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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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6 août 2020 4 06 /08 /août /2020 14:09
Covid-19 : La bibliothèque Marguerite Duras (XXe) toujours fermée après un cas avéré chez un membre du personnel

La médecine du travail a en effet imposé un quatorzaine à la majorité des bibliothécaires de cet établissement du nord-est parisien

Visiblement c'est une information qui gêne la mairie de Paris aux entournures puisqu'elle n'a jusqu'à maintenant fait aucune communication officielle. C'était même le premier dossier de la nouvelle adjointe en charge de la culture, Carine Rolland c'est dire son importance. Or celle-ci était pourtant de taille puisque un établissement municipal est contraint de fermer ses portes pendant,au minimum, deux semaines suite à une découverte d'un cas de Covid-19.

L'affaire remonte au 29 juillet lorsque a été confirmé un cas avéré de covid-19 touchant un agent de la médiathèque Marguerite Duras, située rue de Bagnolet dans le XXème arrondissement de Paris. Alors que l'administration,parisienne voulait ouvrir coûte que coûte au mépris de toute prudence sanitaire l'établissement avait tout de même dû fermer car les agents avaient alors décidé d'exercer leur droit de retrait pour ne pas créer un foyer de contamination (lire ici). Une fermeture « jusqu'à nouvel ordre »  selon la page Facebook et le compte Twitter de la bibliothèque.

En fait au moins jusqu'au mardi 11 août car selon les ordres de la médecine préventive les personnes contacts, même négatives, n'auront pas le droit de reprendre avant cette date, soit une véritable quatorzaine. Une décision qui fragilise sans aucun doute la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris qui n'a guère été réactive sur ce sujet malgré les risques encourus. Décision qui fera, c'est désormais certain, jurisprudence pour tout nouveau cas de Covid-19 détecté dans une bibliothèque municipale de la capitale. Ou de tout autre établissement recevant du public à Paris.

 

 

Mauvaise gestion du Covid-19 à Duras : Carine Rolland (en noir) va-t-elle faire porter le chapeau à son administration ?

 - Ouch, à cause de la cégète me voila obligée de prendre ma première grande décision politique !

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31 juillet 2020 5 31 /07 /juillet /2020 08:55
Canicule : Au-delà de 33 degrés, il faut fermer les établissements !

Et ce n’est pas nous qui le disons mais rien moins que des experts de la question que sont l’INRS et la CNAM ou encore un spécialiste du droit social

A chaque période de canicule, les bâtiments municipaux parisiens semblent pris au dépourvu. Ainsi lors du dernier coup de chaud qui s'était abattu sur la capitale, plusieurs bibliothèques avaient dû cesser totalement ou partiellement toute activité comme à Chaptal (IXe), Saint Eloi (XIIe), Colette Vivier (XVIIe), Arkoun (Ve), Romilly (XVIIIe), Sabatier (XVIIIe) ou encore Hélène-Berr(XIIe). D’autres auraient dû légitimement les imiter tant les températures étaient élevées (au minimum 35 °C) vu que leurs locaux ont été conçus pour un climat « tempéré »... Ce qui devrait normalement être le cas, vu la position géographique de la Capitale. Sauf que désormais les périodes caniculaires sont (et seront) de plus en plus fréquentes. Et la même question revient à chaque fois que les températures deviennent insupportables : Que faut faire pour assurer un travail dans de bonnes conditions ? Pour les spécialistes en santé-sécurité au travail, la réponse est sans appel : au-delà de 33 °C, il faut fermer les établissements !

Ainsi l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) rappelle « qu'au-delà de 30°C pour une activité sédentaire (et 28°C pour un travail nécessitant une activité physique) la chaleur peut constituer un risque pour les salariés ». Et l’institut de préciser que « le travail par fortes chaleurs et notamment au-dessus de 33°C présente des dangers ». De son côté, la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) recommande, elle aussi, aux responsables d’établissement de faire évacuer le personnel des bureaux quand les conditions d’hygiène et de sécurité deviennent mauvaises, ce qui est le cas quand les températures atteignent les 33°C.

Le problème, c’est qu'à la Ville de Paris on n’admet un « déséquilibre thermique » que pour une température supérieure à... 36°C (donc contre l'avis des vrais spécialistes). Et l’administration parisienne de surenchérir en martelant que ce « déséquilibre thermique » n’est valable « que lorsque le travail est pénible comme le port de charge lourde » ! Ce qui, si on réfléchit bien, relève quand même du grand n’importe quoi. Et s’il est indiqué que « la décision de fermer l’équipement » peut être prise avant cette température, celle-ci relèverait du « cas par cas » et du chef d’établissement. Bref, à lui ou à elle de se démerder avec ses équipes.

