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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Syndicat PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog du syndicat PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein du syndicat des personnels administratifs, de la culture et de service (PACS) pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : Syndicat-PACS-DAC@paris.fr

 

 

 

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 12:36
Paris : troisième dimanche de grève chez les bibliothécaires

Les trois-quart des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent le dimanche sont de nouveau restées fermées pour cause de grève ce 2 février. Les personnels réclament des moyens et une revalorisation de la prime dominicale

Les observateurs de la campagne des municipales parisiennes se passent désormais le mot en ricanant. Il est vrai que l’épisode a tout d’un véritable running gag. En effet, pour la troisième fois consécutive Anne Hidalgo, Christophe Girard, son adjoint à la culture et Jérôme Coumet, le maire du XIIIe arrondissement se seront  à nouveau cassé le nez pour assister vainement à un dimanche d'ouverture de la médiathèque Jean-Pierre Melville. C'est que les personnels de l'établissement situé dans le quartier Tolbiac-Olympiades étaient de nouveau en grève, avec le soutien de l'intersyndicale CGT-FO-SUPAP-FSU-UCP, pour dénoncer les conditions d’ouverture dominicale (voir ici)

Mais les personnels de Melville étaient loin d'être isolés dans leurs revendications car les trois-quart des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent déjà le dimanche étaient elles aussi de nouveau fermées au public pour cause de grève, à l’instar de Canopée (Ie),  Sagan (Xe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe) ou encore Duras (XXe). Une mobilisation plus que remarquable en ces temps surchargés ces dernières semaines par l'actualité sociale nationale.

C'est que les bibliothécaires parisiens revendiquent, en plus de bonnes conditions de travail pour leurs collègues de Melville, l'augmentation de la prime qui compense le travail du dimanche. En effet, actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les agents réclament qu’elle passe à cent cinquante euros net.

Pour le moment, la mairie de Paris refuse de répondre aux propositions des représentants pour sortir du conflit. Une attitude incompréhensible qui fait même dire au quotidien Le Parisien que cette grève pourrait durer jusqu’aux élections (lire ici)  La balle est donc dans le camp d'Anne Hidalgo et de son équipe. En attendant une réponse de la Ville de Paris  aux revendications, pourtant très raisonnables, des bibliothécaires parisiens qui travaillent le dimanche, un nouveau préavis a été déposé par l'intersyndicale pour le 9 février et les dimanches suivants.

 

 

     Anne Hidalgo et Jérôme Coumet se sont à nouveau cassé le nez ce dimanche devant Melville !

                    - Ma chère Anne si ça continue comme ça, notre campagne va finir en running gag !

                             

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 13:44
Paris : deuxième dimanche de grève chez les bibliothécaires

Plus de la moitié des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent le dimanche sont de nouveau restées fermées pour cause de grève ce 26 janvier. Les personnels réclament des moyens et une revalorisation de la prime dominicale

Anne Hidalgo, Christophe Girard, son adjoint à la culture et Jérome Coumet, le maire du XIIIe arrondissement se seront donc, à nouveau, après l’épisode de la semaine dernière, cassé le nez pour assister au second dimanche d'ouverture de la médiathèque Jean-Pierre Melville, laquelle réouvrait au public après plus d'un an de travaux. C'est que les personnels de l'établissement situé dans le quartier Tolbiac-Olympiades étaient de nouveau en grève, avec le soutien de l'intersyndicale CGT-FO-SUPAP-FSU-UCP, pour dénoncer les conditions d’ouverture dominicale (voir ici)

Mais les personnels de Melville étaient loin d'être isolés dans leurs revendications car d'autres bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent déjà le dimanche étaient elles aussi de nouveau fermées au public pour cause de grève comme Sagan (Xe), Yourcenar (XVe) ou encore Duras (XXe). Une mobilisation plus que remarquable dans cette séquence déjà surchargée de l'actualité sociale. D’autant que d’autres établissements participent également au mouvement de manière tournante à l’image des bibliothèques Canopée (Ie) et Rostand (XVIIe) la semaine dernière

Les bibliothécaires parisiens revendiquent, en plus de bonnes conditions de travail pour leurs collègues de Melville, l'augmentation de la prime qui compense le travail du dimanche. En effet, actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les agents réclament donc qu’elle passe à cent cinquante euros net.

