D'autres agents sont même « installés » face au mur et dos à la porte...

Pour les visiteurs, la situation n'est guère meilleure. C'est même la « maison qui rend fou » puisque chaque étage compte plusieurs numéros de bureaux identiques. Seules les différencient les lettres qui suivent le numéro. En l’absence d’affichage des Services sur les murs, ne parvenant pas à identifier les bureaux, dans des couloirs labyrinthiques et uniformes, les usagers s’égarent suivant un plan savamment programmé par la Mairie de Paris. C'est pas grave, ils pourront toujours se réfugier dans les toilettes sauf que...l’éclairage automatique de certains WC est (déjà) en panne, plongeant les usagers dans l’obscurité totale (WC sans fenêtre mais avec des portes se refermant automatiquement). Pas de chance !

Les malfaçons et défauts de conception sont pléthores. Ainsi certaines salles de réunions sont sources de danger important en raison de la présence d’une gaine horizontale à bords coupants et à hauteur d’homme... Les risques de blessure à la tête suite à une collision avec le bord effilé de la gaine sont tellement évidents que la mairie pourrait rendre le port du casque obligatoire avant chaque visionage de tableau power point !

Par ailleurs, la mairie de Paris a réinventé « les chiottes sur le palier ». Des cuvettes des WC pour personnes handicapées, on a une vue imprenable sur le couloir et les bureaux et vice et versa. Enfin, si on arrive à y entrer car ces lieux d'aisance sont équipés d’une porte dont l’ouverture nécessite, pour une personne en fauteuil roulant, une force peu commune. Dans le cas contraire, la personne est privée de WC… Il ne lui reste plus alors qu' à se perdre dans les couloirs...

 

    La salle de réunion conçue pour les fortes têtes              Les toilettes handicapé donnent sur le couloir

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                 Pour les réfracataires au powerpoint                                              Chambre avec vue  


Mais ce n'est pas tout. L'immeuble s'illustre aussi dans le domaine de la santé environnementale car les locaux pâtissent d'une clim visiblement défectueuse ou régulièrement en panne malgré les nombreux réglages. Réglages inefficaces si l'on considère les nombreux cas de rhino-pharyngites, rhinites, angines, migraines, conjonctivites qui nous ont été signalés, dont deux cas critiques de forte fièvre ayant abouti pour l'un d'eux à une hospitalisation de plusieurs jours.

Ceux qui auraient échappé à la maladie, n'échapperont pas aux odeurs pestilentielles dans l’escalier desservant la cantine. Elles sont dues, parait-t-il, aux locaux poubelle très mal ventilés. Remontant dans les étages supérieurs, ces odeurs sont susceptibles d’entraîner des problèmes de salubrité. Les personnels, relayés par les syndicats CGT des administratifs et ceux des cadres et techniciens ( voir la lettre ouverte dans le rubrique commentaire), exigent de leur Administration qu'elle procède sans délai « à tous travaux adéquats pour mettre fin à ces désordres ». On le dirait à moins.

 

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              - Vous devez proceder à tous travaux adéquats pour mettre fin à ces désordres 

 

 

 

 

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 08:35

 

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                                          Le T8, avenue de France (XIIIe) pourra-t-il ouvrir au public ?

 

Les sapeurs-pompiers ont constaté que la sécurité incendie de ces locaux n'était pas assurée et demandent des travaux de mise aux normes du bâtiment.

Le déménagement des agents des Directions de l’Urbanisme et de la Voirie et des Déplacements se rapproche : Les agents quitteront Morland en juillet 2014, pour le bâtiment T8, situé 121 avenue de France à Paris XIIIème.  Et les problèmes et questionnements que soulève ce très controversé déménagement ne sont toujours pas résolus.

Voici la déclaration faite le 22 mai 2014 par les représenatants CGT et SUPAP au Comité d’Hygiène et de Sécurité de la Direction de l’Urbanisme. Elle a été remise à Monsieur Jacques Baudrie, président de cette Instance.

« Monsieur le Président, le 10 mars 2014, lors de la visite de conformité des locaux d’habitation du bâtiment dit T8, situé au 121 avenue de France à Paris (XIIIème), les sapeurs-pompiers de la préfecture de police ont constaté que la sécurité incendie de ces locaux n'était pas assurée et ont invité la Société Nexity, maître d'ouvrage, à effectuer les travaux de mise aux normes du bâtiment. La Préfecture de police a ensuite confirmé par avis du 17 mars 2014 ses réserves concernant ce bâtiment.