Ceci dit l'administration reste attentive à ses agents puisque elle recommande jusqu'alors à ces mêmes chefs d’établissement de « mettre à disposition un endroit frais (salle rafraîchie ) », et des « dispositifs pour lutter contre la chaleur : climatiseurs, ventilateurs ». Mais le hic c’est que ce dispositif est désormais proscrit pour cause de pandémie car pouvant faciliter la diffusion du virus ! La guigne. Alors comme le recommande l’avocat spécialiste en droit social, maître Rocheblave sur son site, pour éviter toute responsabilité pénale : « Je vous conseille vivement de ne pas ignorer les recommandations de l’INRS et de la CNAM : « Au-delà de 33 °C, évacuez vos salariés » (lire ici).

- En tout cas, je vous assure, moi j'ai bien été évacué !

- En tout cas, je vous assure, moi j'ai bien été évacué !

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29 juillet 2020 3 29 /07 /juillet /2020 13:14
Un cas de Covid-19 détecté à la bibliothèque Marguerite Duras (XXe)

Les personnels exercent leur droit de retrait pour ne pas créer un foyer de contamination et l'établissement va rester fermé « jusqu'à nouvel ordre »

C'est le premier dossier pour la nouvelle adjointe en charge de la culture, madame Carine Rolland, fraichement nommée hier en remplacement de Christophe Girard.

En effet, ce matin a été confirmé un cas avéré de covid-19 touchant un agent de la médiathèque Marguerite Duras, située rue de Bagnolet dans le XXème arrondissement de Paris.

Du côté de l'administration, on voulait ouvrir coûte que coûte au mépris de toute prudence sanitaire. Néanmoins, l'établissement sera tout de même fermé car les agents ont décidé d'exercer leur droit de retrait pour ne pas créer un foyer de contamination. Une fermeture « jusqu'à nouvel ordre »  selon la page Facebook et le compte Twitter de la bibliothèque.

Dans leur courrier d'alerte envoyé à la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris, les bibliothécaires indiquent en outre vouloir se faire tester sans délais avant de retourner dans leur établissement. Notre syndicat demande, bien évidemment, qu'un comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) soit réuni en urgence.

 

 

                 Premier dossier chaud pour la nouvelle adjointe à la culture, Carine Rolland

                                           - Pfff à peine arrivée et déjà les emmerdes !

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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 09:19

 

Et contactez ceux qui sont là pour vous aider. Notamment les représentants des personnels

En octobre dernier, l’une de nos collègues qui travaillait dans les bibliothèques municipales de la Ville de Paris est morte. Elle avait 45 ans. Elle s’est suicidée.

Un suicide résulte toujours d’un faisceau de causes. Mais son expérience du travail dans les bibliothèques parisiennes et la maltraitance administrative et institutionnelle dont elle a été victime une fois en arrêt maladie ont joué de façon déterminante dans le désespoir qui l’a poussée à mettre fin à ses jours.

Notre collègue avait choisi ce travail, l’aimait et s’y est énormément investie. Durant ces douze années au service de la Ville, notre collègue a dû faire face au harcèlement sexuel d’un directeur d’établissement, à des violences verbales et psychologiques, à un climat d’urgence permanente, de tension et d’agressivité, à l’absence de prise en compte de sa maladie dans la définition de ses tâches. Comme beaucoup d’entre nous, elle a connu les contradictions entre les objectifs et le manque de moyens, et des situations de surcharge de travail qui l’ont menée à l’épuisement (sous-effectif chronique, intérims à répétition) ; elle a souvent dû assumer des fonctions largement supérieures à son grade.

Devenue physiquement incapable de travailler, elle a demandé par l’intermédiaire de son médecin un placement en congé longue maladie et a été confrontée, malade, isolée, payée à mi-traitement et sans perspective de prise en charge médicale adaptée et rapide, aux dysfonctionnements de l’administration parisienne et du comité médical. En effet, il faut attendre plusieurs mois avant que ce dernier statue sur une demande – ce qui signifie un paiement à mi-traitement (sans les primes) pendant des mois et l’angoisse d’une situation incertaine. Concrètement, quand on est malade, il vaut mieux ne pas être seul.e, encore moins seul.e avec des enfants à charge, et avoir de grosses économies.

Les comités médicaux statuent sans jamais recevoir ou entendre la personne et n’ont aucune obligation de suivre l’avis des médecins traitants. Leurs décisions – qui déterminent ni plus ni moins que la possibilité de vivre dignement pendant une maladie grave - s’exonèrent de toute argumentation, et sont uniquement signifiées par courrier (de ces courriers administratifs secs que l’on a parfois du mal à comprendre et comportant des injonctions aux échéances rapprochées).

