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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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7 février 2018 3 07 /02 /février /2018 11:03
Paris : une bibliothèque inaccessible aux handicapés depuis bientôt quatre mois

          Mais pour les personnes âgées et les parents ce n’est guère mieux...

 

Le téléphone n’arrête pas de sonner. Au bout du fil, des usagers inquiets. Il faut dire que le problème dure depuis plus de trois mois. Et toujours la même supplique : « Est-ce que votre ascenseur fonctionne à nouveau ? ».  Malheureusement,  la réponse est toujours la même :    « Non, toujours pas ! ». Si bien que la bibliothèque François Villon, située du côté de la place du Colonel Fabien, à la limite du Xe et XIXe arrondissement de Paris, n’est plus accessible aux personnes handicapées, une grande partie des collections étant soit à l’étage, soit au sous-sol.

 

Et pour les parents accompagnés d’enfants en bas âge, ça tourne aussi à la galère, la section jeunesse étant située au deuxième étage, toujours sans ascenseur. Et désormais de monter les escaliers avec enfants et poussettes sur les bras... Enfin ça, c’est pour les plus costauds, puisque après plus d’un trimestre de panne, de plus en plus de poussettes restent maintenant au bas des escaliers. Au risque d’encombrer les issues.

 

Quant au personnel, ses conditions de travail se sont également considérablement dégradées car la bibliothèque possède des automates de retour… A tous les étages ! Un système habituellement opérant avec ses mouvements de chariot à heure fixe intégrés dans le planning. Mais à condition bien entendu d'avoir un ascenseur qui fonctionne normalement. Désormais, les bibliothécaires doivent remonter - ou descendre - les documents à longueur de temps, mais à la main, eux aussi par le même escalier que les usagers, pour les redistribuer dans leur section d’origine. Au risque de chuter. Bref, à la bibliothèque François Villon, ça commence sérieusement à grogner à tous les étages.

 

Et malgré les relances incessantes de la direction de l’établissement, l’appareil reste toujours en carafe. Une panne de plus de trois mois dans un établissement qui reçoit du public, ça commence à faire tâche. Surtout dans une ville comme Paris. Et les usagers de commencer à déserter : « On attendra que ce soit réparé avant de revenir » concluent-ils au téléphone, lequel est bien décroché au bout de cinq sonneries selon les critères de QualiParis.

 

 

 

 

                                         Après tout ce temps l'affiche a fini par jaunir

            

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30 janvier 2018 2 30 /01 /janvier /2018 17:25
Bibliothèque Václav Havel : la Mairie de Paris contrainte de tenir un CHSCT « exceptionnel »

Madame Véronique Levieux, adjointe en charge du Patrimoine, et nouvelle présidente de cette instance, a d'ailleurs ouvert la séance par une semonce assez claire envers la Direction des Affaires Culturelles

Qui accepterait de se faire balancer des insultes et des cannettes de soda à la figure pour 1600 euros par mois et deux heures de RER ? Nous avons posé la question à l'administration parisienne mais cette dernière n'a pas eu de réponse... C'est pourtant ce que nos collègues de la bibliothèque Václav Havel (XVIIIe) vivent quasi-quotidiennement. Et sans ménager leur peine. Outre les accueils scolaires pour des séances de lecture, l'équipe organise des après-midis de jeux vidéo, des démonstrations de techniques d'imagerie 3D, des ateliers de conversation en français pour les migrants, des concerts, et de nombreuses animations participatives. Lorsque les ados du quartier sèment la panique dans les salles, vident les extincteurs ou harcèlent les agents en poste, ces derniers préfèrent ne pas s'en plaindre à voix trop haute « pour ne pas stigmatiser la population du quartier ».

Ouverte en octobre 2013, la bibliothèque Václav Havel est située dans le quartier Pajol, un endroit à la fois plein d'énergie et d'idées nouvelles, mais aussi de grande misère. Misère des migrants fraîchement débarqués en France, frigorifiés et mal nourris, qui cherchent dans les bibliothèques du nord de Paris à se mettre à l'abri, à recharger leur téléphone, aller sur Internet, se faire expliquer des démarches administratives par les bibliothécaires, trouver assistance et réconfort, apprendre le français. Misère également des populations les plus pauvres, repoussées au nord-est de la Capitale, dont certains des enfants, aussi remuants que désœuvrés, voient dans la bibliothèque une institution à défier, un vigile à faire courir et des DVD à voler. C'est dans ces conditions que les jeunes et enthousiastes bibliothécaires accomplissent leurs missions d'inclusion sociale et de médiation culturelle, jour après jour, pour un salaire médiocre et peu de reconnaissance.