Pour le moment, la mairie de Paris refuse de répondre aux propositions des représentants pour sortir du conflit. Une attitude incompréhensible qui fait même dire au quotidien Le Parisien que cette grève pourrait durer jusqu’aux élections (lire ici)  La balle est donc dans le camp d'Anne Hidalgo et de son équipe. En attendant une réponse de la Ville de Paris  aux revendications, pourtant très raisonnables, des bibliothécaires parisiens qui travaillent le dimanche, un nouveau préavis a été déposé par l'intersyndicale pour le 2 février et les dimanches suivants.

 

 

   Bibliothèque Melville : La maire de Paris et son adjoint à la culture se sont encore cassé le nez

                       - J'comprend pas Christophe, tu m'avais pourtant juré que tout irais bien.... 

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19 janvier 2020 7 19 /01 /janvier /2020 16:29
Mairie de Paris : Anne Hidalgo et Christophe Girard provoquent un conflit social en pleine campagne électorale !

La majorité des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent le dimanche sont restées fermées pour cause de grève ce 19 janvier. Les personnels réclament des moyens et une revalorisation de la prime dominicale

Anne Hidalgo, Christophe Girard, son adjoint à la culture et Jérome Coumet, le maire du XIIIe arrondissement se seront donc cassés le nez pour assister au premier dimanche d'ouverture de la médiathèque Jean-Pierre Melville, laquelle réouvrait au public après plus d'un an de travaux. C'est que les personnels de l'établissement situé dans le quartier Tolbiac-Olympiades étaient en grève, avec le soutien de l'intersyndicale CGT-FO-SUPAP-FSU-UCP, pour dénoncer les conditions d’ouverture dominicale (voir ici)

Mais les personnels de Melville étaient loin d'être isolés dans leurs revendications car la majorité des bibliothèques municipales de la capitale qui travaillent déjà le dimanche étaient aussi fermées au public pour cause de grève comme Canopée (Ier), Sagan (Xe), Rostand (XVIIe) ou encore Duras (XXe). Une mobilisation plus que remarquable dans cette séquence déjà surchargée de l'actualité sociale.

Les bibliothécaires parisiens revendiquent, en plus de bonnes conditions de travail pour leurs collègues de Melville, l'augmentation de la prime qui compense le travail du dimanche. En effet, actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les agents réclament donc qu’elle passe à cent cinquante euros euros net.

Pour le moment, la mairie de Paris n'a pas répondu aux propositions des représentants pour sortir du conflit. Une attitude incompréhensible qui fait même dire au quotidien Le Parisien que cette grève pourrait durer jusqu’aux élections (lire iciLa balle est donc dans le camp d'Anne Hidalgo et de son équipe. En attendant une réponse de la Ville de Paris  aux revendications, pourtant très raisonnables, des bibliothécaires parisiens qui travaillent le dimanche, un nouveau préavis a été déposé par l'intersyndicale pour le 26 janvier et les dimanches suivants.

 

 

Bibliothèques parisiennes ouvertes le dimanche : le conflit pourrait durer... jusqu’aux élections !

              - Ma chère Anne, je vois que ta campagne démarre sur les chapeaux de roues

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16 janvier 2020 4 16 /01 /janvier /2020 07:47
Ouverture du dimanche : Anne Hidalgo inaugure un conflit social à la place d’une bibliothèque

La médiathèque Jean-Pierre Melville (XIIIe) qui rouvre après plus d’un an de travaux sera en grève le dimanche 19 janvier et les suivants. Ainsi que les autres bibliothèques parisiennes qui ouvrent déjà ce jour-là. Pourtant les syndicats avaient proposé à Anne Hidalgo et Christophe Girard une solution pour éviter ce conflit

Les cartes avaient pourtant bien été posées sur la table et depuis très longtemps par les personnels de la médiathèque Jean-Pierre Melville, située dans le quartier de Tolbiac-Olympiades (XIIIe), pour contester les conditions de l’ouverture de leur établissement le dimanche. Ces derniers ne demandaient pas la lune : juste de bonnes conditions de travail et des moyens corrects pour ouvrir un jour supplémentaire notamment en termes d’effectif (lire ici).