Par ailleurs, les sapeurs-pompiers n'ont pas accédé aux locaux de bureaux de T8, où doivent emménager les directions de l'urbanisme (DU) et de la voirie et des déplacements (DVD), la réglementation n'imposant pas leur visite dans le cadre de la conformité. Ils n'ont donc pas été en mesure de vérifier l'état des installations de sécurité incendie de cette partie de l'immeuble.

 

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                    Les sapeurs-pompiers ont constaté que la sécurité incendie du T8 n'était pas assurée


Les agents de la DU et de la DVD sont donc censés déménager prochainement dans un bâtiment dont ils ne connaissent pas les cheminements et issues, et dont la sécurité reste à vérifier. En cas d'incendie, que se passera-t-il ? 

Nous déplorons cette situation, qui intervient dans un contexte déjà tendu, caractérisé par:

- de fortes interrogations concernant la fiabilité du bâtiment T8: ce bâtiment a été acquis par la Ville en Vente en l’Etat Futur d’Achèvement (VEFA). En conséquence, la Ville n'a pas été en mesure de contrôler le chantier, lequel a malencontreusement connu quelques avatars (intervention du Comité Opérationnel anti-fraude de Paris en avril 2013, qui a épinglé 11 entreprises sous-traitantes pour travail non déclaré). Sans parler du drame du stade Jean Bouin (un agent est décédé en septembre 2013, écrasé par une grille, suite à un chantier effectué pour le compte de la Ville).

- un stress croissant des agents, sur lequel nous vous alertons. Confrontés à la perspective de quitter leurs actuels locaux, satisfaisants, pour un bâtiment inadapté à des services municipaux, où leurs conditions de travail vont se détériorer (entassement, fenêtres non ouvrantes et occultées par des barreaux disgracieux, climatisation imposée, taille insuffisante du restaurant, plus d'infirmière), ils s'opposent à ce transfert et souhaitent rester à Morland ou bien déménager dans un bâtiment plus adapté, où ils pourront effectuer correctement leurs missions de service public.  

Dans ces conditions, nous vous demandons, en premier lieu, d'intervenir d'urgence auprès des services techniques de sécurité de la préfecture de police, afin d'organiser au plus vite leur visite sur les lieux pour identifier d'éventuels problèmes de sécurité incendie. Nous ne doutons pas que vous demanderez cette vérification, sauf à prendre le risque que votre mandat débute par une mise en cause de la sécurité du personnel.  

 

                             Rush-Signals

                                        Au T8,  les bornes de sécurité incendie doivent encore être vérifiées


Motivés par la même préoccupation de sécurité, nous demandons la visite sur les lieux du Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHS) des deux directions, assisté du CHS central et d'un expert indépendant rétribué par la Ville, afin de vérifier la stabilité du bâtiment.

Nous souhaitons également que la conformité des points suivants au code du travail soit vérifiée : Le renouvellement d’air des locaux, leur accès aux personnes à mobilité réduite, les locaux sanitaires ainsi que l’éclairement naturel (notamment celui des bureaux à angle rentrant situés à chaque étage, qui nous semble être particulièrement problématique) et l’isolation phonique

Nous vous rappelons par ailleurs le jugement du Tribunal Administratif de Paris en date du 21 novembre 2013, faisant droit à la demande des organisations syndicales de disposer chacune d’un local syndical dans le bâtiment T8 et vous remercions par conséquent de bien vouloir nous faire connaître, préalablement au déménagement, les locaux que vous nous attribuerez, et de nous les faire visiter.

Enfin, nous vous rappelons la revendication suivante : au cas où la Ville s'obstinerait à maintenir ce déménagement malgré l'opposition du personnel, nous demandons que chaque agent déménageant au T8 se voie attribuer une prime de dédommagement de 500 euros.

 

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                               - Bon Anne, avant de partir je te laisse ce gros chèque

                                 - Merci Bertrand, je crois que je vais en avoir besoin !

