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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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10 août 2018 5 10 /08 /août /2018 14:06
La Ville de Paris va-t-elle rester sourde aux besoins de nos collègues bibliothécaires ?

Mais la Mairie de Paris compte peut-être régler définitivement le problème en supprimant l’appel aux interprètes…

C’est un modèle de réussite que beaucoup de bibliothèques en France admirent : l'existence depuis plus d’une dizaine d’années au sein du réseau parisien de cinq « pôles sourds » (les bibliothèques Canopée, Chaptal, Fessard, Malraux et Saint-Eloi), lesquels intègrent une dizaine de collègues sourds. Signe de cette vitalité : des formations en LSF (Langue des Signes Française) sont accordées aux agents, et des interprètes sont régulièrement  sollicités, en particulier pour les réunions d’équipe ou des formations. Mais ça c’était avant…

En effet, la structure prestataire du marché qui proposait ces interprètes a déposé le bilan il y a quelques mois et la Ville a dû faire appel dans l’urgence à d’autres sociétés. Sauf qu'il y a peu la Mairie de Paris  a voulu une nouvelle fois être dans une « démarche innovante » et a décidé de proposer aux agents sourds d’expérimenter Tadéo, un « service de Transcription Instantanée de la Parole et de visio-interprétation LSF à distance et en temps réel ». A l’origine, cette technologie était surtout destinée à faciliter les conversations pour la téléphonie des bibliothécaires sourds. Et « il n’a pas été question à ce moment-là de l’étendre à d’autres situations » ont d’ailleurs rappelé les équipes dans une lettre officielle à l’administration parisienne. Problème : la municipalité veut désormais étendre Tadéo en vue de remplacer les interprètes, dans les bibliothèques comme dans d’autres services de la Ville...  Cacophonie assurée ! 

Concrètement, une réunion d’équipe se passerait de la manière suivante : sur la table un « micro haut-parleur » et les collègues sourds devant un ordinateur portable. L’interprète à distance serait censé entendre tout ce qui se dit et le traduire en LSF. Et dire à haute voix ce que les sourds signent. Les collègues sourds auraient les yeux fixés sur l’écran. Évidemment, l’interprète ne saurait pas forcément qui vient de parler à haute voix…Bref : pas très pratique tout ça ! Enfin si ça marche... Car d’après les retours de nos collègues utilisateurs, nous savons que sur les trois comptes actuellement ouverts, après seulement une trentaine d’appels passés (dont cinq professionnels...), les problèmes de connexion ont été flagrants. Sans parler d'une mauvaise pixellisation de l’image qui a été constatée pour environ un tiers des appels.

Actuellement, la présence d’un interprète oblige chaque entendant à tenir compte de la présence de collègues sourds et de l’interprète. Les collègues sourds peuvent voir l’ensemble de l’équipe, il y a de l’interaction entre tous-tes. Avec la nouvelle formule souhaitée par la Ville de Paris, les agents sourds devraient de fait restés les yeux rivés à l’écran, et cela signifierait plus d’isolement et de difficulté pour communiquer avec les membres de l’équipe.  Sans parler de probables problèmes techniques ou logistiques (Wifi, matériel…). D’abord pour les agents sourds, c’est la probabilité de voir apparaître des risques psychosociaux liés à une forme de discrimination, un isolement accru au travail, une diminution de l’interaction avec les collègues. A cela s’ajoutent les risques liés au travail sur ordinateur, la fatigue visuelle notamment.

« En outre, la présence de l’interprète dans la réunion impose naturellement à chacun une discipline : parler chacun son tour, éviter les apartés... La présence des collègues sourds est de ce fait mieux prise en compte, et leur participation facilitée » précisent  les cinq « pôles sourds » dans leur lettre à la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris. Pour les équipes, le travail d’inclusion mené ces dix dernières années sera sans aucun doute mis en péril, alors que jusque-là, les agents travaillaient sur un pied d’égalité. Situation absurde alors que la Ville se targue d’être à la pointe de l’inclusion des agents en situation de handicap…

Ainsi, il y a quelques semaines, un collègue sourd n’a eu aucune traduction pour sa journée d’accueil, en présence pourtant de Christophe Girard, l’élu en charge des personnels et ancien adjoint aux Affaires Culturelles : il n’y avait pas d’interprète ! Mais peut-être que la Mairie de Paris compte régler définitivement le problème en supprimant l’appel aux interprètes ? De leur côté, les bibliothécaires des « pôles sourds » ont sollicité un rendez-vous avec la « mission handicap » de la Ville pour que cette dernière revoit sa copie.

La Ville de Paris va-t-elle rester sourde aux besoins de nos collègues bibliothécaires ?