Pourtant le 3 janvier, ils ont craqué et nous ont raconté leur quotidien (lire ici). De notre côté, nous avons rencontré des agents épuisés, à bout de motivation, qui ne savent plus comment entrer en contact avec certains jeunes du quartier, peu nombreux mais très actifs. Ils sont à bout d'idées pour venir en aide aux migrants et manquent de relais des services sociaux. De plus en plus, ils ont la sensation que l'administration les laisse seuls au front sans outils et sans moyens.

En plus, ils n'ont pas eu de chance dans leur malheur, nos collègues, puisque leur dernier problème est tombé en pleine trêve des confiseurs et visiblement l'administration a été un peu lente à percevoir l'urgence de la situation. Il n'est d'ailleurs venu à l'idée de personne d'appliquer la procédure pourtant bien connue du décret 85-603 et d'alerter les membres du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) afin d'enclencher une enquête sur les faits et une réunion exceptionnelle, malgré le signalement des incivilités. Il a fallu trois ou quatre articles dans la presse et une demande expresse de la CGT pour que la réunion ait finalement lieu... Vingt trois jours après les faits !

Madame Véronique Levieux, adjointe en charge du Patrimoine et nouvelle présidente du CHSCT de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris, a d'ailleurs ouvert la séance par une semonce assez claire en direction de ses propres troupes. Elle a rappelé la nécessité d'appliquer la procédure et reproché à ses services les délais excessifs de diffusion de l'information.

 

                                  La nouvelle présidente du CHSCT de la DAC (au micro)

 

La CGT, qui avait invité des agents de Vaclav Havel à venir s'exprimer, a alors donné la parole aux trois collègues présents, lesquels ont lu et commenté un document rédigé par l'équipe et exprimant leurs doléances. Tous les syndicats présents ont fait à peu près les mêmes remarques : récurrence des mêmes situations, défaut de prévention, surdité de l'administration, sous-dimensionnement du marché de sécurité de la DAC, turn over des vigiles. De notre côté, nous avons particulièrement insisté sur le manque d'analyse du travail réel, le manque de reconnaissance de l'engagement des agents. L'administration fait sa communication sur des établissements culturels ouverts et modernes mais envoie de jeunes professionnels sans outils et sans moyens,  dans des locaux inadaptés, et avec des effectifs insuffisants. Par ailleurs, notre syndicat a une nouvelle fois demandé l'attribution d'une prime dite " NBI " pour Václav Havel. La DAC prétend ne pas pouvoir accorder cette prime mais nous rappelons qu'elle a su trouver une prime pour la nouvelle équipe volante. Et puis il suffit juste d'une délibération au Conseil de Paris pour résoudre cette injustice (voir ici).

C'est alors que la représentante de la Mission d’Inspection pour la Santé au Travail (MIST), un organe directement rattaché au Secrétariat général de l’Hôtel de Ville, a manifesté sa stupéfaction à l'audition des débats. Elle a notamment rappelé la nécessité d'auditer le travail des agents sur le terrain et de faire la prévention en amont de chaque risque encouru, et qu'il est également impensable d'attendre des événements graves pour intervenir avec des regrets, et des mesurettes comme le recours aux psychologues de la Ville, comme le propose l'Administration...

Poussée dans ses retranchements et visiblement accablée par ce déluge de reproches, pour le moins justifiés, la DAC a promis deux ou trois mesures : se rapprocher de la direction des ressources humaines pour demander l'attribution de la NBI (comme à beaucoup d'établissements du nord de Paris), négocier avec la Direction des Affaires Sociales ou celle des Affaires Scolaires un poste passerelle de médiateur de terrain, (comme demandé depuis longtemps par l'équipe), et insister auprès de la direction en charge de la logistique et des services de voiries du XVIIIe pour que le nettoyage de la bibliothèque et de l'esplanade Nathalie Sarraute soit effectué plusieurs fois par jour. Les rondes des services de police et des services de sécurité municipaux sont déjà effectives et doivent être pérennisées. La CGT, pour sa part, demande l'affectation immédiate de deux collègues bibliothécaires supplémentaires à Vaclav Havel, afin de faire baisser la pression dans l'équipe et de lui permettre de reprendre un travail normal. Et peut-être même un peu de repos.