Autre revendication : la rémunération du travail dominical. Un sujet qui concerne aussi grandement les autres personnels des bibliothèques parisiennes qui ouvrent déjà le dimanche - Truffaut (Ier), Canopée (Ier), Sagan (Xe), Hélène Berr (XIIe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe) et Duras (XXe). Actuellement de cent euros (brut), la prime dominicale n’a pas été réévaluée depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles. Les bibliothécaires réclament donc qu’elle passe à 150 euros net.

Une ultime réunion dans le cadre du préavis de grève s’est certes tenue avec la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris mais les revendications, pourtant raisonnables, des bibliothécaires ont été balayées d'un revers de main, la mairie se défaussant derrière le fait qu'elle ne peut plus prendre de décisions à qylques semaines des élections municipales. L’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP-FSU, UCP) a alors proposé de quoi éviter ce conflit : reporter à la prochaine mandature l’ouverture dominicale de la bibliothèque Melville le temps de trouver une solution pour créer des postes budgétaires et d’augmenter les rémunérations avant l’élaboration du prochain budget.

La bibliothèque Jean-Pierre Melville devait être inaugurée par Anne Hidalgo cette semaine après plus d’un an de travaux. A la place, la future candidate à sa propre réélection va plutôt inaugurer un conflit social puisque dès ce dimanche 19 janvier toutes les bibliothèques qui devaient ouvrir ce jour-là seront en grève. Et probablement aussi les dimanches suivants, si aucune proposition de sortie de crise n’est faite par la première édile ou son adjoint à la culture, Christophe Girard.

 

 

          La maire de Paris inaugure un mouvement social en pleine campagne des municipales

                             - M'en fous des bibliothécaires, je préfère être en meilleure compagnie

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 08:57
Ouverture des bibliothèques le dimanche : la mairie de Paris en marche vers un conflit social en pleine campagne des municipales ?

Un préavis de grève reconductible pour tous les dimanches vient d'être déposé à compter du dimanche 19 janvier. Toutefois l’intersyndicale propose d’ors et déjà à Anne Hidalgo et Christophe Girard une solution pour éviter ce conflit  

On ne pourra pas dire qu’Anne Hidalgo et Christophe Girard son adjoint à la culture n’auront pas été alertés par l’ensemble des organisations syndicales sur le risque d’un conflit de grande ampleur vu les conditions proposées par la municipalité parisienne  pour l’ouverture dominicale des bibliothèques Jean-Pierre Melville située dans le quartier de Tolbiac-Olympiades (XIIIe) et Robert Sabatier, située elle à proximité de la mairie du XVIIIème arrondissement. Pourtant les personnels de ces deux établissements ne demandaient pas la lune. Juste de bonnes conditions de travail et des moyens corrects pour ouvrir un jour supplémentaire notamment en termes d’effectif (voir ici)

Visiblement la mairie de Paris s’en fout puisqu'elle a décidé de passer en force et d’ouvrir le dimanche la médiathèque Melville dès la mi-janvier dans des conditions inacceptables. C’est que, jugez vous-même, la municipalité ne propose rien moins que de fonctionner avec moins d’agents titulaires…. qu’il y a encore cinq ans ! Alors que cet établissement avait à l’époque  un jour de moins d’ouverture au public. Une attitude incompréhensible de la part d’Anne Hidalgo. Au risque surtout de provoquer un conflit majeur alors qu’elle sera à ce moment-là en pleine campagne pour sa réélection.D’autant que les autres bibliothèques municipales de la capitale déjà ouvertes le dimanche - Truffaut (Ier), Canopée (Ier), Sagan (Xe), Helène Berr (XIIe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe), Duras (XXe) – devraient aussi entrer dans la danse car les sujets qui fâchent ne manquent pas.