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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 15:06
Paris : la bibliothèque Jacqueline de Romilly ferme pour cause de pollution bactérienne

La municipalité parisienne va devoir désormais mettre en œuvre de très très gros travaux de mise aux normes : un chantier titanesque de plusieurs mois sans doute

 

C’est ce que l’on avait appelé une catastrophe « bâtimentaire ». Il est vrai que la bibliothèque Jacqueline de Romilly, située dans le quartier de la Porte Montmartre (XVIIIe), cumulait les ratés depuis maintenant cinq ans, la date de son inauguration. Selon l’avis unanime du Comité Hygiène et Sécurité et Condition de Travail (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, cet établissement n’avait désormais pas d’autre avenir que de fermer pour une rénovation indispensable. En effet, c’était bien la santé des agents et du public qui était clairement remise en cause dans ces espaces véritablement pollués (lire ici).

Si cette fermeture était actée, un délai avait toutefois été accordé par le CHSCT pour permettre des analyses de la qualité de l'air in situ en présence des bibliothécaires et des usagers. Et le résultat est sans appel : l’analyse a révélé un taux de bactéries très élevé dans l’environnement, notamment les bureaux des personnels, et force a été de constater (mais ça on le savait déjà) que le système d’aération défaillant n’était pas en mesure de les évacuer.

Désormais, la décision est bien officielle : la bibliothèque Jacqueline de Romilly fermera le samedi 7 juillet pour une période indéterminée… Même si une réouverture est envisagée par la municipalité à l’automne 2018. Une annonce qui semble pour le moment bien prématurée, en tout cas très optimiste, car pour rouvrir cette bibliothèque la Mairie de Paris va devoir désormais mettre en œuvre de très très gros travaux de mise aux normes. Un chantier titanesque de plusieurs mois sans doute !

 

Paris : la bibliothèque Jacqueline de Romilly ferme pour cause de pollution bactérienne

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28 juin 2018 4 28 /06 /juin /2018 14:46
Violences sexistes au sein de la CGT : l'Union Syndicale CGT de la Ville de Paris réagit à l'article de Mediapart

« Pour nous, la CGT doit être cohérente, et aligner son fonctionnement interne sur les valeurs qu'elle défend et les combats qu'elle mène dans le monde du travail, notamment sur les questions d'égalité entre les femmes et les hommes » déclarent les syndicalistes parisiens

 

L’article de Mediapart, titré « Violences et agissements sexistes : l’affaire que la CGT a étouffée », fruit d’une enquête de plusieurs semaines et publié sur huit pages (voir ici), a légitimement fait l’effet d’une bombe auprès des militants et adhérents de la CGT. Ces révélations publiques, reprises entre autres par l'AFP et l'Obs, ne pouvaient donc rester sans réponse. Voici donc le communiqué officiel de l’Union Syndicale CGT de la Ville de Paris que nous publions dans son intégralité.

 

« Suite à l'enquête de Mediapart sur des violences et des agissements sexistes au sein d'un syndicat de la CGT Ville de Paris, respect à la prise de parole des femmes ! L'Union Syndicale CGT des Services publics parisiens (US) réaffirme tout son soutien au combat de militantes de la CGT Ville de Paris qui ont osé s'exprimer publiquement.  

 

Pour l'US CGT, la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes et le sexisme dans la société, le travail, comme dans le syndicalisme, n'a rien de secondaire. Cette lutte est elle aussi au cœur du combat pour la transformation sociale. Pour nos organisations, il ne s'agit ni d'instrumentaliser ce combat légitime à d'autres fins, ni de stigmatiser un syndicat ou un corps de métier. Les violences sexistes concernent toutes les catégories sociales.

 

La responsabilité de la Ville de Paris mérite par ailleurs d'être questionnée, car la collectivité parisienne a refusé la protection fonctionnelle (qui comporte notamment une aide juridique) à la militante agressée en décembre 2016.  Pour l'US CGT, il s'agit de prendre la mesure de violences sexistes qui ne peuvent être tolérées dans le syndicalisme en général, et dans la CGT en particulier. Violences qui ne sauraient être tolérées, qu'elles viennent d'un adhérent ou d'un secrétaire général de syndicat !

 

Il s'agit donc de renforcer à tous les échelons de la CGT les outils et une culture pour disqualifier ce type de comportement dans nos rangs, de la formation des militant-e-s à la sanction des agresseurs. Pour nous, la CGT doit mettre en  cohérence son fonctionnement interne avec les valeurs qu'elle défend et les combats qu'elle mène dans le monde du travail sur les questions d'égalité entre les femmes et les hommes. C'est pour cela que lors de son dernier congrès, l'Union Syndicale CGT de la Ville de Paris a voté la création d'un collectif Femmes-mixité, et s'est dotée d'une nouvelle direction pour rompre avec des pratiques d'un autre temps ».

