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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com

 

 

 

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3 juin 2016 5 03 /06 /juin /2016 11:37
Les bibliothécaires sortis de l’enssib et recrutés par la Ville de Paris échapperont-ils aux risques psycho-sociaux ?

A peine arrivés, voilà que nos nouveaux bibliothécaires veulent déjà partir. Un vrai gâchis…

C’est un phénomène inquiétant qui vient de survenir. Et qui pourrait bien s’étendre et s’aggraver si rien n’est fait. On parle là du mauvais accueil fait aux bibliothécaires tout jute sortis de l’enssib (École Nationale Supérieure des Sciences de l’Information et des Bibliothèques) et affectés dans les bibliothèques municipales de la Ville de Paris. Mais plus qu’un mauvais accueil, signe du délitement en la matière de l’administration parisienne - Bureau des Bibliothèques et Direction des Affaires Culturelles -, c’est désormais, vu les mauvaises conditions qui ont cours au quotidien, de risques psycho-sociaux  dont il est question pour nos nouveaux collègues dont c’est la première expérience avec de telles responsabilités. Une situation qui génère une véritable souffrance au travail. Il est vrai que ces personnels sont littéralement jetés dans la nature et, pour certains d’entre eux, livrés à eux mêmes.

Pour la petite histoire, les bibliothécaires de la Ville de Paris, qui sont donc des cadres de catégorie A de la fonction publique, sont recrutés par le biais du concours externe et interne de bibliothécaire d’État, puis formés avant leur prise de poste pendant une durée de six mois à l'enssib, une école basée à Villeurbanne dans la banlieue de Lyon. Enfin en théorie. Car dans la pratique cette « formation »  ne semble absolument pas adaptée au profil et aux spécificités de la lecture publique. Pas étonnant quand on sait que la quasi totalité du programme est dédiée aux bibliothèques universitaires. Et pourtant, la ville de Paris finance en partie cette formation ! Cherchez l’erreur…

De fait en sortant de cette école, nos collègues, dont certains deviennent directement responsable d’établissement (et souvent les plus difficiles à l’image de ces profs envoyés directement en ZEP) n’ont reçu aucun cours leur permettant de faire face à des questions managériales, notamment toutes les questions de DRH, ou encore de gestion d'un bâtiment. Des notions pourtant indispensables quand on connaît la complexité de l’administration parisienne (les bibliothèques dépendent de la direction des affaires culturelles mais la gestion bâtiment, les question de sécurité des biens et des personnes ou autres… relèvent d'autres directions) sans même parler du rôle trouble joué parfois par les mairies d’arrondissement, la mairie centrale et les différentes strates administratives. Bref, aucune préparation concrète aux missions qui allaient leur incomber.

Les bibliothécaires sortis de l’enssib et recrutés par la Ville de Paris échapperont-ils aux risques psycho-sociaux ?

Des agents qui ont pourtant alerté leur futur employeur à travers une lettre ouverte. « Pendant cette formation, nous sommes rémunérés par la Ville de Paris. Quels contacts avons-nous eu avec notre hiérarchie et nos futurs collègues avant d’arriver directement en poste ? Pratiquement aucun ». Un constat guère flatteur pour le bureau des bibliothèques (BBL) pourtant bardé de chefs de secteur, d’autres en charge de « l’inspection » et d’autres, encore plus nombreux, en charge « de l’accueil et de la formation ».

Pire, ils ont eu souvent l’occasion de ne pas être les bienvenus. Il y a bien sûr les difficultés pour se loger, car beaucoup d’entre eux ne sont pas parisiens : « la Ville de Paris n’est pas capable de fournir rapidement une aide ou de nous orienter vers un service logement efficace. Ne savoir que quelques semaines avant la prise de poste dans quel établissement nous serons affectés ne nous aide pas à trouver un logement compte tenu de la situation à Paris, notamment du prix des loyers » remarquait amèrement un de ces nouveaux arrivants. Mais en plus, les affectations tournent parfois au véritable parcours du combattant.