Le risque actuel se situe évidemment dans le départ de plusieurs agents vers des établissements plus calmes. Dix personnes ont déjà fui, et nous ne leur jetons pas la cannette... Curieusement, le directeur de la bibliothèque attribue ces départs à la fameuse « convenance personnelle » (connue pour la largeur de son dos...) et même à l'auto-entreprenariat... Provoquant  ainsi un petit moment de détente - de rires en fait - dans cette réunion assez dramatique.

La sous-directrice doit retourner à Václav Havel le 16 février pour constater l'évolution de la situation. La CGT s'informera de cette réunion et dénoncera immédiatement tout manque ou retard dans l'exécution des mesures proposées. Car faute de résolution efficace de ces problèmes, le personnel va-t-il être obligé d’entamer d’autres actions ? Ou bien un mouvement de " grève du zèle " ? Sûr qu’une bibliothèque sans animations, sans actions, limitée au seul transit des documents aura au moins l'avantage de reposer les agents pendant quelque temps. Et surtout, nous ne doutons pas que la mairie d'arrondissement comme la mairie centrale réagiront alors très rapidement pour faire évoluer les choses.

Bibliothèque Václav Havel : la Mairie de Paris contrainte de tenir un CHSCT « exceptionnel »

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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 18:18

 

Crachats, insultes, gifles envers le personnel, jet de fumigènes, livres brûlés au sein de la bibliothèque, extincteurs dégoupillés, vols… les agents interpellent la mairie de Paris dans une lettre ouverte

C’est un courriel qui a été envoyé à toutes les bibliothèques municipales parisiennes via la messagerie interne de la Ville, et ce n’est pas peu dire que son contenu a fait l’effet d’une véritable bombe auprès de l’ensemble des destinataires. Il faut dire que le contenu de la lettre ouverte envoyée par l’équipe de la bibliothèque Vaclav-Havel située dans le quartier de La Chapelle dans le XVIIIème arrondissement a de quoi choquer

« Depuis son ouverture en octobre 2013, l’équipe de la bibliothèque Vaclav Havel accueille avec enthousiasme un public varié dans un quartier à la situation sociale et économique défavorisée. Nous essayons d’offrir des services de qualité adaptés à ces différents publics » préviennent d’emblée les collègues. Sauf que depuis de nombreux mois la situation est devenue carrément intenable. « Depuis un an, nous ne pouvons que constater une dégradation de nos conditions de travail avec une augmentation des actes de délinquance : vols en salle de jeux vidéo, collègue giflée, crachats, insultes, jet de fumigènes, livres brûlés au sein de la bibliothèque, extincteurs dégoupillés. Il est également à noter que les commerces de l’esplanade subissent un nombre croissant d’agressions ce qui a donné lieu à une réunion au commissariat du XVIIIe arrondissement à laquelle nous avons été associés il y a quinze jours » décrivent les bibliothécaires. « Nous observons également depuis un certain temps une très forte affluence du public certains jours dans un espace restreint. Cette forte affluence est difficile à gérer pour le personnel. En outre, elle entraîne une utilisation importante de nos sanitaires que nous devons régulièrement fermer en raison d’un manque d’hygiène ».

A noter que notre syndicat avait alerté dès le mois d’avril dernier le bureau des bibliothèques de la Ville de Paris sur des événements semblables par mail et lors d’une réunion. Le chef de bureau avait alors déclaré qu'il ne « ne voyait là rien de grave », tout juste « des bêtises de gamins ». On ignore s’il fera la même réponse aux agents de la bibliothèque Vaclav Havel aujourd'hui.. Il faut dire pour sa défense qu'il ne pouvait probablement pas mesurer la portée de ses affirmations puisque pour accéder à son bureau il faut montrer patte blanche à deux vigiles, leur laisser une pièce d'identité, puis passer ensuite une porte avec digicode !