C'est qu'elles aussi subissent, diversement certes, des dégradations de leurs conditions de travail. Si, par le passé, les mobilisations avaient permis d’encadrer les conditions d'ouverture du dimanche, nombre de règles non écrites se sont perdues, en particulier la définition d’effectifs seuils (nombre de titulaires) en dessous duquel un établissement ne peut ouvrir. Et force est de constater que depuis un certain temps ces glissements sont nombreux. Ainsi de grands établissements ont pu ouvrir avec peu d’agents titulaires et donc en dessous du seuil minimum de sécurité et même parfois sans cadre A pour occuper les fonctions de responsable… Pour les prochaines ouvertures des bibliothèques Melville et Sabatier la mairie de Paris voudrait désormais officialiser ses reculs. Difficile à accepter.

Autre revendication des personnels : la revalorisation de la prime dominicale, laquelle n'a pas bougé depuis plus de dix ans malgré le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon nombre d'études officielles. Actuellement de cent euros (brut) les bibliothécaires réclament que cette prime soit  revalorisée à 150 euros net. Pour le moment la mairie de Paris a refusé d’ouvrir des négociations avec l’intersyndicale (CGT-FO-SUPAP-UCP) malgré ses multiples demandes.

Un préavis de grève pour toutes les bibliothèques qui travaillent le dimanche vient donc d'être déposé à partir du dimanche 19 janvier. Et reconduit pour les dimanches suivants si Anne Hidalgo et Christophe Girard ne proposent aucune solution notamment la création de cinq postes supplémentaires d’agents titulaires (dont au moins deux de cadre A) pour les bibliothèques Melville et Sabatier et bien sûr la revalorisation de la prime pour le travail du dimanche (voir dans la rubrique commentaire l’intégralité de l’appel de l’intersyndicale).

De son côté, l’exécutif affirme faussement qu’il ne peut plus prendre de décisions à trois mois des élections. Dans ce cas l’intersyndicale lui propose d’ors et déjà une sortie de conflit : reporter pour la prochaine mandature l’ouverture dominicale des bibliothèques Melville et Sabatier le temps de trouver une solution avant l’élaboration du prochain budget municipal qui sera ensuite soumis au Conseil de Paris. On attend désormais la réponse de nos chantres du dialogue social. Quelle que soit l’attitude de la mairie de Paris, les bibliothécaires de la capitale ont, de toutes façons, prévu de se retrouver en assemblée générale le jeudi 9 janvier de 10h à midi à la  Bourse du travail (3, rue du château d'eau - M° République) pour faire le point sur les réponses municipales.

 

 

   Ouverture des bibliothèques le dimanche : la mairie de Paris en marche vers un conflit social ?

                                   - Alors ma chère Anne, comme mon Manu, ne vois- tu rien venir ?

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8 novembre 2019 5 08 /11 /novembre /2019 10:36
Travail du dimanche dans les bibliothèques : s’opposer à ces reculs sociaux que veut instituer la Ville de Paris

Les digues qui encadrent toujours le travail du dimanche sont visiblement encore trop hautes pour nos progressistes municipaux

La maire de Paris, Anne Hidalgo et son équipe clament à qui mieux mieux qu’ils incarnent le « progressisme » en politique. Un mot pourtant vidé de son sens à lire les futures conditions proposées aux personnels des bibliothèques Melville (XIIIe) et Sabatier (XVIIIe), lesquels doivent prochainement ouvrir le dimanche. Des propositions tellement mauvaises, notamment en termes de recrutement ou de sécurité, que l’ensemble des élus présents au dernier Comité Technique de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris a rejeté unanimement le texte qui leur avait été présenté. Une première claque pour l’administration qui va devoir le représenter, en principe modifié, lors d’une prochaine séance convoquée à la hâte puisque c’est juridiquement un passage obligé avant d’aller le soumettre au Conseil de Paris.