« J'ai dû repasser des entretiens, refaire des allers-retours entre Paris et Lyon (siège de l’enssib) à des intervalles très réduits et n'ai eu mon affectation que deux semaines avant ma prise de poste. Cette période a été très très difficile pour moi : j'étais épuisée par les trajets et la fin de la scolarité à l'enssib, complètement déprimée du fait des multiples rejets de la part des établissements et je n'ai pas du tout été soutenue dans cette épreuve » a ainsi déclaré une collègue dans cette même lettre ouverte adressée au bureau des bibliothèques (BBL) de la Direction des Affaires Culturelles, son administration de tutelle.

Les bibliothécaires sortis de l’enssib et recrutés par la Ville de Paris échapperont-ils aux risques psycho-sociaux ?

Bon, si le BBL n’a pas d’idées sur comment améliorer cette (très mauvaise) situation, les intéressés lui en ont soufflé quand même. Comme les informer sur les questions de temps de travail, congés, formation…ou encore permettre aux bibliothécaires de faire leur stage de cinq semaines.... à la Ville de Paris !

Autres suggestions toutes simples : la création d’une adresse mail dans la messagerie interne avant d’arriver officiellement en poste (logique puisqu’ils sont d’ailleurs agents de la ville dès leur entrée à l'enssib) ce qui leur donnerait ainsi accès aux informations via IntraParis, mais aussi l’envoi du « guide de l’encadrant » au format PDF, lequel fourmille d’informations très utiles, notamment pour faire face aux futures demandes des agents placés sous leur autorité. Autre outil qui leur serait très utile : un annuaire « bibliothèques » avec les principaux interlocuteurs (DAC, SRH, SLA, BBL…). Des solutions pas très compliquées, non ?

Enfin une fois arrivés dans le réseau, ces cadres A aimeraient bien se voir transmettre un calendrier de travail à l’échelle d’une année (action culturelle, entretiens d’évaluation, recensement de formation, plan d’équipement, projet d’établissement, QualiParis, réunions de secteur, séminaire des cadres, visite d’architecture…). Une information capitale pour ceux qui sont en charge de la direction d’un établissement et qui ne bénéficient même pas d’un suivi particulier par leur chef de secteur. Sans doute pour des raisons organisationnelles et opérationnelles. Mais bon, n’empêche que l’administration a une responsabilité toute particulière sur ces questions.

Les bibliothécaires sortis de l’enssib et recrutés par la Ville de Paris échapperont-ils aux risques psycho-sociaux ?

Car parfois l’exercice tourne carrément au cauchemar. « J’étais quotidiennement confrontée à des problèmes techniques (portes automatiques qui dysfonctionnent, coupure de courant, appareils qui tombent en panne, mobilier à changer) mais aussi humains (pose de congés, arrêts maladie, demandes de formations, évaluation des agents), tout en ayant aucune idée de la manière de procéder ni des interlocuteurs à contacter » témoignait ainsi une autre collègue. Toutefois, malgré ce constat un peu accablant fait officiellement auprès de leur hiérarchie et ce jusqu’au plus haut niveau, les choses ne s’améliorent pas.

Bien au contraire même, car ces cadres continuent de souffrir et arrivent désormais à saturation. Beaucoup sont extrêmement fatigués avec le risque pour certains de passer l’étape de la déprime.  Et  notre syndicat de poser cette question : est-ce normal qu’une municipalité  telle que la Ville de Paris place un agent, frais émoulu certes, mais n’ayant aucune expérience professionnelle dans le milieu à la direction d’un établissement, pour encadrer une dizaine d’agents, en sachant pertinemment que le poste est difficile ? Nous poserons officiellement cette question à l’occasion du CHSCT de la direction des affaires culturelles présidé par le premier adjoint, Bruno Julliard.

En attendant les solutions que compte apporter l’adjoint en charge de la culture, ce dernier est donc officiellement alerté que ce système mis en place par ses services est clairement générateur de souffrance au travail malgré les déclarations de  la municipalité parisienne de s’attaquer « en priorité » aux risques psycho-sociaux. La mairie de Paris doit savoir que nos collègues ne pensent qu’à une chose : échapper à cette situation très vite. Certains en espérant pouvoir changer de poste au sein du réseau, d’autres en demandant leur mutation en province. D'autres encore envisagent même des solutions plus radicales comme de demander une mise en disponibilité. A peine arrivé, voilà que nos nouveaux bibliothécaires veulent déjà partir. Un vrai gâchis…

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 07:27
Enquête sur la souffrance au travail dans les services centraux de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

Le but de cette démarche est d’établir un constat – le plus objectif possible - de la situation en s’entretenant avec toutes les personnes qui le souhaitent sous le sceau de la confidentialité

Suite à l’alerte liée au constat de tensions importantes et de souffrance au travail au sein des services centraux de la Direction des Affaires Culturelles (lire ici), l'administration centrale a désigné madame Agnès Dutrévis membre du CHSCT de la DAC et madame Laure Arnould (DRH centrale) afin d’enquêter dans le but d’objectiver la situation.  