Oui, mais voilà, ce mercredi 3 janvier la violence est montée de plusieurs crans selon les témoignages des bibliothécaires : « un quart d’heure avant la fermeture de l’établissement, un groupe d’une quinzaine de garçons âgés de  onze à quinze ans a refusé de quitter la bibliothèque. Ont suivi une succession d’agressions verbales, de menaces (menaces de revenir armés de bâton et de nous frapper), d’insultes, de jets de projectiles (canettes, poubelles), agressions physiques contre le vigile. Nous avons été dans l’impossibilité d’établir un dialogue avec ces jeunes adolescents. Nous avons fini par nous confiner  à l’intérieur de la bibliothèque, rideau de fer baissé ».  

Et les personnels de conclure : « cette série d’événements commence à entamer l’énergie que nous déployons pour l’accueil de ces publics. Nous nous sentons démunis face à une telle tension. Nous vous écrivons ce courrier afin de vous alerter sur les difficultés que nous éprouvons pour exercer notre travail correctement. En conséquence, nous demandons une reconnaissance de ces conditions difficiles par l’octroi d’un poste de médiateur / éducateur qui puisse établir un contact adapté avec les jeunes du quartier. Dans la même optique, nous souhaiterions une réactivité plus grande des services supports (interventions techniques de type toilettes bouchées, lumières dans les toilettes, nettoyage de l’esplanade, etc) ». Notre syndicat appuie évidemment sans réserve ces revendications, même si vraiment a minima.

La balle est maintenant dans le camp de d'Anne Hidalgo et de son adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard. Et la réponse doit être évidemment à la hauteur de cette triste situation. Une de ses premières décisions sera évidemment de réunir le Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris; En tout cas, après cette alerte, les collègues de Vaclav Havel, en cas de récidive, peuvent évidemment exercer leur droit de retrait.

 

                                                     Panneau classé en cote 841

 

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3 janvier 2018 3 03 /01 /janvier /2018 13:23
La mairie de Paris contre la santé environnementale malgré la présence des élus écolos !

Soutenus par des milliers de Parisiens, les professionnels de l’hygiène lancent un cri d’alarme pour empêcher la vente du Centre Eastman

 

Comme bonne résolution pour cette nouvelle année, Anne Hidalgo va-t-elle supprimer les services municipaux qui s’occupent d’hygiène et de santé environnementale dans la Capitale ? Bien que l’administration parisienne soit plutôt discrète sur le sujet, ce serait pourtant une des conséquences de son projet de vente du Centre George Eastman, proche de la place d’Italie dans le XIIIe arrondissement de Paris. Un bâtiment surtout connu pour abriter un centre dentaire à destination des petits Parisiens, fruit d'une donation d’un million de dollars à la Ville de Paris dans les années 30 par le mécène George Eastman (lire ici)

 

Oui mais voilà : ce superbe immeuble de plus de cinq mille mètres carrés, du plus beau style Art déco, abrite également les services d’hygiène et de santé environnementale de la Ville de Paris, lesquels interviennent sur des questions éminemment d’actualité : perturbateur endocrinien, pollution de l’air, allergènes, particules fines, etc. Très concrètement, ces laborantins d’excellence sont, entre autres, en charge d’analyser la pollution de l'air dans les crèches ou les écoles, ou encore la qualité de l'eau des piscines municipales (voir ici). Un service qui  s'occupe également, par ailleurs, de dératisation et de désinfection. Des sujets mineurs sans doute pour la Mairie de Paris, malgré la présence d'élus écologistes...

 

Or, ce service essentiel pour la santé des Parisiens pourrait disparaître corps et âme si cette opération immobilière allait à son terme. Car l’Hôtel de Ville n’a pas prévu de nouveau lieu d’accueil... Délire de syndicaliste ? Pas sûr si l’on en croit les dernières décisions de l’équipe dirigée par Anne Hidalgo qui consistent à en privatiser des pans entiers, entraînant la suppressions de nombreuses missions, notamment celle de désinfection, qui était auparavant offerte à tous les Parisien(ne)s. Et cette dégradation de la salubrité publique ne touche pas uniquement les particuliers car les bâtiments municipaux sont également concernés comme l’illustre la bibliothèque Saint Eloi (XIIe) envahie par les cafards et farcie de moisissures pendant plusieurs mois après de multiples inondations (lire ici) !