 

Ce communiqué est également disponible sur la page Facebook officielle de la CGT de la Ville de Paris. A noter également, une tribune intitulée : « A la CGT les luttes ne se gagneront pas sans les femmes » signée par des personnalités féministes et politiques, en soutien à ces militantes qui ont osé prendre la parole pour dénoncer ces situations inacceptables (lire ici).

 

 

 Pour rompre avec les pratiques d'un autre temps
 Pour rompre avec les pratiques d'un autre temps

Pour rompre avec les pratiques d'un autre temps

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26 juin 2018 2 26 /06 /juin /2018 09:07
Paris : Une bibliothèque va devoir fermer pour cause de pollution

Mais le bâtiment est aussi victime de problèmes thermiques, d’inondation, de chutes de plafond et même de la présence de rats…

 

C’est ce que l’on peut appeler une catastrophe « bâtimentaire ». Un établissement qui cumule les ratés depuis maintenant cinq ans, date de son inauguration, et qui n’a désormais pas d’autre avenir que de fermer pour une refonte totale car c’est la santé des agents et du public qui est clairement remise en cause à la bibliothèque Jacqueline de Romilly, située dans le quartier de la Porte Montmartre (XVIIIe).

 

Car voilà, ce fiasco architectural cumule vraiment tous les défauts. Tout d’abord cette bibliothèque a été construite uniquement avec des baies vitrées…. qui ne s’ouvrent pas ! Résultat : des chaleurs insoutenables dès que le soleil cogne la façade et des températures glaciales en hiver. A cela s’ajoute un système d’approvisionnement d’air complètement défaillant au regard de la surface d’un tel bâtiment. Et là c’est l’environnement intérieur qui fini par être complètement pollué comme nous l’avions révélé dans une première alerte il y a …maintenant deux ans. De son côté la médecine du travail avait également alerté la Mairie de Paris. Et les conclusions envoyées à la Direction des Affaires Culturelles sont sans appel : « les conditions de confort thermique et de renouvellement d'air  dans cet établissement ne semblent pas respecter les critères compatibles avec la préservation de la santé » (lire ici).

 

Pour pallier ces carences, la Mairie de Paris s’est contentée de mesurettes avec la fourniture de climatiseurs mobiles (mais néanmoins très bruyants) ou d'humidificateurs (et ses fils électriques qui trainaient partout). Si ces appareils ont atténué l’inconfort lié à la chaleur, ils n’ont pas apporté de solution pérenne au problème de pollution de l’air jamais renouvelé. Ainsi rien n’a changé pour le personnel qui continue à souffrir de maux de tête, de nausées, de fatigue chronique et de douleurs musculaires dans les jambes.

 

Et comme les dix plaies d’Égypte, le bâtiment a été aussi victime d’inondations au rez-de-chaussée, lorsqu’il pleut un peu trop fort sur la capitale puisque l’entrée de la bibliothèque est en contrebas du trottoir (incroyable mais vrai !) sans parler des infiltrations, des chutes de plafonds et désormais de la présence de rats… Quand ça veut pas. Ainsi rien que sur les six premiers mois de cette année, la direction de la bibliothèque Romilly a transmis cinquante-trois fiches de signalement (oui vous avez bien lu 53) à l’administration en charge de la santé des personnels. Un record sans doute…

 

Ultime coup de théâtre, la semaine dernière, les personnels en charge du ménage ont constaté qu’ils étaient couverts de plaques rouges sur le corps, conséquence sans doute de l’effet de produits chimiques, dans un espace qui n’est pas du tout ventilé ce qui a entrainé …leur droit de retrait immédiat en mettant désormais la Mairie de Paris devant ses responsabilités pénales. L’événement de trop ?

 

Sans doute car le même jour, pur hasard, se tenait le Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, lequel a voté, à l’unanimité de ses membres (CFDT, CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA), une résolution demandant la mise en sécurité des agents et donc la fermeture de cette bibliothèque à titre conservatoire. Un délai a toutefois été accordé car des analyses de la qualité de l'air doivent d’abord être réalisées en situation réelle cette semaine. Le CHSCT et la Mairie de Paris ont alors convenu que la fermeture pouvait avoir lieu à l’issue de ces analyses et ce sans attendre les résultats, soit dès début juillet. Pour rouvrir la bibliothèque Jacqueline de Romilly, la municipalité parisienne va devoir désormais mettre en œuvre de très très gros travaux de mise aux normes. Un chantier titanesque de plusieurs mois sans doute.

 

  Bibliothèque Jacqueline de Romilly : la brigade anti-pollution envoyée pour faire des analyses

                                                      - Ben Chef, c'est encore pire que prévu !

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21 juin 2018 4 21 /06 /juin /2018 13:05
Santé au travail à la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris : SAM’ fait mal !