 

 

Après six mois d’attente, notre collègue a entendu au téléphone « Elle est chiante celle-là » alors que cherchant à connaître la décision du comité médical, elle mesurait au fil de l’échange que son dossier avait été perdu et que l’on méconnaissait sa situation médicale réelle. Dans sa grande magnanimité, le comité avait en effet décidé de sa reprise du travail à mi-temps thérapeutique alors qu’elle était hospitalisée !

Incapable de tenir debout plus de trente minutes, elle a été contrainte, tétanisée et souffrant le martyre, de traverser l’Ile de France pour consulter un médecin expert. Jamais elle n’a trouvé auprès de son administration un interlocuteur capable de lui expliquer le fonctionnement du comité médical, de lui donner des informations cruciales quant au montant de sa rémunération, de lui fournir des données fiables qui auraient permis aux médecins de l’aider à réaliser les demandes adéquates. Prise dans l’incertitude sur son avenir professionnel, elle ne savait plus quelle démarche lui permettrait de pouvoir continuer à vivre sans risquer de tomber dans un gouffre de difficultés financières incompatibles avec son état de douleurs et d’angoisse.

Après une longue convalescence, craignant de ne pas pouvoir subvenir à ses besoins essentiels, elle a demandé et obtenu – après un nouvel avis du comité médical – de reprendre le travail à temps complet. Elle n’en était physiquement pas capable. Le personnel soignant de l’hôpital où elle avait séjourné, ayant appris après sa mort le déroulé des faits, était stupéfait, expliquant qu’on ne reprend pas brutalement le travail à temps plein après une telle épreuve.

Aujourd’hui, être en congé longue maladie ou longue durée nécessite de la force, du courage, un esprit clair, bref une combativité extrême, car en plus de se battre contre la maladie, il faut affronter les méandres de l’administration - l’absence d’interlocuteur, d’information, de réponse, la gestion des courriers, le suivi de procédures alambiquées, la soumission à des injonctions incompréhensibles, etc. Des milliers de personnes ont été ou sont dans de telles situations. Il faut que cela cesse. En octobre dernier, dans la lettre écrite pour expliquer sa décision, notre collègue a ajouté ces mots : « Que la ville de Paris fasse en sorte de mieux gérer le personnel en souffrance qui ne s’exprime pas, par déni, par peur, ou par honte de ne pas être « comme il faut » dans le sous-effectif qui les fait tant souffrir, ce n’est pas normal. ».

 

 

En sa mémoire, en mémoire de son courage mais aussi de sa lumière et de son rire, nous exigeons des moyens pour travailler dignement, et en premier lieu des effectifs suffisants (le remplacement des postes vacants, le recrutement de contractuel.le.s pour des périodes ponctuelles, mais aussi intervention des cadres du bureau des bibliothèques de la Ville de Paris (BBL) et des coordinateurs de secteur pour pallier aux absences des cadres A). Nous exigeons des formations à la prévention et à la gestion des violences sexistes et des violences psychologiques, rendues obligatoires pour les équipes de direction.

Nous réclamons des moyens pour les comités médicaux, afin que chaque demande soit traitée rapidement et que cessent les situations d’attente interminable aux conséquences dramatiques. Nous exigeons la mise en place d’un lien direct et personnalisé entre chaque personne en arrêt long et l’administration, de sorte que des réponses claires, précises et adéquates soient données, sur des sujets aussi essentiels que les conditions de vie et de survie de personnes en situation d’extrême vulnérabilité, et que ce lien soit maintenu y compris en cas d’hospitalisation – les personnes n’ont pas toujours quelqu’un susceptible d’aller relever le courrier chez elles et de faire le relais !

Enfin que les experts (qui sont théoriquement valides, rappelons-le) se déplacent jusqu’aux personnes malades convoquées, et non l’inverse – ce qui relève du simple bon sens, et qu’après un congé longue durée personne ne reprenne le travail à plein temps du jour au lendemain et sans visite médicale préalable – le mi-temps thérapeutique est un droit, qui n’a pas à être quémandé !

Rappelons-le : il est anormal que des personnes désespèrent à cause du travail – partout où cela arrive, les collègues doivent agir et donner l’alerte. Nous sommes toutes et tous vulnérables, les supposées « fragilités » individuelles ne doivent pas servir d’alibi pour masquer des situations et des conditions de travail scandaleuses. 