 

D’où ce cri d’alarme poussé par les professionnels de l’hygiène et de la santé environnementale lesquels en appellent aux élus de tout bord pour empêcher la vente du centre Eastman. Ils sont déjà soutenus dans leur combat par plusieurs milliers de Parisiens soucieux non seulement des dents de leurs enfants mais également de leur santé à eux, habitants de la Capitale. Pour les rejoindre dans leur action, signez là.

 

     Paris : Les professionnels de la santé environnementale inquiets des projets de la Mairie

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 18:02
Fermetures à répétition de la bibliothèque Saint-Éloi : Bruno Julliard saisi par le CHSCT pour mener une enquête !

Après une nouvelle fuite d'eau sur un compteur électrique qui a provoqué un court-circuit on signale maintenant la présence de souris et de cafards

La bibliothèque Saint-Eloi (XIIe) est victime d’inondations à répétition, entraînant de multiples fermetures (quasiment neuf mois cumulés rien que sur ces quatre dernières années). Ce week-end encore l’établissement avait dû fermer en urgence à cause d'une nouvelle fuite de canalisation. Interrogée par Le Parisien, Catherine Barratti-Elbaz, la maire du XIIe arrondissement avait benoîtement avoué que « Paris Habitat, propriétaire des murs, a déjà pris beaucoup d'engagements pour remédier à ces problèmes. Mais pour l'instant sans succès ». Tellement sans succès d'ailleurs que le lendemain des déclarations de l'édile, la bibliothèque a dû de nouveau fermer ses portes. Cette fois les fuites d'eau ont touché le panneau électrique, entraînant ainsi un court-circuit. Face à cette énième avarie notre syndicat a décidé de saisir Bruno Julliard, lequel en tant que premier adjoint en charge de la Culture est également le président du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Voici le courrier officiel que nous lui avons envoyé.

« Monsieur le président, la Bibliothèque Saint-Eloi (XIIe) a été de nouveau fermée ce jeudi 19 octobre suite à une nouvelle fuite d'eau touchant cette fois le panneau électrique de l'établissement. Les problèmes de sécurité de cette bibliothèque sont non seulement récurrents mais aussi de plus en plus rapprochés dans le temps, puisqu'elle avait déjà dû fermer ses portes en urgence le week-end dernier pour la même raison.

Depuis des années cet établissement est victime d'inondation entrainant des fermetures ponctuelles ou prolongées. Beaucoup d’agent public a été dépensé (rénovation des locaux abîmés, remplacement des collections endommagées, …). Depuis la réouverture du printemps 2016, les agents ont du faire face à plusieurs incidents de ce type et en assumer les conséquences comme le déplacement de collections et manutention, le retrait de livres souillés et/ou moisis. De plus, les personnels travaillent dans une ambiance sonore peu supportable, avec des machines servant à assécher les locaux et dans un air dont la qualité n’a pas été vérifiée. Le tout dans des locaux dégradés (une partie des sols et des dalles de plafond a été retirée, le plâtre du plafond est souillé/dégradé…). Sans parler bien sûr de la mobilité forcée des agents lors des fermetures et l'insatisfaction grandissante d’usagers.

Désormais, c'est la présence de souris et de cafards, peut-être liée aux travaux sur les façades de l’immeuble, qui a aussi été signalée. Évidemment les personnels ont rédigé des fiches du registre Sécurité Santé (SST) pour alerter la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Face à cette véritable crise, et comme le prévoient les textes réglementaires en la matière, les mandatés CGT au CHSCT de la DAC vous alertent sur la situation des agents de cet établissement et demandent une réunion d’urgence du Comité pour avoir l’ensemble des informations dont la DAC a la connaissance, en particulier celles touchant aux conditions de santé et de sécurité mais aussi prendre connaissance des fiches SST rédigées ces derniers mois par les agents et les réponses qui leur ont été apportées.