Mieux vaut prévenir donc. C’est pourquoi notre syndicat a fait plusieurs proposition lors du dernier CHSCT

 

L'ambiance était parfois tendue au Comité Hygiène et Sécurité et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) qui s’est tenu le jeudi 21 juin. Faut dire que les représentant-e-s des personnels ont rappelé à madame Véronique Levieux, adjointe à la maire de Paris qui préside cette instance, et à l’administration à quelques-unes de leurs obligations…

 

C’est que les motifs d’inquiétude ne manquaient pas comme le démontre les deux droits d’alertes pour les conservatoires municipaux des VIIème et XVIIIème arrondissement. Et selon plusieurs professeurs celui du XIVème pourrait lui aussi faire l’objet d’une procédure identique par les membres du CHSCT. Du côté des bibliothèques la situation est peut être encore plus dégradées à regarder ce qui s'est passé à Vacla Havel (XVIIIe) ou la situation de Jacqueline de Romilly dans la XVIIIe (lire ici et ). Sans parler de la situation scandaleuse qui touche le personnels en charge du ménage dans nos établissements (l'histoire édifiante est à lire ici).

 

Mais c’est surtout au quotidien que l’on constate l’ampleur des dégâts puisque en 2017, 51 agents de la DAC ont été reçus à la Consultation « Souffrance et travail du Service d’Accompagnement et de Médiation (SAM). C’est en forte hausse quasiment le double par rapport à 2015 où l’on ne dénombrait  « que » 27 personnes. Les situations décrites  surtout en bibliothèque sont pèle-mêle : « agressivité entre collègues », « maltraitance verbale », « propos dévalorisants » en particulier « dans des moments de dysfonctionnement organisationnel (congés) et « d’intensité du travail ». Des « responsables de bibliothèques regrettent le manque de soutien de leur direction lors de situations difficiles… ».

 

Du côté des conservatoires  c’est plutôt la réorganisation qui  met « les enseignants en désaccord avec leurs propres méthodes de travail » et leur « étique». Après des réformes successives, sans effectifs supplémentaires, la charge de travail des administratifs a explosé...Bref Bref, sans surprise, avec des missions de plus en plus nombreuses et des effectifs contraints, les situations de travail sont plus tendues et pour la santé au travail à la DAC, SAM’fait vraiment mal

 

Mieux vaut prévenir donc. C’est pourquoi notre syndicat a demandé que chaque relais de prévention dispose en moyenne d’une demi-journée hebdomadaire pour réaliser ses missions. Par ailleurs pour prévenir les Risques Psycho-sociaux (RPS), l’idée de réunions de service régulièrement consacrées à la santé au travail a été actée par l’administration. Nous avons tout de même demandé que cette réunion soit lancée dès cette année à la DAC sous la forme d’une demi-journée annuelle avec présentation des principes et outils de prévention (cahier hygiène et sécurité, relais de prévention, CHSCT, déclaration d’accident ou de maladie professionnelles, …).

 

Enfin là aussi sur notre proposition le CHSCT a demandé, à l’unanimité, que les projets de réorganisation de service, rénovation ou déménagement soient soumis plusieurs mois en amont (et pas au dernier moment comme aujourd’hui) afin que le CHSCT puisse remplir ses missions de prévention des risques professionnels et d’amélioration des conditions de travail.

 

 

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 13:06

 

      Pendant ce temps là, Paris-Musées, le gestionnaire du site, fait le mort..

C’est un des sites les plus rentables de la Mairie de Paris. C’est même une véritable « machine à cash ». Malheureusement  pour la municipalité,  aujourd’hui, jeudi 3 mai, les catacombes sont fermées au public pour toute la journée.

Car si l’ossuaire de la place Denfert-Rochereau (XIVe) brasse des dizaines de milliers d’euros chaque jour, en revanche les agents en charge de la sécurité du site travaillent, eux, dans des conditions indignes. Ils ont donc décidé de se mettre en grève. « Tous les jours et jusqu’à six jours par semaine, nous sommes privés de lumière naturelle et respirons l’air fétide des ossements en décomposition, sans même savoir quels sont les risques pour notre santé ! Et ce pour une prime d'à peine soixante euros par mois ! » dénoncent les personnels des Catacombes dont le site dépend de l’établissement public, Paris-Musées.

Mais en plus des mauvaises conditions de travail, les agents pointent désormais de graves défaillances en terme de sécurité : « tous les jours nous devons gérer des files d’attente énormes, la distribution des audioguides, le contrôle Vigipirate … mais le manque d’effectif nous oblige à travailler régulièrement à 2 voire à 1 seul à l’entrée au détriment de la qualité de l’accueil comme de la sécurité des agents et du public. Tous les jours nous faisons face au manque de matériel, qui met, encore une fois en danger les agents comme les visiteurs » constatent-ils.