Si vous êtes dans une situation de souffrance, en activité ou en arrêt, ne restez pas isolé.e ; contactez les syndicats qui peuvent vous aider. Si vous êtes témoin de situations de souffrance, donnez l’alerte.

Santé au travail : Si vous êtes dans une situation de souffrance, en activité ou en arrêt, ne restez surtout pas isolé.e

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 08:36
Les bibliothèques parisiennes dans le « monde d'après »

Cela se traduira d'abord par un accueil du public très limité et pour un (très !) petit nombre d'établissements. Par ailleurs, la mairie de Paris a convenu qu’en cas de non-approvisionnement en équipements de protection, les bibliothèques seraient de nouveau fermées !

Si le gouvernement avait annoncé la réouverture des bibliothèques de France et de Navarre dès le 12 mai, tous les spécialistes savaient cette date impossible à honorer...  D'ailleurs, dans la Capitale, ce ne sera pas avant plusieurs semaines. Et encore, de façon très progressive et très limitée, puisque la totalité du réseau des bibliothèques parisiennes n'ouvrira pas avant la mi-juillet, voire début août.

En effet, la mairie de Paris ne prévoit pour le moment qu'une première vague de réouverture pour début juin, limitée à seulement six bibliothèques (sur une soixantaine) à savoir : Sagan (Xe), Hélène Berr (XIIe), Melville (XIIIe), Yourcenar (XVe), Romilly (XVIIIe) et Duras (XXe). Ensuite une vingtaine d'établissements rouvriraient à leur tour, mais seulement vers la fin juin. Pour tous les autres, ce serait vers mi-juillet ou début août. Voire en septembre.

Les agents qui ne font pas partie de la première vague seront donc maintenus par la mairie de Paris en autorisation spéciale d’absence (ASA). Pour ceux susceptibles de réintégrer leur établissements dans les jours prochains, ils seront autorisés à rester en ASA uniquement pour les motifs suivants : garde d’enfant, maladie chronique ou personne handicapée à charge.

D'après les premiers documents communiqués par l'administration parisienne le service proposé sera uniquement celui de prêt et de retour de documents avec un nombre limité d'usager autorisé à accéder dans les bâtiments. Toute autre activité, comme la consultation de la presse ou l'accès aux postes informatiques sera exclue jusqu’à nouvel ordre. La norme pour un moment sans doute (lire ici). Par ailleurs les bibliothèques fonctionneront du mardi au samedi (pas de dimanche donc) et sur des horaires réduits. Enfin, et l'information est de taille, car ce n'était pas forcément prévu au départ, mais le port du masque sera obligatoire.... pour les usagers ! En plus évidemment de se laver les mains au gel hydroalcoolique à l’entrée des établissements.

Pour ce qui concerne les personnels, des protections en plexiglas doivent être installées au niveau des banques d’accueil d'après le plan de reprise d'activité présenté par l'administration. Et dès son retour sur site chaque agent doit disposer de deux masques en tissu pour les transports en commun et de trois masques chirurgicaux quotidien. Toujours d'après le document officiel, des gants, « quelques visières », des lingettes désinfectantes, des produits nettoyants pour écrans ou encore des spray virucides pour le retour des documents doivent aussi être fournis. Il vaudra mieux d'ailleurs car la mairie de Paris a convenu qu’en cas de non-approvisionnement en équipements de protection, les établissements concernés ne rouvriraient pas ou seraient de nouveau fermés ! Ouch....

 

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 18:05
Mais qu'est-ce t'as dis Doudou dis-donc ?

Mais qu'est-ce t'as dis Doudou dis-donc ?

Et quelle que soit la date retenue certaines conditions devront, de toutes façons, être remplies au préalable par la Mairie de Paris

C'est une annonce qui a été lâchée un peu comme ça et qui s’il en était encore besoin dans ce genre de situation, a pu inquiéter nombre de bibliothécaires  de France et de Navarre. « Les médiathèques pourront rouvrir le 11 mai » a ainsi lancé Édouard Phillipe lors de la présentation du plan de déconfinement du pays devant les parlementaires. Bien que la pression soit réelle dans nombre de collectivités comme le dénonce l'ABF et de nombreuses associations professionnelles, ce ne sera pas le cas dans la capitale selon nos informations. Explications :

Avant une réouverture éventuelle et dans des conditions qui tiennent compte des nouvelles normes sanitaires, certaines conditions devront forcément êtres remplies et, dans le contexte, épidémique et autre, particulier de Paris et de sa région on peut déjà annoncer que la Mairie n'ouvrira pas ses bibliothèques au public le 12 mai. En effet, selon de nombreuses sources, seuls les chefs d'établissements et leurs adjoints réintègreront au préalable les locaux pour accueillir les services de remise en état technique des bâtiments (ascenseur, ventilation, nettoyage et autres) une étape qui prendra forcément plusieurs jours.