Mais force est de constater que les conditions de travail se dégradent aussi dans les autres bibliothèques parisiennes qui ouvrent déjà le dimanche. Les effectifs sont tellement calibrés au plus juste que normalement, en cas d’absence imprévue, la bibliothèque devrait fermer ; mais l’administration fait pression sur les responsables et, de bonne foi, les agents se mettent en quatre pour maintenir l’ouverture. On en vient même à déserter son poste simplement..... pour aller aux toilettes !  Pas un problème visiblement pour nos progressistes municipaux, lesquels ont décidé de pousser encore plus loin le bouchon  en proposant de réduire encore les effectifs… Et prendre part la même une sorte de revanche sur les bibliothécaires de la capitale

Car la mémoire s’étant un peu perdue au fil de temps rappelons qu’au début, il y a une dizaine d’années, la Ville souhaitait tous simplement faire travailler les agents… un dimanche sur deux et ne mettre aucune limite au nombre de vacataires ! Les mobilisations avaient alors été telles que des digues avaient été érigées à travers une délibération municipale qui stipulait « qu’un agent travaille un dimanche sur cinq  (et pas plus de dix dimanche par an) » et qu’il doit « bénéficier d’une prime dominicale ». Par ailleurs, il avait été acté le principe d’une parité entre personnels titulaire et étudiants qui travaillent ce jour-là. Toutefois il semble que ces digues qui encadraient l’ouverture du dimanche soient désormais devenues trop hautes pour la Mairie socialiste dont le but est aujourd’hui de les dynamiter.

Désormais, la municipalité voudrait que les « vacataires-étudiants » recrutés pour le week-end fassent les mêmes tâches que les titulaires. « Pour être plus intégrés » affirment nos inclusifs sociaux. Mais surtout pour se passer le plus possible de bibliothécaires titulaires si l’on est juste un peu lucides. Par ailleurs le nombre de dimanches travaillés par agents est parfois dépassé. Nos progressistes proposent aussi faire des économies sur l’encadrement. Un catégorie B coûtant moins cher qu’un A, tous les assistants spécialisés de bibliothèques (ASBM) sont désormais invités à prendre la direction de leur établissement le dimanche. Prendre la direction, les problèmes bâtimentaires mais aussi et surtout la responsabilité légale en cas de problème ; le tout pour peanuts. Même Jupiter n’aurait osé mettre cette mesure dans sa loi de « réforme » de la fonction publique.

- Alors là chapeau ma chère Anne, tu nous dépasse vraiment sur notre droite

- Alors là chapeau ma chère Anne, tu nous dépasse vraiment sur notre droite

Les prochaines ouvertures dominicales des bibliothèques Melville et Sabatier prévues dès janvier 2020 sont donc l’occasion de rejeter ce projet de moins disant social, notamment en demandant des créations de postes supplémentaires. D’autant que nous serons en pleine campagne pour les élections municipales. A moins que l’actuel exécutif ai décidé de préparer le terrain pour d’autres...

Les revendications des personnels qui travaillent dans les bibliothèques le dimanche sont assez simples et certains pourraient même dire pleines de bon sens. Primo, qu’il y ait un protocole écrit avec des engagements précis qui soient valables pour tous les établissements du dimanche. Secundo, que la parité entre agents titulaires et non titulaires soit instituée. Évidemment ce nombre de titulaires constituant un seuil en dessous duquel l’établissement ne peut pas ouvrir. Tertio, que pour pouvoir ouvrir le dimanche, la direction des établissements (et des équipes) soit confiée à des cadres A, les seuls à même d’avoir la responsabilité pénale en cas de pépins.

À ce propos le dernier comité hygiène et sécurité (CHSCT) a voté la mise en œuvre d’une expertise indépendante sur l’impact du travail du dimanche sur les agents que ce soit du point de vue de leur santé, de leur sécurité et de leurs conditions de travail (conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle/familiale, risques psycho-sociaux, risque incendie…). Évidemment la mairie est assez embêtée par cette décision prise à l’unanimité et se hâte lentement pour la mettre en œuvre.