Le but de cette démarche est d’établir un constat – le plus objectif possible - de la situation en s’entretenant avec toutes les personnes des services centraux qui le souhaitent sous le sceau de la confidentialité. Ces entretiens pour rester confidentiels se tiendront en dehors des heures de travail (8h30-9h30, entre midi et 13h30) du côté de la rue Lobau.

C'est pourquoi nous vous invitons à vous inscrire d'ors et déjà en écrivant à agnes.dutrevis@paris.fr. Cette dernière vous proposera un rendez-vous.

L’analyse des données recueillies sera présentée dans un rapport qui précisera la situation des services centraux en terme de risques psycho-sociaux. Au regard de leur analyse, les deux co-enquêtrices formuleront des préconisations qui seront communiquées au CHSCT de la DAC.

Nous insistons sur le fait que tout ce qui sera dit dans le cadre de cet entretien sera confidentiel et anonymisé et que le rapport final ne comportera aucune mention nominative.

Enquête sur la souffrance au travail dans les services centraux de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 10:25
Souffrance au travail au cœur de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

Description d’une organisation du travail délétère dont les symptômes sont bien connus des spécialistes de la santé au travail

C’est un des lieux les plus courus de l’administration parisienne, un superbe hôtel particulier situé dans le quartier du Marais : l’Hôtel d’Albret est aussi le siège de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris et de ses services centraux. Mais l’atmosphère est loin d’être aussi feutrée qu’elle en donne l’air.

C’est le constat amer qu'ont fait les syndicats CGT des affaires culturelles et UNSA des attachés des administrations parisiennes puisque tout dans le fonctionnement de l’Hôtel d’Albret et de ses bâtiments annexes (Hôtel de Coulange, Crédit Municipal) semble générer de la souffrance au travail.

Les témoignages de nombreux agents sont on ne peut plus clairs lesquels dénoncent une organisation du travail délétère dont les symptôme sont bien connus des spécialistes de la santé au travail à commencer par un management qui met en place des process de travail alourdissant considérablement les tâches de chacun (multiplication des outils, des tableaux, des reporting, multiplication des commandes urgentes et de dernière minute…) pour des objectifs souvent peu définis.

Ce qui est bien défini par contre c’est le quotidien de ces agents rempli d'objectifs assignés mais sans moyens pour les atteindre, ponctué d'injonctions paradoxales. Le tout accompagné de règles évoluant de manière constante. De quoi devenir fou.

Mais derrière cette organisation, qui peut ressembler à celle subi dans d'autres entreprises publiques, se niche également ce que l'on peut qualifier de pratiques vexatoires par le biais notamment de remises en cause des compétences et de l’expérience, mais aussi de critiques acerbes sur la manière de travailler. Enfin last but not least, en cas de protestation arrive toujours l’argumentaire classique sur l'absence de loyauté envers la hiérarchie. De quoi en déstabiliser plus d’un et plus d’une ! D’autant que les agents se plaignent « d’attaques verbales parfois violentes et humiliantes ».

Un signe objectif de ce mauvais climat social indéniablement générateur de grande souffrance et de détresse au travail est le turn-over conséquent. Tellement conséquent que les agents les plus anciens dans certains services centraux de la Direction des Affaires Culturelles ont à peine…. deux ans de présence ! Et cela a toujours été un indicateur quand il s’agit de détecter les risques psycho-sociaux en sein d’une organisation de travail. Pour mémoire rappelons que l'employeur, dans ce cas précis la mairie de Paris, est responsable légalement de la santé physique mais également mentale au travail de ses salariés. Une urgence à la Ville.

 

   DAC : description d’une désorganisation du travail bien connue des spécialistes de la santé

Souffrance au travail au cœur de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris

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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 08:13
Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?