Ensuite, seuls les agents qui le peuvent pourront réintégrer les locaux pour à la fois rattraper le retard pris sur le travail interne et préparer une nouvelle organisation pour accueillir le public dans un fonctionnement qui sera alors très modifié (lire ici). Un délai minimum de quelques semaines, à préciser en fonction de la configuration des locaux ou la disponibilité des agents. Et c'est là qu'est l'os. Car à Paris et dans toute l'Ile de France se pose la question des transports- Train, RER, Métro, Bus – qui comme son nom l'indique sont « en commun ». Or selon les déclarations du premier ministre ces derniers seront de facto interdit à la majorité des usagers avec les nouvelles règles de « distanciation sociale », qui impliquent la moitié des sièges neutralisés et un marquage au sol.

Conséquence : seule une partie des personnels pourrait se rendre dans les établissements en venant à pied, à vélo ou en voiture (ah non, pas la voiture c'est vrai, Anne Hidalgo veut pas). Les autres, habitant trop loin étant donné le coût de la vie dans la capitale, devraient alors se voir proposer de travailler dans un établissement proche de leur domicile, de télétravailler, ou bien si cela n'est pas possible de rester chez eux. Si l’on ajoute à cela les agents présentant des vulnérabilités de santé particulières et ceux qui continueront à garder leurs enfants, par contrainte ou par choix, on voit bien que les équipes seront loin d’être à effectif complet au mois de mai.

Enfin last but not least, la municipalité s'étant engagée à rendre le gel hydroalcoolique obligatoire dans les lieux publics, à fournir des masques à ses agents, à mettre en place des barrières en plexiglas pour toutes les banques d'accueil et les comptoirs de prêt et de retour, tant que ceux-ci ne seront pas distribués (et à l'heure où nous écrivons ces lignes personne ne sait comment ni quand ils vont arriver) les conditions d’accueil ne seront pas réunies. Bref, une chose est sûre, les bibliothèques parisiennes ne rouvriront pas au public le mardi 12 mai. Ni le 13 d'ailleurs.

 

 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 09:45
Covid-19 : les bibliothèques au sortir de la crise de la quarantaine

Après le « déconfinement », le retour à la normale sera forcément très progressif

Depuis que le pays, à l'instar de la moitié de la Planète, est confiné, tout un chacun se pose probablement les mêmes questions : Quand et comment sera l'après ?  Sur le quand, on sait maintenant que cela commencera « progressivement » à partir du 11 mai selon les annonces faites par le Président de la République. Pour le comment, en revanche, c'est une véritable inconnue tant la situation est inédite dans nos sociétés modernes, même si une petite musique commence à se faire entendre ici ou là... Une certitude : le retour à la normale ne sera pas immédiat si l'on en croit les autorités, et surtout le corps médical, pour éviter un « effet rebond », qui signifierait une reprise de la pandémie.

En ce qui concerne les bibliothèques, pour le moment aucune perspective n'est présentée par notre employeur, la mairie de Paris alors que, selon l'adage, « gouverner c'est prévoir »... Pour éviter les errements d'Anne Hidalgo lorsqu'il avait fallu fermer les établissements municipaux qui reçoivent du public - errements qui avaient provoqué une véritable fronde (voir ici) - il faudra bien prévoir un nouveau modus operandi, valable probablement pour plusieurs semaines, lorsque la réouverture sera autorisée (sans doute bien après le 11 mai pour ce qui concerne les bibliothèques). Voici donc quelques pistes pour préparer la reprise.

On peut déjà se baser sur ce qui est en cours actuellement : l'accueil du public dans les magasins d'alimentation. Un fonctionnement qui sera sûrement toujours en vigueur dans les semaines qui suivront le « déconfinement », même si c'est sous une forme allégée, avec limitation de la jauge, c'est-à-dire avec un nombre défini autorisé de personnes présentes au même moment dans l'établissement. Pour les bibliothèques, cela va signifier qu'il va falloir vraiment définir précisément la capacité maximum d'accueil du public dans les bâtiments. Jusqu'à maintenant, celle-ci était purement théorique et jamais contrôlée (sur la base d'auto-déclaration auprès de la préfecture, et uniquement pour correspondre aux normes de sécurité incendie). Forcément, ça ne pourra plus être le cas lors de la reprise.