Enfin last but not least, pour prendre en compte le coût de la vie dans ce qui est une des capitales les plus chères du monde selon les études officielles, il est demandé que la prime dominicale soit  revalorisée à 150 euros net et accordée à tous les agents. Y compris les non titulaires qui  travaillent de manière quasi permanente en semaine et qui sont aussi réquisitionnés le dimanche. Et certains d'entre eux bossent pour ainsi dire à l’œil car ne touchant aucune prime, alors ...qu'ils y ont droit comme les autres. Ça c’est Paris !

Actuellement l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP) de la direction des affaires culturelles fait le tour des établissements  ouverts ou qui vont ouvrir le dimanche (voir les dates dans la rubrique commentaire), pour mobiliser les agents en vue d’une grande assemblée générale à la Bourse du travail le jeudi 28 novembre. Il s’agira alors de décider ensemble de la manière de défendre ces revendications et nos métiers qui sont mis à mal.

 

 

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14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 13:50
Bibliothèques parisiennes : les étudiants du dimanche privés de paye en septembre !

Tous évidemment comptaient sur cette rentrée d’argent et certains risquent de se retrouver dans le rouge

Il n’y a pas de petites économies à la mairie de Paris. Alors que pour ouvrir à moindre frais ses bibliothèques, la mairie de Paris emploie des étudiants vacataires payés à la journée plutôt que de recruter des bibliothécaires titulaires, la norme pourtant pour faire fonctionner de manière normale un service public. Mais problème : voilà que les dits étudiants pourtant sur le pont samedi et dimanche en cette rentrée seront privés de paye ce mois-ci. Incroyable. À croire que les caisses sont vides pour financer les futurs jeux olympiques.

Alertée par les six bibliothèques municipales qui ouvrent actuellement le dimanche dans la capitale, l’administration parisienne a une nouvelle fois peiné à se justifier en se retranchant derrière des procédures on ne peut plus obscures alors que, jusqu’en 2017, ces « vacataires du dimanche » étaient payés rubis sur l’ongle. Mais le résultat est là : en septembre ce sont donc des centaines d’étudiants qui travaillent gratos pour la mairie ! Même chez Mac Do, ils sont mieux traités.

En attendant les étudiants du week-end sont furax et on les comprend. Leur contrat de vacataire commence le 1er septembre, la ville a donc l’obligation de les rémunérer dès le début de leur contrat. Tous évidemment comptaient sur cette rentrée d’argent et certains risquent de se retrouver dans le rouge. On ignore pour le moment si Anne Hidalgo et Christophe Girard, son adjoint à la culture vont prendre eux-mêmes en charge les agios. Mais franchement le fait que la plus grosse collectivité de France et surtout la plus riche, soit incapable de payer en temps et en heures son personnel a vraiment de quoi rendre perplexe.

C’est surtout inquiétant pour l’avenir car la mairie de Paris à l’intention d’ouvrir deux nouveaux établissements le dimanche, une perspective qui s’annonce déjà explosive (voir ici).

 

                          - Bon alors mon Christophe, ce retour à la Culture, ça donne quoi ?

                     - Ben pour tout te dire, tes camarades sont vraiment pas très arrangeants...

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10 septembre 2019 2 10 /09 /septembre /2019 13:28
Grrr, franchement ça risque d'être bien plus embêtant que les candidatures Grivaux et Villani !!

Grrr, franchement ça risque d'être bien plus embêtant que les candidatures Grivaux et Villani !!

Prime dominicale, effectifs... les bibliothécaires parisiens concernés par le travail du dimanche se donnent rendez-vous le 19 septembre à la Bourse du travail

Deux nouvelles bibliothèques parisiennes - Jean Pierre Melville (XIIIe) et Robert Sabatier (XVIIIIe) - doivent passer au travail du dimanche d’ici le printemps 2020, soit juste quelque semaines avant les prochaines élections municipales. Une première Assemblée Générale  des personnels de ces deux établissements au printemps dernier avait permis aux agents d’exprimer un certain nombre de demandes (effectifs, organisation du travail,…). Des demandes aujourd’hui toujours pas satisfaites. Pour l’heure, la situation reste donc plus que floue quant aux conditions d’ouverture le dimanche pour ces deux bibliothèques.

