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  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 19:11
Les maîtres-nageurs parisiens dénoncent les failles de sécurité dans les piscines après une mort par noyade

Un drame qui aurait pu être évité selon les spécialistes, lesquels lancent un appel pour « une meilleure sécurité dans les piscines parisiennes »

C’est une information qui a été soigneusement passée sous silence par la Mairie de Paris. Elle aurait pourtant bien mérité un communiqué de la part d’Anne Hidalgo pour, au moins, donner sa position sur les failles de sécurité dans les piscines parisiennes. Ou alors une petite réaction de la part de Jean-François Martin, son adjoint en charge des sports, lequel  d'habitude tweete à tout va sur tout et n’importe quoi (voir ici). Un événement d’importance néanmoins car il y a quelques jours un drame a eu lieu à la piscine Blomet dans le XVème arrondissement avec la noyade d’un jeune homme de 23 ans.

Ce dernier, pourtant en excellente condition physique, a été découvert inanimé sous l’eau par les maîtres-nageurs en service lesquels ont procédé aux premiers secours. Après une réanimation intense et la prise en charge par les pompiers, le nageur en état inconscient est malheureusement décédé le lendemain à l’hôpital. Un drame qui, dans ce cas précis, aurait pu être évité selon les spécialistes.

En effet, en plus de la présence nécessaire de maîtres-nageurs, il existe une technologie pour repérer une immobilité persistante des nageurs sous la surface pendant plus de quelques secondes pas toujours décelable du bord des bassins. Ce système baptisé Poséidon est d’ailleurs déjà en place dans certaines piscines parisiennes comme celle d’Auteuil (XVIe) ou encore Aspirant-Dunant (XIVe). Une technologie qui a déjà sauvé plusieurs vies (lire ici). Mais il n'avait pas été installé à Blomet. De toute évidence, suivant la piscine dans laquelle vous allez nager, votre sécurité n’est pas assurée de manière similaire. Pendant ce temps, la Ville de Paris préfère communiquer sur son Plan Nager à Paris.

 

                                                 Description technique du système Poséidon

Les maîtres-nageurs parisiens dénoncent les failles de sécurité dans les piscines après une mort par noyade

 

Par ailleurs, en plus de l’absence du système Poséidon, il n’y a bien trop souvent qu’un seul maître-nageur affecté à la surveillance des usagers dans les piscines municipales parisiennes, alors que l’expérience montre que pour l’application des premiers secours, il faut impérativement être deux pour pouvoir procéder correctement à une réanimation efficace (massage cardiaque et assistance respiratoire).

C’est pourquoi les maîtres-nageurs parisiens, avec la CGT, ont décidé de lancer une pétition auprès des utilisateurs des bassins de la capitale pour exiger « une meilleure sécurité dans les piscines parisiennes ». Parmi les revendications demandées par les usagers et les professionnels figurent entre autres « la liste des piscines équipées du système Poséidon » suivi « d’un calendrier de mise en place de ce système, ou équivalent, dans toutes les piscines parisiennes ».

Autre demande désormais adressée à Anne hidalgo et son adjoint en charge des sports municipaux « un état des lieux des piscines et créneaux où la présence simultanée de deux maîtres-nageurs n’est pas assurée ». Une fois ce recensement terminé, les professionnels exigent, par conséquent, le « recrutement de maîtres-nageurs en accord avec le plan d’organisation de la surveillance et des secours (POSS) pour assurer la sécurité des usagers ».

 

Sécurité dans les piscines : Anne Hidalgo et son adjoint aux sports vont devoir se mettre au travail

Les maîtres-nageurs parisiens dénoncent les failles de sécurité dans les piscines après une mort par noyade
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16 septembre 2016 5 16 /09 /septembre /2016 16:43
La directrice de la médiathèque Picpus-Hélène-Berr à son tour coincée dans l'ascenseur retombé en panne

                            Il manquerait plus que ça arrive un dimanche !

C’est une bibliothèque que la mairie de Paris voudrait ouvrir le dimanche. On ignore toutefois si la bibliothèque Picpus-Hélène Berr (XIIe) pourra accueillir du public. En effet, après plusieurs semaines de travaux qui avaient pour objectif d'installer un ascenseur neuf, ce dernier ….n'arrête pas de tomber en panne ! Plutôt gênant pour un établissement qui compte six étages et qui ne peut donc décemment pas ouvrir au public dans ces conditions, les locaux étant de facto inaccessibles aux  handicapés, personnes âgées ou encore aux parents accompagnés d'enfant en bas âge (la section jeunesse est située au quatrième étage).

Le problème, c'est que ces pannes sont vraiment récurrentes. Non seulement la bibliothèque avait dû repousser de plusieurs jours sa réouverture (lire ici) mais dans ceux qui ont suivis, un agent s'est retrouvé coincé pendant une heure dans la cabine. Depuis, on ne compte plus les incidents à répétition, l'appareil ne pouvant pas surporter quelques heures d’activité d'affilées. Inutile de préciser que les lecteurs et les personnels sont excédés. Dernier épisode en date : c'est au tour de la directrice de l'établissement de s'être retrouvée coincée à l'intérieur de cet ascenseur décidément maudit. Un appareil qui, désormais, n'hésite plus à s'attaquer au plus haut niveau de la hiérarchie.