Nous vous demandons également d'organiser le plus rapidement une visite de l’établissement par le Comité. Enfin nous estimons indispensable que la Ville de Paris nous présente un plan d'action qui détaille toutes les mesures de protection de la santé physique et psychique des agents comme par exemple l'analyse de la qualité de l’air, la possibilité d'organisation individuelle de visite médicale ou encore les mesures conservatoires par rapport à certains espaces, etc... En vous remerciant de prendre en compte notre alerte sur ce sujet et de demander à l'administration d'organiser cette réunion et cette visite dans les délais les plus cours.»

 

              Bibliothèque Saint Éloi : le président du CHSCT de la DAC paré pour la visite !

                                      - Attention président, je vous préviens : c'est pas joli joli !

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 10:39
La bibliothèque Saint-Éloi inondée ad vitam aeternam  ?

           Des centaines de milliers d’euros ont pourtant déjà été engloutis

 

C’est devenu presque une blague privée dans le réseau des bibliothèques municipales parisiennes : « La bibliothèque Saint-Éloi est de nouveau fermée pour cause de dégât des eaux ». Une habitude, il est vrai, pour cette bibliothèque située entre le boulevard Diderot et la rue de Reuilly dans le XIIe arrondissement de Paris, et qui subit donc très régulièrement les fuites des canalisations provenant des étages supérieurs de l'immeuble qu'elle occupe. « Les dégâts des eaux sont récurrents » a d’ailleurs admis avec pudeur l’administration lorsqu’elle a été interpellée officiellement par notre syndicat lors du dernier Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.

 

Récurrent ? C’est que, sans remonter au déluge, le terme est en effet plus qu’approprié... Ainsi, au printemps 2014, il y a plus de trois ans, la bibliothèque avait déjà dû fermer ses portes pendant plusieurs semaines après avoir été inondée. Re-belote l’année suivante, où cette fois le dégât des eaux sera tel que l’établissement restera inaccessible au public pendant plusieurs mois ! Un épisode qui fit suggérer à certains esprits moqueurs de rebaptiser la bibliothèque « Saint-Vincent-Ferrier », patron des plombiers !

 

Promis juré, la mairie de Paris et la société en charge de la gestion de l’immeuble décidèrent de prendre Poséidon par les cornes en faisant les travaux nécessaires pour que cesse cette situation, devenue ridicule. A priori rien de compliqué dans ce qui n’est après tout qu’une simple histoire de plomberie. D’autant plus que la société gestionnaire  des lieux n’est autre que… Paris Habitat, une des régies immobilières de la Ville de Paris ! Des travaux qui ont duré là aussi plusieurs mois, le temps de mettre aux normes la tuyauterie (enfin on suppose !) et permettre à la bibliothèque Saint-Éloi de rouvrir, enfin  « étanche » , en avril 2016… Une tranquillité qui ne va malheureusement pas durer très longtemps, malgré les centaines de milliers d’euros engloutis...

 

Car dès février de cette année : splash !!! Nouvel envahissement des eaux. Repetita en juin. Puis en juillet et en août ! La dernière inondation étant la goutte d’eau qui fit déborder le vase car là encore quasiment deux semaines de fermeture ont été nécessaires pour éponger et sécher tout ça. Inutile de préciser que les bibliothécaires commencent à en avoir ras-le-tuba, puisque ils sont en plus contraints de travailler dans des locaux qui sont dans un état de plus en plus dégradé.

 

En effet, un petit tour à la bibliothèque Saint-Éloi permet de constater qu’une partie des sols est désormais revenue à son état brut, pur béton, le lino gondolé par l’humidité ayant été enlevé. Pareil pour les faux plafonds : « Les dalles menaçant ruines ont été déposées » déclarait joliment la mairie de Paris dans son rapport avant d’ajouter « que des éléments du sol ont été retirés car il y avait des risques d’accident pour les usagers ». Enfin, last but not least, l'administration conclut « qu’il a fallu aussi mettre en sécurité des éléments menaçant de chuter ». Un vrai « biblioremix » (voir ici) !

 

On en était là lorsqu’une nouvelle inondation s’est de nouveau déclarée ce week-end. Puisque il n’avait pas plu dans le quartier ces derniers jours, on peut en déduire que c’est donc la canalisation qui a encore posé problème... Peut-être la goutte de trop pour la mairie du XIIe arrondissement qui a décidé d’organiser une réunion d’urgence avec Paris Habitat.