Ces éventuelles ouvertures dominicales sont l’occasion aussi de faire le point de la situation avec toutes les équipes des bibliothèques concernées par le travail du dimanche - Truffaut (Ier), Canopée (Ier), Sagan (Xe), Helène Berr (XIIe), Yourcenar (XVe), Rostand (XVIIe), Duras (XXe) - tant  du point de vue des conditions de travail mais surtout de la revalorisation de la prime dominicale, laquelle n'a pas bougé depuis plus de dix ans. Cette dernière actuellement de cent euros brut est jugée largement insatisfaisante par la majorité des personnels. L'ouverture de Melville et Sabatier est donc une belle opportunité de remettre ce sujet sur la table et voir tous ensemble quelle augmentation nous devons revendiquer et surtout la façon d’y parvenir.

Cette assemblée générale est organisée par l’ensemble des syndicats représentatifs à la Direction des affaires culturelles de la Ville de Paris (CGT, FO, SUPAP et UCP). A noter que, bien que sollicitée, la CFDT a refusé de s’y associer. Tant pis pour elle. Cette réunion aura lieu sur des heures d’information syndicale et a été autorisée par l'administration pour permettre à chaque agent d'y participer. Rendez-vous donc le jeudi 19 septembre de 9h30 à 12h30 à la Bourse du travail, 3 rue du Château d’eau, salle Eugène Pottier (Métro République).

 

Prime, effectifs... les bibliothécaires du dimanche ont rendez-vous à la Bourse le19 septembre

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 07:13
Ouverture du dimanche : les bibliothécaires de Melville et Sabatier posent leurs conditions

L'une d'elles est tellement explosive que cela pourrait bien empêcher l’ouverture du septième jour

Peut-être un conflit en vue ? Cela va être sûrement le dernier projet de la mandature avant les prochaines élections municipales de mars prochain : L’ouverture du dimanche des bibliothèques Jean-Pierre Melville, dans le quartier des Olympiades (XIIIe) et Robert Sabatier, située -elle- à proximité de la mairie du XVIIIème arrondissement. Ces établissements étant pour le moment en travaux, ces extensions concernant l’ouverture ne verront évidemment le jour qu’à leur reprise d’activité. Pas avant début 2020 cependant, au vu des retards qui se sont accumulés sur les chantiers dans l’un et l’autre établissement.

En attendant, ce projet se fait dans le flou le plus total puisque l’administration n’a rien encore proposé en termes de recrutement notamment. De quoi aviver les inquiétudes. Surtout quand on voit dans quelles (très) mauvaises conditions s’est opérée l’ouverture dominicale à la bibliothèque Hélène Berr (XIIe). C’est pourquoi les bibliothécaires de Melville et Sabatier, dans leur majorité, posent leurs conditions avant d’ouvrir un jour supplémentaire. Des conditions qui se sont exprimées lors d’une réunion organisée par les principaux syndicats – CFDT, CGT, SUPAP, UCP - de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.

En premier lieu, les agents réclament du personnel supplémentaire, sept recrutements nets pour la bibliothèque Melville (pour un total de 40 titulaires) et deux pour Sabatier (pour un total de 32 titulaires), associés à du personnel de remplacement (« équipe volante du BBL »). Par ailleurs, cette future ouverture dominicale doit se faire sous la responsabilité d’un cadre A. Un prérequis indispensable pour des grands établissements comme Melville et Sabatier. Mais nous ont dit les agents « si cela n’était pas possible », plusieurs pistes se sont dessinées pour pallier le manque de cadres : première possibilité, verser une prime d’encadrement aux personnels de catégorie B qui seraient responsables et, autre option, leur accorder des promotions dans le grade supérieur. En tout état de cause, veiller à ce qu’ils soient formés à la sécurité des bâtiments et des usagers.