En tout cas la mairie de Paris dépense des millions d’euros pour les mettre en situation de souffrance au travail.

« J’attache la plus grande importance à la prévention des risques psycho sociaux car je considère le travail comme un lieu de vie et d’échange où chacun doit pouvoir trouver son épanouissement » avait déclaré le Directeur des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Noël Corbin, à l’occasion de sa prise de fonction. Il est vrai que les personnels des bibliothèques avaient alors mené une véritable fronde, pendant que les conservateurs exprimaient publiquement leur malaise (lire ici).

Une déclaration réitérée au moment d’une conférence …sur les risques-Psycho sociaux organisée par ses services ! On ne doute pas de la sincérité (ni de la bonne volonté) du directeur, mais force est de constater que les responsables des bibliothèques municipales parisiennes sont au bord de l’épuisement, notamment ceux obligés d’appliquer les directives QualiParis.

Qu’est ce que QualiParis ? Officiellement un label qui (en gros) certifie que les établissements qui reçoivent du public … reçoivent bien leur public ! On dirait une formule de Pierre Dac. Il y a quelques années, les bâtiments municipaux avaient déjà été contraints d’afficher une charte d’accueil, laquelle ne faisait qu’énumérer ce qu'ils faisaient depuis toujours.

Seulement voilà, la charte d’accueil, une vulgaire affichette, était un tantinet défraîchie et pas assez moderne aux yeux de la mairie. Et puis, il était temps d'ouvrir de nouveaux marchés et de dépenser enfin de nouveaux millions. Car, en plus QualiParis coûte un prix exhorbitant. Ainsi le seul marché pour la « formation des cadres responsables de site et des chefs de projets sectoriels à la démarche de labellisation QualiParis » (sic) a même été évalué par les services de la mairie à… 600 000 euros. Cela sans compter les nombreuses dépenses complémentaires (réalisation ..d’un audit ou rémunération de « clients mystère ») le total atteint plusieurs millions d’euros TTC.

Plutôt cher pour mettre en situation de souffrance au travail de nombreux agents de la Ville de Paris. Car entre les injonctions contradictoires,  les conflits de valeurs, le manque de moyens accordés pour des objectifs trop élevés, sans parler des multiples réunions avec compte rendu à la clef, on est en plein dans les familles de risques qui caractérisent les troubles psycho-sociaux (lire ici).

N'oublions pas que la mise en marche (forcée) de Qualiparis n’est pas sans conséquence pour la santé de ceux qui sont obligés de l’appliquer : d’abord la mise en œuvre de QualiParis est on ne peut plus chronophage. Dans un premier temps, la direction convoque les chefs d’établissement puis les envoie dans des formations pour les « mettre en condition ». A charge pour eux d’organiser ensuite des réunions avec leurs équipes au détriment de toutes les tâches « ordinaires ».. Pendant ce temps, le travail quotidien s’accumule. A chacun ensuite de se débrouiller seul pour le rattraper. Pendant ce temps, le cadre s’initie aux joies des rétro-planning et autres reporting (excusez nous pour ces anglicismes) car la direction, elle même sous pression, veut quasiment à chaque seconde, savoir où en est l'avancement de ce qui est devenu son unique obsession.

Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?

Et c'est pas fini, car les objectifs à atteindre sont tout simplement irréalisables. Pour être certifiés QualiParis, les lieux doivent ainsi être propres et en bon état. Le minimum certes. Sauf que depuis les restrictions budgétaires mises en place par la mairie ce n'est plus le cas. Mais alors pas du tout. Le problème est que cette obligation de propreté échappe complètement aux chefs d'établissement, lesquels dépendent de multiples autres directions que ce soit pour l’entretien courant du bâtiment (ménage) ou plus prosaïquement pour de simples réparations électriques ou de serrurerie. On nage en pleine injonction contradictoire.

Autre obstacle dans l’accueil du public et il est de taille...la réduction des horaires d'ouverture faute de personnel disponible car les directrices et directeurs de bibliothèque ont vu diminuer drastiquement les postes budgétaires de leur établissement. Mais peut être que l'ouverture d'une bibliothèque ne fait pas partie des « critères qualité du référentiel » comme le vante le cahier des charges de QualiParis.