 

Ce qui est sûr pour le moment c’est que la bibliothèque Saint-Éloi doit de nouveau fermer pour plusieurs semaines en février prochain afin de réparer encore une fois les dégâts. Pour notre syndicat, la mairie de Paris doit désormais imposer au bailleur (c'est-à-dire à elle-même) les travaux indispensables de rénovation de l’établissement et mettre un terme à ce véritable scandale financier. Et, à y bien regarder, le mot est faible quand on constate les dépenses déjà englouties dans cette histoire...

 

                                  

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17 octobre 2017 2 17 /10 /octobre /2017 06:22

Victime d'inondations répétées depuis plusieurs années, la bibliothèque Saint-Éloi (XIIe) est désormais dans un état que d'aucun qualifierait de lamentable. Un petit tour dans l'établissement permet d'ailleurs de constater qu’une partie des sols est désormais revenue à son état brut, pur béton, le lino gondolé par l’humidité ayant été enlevé. Pareil pour les faux plafonds. Quand à l'état des peintures..Pour preuve, ce choc des photos ! Pour le poids des mots, lire ici.

Bibliothèque Saint-Éloi : les photos du désastre
Bibliothèque Saint-Éloi : les photos du désastre
Bibliothèque Saint-Éloi : les photos du désastre
Bibliothèque Saint-Éloi : les photos du désastre

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 14:36
Michel Cymes devient Médecin-Conseil de la CGT

Nous pouvons désormais compter sur une des personnalités médicales les plus importantes du pays pour nous soutenir dans l'amélioration des conditions de travail

« Si la CGT savait ça ». C'est une des punchlines du dernier livre de Michel Cymes intitulé « Votre cerveau, comment le chouchouter ». C'est ainsi qu'à la page 210 de son dernier ouvrage, le médecin le plus célèbre du PAF nous alerte sur les conséquences pour la santé d'un travail trop intensif.

« Les travaux des scientifiques britanniques ont permis de conclure que les risques d'AVC augmentent avec la durée du temps de travail » écrit ainsi le présentateur du Magazine de la santé . Et celui-ci de de poursuivre : « + 10% chez ceux qui bossent entre 41 et 48 heures ; plus 27% chez ceux qui bossent entre 49 et 54 heures par semaine ». Et Michel Cymes de conclure facétieux : « si la CGT savait ça ».

Bon, désormais nous savons. Et aussi que nous pouvons compter sur une des personnalités médicales les plus importantes du pays pour nous soutenir dans l'amélioration des conditions de travail. Et avec ce que nous prépare le gouvernement Macron, la parole de Michel Cymes peut légitimement être considérée comme celle d'un véritable médecin conseil.

 

                                 Le docteur Cymes donne de judicieux conseils à la CGT

                                                      - Ah les crapules, ils ont lu mon livre !

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 10:06
Ces adjointes d’Anne Hidalgo qui refusent de s’occuper de la santé des personnels dont elles ont la tutelle

Mais pourquoi donc refuser d’aborder cet important sujet alors qu’on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte plutôt incongrue

On savait que la mairie de Paris n’aimait pas trop discuter avec les syndicats. Même dans les instances représentatives des personnels comme les Comités Techniques (CT) ou les Comités Hygiène et Sécurité (CHSCT). Sauf que cela tourne carrément au ridicule quand cela se passe au sein même de la Direction ...de la Démocratie et du Citoyen (DDCT) ! Eh oui, ça ne s’invente pas comme nom de direction. Mais il est vrai que l’administration parisienne dirigée par Anne Hidalgo, a toujours aimé se pousser du col.

Néanmoins, le dialogue social à la DDCT est réduit à la portion congrue. Surtout quand il s’agit de la santé des agents. C’est pourtant une direction qui ne devrait pas manquer d’interlocuteurs pour en discuter puisque au moins deux adjointes d’Anne Hidalgo en ont la tutelle : Pauline Veron et Colombe Brossel. Des adjointes aux délégations là aussi on ne peut plus importantes puisque l’une est en charge de la démocratie locale et de la participation citoyenne quand l’autre s’occupe de la politique de la ville ou encore de l'intégration. Des boulots en principe à plein temps.