Autre conséquence de la crise sanitaire actuelle : la mise en place des « mesures barrières » et la fameuse « distanciation sociale » qui implique un à deux mètres de distance entre chaque personne pour éviter la propagation du virus. Pour les bibliothèques, cela voudra dire que seules les opérations de prêt et de retour des documents seront dans un premier temps permises. Car il est certain que l'on voit mal le rétablissement immédiat du service de consultation sur place de la presse quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle, qui passerait entre les mains de plusieurs dizaines de personnes restant sur place pendant plusieurs heures, empêchant de surcroît d'autres usagers d'accéder à l'établissement.

D'autres pratiques devraient probablement aussi êtres proscrites, ou du moins très limitées, dans les semaines qui suivront le « déconfinement » comme l'occupation des tables de travail ou des postes multimédia, puisque cela implique la présence sur place d'usagers là aussi pendant plusieurs heures. Difficile aussi d'imaginer que le programme des animations soit maintenu en l'état. Le bons sens voudrait qu'elles soient reportées après la rentrée (voire annulées), comme tous les événements culturels ces derniers temps. Pourtant, on demande toujours aux bibliothécaires à travailler dessus comme si de rien n'était.

Reste la question des masques et du gel hydroalcoolique. Pour Emmanuel Grégoire, premier adjoint d'Anne Hidalgo, « le port du masque généralisé devra être préconisé », d'après sa déclaration dans le Parisien. Et donc la condition sine qua non pour que les agents de la Ville puissent reprendre le travail ? La mairie de Paris promet aussi « la mise à disposition de gel hydroalcoolique dans les rues, aux arrêts de bus ou encore dans les stations de métro » (lire ici). On imagine mal que ce ne soit pas aussi le cas dans les lieux publics qui dépendent de la municipalité parisienne comme les bibliothèques...

Last but not least : le retour des agents dans leur établissement. Il faudra, là aussi, prévoir sans doute quelques jours de transition avant de pouvoir rouvrir officiellement. D'abord pour reprendre ses marques après des semaines d'absence, mais aussi pour hiérarchiser et prioriser les tâches qui se seront accumulées, et se réorganiser pour mettre en place les nouvelles modalités d'accueil du public, notamment pour les mesures dites « barrières ». Enfin se posera surtout la question du nettoyage des locaux, un gros point faible dans les bibliothèques parisiennes, sachant que le prestataire actuel n'a jamais rempli son cahier des charges, et applique en outre une scandaleuse politique sociale (lire ici). Bref, quel que soit le moment du « déconfinement », c'est dès à présent et sans plus attendre que doit s'y préparer l'administration parisienne.      

      

Anne Hidalgo au sortir de la crise de la quarantaine.....

Anne Hidalgo au sortir de la crise de la quarantaine.....

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 16:15
Coronavirus : la révolte des bibliothécaires parisiens contre Anne Hidalgo

Suite aux décisions irresponsables de la maire de Paris, ils ont décidé de faire valoir leur droit de retrait. Si bien que quasiment aucune bibliothèque de la capitale n'a pu ouvrir ce samedi 14 mars...

On savait l'incompétence de la mairie et de son administration sur nombre de sujets. Mais là ce fut vraiment un cas d'école. Et qui sera probablement enseigné aux futurs énarques, qui pourront ainsi se moquer de leurs homologues actuellement en exercice dans la première collectivité de France !

Tout a commencé quand le Président de la République, Emmanuel Macron, dans une allocution grave et officielle, a décidé de passer la France en quasi état d'urgence sanitaire pour contrer la pandémie de Coronavirus qui frappe le monde entier : fermeture des crèches, des écoles, des universités. Injonction faite aux personnes fragiles de ne pas se déplacer, y compris pour se rendre sur leur lieu de travail, interdiction des rassemblements de plus de cent personnes.

Dès le lendemain matin, les représentants des personnels de la direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris étaient convoqués à une réunion afin de prendre les mesures nécessaires face à cette crise sanitaire. Un accord de principe était alors acté pour fermer les établissements sans délai (voir ici). La décision devait être officielle à 13h. A 14 heures ; rien. A 16 heures ? Non plus. À 18 heures ? Toujours pas. On a fini par apprendre qu'Anne Hidalgo, de crainte de perdre les élections sans doute, avait décidé le contraire : maintenir toutes les bibliothèques parisiennes ouvertes en excluant seulement les sections jeunesse. Impraticable, absurde et surtout irresponsable.