C’est pourquoi ils réclament d’urgence le recrutement immédiat de personnel et un matériel fonctionnel pour assurer la sécurité du public et des agents mais aussi l’augmentation de la « prime ossuaire » pour reconnaitre leur pénibilité et les risques encourus. Et les personnels de conclure : « Quand on a une poule aux œufs d’or, on prend au moins soin de lui donner du bon grain ! ». Pour le moment, le terme est de circonstance, Paris-Musées fait le mort pour répondre à ces revendications. Jusqu'à quand ? En attendant, les agents des catacombes, viennent d'annoncer en début d'après-midi sur leur page Facebook que la grève sera également reconduite demain, vendredi 4 mai. Ils pourrait bien ne pas en rester là puisque l'on vient d'apprendre la création sur le net d'une caisse de soutien.

Les catacombes fermées en urgence pour cause de crise sociale !

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18 avril 2018 3 18 /04 /avril /2018 12:28
Retour sur le dernier Comité Hygiène et Sécurité de la direction des affaires culturelles

        Au menu : un sujet d’actualité brûlant, et pas mal d’autres qui fâchent...

Le Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) s’est réuni ce jeudi 28 mars, sous l’égide de sa nouvelle présidente Mme Véronique Levieux, l’adjointe en charge du patrimoine. Au menu : la bibliothèque Vaclav-Havel, le plan de prévention de la direction, la restructuration de Melville, ou encore l’avenir de l’atelier de reliure de Faidherbe. Revue de détail.

Toutefois un point qui n’était pas à l’ordre du jour a entamé les débats. Et pas un petit sujet, puisque notre syndicat a dans une déclaration préalable apporté son soutien à l'ensemble des représentants du CHSCT central, lesquels dénoncent depuis plusieurs semaines les manquements aux règles de fonctionnement de cette instance et les entraves mises au lancement d'une expertise indépendante concernant les contrats aidés et l’impact de leur départ sur les services (lire ici). A l’instar de nos collègues qui siègent dans l’instance centrale nous avons demandé à notre direction de faire un état des lieux concernant les contrats aidés et les mesures d’accompagnement prises.

Nous abordons ensuite la situation de la bibliothèque Vaclav-Havel (XVIIIe) qui vient de nouveaux de subir de graves épisodes de violence. Nous avons souligné que cet établissement, comme d’autres, souffre des effets d’une crise sociale qui s’aggrave et aussi de l’austérité imposée aux services publics (aide sociale à l’enfance,…) et avons donc demandé qu’en plus du médiateur qui doit être recruté, l’effectif cible (théorique) soit revu à la hausse pour cette bibliothèque et qu’une réflexion s’engage pour d’autres établissements de même type. L’administration n’a pas souhaité répondre à cette demande… Par ailleurs nous exigeons que  la prime exceptionnelle versée aux agents de cet établissement soir pérennisée et étendue à d’autres bibliothèques dans cette configuration.  Par le passé l’administration s'est opposée juridiquement aux demandes des agents de bénéficier de la NBI ! Elle doit désormais intervenir auprès du ministère compétent pour que Vaclav Havel soit intégrée à la zone urbaine sensible attenante afin que les agents bénéficient de cette prime officielle.

           

 

 Nous passons ensuite à l’examen du plan de prévention des risques professionnels de la direction des affaires culturelles. Si, à l’occasion de l’examen du bilan de celui de l’an dernier le travail des agents du BPRP (Bureau de prévention des risques professionnels) a été salué, la CGT s’est abstenue sur le programme de prévention. Car selon nous, les moyens réels doivent être donnés/codifiés pour les relais de prévention par exemple que leur décharge soit d’une demi-journée par semaine et non une seule journée dans le mois. Par ailleurs nous avons  proposé qu’une journée de travail associe les relais de prévention et le CHSCT. Occasion de valoriser cette instance comme acteur de la prévention à disposition des équipes.

Car il y a parfois des manques. Ainsi les outils à disposition des agents, les registres de Santé et Sécurité au travail doivent sortir des placards.... Quand à la prévention des risques psycho-sociaux, la charge de travail et son organisation sont rarement interrogées. Surtout l’analyse des fiches ESPRI révèlent la hausse des signalements (atteintes à la tranquillité publique ou à la personne) dans des proportions bien plus importantes que pour l’ensemble de la Ville. Les bibliothèques sont en première ligne de la dégradation de la situation sociale. Enfin pour notre syndicat, le renforcement des effectifs est à mettre à l’ordre du jour. Une réflexion est nécessaire sur l'efficacité des procédures et des signalement. Des réunions régulières avec les agents exposés doivent permettre de suivre au fil de l’eau (et de prévenir) des situations qui se dégradent.