Et dire que la municipalité parisienne veut faire ouvrir cette bibliothèque le dimanche. On sait déjà que cela se fera au détriment des règles les plus élémentaires de santé et sécurité comme le confirmait d'ailleurs un document remis à Bruno Julliard lors du CHSCT (lire ici).

La directrice de la médiathèque Picpus-Hélène-Berr à son tour coincée dans l'ascenseur retombé en panne
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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 11:18
Paris : le projet d'ouverture le dimanche d'une bibliothèque vue sous l’angle de la santé-sécurité au travail

Bâtiment, pénibilité, santé, sécurité, responsabilité, qualité empêchée, injonction contradictoire, inégalité femme-homme… détail d’un document remis à Bruno Julliard lors du CHSCT

La mairie de Paris compte ouvrir d'ici 2019 sept nouvelles bibliothèques le dimanche : Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe) et Sabatier (XVIIIe)... Un projet qui n’est pas sans conséquences sur la santé et la sécurité au travail et que visiblement la mairie de Paris n’avait pas anticipé. Mais alors pas du tout. C’est pourquoi la question a été abordée au Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la direction des Affaires Culturelles.

Un véritable audit a donc été réalisé par des spécialistes de la question (relais de prévention, membre du CHSCT) sur la bibliothèque Hélène-Berr, rue de Picpus (XIIème) car cette dernière est censée ouvrir le dimanche avant la fin de l'année. Dans ce document présenté au CHSCT présidé par Bruno Julliard, le premier adjoint à la culture, il est stipulé que les conditions d’ouverture proposées par l’administration parisienne qui impliquent la présence de seulement sept bibliothécaires titulaires (pour se contenter d’une seule création nette de poste budgétaire) « ne permettent ni un travail de qualité ni la médiation culturelle dont parle la sénatrice, madame Sylvie Robert dans son rapport de novembre 2015 ». De plus, ces mauvaises conditions annoncées  « présentent des risques supplémentaires pour la santé de l’équipe et la sécurité en général dans le bâtiment ». Une analyse très argumentée.

Commençons tout d’abord par les contraintes bâtimentaires pour un établissement qui compte six étages ouverts au public, un seul ascenseur et pas de retour centralisé des documents. Un bâtiment qui en plus reçoit beaucoup de monde, jusqu’à 1500 personnes de passage à la médiathèque un samedi. Conséquence de cette forte affluence, un impact direct et non négligeable sur la pénibilité au travail car la bibliothèque Hélène-Berr effectue un nombre de prêts qui la classe troisième du réseau parisien.

« En reprenant les chiffres de prêts de ces derniers mois rapportés à chaque agent, on se rend compte que chacun a traité en moyenne 1738 prêts par mois. On est quasiment dans les mêmes proportions que Yourcenar (XVe) et Duras (XXe). Or ces bibliothèques (de tailles également comparables) ont chacune dix postes de titulaire pour ouvrir le dimanche (contre seulement sept prévus pour Hélène-Berr) ». Evidemment y a comme un hic, c’est pourquoi les personnels de la rue de Picpus qui seront contraint de travailler le dimanche réclament dix titulaires. On voit, CQFD, que ce calcul justifie au minimum cette demande. La mairie de Paris n’a pour le moment brandit aucun document, ni fait aucune étude pour contrer cet argument.

Dans cet audit sur la bibliothèque Hélène-Berr sont également détaillés les problèmes de santé lié au travail, notamment les troubles musculo-squelettique (TMS) très courants dans le métier de bibliothécaire. « Avec deux aménagements de poste et quatre tendinites, plus les maux de dos à récidive. Il semble évident de prévoir que ces problèmes iront en s’aggravant si on ajoute à la charge de travail des dimanches avec cinq heures de service public en continu » est-il écrit.

Paris : le projet d'ouverture le dimanche d'une bibliothèque vue sous l’angle de la santé-sécurité au travail

Autres problèmes soulevés dans le document présenté au CHSCT, les questions de sécurité et de responsabilité. « Les agents savent évacuer les six étages publics en 2:44 (temps établi au dernier exercice chronométré par Cecys, le consultant missionné par la Ville) mais il nous faut être onze titulaires pas sept » rappellent des agents qui non seulement connaissent bien le bâtiment mais de plus sont de mieux en mieux formés aux règles de sécurité. Comment les étudiants censés remplacer les bibliothécaires titulaires le dimanche pourront-t-ils faire face seulement en cas de problème avec la sécurité incendie mais aussi le traitement des relations houleuses avec certains usagers.

« Quand à la responsabilité prise par les cadres qui vont se trouver en charge de l’établissement le dimanche, nous osons espérer qu’elle est claire pour tous car parfois les conservateurs eux-mêmes ne réalisent pas l’étendue de leur responsabilité personnelle en cas d’accident » pointe le document remis à Bruno Julliard. Là aussi la mairie est restée sans réponses

Autre aspect parfois méconnu mais qui fait partie des familles de risques identifiées dans les trouble psycho-sociaux (RPS) et donc des questions de santé au travail :  la qualité empêchée. La bibliothèque Hélène-Berr est établissement pilote de QualiParis, labellisée, tamponnée, reconnue par tous, surtout par les usagers. « Nous assurons un gros travail de médiation auprès d’eux, autant sur les collections que sur les outils numériques, avec des accompagnements personnalisés. Nous avons un programme d’événements et d’animations exceptionnel, il se passe toujours quelque chose à Hélène Berr, toute l’année » déclarent les personnels.