Impraticable car impossible de séparer les sections jeunesse du reste de la médiathèque dans beaucoup d'établissements. Absurde car pour autant on ne peut interdire l’entrée aux enfants, ce serait à la fois discriminatoire et compliqué à mettre en œuvre. Absurde car les adultes aussi se contaminent aussi entre eux. Mais aussi irresponsable car les bibliothèques accueillent une forte proportion de personnes âgées. Irresponsable encore puisque il y a désormais un flux de documents potentiellement porteurs du virus manipulés par plusieurs personnes successivement. Sans parler de l'impossibilité de faire respecter une distance de sécurité entre les personnels et les usagers comme il est préconisé par les pouvoirs publics. D'autant que dans les grandes médiathèques on accueille évidemment bien plus de cent personnes en même temps.

Bref, une décision non seulement « incompréhensible » et « totalement irresponsable » pour les organisations syndicales mais aussi… pour les chefs d'établissements, lesquels se sont plaint en masse directement auprès de leur hiérarchie ! La fronde était alors en marche. Pour enfoncer le clou, les représentants du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la direction des Affaires Culturelles dénonçaient eux aussi cette mesure « contre la santé des agents et des usagers » et prévenaient l'administration d'une possibilité de recours massif au droit de retrait.

Ce qui n'a finalement pas manqué d’arriver ce samedi 14 mars, puisqu’un nombre plus qu’impressionnant de bibliothèques a exercé son droit de retrait comme Canopée (Ier), Buffon (Ve), Heure Joyeuse (Ve), Rilke (Ve), Malraux (VIe), Chaptal (IXe), Sagan (Xe), Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), St Éloi (XIIe), Melville (XIIIe), Italie (XIIIe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe), Romilly (XVIIIe), Genevoix (XVIIIe), Oscar Wilde (XIXe), Rabier (XIXe), Levi Strauss (XIXe), Duras (XXe) - une liste non exhaustive bien sûr.. Évidemment, panique à bord du côté de l’exécutif qui pourtant était prévenu. De véritables amateurs ? La question se pose.

En tout cas, quelques heures plus tard l'administration parisienne a non seulement validé les droits de retrait des bibliothécaires de la capitale (surtout.... elle n'a pas pu les contester), mais dans la foulée a ordonné à tous les établissements de lecture publique de fermer leurs portes séance tenante et jusqu’à nouvel ordre. Une communication qui ressemblait un peu à une période de fin de règne.

 

                                          - Alors Manu, j'ai été bien sur ce coup là ?

 

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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 15:09
Paris : vers une fermeture des bibliothèques et conservatoires pour cause de Coronavirus ?

                        C'est en tous cas la position des adjoints concernés

Ce matin, la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris recevait les syndicats avec la présence exceptionnelle de madame Karen Taïeb, adjointe d'Anne Hidalgo en charge du patrimoine et présidente du Comité Hygiène et sécurité (CHSCT) de la direction. Il a été décidé, à mots couverts, que l'on se dirigeait vers une fermeture des bibliothèques et des conservatoires de la capitale

Il a fallu cependant avoir recours à la menace de droits de retrait massifs pour que l'administration admette qu'il va falloir prendre des mesures fortes pour rester en cohérence avec les décisions de fermer tous les établissements scolaires. Pour aller dans le sens des représentants des personnels, madame Taïeb a dit que c’était sa position ainsi que celle de Monsieur Girard, l'adjoint à la culture. Les établissements culturels de la Ville de Paris - bibliothèques, conservatoires –, lesquels accueillent tous des jeunes publics, devraient donc fermer au public pour au moins 15 jours. Voire sans doute davantage. Même si au moment où nous écrivons ces lignes il n'y a toujours aucune communication officielle de la municipalité parisienne.

En tout cas ce qui est sûr, après l'intervention présidentielle, c'est que les agents fragiles doivent rester chez eux. Cela concerne particulièrement les personnes immunodéprimées ou les gens qui ont des maladies chroniques : asthme, diabète, problèmes cardiaques... Évidemment les salaires seront versés normalement et intégralement. Si besoin prenez contact avec votre médecin qui peut vous fournir un certificat disant que votre état de santé vous place dans le groupe des personnes fragiles mais il n’est pas nécessaire de déclarer de quelle maladie vous souffrez. Par ailleurs les parents seront placés en absence exceptionnelle pour garder leurs enfants.

Au cas où la mairie de Paris ne prendrait pas les mesures qui s'imposent, les syndicats appellent tous les personnels à rester vigilants et à user de leur droit de retrait s’ils se trouvaient dans un situation dangereuse. Vous pouvez vous retirer individuellement ou en groupe. Écrivez à votre supérieur hiérarchique et remplissez le registre de retrait si vous en avez un. Une fiche de signalement dite SST fera l’affaire si vous n’en avez pas (voir le modèle dans la rubrique commentaire).