Sont venus ensuite les différents projets de « restructuration » qui doivent toucher quelques établissements du réseau des bibliothèques, à commencer par Jean-Pierre Melville (XIIIe). Et là patatras, preuve que la situation et la méthode sont problématiques, le CHSCT a refusé à l’unanimité (c’est exceptionnel !) le projet. L’administration devra donc revoir sa copie. On se souvient que l’intersyndicale avait fait reculer l’administration sur le déménagement de la bibliothèque Marguerite Durand en décembre ; il est donc vraisemblable qu’elle n’ait pas pu remettre un projet cohérent sur pieds si peu de temps après.

Pour les bibliothèques Faidherbe (XIe) et Valeyre (IXe), les projets de restructuration viennent en revanche du Budget Participatif 2016. Pour chacun d’eux, il s’agit d’un aménagement pour améliorer l’accueil des usagers (salle de lecture pour étudiants / extension de l’espace jeunesse ). Pour Faidherbe il s’agit aussi d’un projet plus global de réorganisation du travail avec l’automatisation du prêt. Pour ces deux établissements ces réaménagements se traduiraient par une « perte d’espace et de luminosité » pour les bureaux des agents et la privatisation du local social (cuisine) à Faidherbe, ainsi qu’une « perte de surface par agent » dans les bureaux de Valeyre. Alors que les bureaux actuels de Faidherbe sont décrits comme « vétustes », une « amélioration globale du cadre de travail » ne se fera elle, que « dans la limite des moyens alloués »…. Dernière inquiétude : l’atelier reliure de Faidherbe perdrait beaucoup en espace et en machines… notre syndicat demande, là aussi, un état des lieux sur les activités de reliure dans le réseau (agents, ateliers existants, moyens et aussi coût annuel des prestations extérieures en la matière). Il est ici question des conditions de travail (espaces, moyens, isolement de certains agents…), de la sauvegarde de métiers, et de l’autonomie du réseau par rapport au privé. La CGT a donc voté contre ces projets.

Retour sur le dernier Comité Hygiène et Sécurité de la direction des affaires culturelles

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 15:54
Les agents de la bibliothèque Václav-Havel exigent de la mairie de Paris des mesures concrètes contre la dégradation continue de leurs conditions de travail

« A l’heure où la ville de Paris fait de la lutte contre l’exclusion un engagement majeur, notre sentiment d’abandon sur le terrain est réel. Pour le dire très clairement, ce n’est rien moins que l’implication des agents en première ligne qui est en jeu » affirment les bibliothécaires

La bibliothèque Václav-Havel, située dans le quartier de La Chapelle dans le Nord de la capitale, est-elle abandonnée par son administration de tutelle, en l’occurrence la mairie de Paris? C’est en tout cas le sentiment bien réel des bibliothécaires qui y travaillent… Après avoir dénoncé un climat de violence au mois de janvier (lire ici) la situation ne s’est pas améliorée. Bien au contraire même puisque de graves incidents sont de nouveaux survenus ces dernières semaines.

« Le Mardi 20 mars à 15h, nous avons de nouveau été contraints d’évacuer et de fermer la bibliothèque en raison d’une altercation entre deux usagers. Après avoir blessé quelqu’un par arme, l’agresseur a stationné devant l’établissement armé d’une barre de fer ramassée sur l’esplanade (et qui traînait là depuis plusieurs jours), proférant des menaces de mort à l’encontre de l’agent de sécurité et de l’équipe, jusqu’à l’arrivée de la police. Celle-ci est intervenue après 25 minutes et deux appels, et a appréhendé l’individu agressif. Si cet événement témoigne d’un cran supplémentaire dans la violence à laquelle nous avons à faire face dans l’exercice de nos fonctions, il ne s’agit aucunement d’un évènement isolé. Un autre échange de coups avait été signalé à la date du samedi 10 mars, tout comme un affrontement sur l’esplanade la veille au cours duquel une jeune fille s’était réfugiée dans la bibliothèque. Bien sûr, ces évènements font écho à ceux de janvier 2018 et d’août 2017 » ont témoigné les personnels de la bibliothèque Václav-Havel lors d’un Comité Hygiène et Sécurité  (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

Mais les agents dénoncent surtout, au-delà de ces événements, une situation devenue intenable pour fonctionner au quotidien : « c'est bien une dégradation continue de nos conditions de travail qui est à l’œuvre. Après quatre ans d'ouverture, le turnover de l’équipe est exceptionnellement élevé et traduit une fatigue grandissante de l’équipe (à titre d’exemple, l’ensemble de l’encadrement intermédiaire a déjà été renouvelé deux fois : un(e) adjoint(e) de direction, quatre responsables de pôles). Les bibliothécaires de Václav Havel ont choisi d'exercer leurs fonctions dans un quartier difficile et l’ont fait avec un volontariat sans faille, notamment en répondant à des demandes qui dépassent le cadre de leurs compétences, dans un contexte général de défaillance des pouvoirs publics à l’égard de populations en situation d’extrême précarité ». 