Toute l’année peut être, mais une chose est sûre ce ne sera pas le dimanche. « Le dimanche les conditions de fonctionnement proposées nous permettent de passer des documents en retour, c’est tout ce que nous pourrons faire. Si jamais nous recevions ce jour là des publics dits « éloignés », il faudrait s’interroger sérieusement sur le service que nous leur rendons car il y aurait inégalité de traitement » remarquent encore les bibliothécaires.

Et oui, les élus et leur administration préfèrent la quantité à la qualité. En contradiction flagrante avec le projet d’établissement qui a été validé par la Mairie de Paris. Chez les spécialistes des questions du travail, on appelle cela une injonction contradictoire, un autre facteur bien connu des RPS comme le rappelle le site du ministère du Travail. Quant à ouvrir des bibliothèques le dimanche pour répondre aux attentes des Parisiens, pour le moment personne ne sait trop au juste de quoi il s’agit. Le bilan des ouvertures dominicales n’ayant jamais été fait, ni au regard de la santé des personnels ni à celui de la satisfaction du public ou même la réalisation d'un quelconque projet de lecture publique.

Paris : le projet d'ouverture le dimanche d'une bibliothèque vue sous l’angle de la santé-sécurité au travail

Ouvrir pour qui ? Pourquoi ? c’est vrai que cette question n’a jamais reçu de réponse en termes de politique culturelle. La seule qu’admet à demi-mot l’administration elle même, c’est « ouvrez le dimanche. Même sans personnel formé, même sans animation, même si personne ne vient » ou encore  « faites ce que vous voulez, bien ou mal, mais faites le plus longtemps, et que ça se voie ».

Enfin last but not least, surtout dans un secteur toujours ultra féminisé comme les bibliothèques, l’argumentaire présenté à Bruno Julliard se penche sur l’inégalité femme-homme. « Le travail en horaires décalés tourne toujours en défaveur des femmes » a ainsi remarqué ...madame Anne Hidalgo en personne dans son livre Travail au bord de la crise de nerfs, notamment des femmes seules avec enfant. Vu que le montant de la prime accordée aux bibliothécaires par la municipalité correspond tout juste à une journée de baby sitting (non déclaré), encore une fois, les femmes devront calculer si elles perdent de l’argent en venant travailler.

D’une manière plus générale, ces horaires vont perturber encore plus la vie familiale et sociale des agents qui travaillent déjà le samedi, tous les samedis mais aussi jusqu'à 19 heures. Des horaires déjà atypiques dont les effets ont été analysés par les sépacialistes de la santé au travail (lire ici). Quand voyons-nous nos enfants, nos conjoints, nos amis ? Et bien avec le projet de la mairie de Paris, dix fois dans l’année nous seront encore moins disponibles pour nos proches. Pas vraiment ce que l’on peut appeler un signe de progrès social.

D’autant que se pose le problème du volontariat. Il n’y a pas assez de poste dans le réseau pour faire muter toutes celles et ceux qui voudront garder leurs dimanches ; pour certains autres, c’est l’argent qui prévaudra. Dans tous les cas, le volontariat, comme l'écrivait encore une fois madame Hidalgo, « est plus que contraint » par des questions d’éloignement ou de budget. Qu'en pense la maire de Paris ?

 

                « Le travail en horaires décalés tourne toujours en défaveur des femmes »

Paris : le projet d'ouverture le dimanche d'une bibliothèque vue sous l’angle de la santé-sécurité au travail

                - Tiens Bruno, j'ai écrit un truc sur le travail du dimanche, qu'est ce t'en dis ?

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 14:09
Bruno Julliard se prend une veste de la part de la majorité des syndicats de Paris-Musées

Les élus du CHSCT ont refusé de participer à ce qui n'est devenu qu'une simple mascarade

Il n’y a pas qu’avec le gouvernement de Manuel Valls que le dialogue social tourne à l’affrontement.  À la mairie de Paris, bien qu’occupée par des « frondeurs », c'est également le cas. Et plus particulièrement au sein des musées municipaux de la capitale.

A tel point que la quasi-totalité des syndicats (CGT, FO, UNSA et SUPAP) a annoncé le boycott du Comité d’Hygiène et de Sécurité (CHSCT) de l’établissement public, Paris-Musées. Son président, Bruno Julliard ayant, il est vrai, refusé la mise à l'ordre du jour de nombreux points pourtant demandé par le secrétaire en charge de l’instance.

« Le président empêche, limite, fait le tri. Il peut ainsi orienter et évacuer les sujets qui dérangent, sans qu’ils ne puissent aucunement faire l’objet d’un vote, d'une délibération qui pourrait lui être opposable » on déclaré les syndicats pour justifier leur refus de participer à cette mascarade.