 

 

       Paris : vers une fermeture des bibliothèques et conservatoires pour cause de Coronavirus

 

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 07:56
Coronavirus : la Ville de Paris met en quarantaine sa communication en direction de ses agents

Surtout aucun moyen réel n'est apporté alors que le discours officiel nous parle d’un début de catastrophe sanitaire !

L'épidémie de Coronavirus fait toujours et de plus en plus la une de l'actualité. Le Gouvernement quant à lui diffuse les messages les plus contradictoires. D'un côté, il sonne le tocsin en mettant en quarantaine plusieurs communes, interdit les rassemblements de plus de mille personnes et décrète que toutes les rencontres sportives seront à huis clos ou annulées. De l'autre, les restaurants, les cinémas et surtout les transports en commun restent en activité alors qu’ils sont indéniablement des vecteurs important de contamination puisque la France traverse une phase épidémique, voire pandémique. Allez comprendre !

Hélas, du côté de la Ville de Paris, le discours officiel n'est guère plus clair. Voire teinté d'un fort amateurisme pour la capitale de la cinquième puissance mondiale. « Si vous voyez un usager tousser ou qu’il a de la fièvre, appelez le 15 » préconise ainsi l’administration parisienne à ses agents dans sa communication officielle balancée sur toutes les messageries internes. Bon, quelqu’un qui tousse, on doit pouvoir le remarquer, mais quelqu’un qui a de la fièvre ? Compliqué, non ? Surtout aucun moyen réel n'est apporté alors que le discours officiel nous parle d’un début de catastrophe sanitaire.

Ainsi, dans de nombreux secteurs de la Ville de Paris (écoles, conservatoires, musées, bibliothèques, crèches...) on manque des moyens de protection élémentaires : gel hydro-alcoolique, savon, gants, masques, moyens humains et matériels pour renforcer efficacement le nettoyage des locaux, du mobilier et des objets, alors que le virus reste infectieux de plusieurs heures à plusieurs jours selon les surfaces et les conditions thermiques et hygrométriques. Pire, même ceux qui ont encore des masques ou des gants pour des raisons professionnelles (leur activité crée des risques biologiques) viennent de se les voir confisquer sur réquisition, à l'instar des collègues des bibliothèques patrimoniales. Certains songent déjà à faire valoir leur droit de retrait et on les comprend car la ville ne doit pas se substituer au préfet, et retirer à ses agents le peu de moyen de protection dont ils disposent. Pour éviter d'en arriver là, rappelons que tous les responsables d’établissements ont le devoir de vous tenir informé sur les préconisations que la municipalité souhaite mettre en œuvre pour protéger ses personnels. Mais au final, vous êtes les seuls juges de leurs pertinences.

S’il reste des questions sans réponse, si les réponses sont floues, si elles ne vous semblent pas appropriées, n’hésitez pas à reformuler vos interrogations par écrit en précisant la situation de travail qui vous inquiète telles que : « je suis en contact étroit, moins de un mètre, avec des usagers dans le cadre de la formation informatique que j’anime » ou bien « je suis en contact avec des documents rendus sales par les enfants d’une école » mais aussi «  j’enregistre x retours de documents en deux heures de service public » ou encore « je transporte des instruments de musique potentiellement souillés d’une salle à l’autre… ». Des questions parmi beaucoup d'autres. Nous rappelons aux agents qui estimeraient que les mesures de protection misent à disposition ne sont pas suffisantes, qu’ils peuvent faire valoir leur droit de retrait ou saisir les membres du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) pour qu’ils procèdent à un droit d’alerte.

De fait si un agent, ou un groupe d'agents, estime que sa situation de travail présente un « danger grave et imminent », il peut décider de cesser le travail. Ce retrait ne devant pas créer une situation dangereuse pour autrui, il peut s'agir de fermer au public toute ou partie de l'établissement. L'agent, ou le groupe d'agents, doit informer son supérieur hiérarchique (à l'oral et/ou par mail). Aucune sanction ne peut être prise à son encontre, sauf abus manifeste (danger totalement inexistant). Le supérieur hiérarchique ne peut exiger la reprise du travail : il doit informer sa hiérarchie et le bureau de prévention. Ensuite l'administration parisienne doit immédiatement informer les représentant-e-s des personnels du CHSCT et doit évaluer la réalité du danger et y apporter des actions correctives. De leur côtés, informés d'une situation de danger (suite à un droit d'alerte ou sur simple interpellation par des agents) les représentants des personnels au CHSCT peuvent aussi décider d'exercer leur « droit d'alerte », lequel déclenche alors obligatoirement une enquête conjointe.

 

 

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