Le pire dans tout ça c'est que l'on demande à ces cadres d'appliquer une politique à laquelle plus personne ne croit. Ni la haute administration, ni bien sûr eux-mêmes ! Un véritable conflit de valeurs. Quant aux équipes n'en parlons pas. On ne compte plus les railleries des collègues devant ces palinodies imbéciles voire le dégoût exprimé devant cet immense gâchis d'argent public. L'exercice tourne même au supplice de Tantale car il ne s'arrête jamais.

« Un audit de surveillance est organisé à mi-parcours, au bout d’un an et demi. Ainsi, la démarche n’est pas un acquis mais une volonté de toujours progresser et de s’améliorer » assène la Ville de Paris. Un charabia que l'on croirait tout droit sorti d'un manuel de scientologie. Et après ? On se retrouve comme dans le film un jour sans fin car c'est un éternel recommencement.

« Le label n’est pas reconduit de façon automatique, les services labellisés devront repasser un audit de renouvellement qui garantira que les efforts fournis sont probants ». Et toc. De nouvelles réunions chronophages en perspective avec comptes rendus et exercices de motivation des équipes. Elle est pas belle la vie ? Reste à savoir combien de cadres résisteront à ce véritable plan d'action de souffrance au travail.

Car ces méthodes en rappellent furieusement d'autres. Elles ont eu cours notamment à La Poste et France Télécom avec les dégâts que l'on sait. Une situation non seulement dénoncée par les syndicats mais aussi par les médecins du travail et les spécialistes en relations sociales. Nous allons demander au CHSCT de la Direction des Affaires Culturelles de se saisir de cette situation et de stopper (ou au mois modifier) cette entreprise de décérébration qu'est QualiParis.

 « J’attache la plus grande importance à la prévention des risques psycho sociaux car je considère le travail comme un lieu de vie et d’échange ou chacun doit pouvoir trouver son épanouissement » a encore réaffirmé le directeur des affaires culturelles en ce début d'année dans ses vœux aux personnels. Dans le cas de contraire il serait lui aussi confronté à véritable conflit de valeurs.

 

Les responsables des bibliothèques parisiennes échapperont-ils aux troubles psycho sociaux ?

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 13:16
Accident de trajet ou de service : quelques conseils pour rester dans les clous !

                                   En tout cas, voici la marche à suivre

La reconnaissance du lien entre l’accident et son travail est une protection en cas d’arrêt maladie prolongé et/ou de séquelles invalidantes pour soi et sa fonction (couverture par l’employeur, reconversion professionnelle…). Il faut toujours déclarer un accident de service ou de trajet même si à priori il ne semble pas avoir de conséquence durable sur sa santé. Et ne pas hésiter à faire la demande de reconnaissance du caractère professionnel d’une affection chronique.

Un accident de service est un événement soudain qui survient pendant les heures de travail entraînant une lésion corporelle ou psychique même différée. La victime doit prévenir la responsable, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le 1er volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Un témoin n’est pas obligatoire mais il est fortement conseillé d’avoir des témoignages directs ou indirects de collègues (ayant constaté l’accident ou la lésion ou la douleur ressentie suite à l’accident).

Quand à l’accident de trajet, celui-ci doit avoir lieu pendant l’aller-retour entre son lieu de travail, la résidence principale et/ou une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité, tout autre lieu où l’agent se rend habituellement pour des raisons familiales (école..), le lieu où l’agent prend habituellement ses repas (cantine, restaurant..) pendant sa journée de travail.

La victime doit prévenir son responsable hiérarchique, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le premier volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Il faut accumuler le maximum d’éléments rendant le moins contestable le caractère imputable au service de l’accident (sa survenue sur le trajet domicile/travail ou travail/domicile), la mairie de Paris faisant toujours tout son possible pour ne pas reconnaître tout ce qui à un rapport avec un accident de travail quelqu'il soit . L’idéal, là aussi, est d’avoir un témoin direct. A défaut, il faut donc contacter les secours. Sans témoignage direct, les témoignages indirects de voisins et/ou collègues juste avant et juste après l’accident.

Accident de trajet ou de service : quelques conseils pour rester dans les clous !

                     Accident de trajet ou de service : l’idéal est d’avoir un témoin direct.