Autre reproche fait par les partenaires sociaux : « Paris-Musées limite et refuse l'information nécessaire aux missions du comité et de son secrétaire ». Un délit selon le Conseil Constitutionnel  qui a ainsi jugé en 1993 que le « respect du VIIe alinéa du Préambule de la Constitution de 1946 implique que les représentants des salariés bénéficient des informations nécessaires pour que soit assurée la participation du personnel à la détermination collective des conditions de travail et à la gestion de l’entreprise (déc. no 93-328 DC du 16 décembre 1993) ». On ignore si Bruno Julliard compte couvrir encore longtemps toutes les irrégularités de la direction de l'établissement public en charge des musées parisiens.

Avant toute reprise des discussions les syndicats demandent donc au premier adjoint d’Anne Hidalgo « l’application des textes réglementaires » Ce qui est, convenons - en, le moins que l’on puisse attendre de la part de l’ancien syndicaliste étudiant. Les élus du CHSCT demandent également des « moyens pour l’accomplissement des missions du comité de prévention des risques professionnels » largement insuffisant jusque là. Ils exigent surtout « que leurs missions et leur travail se déroulent dans un climat serein et non semés d’embûches, lesquelles sont posées ça et là par Paris-Musées ».

Mais les représentants des personnels ont gardé le meilleur pour la fin en déclarant qu'ils « aimeraient bien que le Président consacre suffisamment de temps à chaque ordre du jour et n'expédie pas la séance en deux heures de temps comme c’est le cas actuellement ». En effet, Bruno Julliard cumulant les fonctions à la mairie de Paris (premier adjoint, adjoint à la culture, adjoint à la nuit, adjoint en charge des relations avec les mairies d’arrondissement, adjoint en charge du Patrimoine, président de Paris-Musées, administrateur à la RIVP, au syndicat d’assainissement, etc….)  est en général peu ( voire pas du tout) disponible lorsqu’il s’agit d’aborder les questions sociales. A croire que rencontrer des syndicalistes lui fait horreur….

Bruno Julliard se prend une veste de la part de la majorité des syndicats de Paris-Musées

                - Jesus, Marie, Joseph, délivrez-moi des syndicats de Paris-Musées

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 08:30
Paris : A la bibliothèque Jacqueline de Romilly, la chaleur est tellement étouffante que même les usagers font des malaises

« Les conditions de confort thermique et de renouvellement d'air dans cet établissement ne semblent pas respecter les critères compatibles avec la préservation de la santé » alerte la médecine du travail

A la bibliothèque Jacqueline de Romilly, on étouffe ! L’établissement, situé dans le quartier de la Porte Montmartre (XVIIIe), est pourtant neuf,  inauguré en effet il y a moins de trois ans. Problème, ce dernier semble souffrir d’un véritable défaut de conception. Et pas qu'un peu…

Car voilà, cette nouvelle bibliothèque a été construite avec des baies vitrées évidemment, exposée s au soleil mais…..qui ne s’ouvrent pas !  Il s’avère, en plus, que le système d’approvisionnement d’air n’est pas visiblement efficace au regard  de la surface d’un tel bâtiment. Il y a donc un problème évident de chaleur et de renouvellement naturel de l’air.

Forcément après trois années de travail dans ces conditions, le personnel qui a été de bonne composition jusqu’à présent, arrive plus qu’à saturation. Et on les comprend, car cette situation n’est pas sans conséquence sur leur santé puisque cela entraine maux de tête, nausées, sensations de grandes fatigues mais aussi des problèmes de douleurs dans les jambes. Les bibliothécaires sont désormais au bord de l’épuisement.

Toute l’équipe a ainsi dû faire appel au médecin de travail et les conclusions envoyées à la Direction des Affaires Culturelles sont sans appel : « les conditions de confort thermique et de renouvellement d'air  dans cet établissement ne semblent pas respecter les critères compatibles avec la préservation de la santé ». De quoi jeter un froid en effet.

Mais il n’y a pas que les agents qui se plaignent des conditions thermiques de la bibliothèque Jacqueline de Romilly. Les usagers n’hésitent pas eux aussi à dénoncer les mauvaises conditions d’accueil, en particulier dans les salles de travail du premier étage, salle d’animation ou encore dans celle qui accueille la petite enfance. Des plaintes que la Mairie de Paris a normalement dû consulter car elles sont consignées dans le cahier de réclamation QualiParis. Les températures à l’intérieur du bâtiment sont d’ailleurs parfois telles que dernièrement trois lecteurs ont même eu un malaise, dont un a été transporté par le SAMU. Or ce jour-là il ne faisait pas particulièrement chaud.

On attend désormais la réaction de Bruno Julliard sur cette situation. Ça tombe bien, notre syndicat a mis ce sujet à l’ordre du jour du CHSCT de la Direction des Affaires Culturelles, présidé justement par le premier adjoint également en charge de la culture. Ce sera le 16 juin. Et en principe la salle sera climatisée.

  Le président du CHSCT interpellé sur la situation de la bibliothèque de la porte Montmartre

Paris : A la bibliothèque Jacqueline de Romilly, la chaleur est tellement étouffante que même les usagers font des malaises

                                                          - Pfff, c'est vrai que c'est chaud

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 12:37
Les bibliothécaires sortis de l’enssib et recrutés par la Ville de Paris échapperont-ils aux risques psycho-sociaux ?