Faut croire que non. C’est en tout cas le constat fait par les élu-es des personnels de la DDCT.  « Mme Veron et Mme Brossel, qui se présentent toutes deux comme des spécialistes de la citoyenneté et de la participation des habitants quand elles s’adressent aux médias, sont visiblement moins promptes à être à l’écoute de leurs agents et aux alertes en terme de souffrance au travail que font les représentants du personnel ! » ont ainsi rapporté nos collègues dans un communiqué. C'est que nos deux édiles qui adorent faire des réorganisations de service incessantes telles des manageuses de chez France Télécom, ont refusé de mettre ces bouleversements, qui auront pourtant un impact, à l’ordre du jour du CHSCT. Et ce malgré la demande insistante des élus de cette instance. Quitte surtout à bafouer la loi qui leur en fait obligation. Désormais celui-ci ne sera pas convoqué avant la fin juin, au plus tôt.

Mais pourquoi donc refuser de parler de la santé au travail des personnels dont on a la tutelle quand on est une élue socialiste ? Et les syndicats de faire une découverte pour le moins incongrue. En effet, au lieu d’assurer leurs tâches auprès des agents, il semble que nos deux adjointes préfèrent ....battre la campagne en vue des prochaines élections législatives. Il est vrai qu’elles sont candidates dans les 1ère et 17ème circonscriptions de la Capitale pour se faire élire députées à dix mille euros par mois (tout compris). Ce qui explique qu’elles ne sont plus libres avant le 18 juin. Après non plus d’ailleurs.  Car soit elles seront en route vers le Palais Bourbon, soit on sera en pleine période estivale. En tout cas, il semble que pour Colombe Brossel et Pauline Veron, les problèmes de santé des agents peuvent bien attendre. « Et alors », comme dirait un ancien candidat interrogé sur le prix de ses costumes.

 

 

 Colombe Brossel (en rouge) n'est plus disponible pour ses agents jusqu'au 18 juin (au moins)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                            -  Bien joué Colombe

               - En même temps, comme dirait notre nouveau président, je sais de qui tenir

                               

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 17:14
La bibliothèque Charlotte Delbo évacuée en urgence

Une semaine après les faits, on attend toujours la réaction de l'administration parisienne

C’est un événement qui a été soigneusement passé sous silence par la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Pourtant il était d’importance. Heureusement, des collègues bien placés dans l'administration nous ont gracieusement transmis l’information. Certes avec un peu de retard, mais sans eux nous n'en aurions rien su.

Cela s’est passé la semaine dernière à la bibliothèque Charlotte Delbo, située du côté de la place des Victoires dans le IIe arrondissement de Paris. Ainsi, on a appris qu'« un individu agressif a bousculé le personnel de la bibliothèque, avant de quitter les lieux en actionnant le système d’alarme incendie du site ». Un acte assez grave pour « provoquer l’évacuation par mesure de sécurité du personnel... et d’une quarantaine d’enfants de la crèche des Petits Pères qui se trouvait à proximité » précisent encore nos sources.

D’après ces mêmes informations « une plainte sera déposée par le personnel de la bibliothèque au commissariat d’arrondissement ». Notre syndicat rappelle toutefois, comme le stipule l'article 31 du nouveau règlement des bibliothèques voté par le Conseil de Paris, que ce n’est évidemment pas aux collègues d’aller porter plainte. Cette procédure incombe à la Ville de Paris, ou à défaut la Direction des Affaires Culturelles, en tant qu'employeur. D'ailleurs pour assurer cette démarche, il existe ce que l'on appelle des cadres « d’astreinte », lesquels touchent même une grosse prime pour cela.

En attendant l’administration parisienne est toujours silencieuse sur ce grave incident qui aurait pu avoir des conséquences dramatiques. C’est pourquoi notre syndicat lui a demandé officiellement d’en informer le CHSCT (Comité Hygiène et Sécurité). Ce qu’elle n’a malheureusement toujours pas fait à l’heure où nous écrivons ces lignes, soit pourtant une bonne semaine après les faits. Inquiétant.

Enfin, nous aimerions bien savoir si l’administration a bien porté plainte au nom de la Ville de Paris et quelles suites elle compte donner pour que ce genre d’événement ne se reproduise plus à la bibliothèque Charlotte Delbo. Ni dans aucune autre d'ailleurs.

 

 

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