A preuve d’exemple la bibliothèque Václav Havel inscrit à elle seule 20% des minima sociaux de tout le réseau parisien sans parler des non-inscrits qui fréquentent aussi l’établissement. Et les personnels de constater : « pour autant, à la date du 20 mars, et malgré une situation exceptionnelle qui s’installe dans la durée, aucune des demandes de l’équipe n'avait trouvé de réponse ». Des demandes pourtant loin d’être extravagantes comme l’affectation d’un médiateur expérimenté. Par ailleurs même si un service de ménage est désormais présent également l’après-midi ce n'est pas du luxe car on ne peut pas dire qu’à Václav-Havel la mairie entretienne correctement ses locaux puisqu'une des toilettes n’a plus de lumière et une autre plus de distributeur de savon (il est cassé) depuis près de cinq mois.

Pour parer au plus pressé et calmer un peu la colère des agents, l’administration a pris une première mesure forte, affecter provisoirement des agents supplémentaires en provenance d’établissements fermés pour travaux (quoique que certains soient aussi pris autoritairement au détriment d'autres bibliothèques toujours ouvertes). Mais la seconde ne manque pas de sel dans le débat actuel puisque il s'agit de.......réduire les horaires de la bibliothèque ! Laquelle désormais n’ouvrira plus que l’après-midi ! Un message certes peu amène envers un célèbre académicien mais qui ne règle rien dans le fonds car le mal est plus profond. « Les rythmes de travail, l’intensité des plages de service public, font qu’une partie de l’équipe cherche à partir alors même que la bibliothèque a d’ores et déjà mauvaise presse dans le réseau, avec des difficultés certaines à pourvoir les postes vacants. Le risque est réel de voir les services proposés par la bibliothèque arrêtés faute de personnels qualifiés et motivés pour les assurer » déclarent, amers, les collègues de Václav-Havel qui ne peuvent même pas bénéficier d’une prime octroyée aux agents travaillant en « zone sensible ». Et oui, la bibliothèque n’y figure pas car, installée sur une ancienne friche industrielle, elle a été oubliée à une rue près dans le découpage administratif. Bienvenue en absurdie...

Et les bibliothécaires de constater, dépités, « qu'à l’heure où la Ville de Paris fait de la lutte contre l’exclusion un engagement majeur, notre sentiment d’abandon sur le terrain est réel. Pour le dire très clairement, ce n’est rien moins que l’implication des agents en première ligne qui est en jeu. La Ville de Paris ne pourra pas faire l’économie de valoriser les choix professionnels des agents qui s’impliquent chaque jour davantage, avec des moyens limités, pour proposer des services de qualité aux populations qui en ont le plus besoin ». D’autant qu’ils ne sont pas les seuls concernés puisque « ces questions de la valorisation salariale, de la mise en place d’emplois spécialisés (médiateur), de la prise en charge des publics précarisés sont des problématiques qui concernent d’ores et déjà d’autres bibliothèques et sont au cœur des mutations de notre métier et des multiples facettes qu’il recouvre désormais. Nous attendons de notre hiérarchie et des pouvoirs publics qu’ils se saisissent urgemment de ces questions ». Effectivement, il y a comme qui dirait urgence.

Les agents de la bibliothèque Václav-Havel exigent de la mairie de Paris des mesures concrètes contre la dégradation continue de leurs conditions de travail

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 16:14
Christophe Girard se prend une veste avec tous les syndicats de la Ville de Paris sur la question de la santé au travail

Le créateur des Nuits Blanches parisiennes avait pourtant obtenu le titre d'adjoint en « charge du dialogue social »

Il avait été surnommé le « DRH de luxe » par le journal Le Parisien lors de son retour surprise et fracassant à l'Hôtel de Ville en tant que nouvel adjoint d'Anne Hidalgo « en charge des personnels et du dialogue social ». Et Christophe Girard, car c'est bien lui, de promettre : « Je n’ai qu’un désir : trouver des solutions pour sortir des conflits. C’est ma ligne de conduite dans la sphère privée comme dans la vie publique » (lire ici). Las, cinq mois après sa nomination le torchon brûle avec tous les syndicats. Mais vraiment tous, y compris les plus modérés comme le prouve le communiqué publié ce matin.

« L'ensemble des syndicats représentés au Comité Hygiène et Sécurité central de la Ville de Paris (CGT, CFDT, UNSA, SUPAP-FSU, FO, UCP) a décidé de boycotter la séance de ce mardi 27 mars. La ville ne respecte pas les syndicats et les règles statutaires de fonctionnement de cette instance représentative du personnel.