A peine arrivés, voilà que nos nouveaux bibliothécaires veulent déjà partir. Un vrai gâchis…

C’est un phénomène inquiétant qui vient de survenir. Et qui pourrait bien s’étendre et s’aggraver si rien n’est fait. On parle là du mauvais accueil fait aux bibliothécaires tout jute sortis de l’enssib (École Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothèques) et affectés dans les bibliothèques municipales de la Ville de Paris. Mais plus qu’un mauvais accueil, signe du délitement en la matière de l’administration parisienne - Bureau des Bibliothèques et Direction des Affaires Culturelles -, c’est désormais, vu les mauvaises conditions qui ont cours au quotidien, de risques psycho-sociaux  dont il est question pour nos nouveaux collègues dont c’est la première expérience avec de telles responsabilités. Une situation qui génère une véritable souffrance au travail. Il est vrai que ces personnels sont littéralement jetés dans la nature et, pour certains d’entre eux, livrés à eux mêmes.

Pour la petite histoire, les bibliothécaires de la Ville de Paris, qui sont donc des cadres de catégorie A de la fonction publique, sont recrutés par le biais du concours externe et interne de bibliothécaire d’État, puis formés avant leur prise de poste pendant une durée de six mois à l'enssib, une école basée à Villeurbanne dans la banlieue de Lyon. Enfin en théorie. Car dans la pratique cette « formation »  ne semble absolument pas adaptée au profil et aux spécificités de la lecture publique. Pas étonnant quand on sait que la quasi totalité du programme est dédiée aux bibliothèques universitaires. Et pourtant, la ville de Paris finance en partie cette formation ! Cherchez l’erreur…

De fait en sortant de cette école, nos collègues, dont certains deviennent directement responsable d’établissement (et souvent les plus difficiles à l’image de ces profs envoyés directement en ZEP) n’ont reçu aucun cours leur permettant de faire face à des questions managériales, notamment toutes les questions de DRH, ou encore de gestion d'un bâtiment. Des notions pourtant indispensables quand on connaît la complexité de l’administration parisienne (les bibliothèques dépendent de la direction des affaires culturelles mais la gestion bâtiment, les question de sécurité des biens et des personnes ou autres… relèvent d'autres directions) sans même parler du rôle trouble joué parfois par les mairies d’arrondissement, la mairie centrale et les différentes strates administratives. Bref, aucune préparation concrète aux missions qui allaient leur incomber.

Les bibliothécaires sortis de l’enssib et recrutés par la Ville de Paris échapperont-ils aux risques psycho-sociaux ?

Des agents qui ont pourtant alerté leur futur employeur à travers une lettre ouverte. « Pendant cette formation, nous sommes rémunérés par la Ville de Paris. Quels contacts avons-nous eu avec notre hiérarchie et nos futurs collègues avant d’arriver directement en poste ? Pratiquement aucun ». Un constat guère flatteur pour le bureau des bibliothèques (BBL) pourtant bardé de chefs de secteur, d’autres en charge de « l’inspection » et d’autres, encore plus nombreux, en charge « de l’accueil et de la formation ».

Pire, ils ont eu souvent l’occasion de ne pas être les bienvenus. Il y a bien sûr les difficultés pour se loger, car beaucoup d’entre eux ne sont pas parisiens : « la Ville de Paris n’est pas capable de fournir rapidement une aide ou de nous orienter vers un service logement efficace. Ne savoir que quelques semaines avant la prise de poste dans quel établissement nous serons affectés ne nous aide pas à trouver un logement compte tenu de la situation à Paris, notamment du prix des loyers » remarquait amèrement un de ces nouveaux arrivants. Mais en plus, les affectations tournent parfois au véritable parcours du combattant.

« J'ai dû repasser des entretiens, refaire des allers-retours entre Paris et Lyon (siège de l’enssib) à des intervalles très réduits et n'ai eu mon affectation que deux semaines avant ma prise de poste. Cette période a été très très difficile pour moi : j'étais épuisée par les trajets et la fin de la scolarité à l'enssib, complètement déprimée du fait des multiples rejets de la part des établissements et je n'ai pas du tout été soutenue dans cette épreuve » a ainsi déclaré une collègue dans cette même lettre ouverte adressée au bureau des bibliothèques (BBL) de la Direction des Affaires Culturelles, son administration de tutelle.

Les bibliothécaires sortis de l’enssib et recrutés par la Ville de Paris échapperont-ils aux risques psycho-sociaux ?

Bon, si le BBL n’a pas d’idées sur comment améliorer cette (très mauvaise) situation, les intéressés lui en ont soufflé quand même. Comme les informer sur les questions de temps de travail, congés, formation…ou encore permettre aux bibliothécaires de faire leur stage de cinq semaines.... à la Ville de Paris !

Autres suggestions toutes simples : la création d’une adresse mail dans la messagerie interne avant d’arriver officiellement en poste (logique puisqu’ils sont d’ailleurs agents de la ville dès leur entrée à l'enssib) ce qui leur donnerait ainsi accès aux informations via IntraParis, mais aussi l’envoi du « guide de l’encadrant » au format PDF, lequel fourmille d’informations très utiles, notamment pour faire face aux futures demandes des agents placés sous leur autorité. Autre outil qui leur serait très utile : un annuaire « bibliothèques » avec les principaux interlocuteurs (DAC, SRH, SLA, BBL…). Des solutions pas très compliquées, non ?