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27 octobre 2015 2 27 /10 /octobre /2015 09:09
Risques Psycho-Sociaux à la Direction des Affaires culturelles : n’hésitez pas à répondre au questionnaire

Son analyse devant aboutir à des préconisations pour améliorer les conditions de travail

Récemment, l'ensemble des agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) ont reçu par courrier électronique un questionnaire axé sur leur quotidien au travail et les facteurs de troubles psycho-sociaux (RPS) auxquels ils peuvent être confrontés dans le cadre professionnel.

C'est une étape importante dans la démarche que les membres du comité d’hygiène et sécurité mènent depuis plusieurs mois et la possibilité d'un véritable diagnostic sur les risques psycho-sociaux au sein de la direction, même si les organisations syndicales ont depuis longtemps une analyse solide du risque psychosocial construite sur les remontées de terrain.

Ce n'est pas un énième audit qui est présenté mais bien une sollicitation de l'ensemble du personnel devant aboutir à des préconisations sérieuses à mettre en œuvre rapidement pour améliorer les conditions de travail dans notre direction (ateliers beaux arts, archives, bibliothèques, conservatoires et services centraux)

Même si notre syndicat regrette que le groupe de travail du CHSCT n'a pas été sollicité sur le choix de la société en charge de l'enquête, il n'en reste pas moins que le respect de l'anonymat, la qualité du questionnaire de l'INRS (institut national de recherche et de sécurité) utilisé par nombre de collectivités et sociétés privées, le travail conjoint de l'administration et des représentants du personnel au sein du groupe de réflexion RPS suffisent à appeler chacun d'entre nous à répondre à ce questionnaire.

On peut estimer que l'administration se protège de sa responsabilité en questionnant sur la souffrance au travail qu'elle met elle même en place et qu’elle joue au pompier qui souhaite éteindre le feu qu'il a lui même allumé. Cette question s'est posée à la CGT comme aux autres organisations syndicales. Notre réponse est de rester acteur de la démarche, continuer à être force de proposition et dénoncer les dérives qui pourraient voir le jour. Ce questionnaire n'est pas le seul élément d'analyse et nous proposerons sous peu dans le cadre du CHSCT de la DAC, des indicateurs qui nous semblent important pour suivre l'évolution du risque psychosocial et nous veillerons à sa prise en compte dans les documents uniques d’établissement

Pour toute question concernant la santé, sécurité et les conditions de travail, n'hésitez pas à contacter : agnes.dutrevis@paris.f

Risques Psycho-Sociaux à la Direction des Affaires culturelles : n’hésitez pas à répondre au questionnaire

Photos : Storm Thogerson (Hipgnosis)

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10 septembre 2015 4 10 /09 /septembre /2015 05:46
Incivilités dans les bibliothèques parisiennes : ESPRI es tu là ?

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Pour que l’ESPRI règne dans tous les établissements de la direction des affaires culturelles, faites appel à lui !

Les incivilités, les agressions verbales (et parfois physiques) ne doivent plus être considérées comme la face cachée mais inévitable des relations que peuvent avoir les personnels de la Direction des Affaires Culturelles avec les usagers !

Rappelons que pour le secrétaire général de la Ville de Paris, le mot agression recouvre des réalités aussi diverses que les attaques violentes, les comportements ou les paroles blessantes. En clair tout événement qui porte atteinte aux personnes et/ ou aux biens et /ou au patrimoine et /ou au bon fonctionnement des services de la Ville de Paris.

Pour que ces comportements inappropriés soient pris en compte, la municipalité a développé un certain nombre d’outils dont la fiche ESPRI qui permet à chacun de réagir en cas d’incident. Elle est informatisée et protégée par un mot de passe. Ce qui implique que l’ensemble du personnel d’un établissement n’y a pas accès. Généralement, le responsable du site, du service, son adjoint ou le relais de prévention peuvent la remplir sur les indications de l’agent concerné. La CGT demande d'ailleurs que l'ensemble du personnel y ait accès comme c’est le cas pour les fiches d'hygiène et sécurité.