 

 

 

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 13:34

 

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La direction de Paris-Musées va faire des travaux sans même prévenir le CHS-CT ! Un véritable délit d’entrave passible des tribunaux.

Les agents du musée Bourdelle, dans le quartier de Montparnasse à Paris, sont inquiets et on peut les comprendre. Une partie d’entre eux vient ainsi d’apprendre qu’il y avait de l’amiante dans l’établissement car …..des travaux de désamiantage sont prévus la semaine prochaine !

Le hic, c’est que le Comité Hygiène et Sécurité (CHS-CT) de Paris-Musées, l’établissement public en charge de tous les musées de la Ville de Paris, n’a même pas été prévenu. Un véritable délit d’entrave qui pourrait amener les responsables devant les tribunaux.

Il faut savoir en effet que les travaux de désamiantage donnent lieu à la rédaction d'un plan de retrait (art. 23 du décret 96-98), obligatoire, que l'amiante soit friable ou non. Ce document est ensuite soumis à l'avis de la médecine du travail et du CHSCT. Le tout doit être adressé un mois avant le démarrage des travaux…. Le contenu du plan de retrait doit être apprécié du point de vue du respect des règles, au regard de la réalité du chantier. Pour le moment, la Ville de Paris semble, pour le moins, hors délais.

De son côté le CHSCT de Paris Musées doit accorder une grande attention au plan de prévention établi avec l'entreprise chargée du désamiantage, après inspection commune préalable (décret 92-158, art. 237-1 et suivants du Code du travail). Attention: le plan de prévention ne peut en aucun cas se réduire à un document type, comportant une série de cases à cocher ! Il doit s'appuyer sur une véritable analyse des risques spécifiques au local. Mais peut être que l’administration n’a pas l’expérience nécessaire en la matière ?

 

                                 La présidente de Paris-Musée avait pourtant écrit un livre sur le sujet

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                                                -  Je vois que les syndicalistes ont de saines lectures                    

 

Rappelons à toutes fins utiles à la direction de Paris-Musée (un organe d’ailleurs présidé par …Anne Hidalgo !) que ce plan de retrait établi par l'entreprise chargée d'effectuer le désamiantage doit être annexé au plan de prévention. De ce fait, il est donc important d'apporter un soin particulier à la visite des lieux avant travaux dans le cadre de l'inspection commune et à la formulation des exigences lors de la rédaction du plan de prévention. CQFD.  

Evidemment la direction va se retrancher (maladroitement) derrière le fait que ces travaux vont se dérouler un lundi, jour de fermeture. Et c’est là que leur amateurisme est des plus confondants. Le musée fermé un lundi ? Au public peut être, car ce jour là, seront présents aux abords des travaux les agents du PC de sécurité et à peine un mètre plus loin les personnels de l'action culturelle, censés travailler ce jour là comme de nombreux personnels administratifs.

Les membres du CHS-CT de Paris-Musées demandent donc le report immédiat des travaux, en attendant que toutes les procédures respectant les règlements en vigueurs soient établies.

Il serait dommage, que pour inaugurer son nouveau mandat de Maire de Paris, Anne Hidalgo, ancienne inspectrice du travail, tolère que son administration foule au pied le code du travail et la santé des personnels.

 

 

                        La direction de Paris-Musées va t-elle gacher l'investiture d'Anne Hidalgo ?

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                                               -   C'est à croire que je suis mal entourée.... 

 

 

 

 

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 08:47

              10013_web_83.jpg                                 A gauche, un batiment (et ses barreaux) de la Mairie de Paris

 

                                En tout cas, les extérieurs sont déjà condamnés !

L’immeuble municipal, baptisé T8 qui doit bientôt accueillir, avenue de France (XIIIe) les directions de l’Urbanisme et de la Voirie, à part entasser les gens dans des espaces trop exigües, a-t-il été construit dans les règles de l’art ?

C’est la question que se posent les personnels, car durant la construction de ce bâtiment, acquis dans des conditions juridiquement floues, la Mairie de Paris a connu quelques déboires : Au cours d’une opération de contrôle effectuée sur le chantier en avril 2013, le comité opérationnel anti-fraude de Paris, ayant identifié 27 ouvriers non déclarés, a épinglé 11 employeurs sous-traitants. Pas sérieux tout ça…

La Ville, comme à son habitude, a décliné toute responsabilité, renvoyant la patate chaude à Nexity, maître d’ouvrage à ce stade du chantier, lequel a renvoyé la patate bouillante aux sous-traitants. En plus, les ouvriers contrôlés se trouvaient sur la partie habitation privée de l’immeuble. Ouf !!! L’honneur de la Ville était sauf !