Enfin une fois arrivés dans le réseau, ces cadres A aimeraient bien se voir transmettre un calendrier de travail à l’échelle d’une année (action culturelle, entretiens d’évaluation, recensement de formation, plan d’équipement, projet d’établissement, QualiParis, réunions de secteur, séminaire des cadres, visite d’architecture…). Une information capitale pour ceux qui sont en charge de la direction d’un établissement et qui ne bénéficient même pas d’un suivi particulier par leur chef de secteur. Sans doute pour des raisons organisationnelles et opérationnelles. Mais bon, n’empêche que l’administration a une responsabilité toute particulière sur ces questions.

Les bibliothécaires sortis de l’enssib et recrutés par la Ville de Paris échapperont-ils aux risques psycho-sociaux ?

Car parfois l’exercice tourne carrément au cauchemar. « J’étais quotidiennement confrontée à des problèmes techniques (portes automatiques qui dysfonctionnent, coupure de courant, appareils qui tombent en panne, mobilier à changer) mais aussi humains (pose de congés, arrêts maladie, demandes de formations, évaluation des agents), tout en ayant aucune idée de la manière de procéder ni des interlocuteurs à contacter » témoignait ainsi une autre collègue. Toutefois, malgré ce constat un peu accablant fait officiellement auprès de leur hiérarchie et ce jusqu’au plus haut niveau, les choses ne s’améliorent pas.

Bien au contraire même, car ces cadres continuent de souffrir et arrivent désormais à saturation. Beaucoup sont extrêmement fatigués avec le risque pour certains de passer l’étape de la déprime.  Et  notre syndicat de poser cette question : est-ce normal qu’une municipalité  telle que la Ville de Paris place un agent, frais émoulu certes, mais n’ayant aucune expérience professionnelle dans le milieu à la direction d’un établissement, pour encadrer une dizaine d’agents, en sachant pertinemment que le poste est difficile ? Nous poserons officiellement cette question à l’occasion du CHSCT de la direction des affaires culturelles présidé par le premier adjoint, Bruno Julliard.

En attendant les solutions que compte apporter l’adjoint en charge de la culture, ce dernier est donc officiellement alerté que ce système mis en place par ses services est clairement générateur de souffrance au travail malgré les déclarations de  la municipalité parisienne de s’attaquer « en priorité » aux risques psycho-sociaux. La mairie de Paris doit savoir que nos collègues ne pensent qu’à une chose : échapper à cette situation très vite. Certains en espérant pouvoir changer de poste au sein du réseau, d’autres en demandant leur mutation en province. D'autres encore envisagent même des solutions plus radicales comme de demander une mise en disponibilité. A peine arrivé, voilà que nos nouveaux bibliothécaires veulent déjà partir. Un vrai gâchis…

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 08:27
Enquête sur la souffrance au travail dans les services centraux de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

Le but de cette démarche est d’établir un constat – le plus objectif possible - de la situation en s’entretenant avec toutes les personnes qui le souhaitent sous le sceau de la confidentialité

Suite à l’alerte liée au constat de tensions importantes et de souffrance au travail au sein des services centraux de la Direction des Affaires Culturelles (lire ici), l'administration centrale a désigné madame Agnès Dutrévis membre du CHSCT de la DAC et madame Laure Arnould (DRH centrale) afin d’enquêter dans le but d’objectiver la situation.  

Le but de cette démarche est d’établir un constat – le plus objectif possible - de la situation en s’entretenant avec toutes les personnes des services centraux qui le souhaitent sous le sceau de la confidentialité. Ces entretiens pour rester confidentiels se tiendront en dehors des heures de travail (8h30-9h30, entre midi et 13h30) du côté de la rue Lobau.

C'est pourquoi nous vous invitons à vous inscrire d'ors et déjà en écrivant à agnes.dutrevis@paris.fr. Cette dernière vous proposera un rendez-vous.

L’analyse des données recueillies sera présentée dans un rapport qui précisera la situation des services centraux en terme de risques psycho-sociaux. Au regard de leur analyse, les deux co-enquêtrices formuleront des préconisations qui seront communiquées au CHSCT de la DAC.

Nous insistons sur le fait que tout ce qui sera dit dans le cadre de cet entretien sera confidentiel et anonymisé et que le rapport final ne comportera aucune mention nominative.

Enquête sur la souffrance au travail dans les services centraux de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 10:25
Souffrance au travail au cœur de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

Description d’une organisation du travail délétère dont les symptômes sont bien connus des spécialistes de la santé au travail

C’est un des lieux les plus courus de l’administration parisienne, un superbe hôtel particulier situé dans le quartier du Marais : l’Hôtel d’Albret est aussi le siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris et de ses services centraux. Mais l’atmosphère est loin d’être aussi feutrée qu’elle en donne l’air.

C’est le constat amer qu'ont fait les syndicats CGT des affaires culturelles et UNSA des attachés des administrations parisiennes puisque tout dans le fonctionnement de l’Hôtel d’Albret et de ses bâtiments annexes (Hôtel de Coulange, Crédit Municipal) semble générer de la souffrance au travail.