Après des demandes répétées en vain par la majorité des syndicats depuis septembre 2017, le comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) central a voté le 25 janvier 2018 une expertise indépendante concernant la situation des contrats aidés et l’impact de leur départ sur le fonctionnement de leurs services d’affectation. Plus de deux mois après, force est de constater que la ville entrave la mise en œuvre de cette expertise dans les délais courts qui s’imposaient pourtant. Par son refus d’écoute la Maire et son administration reportent l’exécution de cette expertise à l’été prochain, lorsque de nombreux agents auront été contraints de quitter leur emploi et que les conditions de travail seront davantage dégradées dans les services. La notion même de prévention des risques est ici bafouée, ce qui est proprement scandaleux.

Les membres du CHSCT central ne sont pas respectés ni leurs alertes considérées. Les demandes d'inscription de points de points à l'ordre du jour, portées par notre secrétaire d’instance au Président, Christophe Girard, sont quasi systématiquement refusées et renvoyées à plus tard. La durée des séances est réduite et l’ordre du jour est limité aux seuls points inscrits par l’administration. Les documents sont envoyés au dernier moment, voire hors délai comme en l'espèce, le 21 mars pour la séance du 27. Les procès-verbaux des séances sont parfois tellement revus et corrigés dans la partie de l’administration et des élus qu’il est difficile parfois de reconnaître la teneur réelle des débats.

De nombreuses questions concernant la santé au travail des agents relèvent pourtant de l'urgence. En négligeant les alertes émises par les représentant-e-s du personnel, la ville expose les agents aux risques professionnels et tourne le dos à ses responsabilités légales d'employeur, elle portera seule la responsabilité de tout dysfonctionnement grave en la matière. Si l’exécutif refuse d’inscrire les points proposés par les syndicats à l’ordre du jour, ceux-ci boycotteront les CHSCT centraux ».

 

 

                  Paris : Les relations entre Christophe Girard et les syndicats en danger

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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 11:09
Paris-Musées : la direction de Galliera a peur 

Tellement peur qu'elle a été contrainte d'appeler à la rescousse des syndicalistes ouvriers (anciennement certes)

L’événement a secoué le landerneau. « C'est bien la première fois que je vois ça » a affirmé un spécialiste des relations sociales à la Ville de Paris. L'histoire était au départ pourtant on ne peut plus simple : un agent du musée Galliera, dans le XVIème arrondissement de Paris, lequel se plaint de ses mauvaises conditions de travail fait appel à une organisation syndicale, en l'occurrence la CGT, pour que sa situation revienne à la normale. Comme le prévoit l'usage, l'administration l'invite, ainsi que ses représentants, à un entretien pour voir de quoi il retourne concrètement. Bon, précisons tout de même que l'agent en question, qui a un handicap, présente tout les symptômes d'une personne harcelée. Des éléments clairement caractérisés puisque on lui a retiré brutalement toutes ses attributions (plus de bureau, plus d'accès à un ordinateur professionnel et ses tâches ont été confiées à un collègue). La direction de Paris-Musées propose donc un rendez-vous.

Voilà donc l'agent et ses représentants CGT arrivés au siège de l'établissement public en charge des musées municipaux parisiens pour rencontrer les responsables de la DRH.. Et là, surprise, la direction du musée Galliera arrive également..... flanquée de trois syndicalistes appartenant auparavant à une organisation estampillée « ouvrière » et désormais ralliée à une autre parait-il « autonome». Une situation pour le moins incongrue car dans un conflit d'ordre professionnel, jamais l'administration ne s'appuie (voir ne se cache) sur un syndicat pour l'aider à tenter de se justifier. Comme disait en son temps le journaliste Roger Gicquel : « la France a peur ». C'est donc désormais au tour de la direction du musée Galliera. Par contre ils ne craignent pas le ridicule.

Car harcèlement et entorse au droit du travail il y a puisque la direction de Paris-Musées gênée aux entournures par la configuration de cette réunion a conseillée à l'agent « qu'il n'avait qu'à venir chaque matin et attendre que sa journée se passe, quitte à ne rien faire » faute de solution immédiate à lui proposer. Une réponse qui selon nos informations fait s'étrangler les cabinets de Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris en charge de la Culture et de Christophe Girard, celui en charge des personnels.

Quand à la présence des syndicalistes anciennement ouvriers venus à l'aide de l'administration de Paris-Musées, certains affirment (mais pas nous) que cela serait un renvoi d'ascenseur pour remercier la DRH de quelques promotions rapides et inespérées. Promotions qui ont choqué la majorité des personnels des musées de la capitale souvent en attente de reconnaissance. Comme le rappelle notre spécialiste des relations sociales à la Ville de Paris. « C'est bien la première fois que je vois ça ». C'est vrai qu'après, il sera difficile de se dire « autonome ».

 

 

                                A Paris-Musées, la DRH a enfin trouvé ses Charlots

 

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