 

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                                                                  - Ouf, on l'a encore échappés belle !

 

Le problème est qu’un peu plus tard un autre bâtiment municipal, avec le même maitre d’œuvre, la Mairie de Paris, et …. le même architecte, Rudy Riccioti, avait lui aussi connu des problèmes de fiabilité et de sécurité malgré le coût (outrageusement élevé) de sa construction. Vous avez reconnu le stade Jean-Bouin…

Malheureusement, les problèmes de sécurité de cette construction étaient si aigus qu’ils ont débouché sur l’accident mortel d’un vigile (lire ici). Un événement tragique qui posait en outre la question des travailleurs isolés que la CGT a dénoncé à plusieurs reprises, notamment au Comité Hygiène et Sécurité de la Direction de la Jeunesse et Sports.  En tout cas si l’immeuble T8 est aussi fiable que Jean Bouin on comprend que les personnels se posent de sérieuses questions.

Si la Mairie persiste, malgré l’opposition des agents concernés, à les y installer, devront-ils, avant d’y mettre les pieds, se munir d’une assurance vie ? En tout cas, une chose est sûre, les extérieurs sont déjà condamnés avec des ...barreaux, la marque de fabrique de Riccioti.

Nous rappelons que la Ville est juridiquement responsable de la sécurité de ses personnels, y compris des prestataires de service. La CGT exige l’ouverture d’une enquête du CHS pour déterminer les responsabilités et la communication du rapport fait par la commission de sécurité venue inspecter les lieux avant l'inauguration.

 

 

                       Riccioti va-t-il prososer cet aménagement pour les responsables de la Mairie de Paris ?

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                                                        - En tout cas pour les open-spaces, y a rien à redire !

 

 

 

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24 février 2014 1 24 /02 /février /2014 15:32

 

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                    Signe d’une terrible dégradation de l’organisation du travail

Ce matin, 24 février 2013, le représentant du personnel CGT au comité d’hygiène et de sécurité (CHS) de la direction des affaires culturelles (DAC) vient de faire valoir son second devoir d’alerte en quelques mois. Signe d’une terrible dégradation de l’organisation du travail dans les établissements de la direction et de pressions multiples liées aux restrictions budgétaires draconiennes imposées par le politique.

Après une bibliothèque, c’est, cette fois, un conservatoire qui est touché. La souffrance au travail de l’équipe y est palpable et l’encadrement clairement en difficulté.

Ce devoir d’alerte a bien été pris en compte par le président du CHS et adjoint à la culture, Bruno Julliard et son administration devrait sous peu prendre attache avec l’équipe dans le but de proposer des solutions permettant le retour à la sérénité et faire cesser la situation de souffrance.  

 

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                                                          Bruno Julliard, président du CHS de la DAC

 

Dans ce conservatoire, comme cela avait été le cas pour notre devoir d’alerte en bibliothèque, il ne s’agit pas de stigmatiser qui que ce soit. Le pervers polymorphe narcissique dont le but unique est de harceler son équipe est, fort heureusement  une race en voie de disparition, même si nous sommes bien conscient qu’il en reste deux ou trois encore fort actifs.

Le malaise qui s’installe dans toutes les directions de la Ville tient plus à des réorganisations de service, des suppressions de postes  et aux difficultés d’y faire face, quelque soit le statut de celui qui prend cette violence en pleine face (oui, les cadres souffrent également de cette situation) qu’à la volonté d’un seul de pourrir la vie des autres.  De nombreux collègues sont malades de leur travail, ne savent pas le dire et attendent trop longtemps pour demander de l’aide.

La CGT refuse de voir se banaliser ce mal être dans la vie professionnelle et viendra en appui de tous ceux qui en sont touchés. Que ce soit à titre individuel ou collectif, n’hésitez pas à nous contacter en nous écrivant à agnes.dutrevis@paris.fr  (CHS de la DAC)  

 

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