Les témoignages de nombreux agents sont on ne peut plus clairs lesquels dénoncent une organisation du travail délétère dont les symptôme sont bien connus des spécialistes de la santé au travail à commencer par un management qui met en place des process de travail alourdissant considérablement les tâches de chacun (multiplication des outils, des tableaux, des reporting, multiplication des commandes urgentes et de dernière minute…) pour des objectifs souvent peu définis.

Ce qui est bien défini par contre c’est le quotidien de ces agents rempli d'objectifs assignés mais sans moyens pour les atteindre, ponctué d'injonctions paradoxales. Le tout accompagné de règles évoluant de manière constante. De quoi devenir fou.

Mais derrière cette organisation, qui peut ressembler à celle subi dans d'autres entreprises publiques, se niche également ce que l'on peut qualifier de pratiques vexatoires par le biais notamment de remises en cause des compétences et de l’expérience, mais aussi de critiques acerbes sur la manière de travailler. Enfin last but not least, en cas de protestation arrive toujours l’argumentaire classique sur l'absence de loyauté envers la hiérarchie. De quoi en déstabiliser plus d’un et plus d’une ! D’autant que les agents se plaignent « d’attaques verbales parfois violentes et humiliantes ».

Un signe objectif de ce mauvais climat social indéniablement générateur de grande souffrance et de détresse au travail est le turn-over conséquent. Tellement conséquent que les agents les plus anciens dans certains services centraux de la Direction des Affaires Culturelles ont à peine…. deux ans de présence ! Et cela a toujours été un indicateur quand il s’agit de détecter les risques psycho-sociaux en sein d’une organisation de travail. Pour mémoire rappelons que l'employeur, dans ce cas précis la mairie de Paris, est responsable légalement de la santé physique mais également mentale au travail de ses salariés. Une urgence à la Ville.

 

   DAC : description d’une désorganisation du travail bien connue des spécialistes de la santé

Souffrance au travail au cœur de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 08:13
Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?

En tout cas la mairie de Paris dépense des millions d’euros pour les mettre en situation de souffrance au travail.

« J’attache la plus grande importance à la prévention des risques psycho sociaux car je considère le travail comme un lieu de vie et d’échange où chacun doit pouvoir trouver son épanouissement » avait déclaré le Directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Noël Corbin, à l’occasion de sa prise de fonction. Il est vrai que les personnels des bibliothèques avaient alors mené une véritable fronde, pendant que les conservateurs exprimaient publiquement leur malaise (lire ici).

Une déclaration réitérée au moment d’une conférence …sur les risques-Psycho sociaux organisée par ses services ! On ne doute pas de la sincérité (ni de la bonne volonté) du directeur, mais force est de constater que les responsables des bibliothèques municipales parisiennes sont au bord de l’épuisement, notamment ceux obligés d’appliquer les directives QualiParis.

Qu’est ce que QualiParis ? Officiellement un label qui (en gros) certifie que les établissements qui reçoivent du public … reçoivent bien leur public ! On dirait une formule de Pierre Dac. Il y a quelques années, les bâtiments municipaux avaient déjà été contraints d’afficher une charte d’accueil, laquelle ne faisait qu’énumérer ce qu'ils faisaient depuis toujours.

Seulement voilà, la charte d’accueil, une vulgaire affichette, était un tantinet défraîchie et pas assez moderne aux yeux de la mairie. Et puis, il était temps d'ouvrir de nouveaux marchés et de dépenser enfin de nouveaux millions. Car, en plus QualiParis coûte un prix exhorbitant. Ainsi le seul marché pour la « formation des cadres responsables de site et des chefs de projets sectoriels à la démarche de labellisation QualiParis » (sic) a même été évalué par les services de la mairie à… 600 000 euros. Cela sans compter les nombreuses dépenses complémentaires (réalisation ..d’un audit ou rémunération de « clients mystère ») le total atteint plusieurs millions d’euros TTC.

Plutôt cher pour mettre en situation de souffrance au travail de nombreux agents de la Ville de Paris. Car entre les injonctions contradictoires,  les conflits de valeurs, le manque de moyens accordés pour des objectifs trop élevés, sans parler des multiples réunions avec compte rendu à la clef, on est en plein dans les familles de risques qui caractérisent les troubles psycho-sociaux (lire ici).

N'oublions pas que la mise en marche (forcée) de Qualiparis n’est pas sans conséquence pour la santé de ceux qui sont obligés de l’appliquer : d’abord la mise en œuvre de QualiParis est on ne peut plus chronophage. Dans un premier temps, la direction convoque les chefs d’établissement puis les envoie dans des formations pour les « mettre en condition ». A charge pour eux d’organiser ensuite des réunions avec leurs équipes au détriment de toutes les tâches « ordinaires ».. Pendant ce temps, le travail quotidien s’accumule. A chacun ensuite de se débrouiller seul pour le rattraper. Pendant ce temps, le cadre s’initie aux joies des rétro-planning et autres reporting (excusez nous pour ces anglicismes) car la direction, elle même sous pression, veut quasiment à chaque seconde, savoir où en est l'avancement de ce qui est devenu son unique obsession.

Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?

Et c'est pas fini, car les objectifs à atteindre sont tout simplement irréalisables. Pour être certifiés QualiParis, les lieux doivent ainsi être propres et en bon état. Le minimum certes. Sauf que depuis les restrictions budgétaires mises en place par la mairie ce n'est plus le cas. Mais alors pas du tout. Le problème est que cette obligation de propreté échappe complètement aux chefs d'établissement, lesquels dépendent de multiples autres directions que ce soit pour l’entretien courant du bâtiment (ménage) ou plus prosaïquement pour de simples réparations électriques ou de serrurerie. On nage en pleine injonction contradictoire.

Autre obstacle dans l’accueil du public et il est de taille...la réduction des horaires d'ouverture faute de personnel disponible car les directrices et directeurs de bibliothèque ont vu diminuer drastiquement les postes budgétaires de leur établissement. Mais peut être que l'ouverture d'une bibliothèque ne fait pas partie des « critères qualité du référentiel » comme le vante le cahier des charges de QualiParis.

Le pire dans tout ça c'est que l'on demande à ces cadres d'appliquer une politique à laquelle plus personne ne croit. Ni la haute administration, ni bien sûr eux-mêmes ! Un véritable conflit de valeurs. Quant aux équipes n'en parlons pas. On ne compte plus les railleries des collègues devant ces palinodies imbéciles voire le dégoût exprimé devant cet immense gâchis d'argent public. L'exercice tourne même au supplice de Tantale car il ne s'arrête jamais.

« Un audit de surveillance est organisé à mi-parcours, au bout d’un an et demi. Ainsi, la démarche n’est pas un acquis mais une volonté de toujours progresser et de s’améliorer » assène la Ville de Paris. Un charabia que l'on croirait tout droit sorti d'un manuel de scientologie. Et après ? On se retrouve comme dans le film un jour sans fin car c'est un éternel recommencement.

« Le label n’est pas reconduit de façon automatique, les services labellisés devront repasser un audit de renouvellement qui garantira que les efforts fournis sont probants ». Et toc. De nouvelles réunions chronophages en perspective avec comptes rendus et exercices de motivation des équipes. Elle est pas belle la vie ? Reste à savoir combien de cadres résisteront à ce véritable plan d'action de souffrance au travail.

Car ces méthodes en rappellent furieusement d'autres. Elles ont eu cours notamment à La Poste et France Télécom avec les dégâts que l'on sait. Une situation non seulement dénoncée par les syndicats mais aussi par les médecins du travail et les spécialistes en relations sociales. Nous allons demander au CHSCT de la Direction des Affaires Culturelles de se saisir de cette situation et de stopper (ou au mois modifier) cette entreprise de décérébration qu'est QualiParis.

 « J’attache la plus grande importance à la prévention des risques psycho sociaux car je considère le travail comme un lieu de vie et d’échange ou chacun doit pouvoir trouver son épanouissement » a encore réaffirmé le directeur des affaires culturelles en ce début d'année dans ses vœux aux personnels. Dans le cas de contraire il serait lui aussi confronté à véritable conflit de valeurs.

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 13:16
Accident de trajet ou de service : quelques conseils pour rester dans les clous !

                                   En tout cas, voici la marche à suivre

La reconnaissance du lien entre l’accident et son travail est une protection en cas d’arrêt maladie prolongé et/ou de séquelles invalidantes pour soi et sa fonction (couverture par l’employeur, reconversion professionnelle…). Il faut toujours déclarer un accident de service ou de trajet même si à priori il ne semble pas avoir de conséquence durable sur sa santé. Et ne pas hésiter à faire la demande de reconnaissance du caractère professionnel d’une affection chronique.

Un accident de service est un événement soudain qui survient pendant les heures de travail entraînant une lésion corporelle ou psychique même différée. La victime doit prévenir la responsable, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le 1er volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Un témoin n’est pas obligatoire mais il est fortement conseillé d’avoir des témoignages directs ou indirects de collègues (ayant constaté l’accident ou la lésion ou la douleur ressentie suite à l’accident).

Quand à l’accident de trajet, celui-ci doit avoir lieu pendant l’aller-retour entre son lieu de travail, la résidence principale et/ou une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité, tout autre lieu où l’agent se rend habituellement pour des raisons familiales (école..), le lieu où l’agent prend habituellement ses repas (cantine, restaurant..) pendant sa journée de travail.

La victime doit prévenir son responsable hiérarchique, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le premier volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Il faut accumuler le maximum d’éléments rendant le moins contestable le caractère imputable au service de l’accident (sa survenue sur le trajet domicile/travail ou travail/domicile), la mairie de Paris faisant toujours tout son possible pour ne pas reconnaître tout ce qui à un rapport avec un accident de travail quelqu'il soit . L’idéal, là aussi, est d’avoir un témoin direct. A défaut, il faut donc contacter les secours. Sans témoignage direct, les témoignages indirects de voisins et/ou collègues juste avant et juste après l’accident.

Accident de trajet ou de service : quelques conseils pour rester dans les clous !

                     Accident de trajet ou de service : l’idéal est d’avoir un témoin direct.

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