Le respect qui nous est dû est l'affaire de tous, et même si signaler un problème peut paraître fastidieux et compliqué parce que le support est peu adapté, il est important de prendre le temps de le faire comme Il est important que dans toutes ces démarches les encadrants s’impliquent pleinement. Ils sont concernés au premier chef. En cas d’agression physique d’un agent, c’est le responsable hiérarchique qui doit proposer à l’agent d’aller porter plainte et lui expliquer le dispositif de protection fonctionnelle. Au responsable d’établissement aussi de porter plainte en cas d’atteinte aux biens.

Son rôle ne s’arrête pas là. C’est aussi au supérieur hiérarchique d’informer l’agent de l’existence d’un service de soutien psychologiques de la Ville de Paris, à lui également de prendre les mesures adaptées à l’organisation du service post–agression (intervention de la police, fermeture de l’établissement…).

Enfin, il est à noter que les membres du Comité Hygiène et Sécurité et des Conditions de Travail (CHS-CT) ont accès à ces fiches ESPRI ce qui leur permet d'avoir une vision des difficultés que peuvent rencontrer certains de leurs collègues et surtout proposer des solutions.

 

           Il est important que dans toutes ces démarches les encadrants s’impliquent pleinement.

Incivilités dans les bibliothèques parisiennes : ESPRI es tu là ?

                                                                   - Ouille, ça pique !

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6 juillet 2015 1 06 /07 /juillet /2015 07:28
Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes

Ce CHSCT a également adopté un avis précisant que « tant pour le personnels que pour les usagers doivent exister des lieux publics et de travail qui protègent les personnes électro-hyper sensibles et ne les excluent ni de la vie professionnelle, ni de la vie sociale »

Le Comité d’Hygiène, de sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) de la Direction des Affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris s’est déclaré à l’unanimité en faveur de la déclinaison de la loi Abeille, relative à la sobriété, à la transparence, à l'information et à la concertation en matière d'exposition aux ondes électromagnétiques. Une mesure qui devrait s’appliquer notamment dans les espaces jeunesses des bibliothèques de la capitale.

Cette instance présidée par le premier adjoint en charge de la culture, Bruno Julliard avait par ailleurs fait appel à plusieurs « personnalités qualifiées » pour éclairer les débats soit  un représentant  de la direction des services informatiques de le Ville (DSTI), le porte parole de Robin des Toits, Etienne Cendrier mais surtout…. la députée du Val de marne, Laurence Abeille elle même. La députée a ainsi pu exposer tant aux membres représentants les personnels qu’à ceux de l’administration les fondements de la loi qui porte son nom

Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes

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                                              Laurence Abeille, députée du Val de Marne

Ce CHSCT adoptait également, toujours à l’unanimité de ses membres présents (CGT, CFDT, FO, SUPAP, UCP) un avis précisant que « tant pour le personnels que pour les usagers doivent exister des lieux publics et des lieux de travail qui protègent les personnes électro-hyper sensibles et ne les excluent ni de la vie professionnelle, ni de la vie sociale ».

Cet avis préconise par ailleurs que soit étudiée la mise en place de « zones blanches » au sein de la municipalité, notamment dans les établissements de la direction des affaires culturelles. Il précise que les personnels doivent bénéficier de bureaux protégés sans wifi et d'outils informatiques connectés prioritairement par du filaire.

Les membres du CHSCT se sont également prononcés en faveur d'une baisse générale de l’exposition aux ondes pour tous et de l'utilisation de tablettes filaires dans l'ensemble des établissements de la DAC recevant du jeune public. Enfin un groupe de travail sur cette question des ondes électromagnétiques et de ses répercutions sur la santé des agents a également été voté là encore de manière unanime.

Ne reste plus à la Direction des affaires culturelles et à Bruno Julliard, président de ce CHSCT et premier adjoint à la Maire de Paris, de respecter les avis exprimés dans les instances de la Ville

 

Ondes électromagnétiques : Le CHSCT vote l'application de la loi Abeille dans les espaces jeunesse des bibliothèques parisiennes

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 06:43
Vague de chaleur: Comment se protéger des fortes températures pendant ses heures de travail

  Canicule :  Quelques conseils en cas de fortes chaleurs au travail (et ailleurs) 

La météo est souvent incertaine, mais toujours capricieuse et une vague de chaleur est annoncée cette semaine. Voici un rappel des préconisations en la matière:

Adapter l'organisation du travail en augmentant la fréquence des pauses. Il faut bien entendu limiter les efforts physiques importants, réduire les activités durant les heures les plus chaudes de la journée (11h-15h) et éventuellement décaler les horaires de travail. Il est important également d'éviter le travail isolé et, si possible, instaurer une rotation des agents sur les postes les plus exposés.

Dans le bâtiment, c'est à l'employeur de mettre en place des dispositifs pour lutter contre la chaleur : climatiseurs, ventilateurs, brumisateurs, stores, films anti-solaires, aération... Il convient de noter qu’au-dessus de 33°C, le ventilateur augmente l’inconfort (brassage d’air chaud).

Adapter les comportements et l’hygiène de vie en buvant régulièrement sans attendre la soif, porter de préférence des vêtements amples et légers, se protéger du soleil, éviter/limiter les repas gras et copieux, la consommation d'alcool (sauf le Chateau Lapompe) et de tabac, tenir compte de sa tolérance à la chaleur et de son état de santé,

Adapter son rythme de travail et éliminer toute source additionnelle de chaleur (matériel électrique non utilisé : poste informatique, imprimante, lampe…). Cesser immédiatement toute activité, dès que des symptômes de malaise se font sentir et le signaler (encadrement, …). En cas de trouble en fin de journée (fatigue, étourdissement, maux de tête…), éviter toute conduite de véhicule et/ou se faire accompagner. Ne pas hésiter à consulter un médecin. Enfin il faut se montrer d’autant plus vigilant en cas de problème de santé et/ou de prise de médicaments (diurétiques, sédatifs, tranquillisants…). Lire aussi le dossier du site Officiel Prévention, santé et sécurité au travail en cliquant là

 

            Adapter son rythme de travail et surtout, boire régulièrement sans attendre la soif !

Vague de chaleur: Comment se protéger des fortes températures pendant ses heures de travail

                         - Alors mon ami, comme ça on écoute la CGT maintenant ?

 

 

 

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Santé au Travail

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21 janvier 2015 3 21 /01 /janvier /2015 10:39

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                Accidents de service ou de trajet : Voici la marche à suivre

La reconnaissance du lien entre l’accident et son travail est une protection en cas d’arrêt maladie prolongé et/ou de séquelles invalidantes pour soi et sa fonction (couverture par l’employeur, reconversion professionnelle…).

Il faut toujours déclarer un accident de service ou de trajet même si à priori il ne semble pas avoir de conséquence durable sur sa santé. Et ne pas hésiter à faire la demande de reconnaissance du caractère professionnel d’une affection chronique.

 

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                                     Il faut toujours déclarer un accident de service ou de trajet

 

Un accident de service est un événement soudain qui survient pendant les heures de travail entraînant une lésion corporelle ou psychique même différée.

La victime doit prévenir la responsable, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le 1er volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Un témoin n’est pas obligatoire mais il est fortement conseillé d’avoir des témoignages directs ou indirects de collègues (ayant constaté l’accident ou la lésion ou la douleur ressentie suite à l’accident).

 

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      Un accident de service est un événement soudain qui survient pendant les heures de travail

 

L’accident de trajet doit avoir lieu pendant l’aller-retour entre lieu de travail, la résidence principale et/ou une résidence secondaire présentant un caractère de stabilité, tout autre lieu où l’agent se rend habituellement pour des raisons familiales (école..), le lieu où l’agent prend habituellement ses repas (cantine, restaurant..) pendant sa journée de travail.

La victime doit prévenir la responsable, remplir la déclaration le plus précisément possible, voir le médecin le plus rapidement possible pour établir un certificat médical initial et envoyer le 1er volet de l’arrêt éventuel (après avoir fait une photocopie) à l’UGD.

Il faut accumuler le maximum d’éléments rendant le moins contestable le caractère imputable au service de l’accident (sa survenue sur le trajet domicile/travail ou travail/domicile). L’idéal est d’avoir un témoin direct. A défaut, il faut donc contacter les secours. Sans témoignage direct, les témoignages indirects de voisins et/ou collègues juste avant et juste après l’accident.

 

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                       L’accident de trajet doit avoir lieu pendant l’aller-retour entre lieu de travail.

 

 

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Accident de trajet : Ne sortez pas sans lui !

 

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