Persiste toutefois un gros point de blocage : la majorité des agents de Melville refuse que les espaces de la bibliothèque Marguerite Durand, située dans les mêmes locaux, soient ouverts au public le dimanche. D’abord parce que ce sont deux établissements différents, mais aussi parce que cela obligerait les bibliothécaires de Marguerite Durand, qui elles aussi refusent cette hypothèse, à devoir déménager chaque samedi soir une partie des collections pour faire place nette. De quoi réveiller l’ire d’un élu célèbre pour la défense de la bibliothèque des Femmes qui se retrouve désormais en première ligne. Pour savoir qui c’est, cliquez là.

Autre demande très forte : la fermeture des deux établissements à 18 heures le samedi. Comme la plupart des autres bibliothèques du réseau parisien, en fait. On ignore pourquoi Melville et Sabatier fermaient à 19 heures ce jour-là. L’ouverture d’un jour supplémentaire est donc un motif plus que légitime pour revenir sur ce point.

Pour conclure, les agents ont alors mis sur le tapis un thème qui pourrait s’avérer explosif pour la municipalité car impliquant quantité d’autres établissements : il s’agit de l’augmentation de la prime dominicale. Il est vrai que cette dernière n’a pas été revalorisée depuis au moins six ans. Tellement explosif que cela pourrait bien empêcher l’ouverture du septième jour. La dernière fois, un conflit du même genre avait alors duré près de trois mois. Douze semaines pour être plus précis durant lesquelles le public se cognait à des portes restées closes après le gigot dominical. La mairie avait fini par céder en faisant passer la prime de 75 à 100 euros bruts.

 

 

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 10:30
Ouverture du dimanche : À la bibliothèque Hélène Berr, l’hostie est vraiment dure à avaler

Faut dire que l'ouverture dominicale de l'établissement de la rue de Picpus, il y a deux ans, était mal emmanchée dès le départ

Erik Orsenna risque ne rien pouvoir y faire. La bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement, pourrait très prochainement devoir fermer ses portes le dimanche. Normal, vu le manque de personnels actuellement mis à sa disposition. En effet ce n'est pas un, ni deux, ni trois ni même quatre mais bien... cinq postes qui sont actuellement manquant !!! Et bientôt un sixième, car une bibliothécaire part dans quelques jours en congés parental. À moins que la mairie de Paris ne s'y oppose...

Mieux, les trois cinquième de l'équipe de direction est actuellement décimée. Si bien que la médiathèque en est aujourd’hui à ouvrir le dimanche sans responsable.« Promis, juré, craché, avait affirmé Noël Corbin alors directeur des affaires culturelles, on n’ouvrirait jamais sans un catégorie A » ! Aujourd’hui, l’administration répond platement : « on ne pouvait pas prévoir qu’il manquerait trois cadres ». La haute administration de la capitale de la cinquième puissance mondiale est donc incapable de prévoir et d’évaluer des effectifs suffisants. Et aujourd’hui, les conditions de fonctionnement à la bibliothèque Hélène Berr sont donc on ne peut plus anormales.

Faut dire que l'ouverture dominicale de cet établissement, il y a deux ans, était mal emmanchée dès le départ. Le manque de moyens, déjà, avait provoqué un long mouvement social avec des grèves plusieurs dimanches de suite. Résultat de la faillite de la politique menée par Bruno Julliard, l’adjoint à la culture de l'époque et de Catherine Baratti-Elbaz, la maire du XIIème arrondissement (voir ici). Sans oublier l’inénarrable Corbin parti depuis en « voyage » avec le susnommé Orsenna.

Toutefois l'affaire Hélène Berr tombe plutôt mal pour la mairie de Paris et son nouvel adjoint à la culture, Christophe Girard, car l’exécutif municipal compte, d'ici la fin de l'année, étendre l'ouverture du dimanche à deux nouvelles bibliothèques : Jean-Pierre Melville (XIIIe) et Robert Sabatier (XVIIIe). De quoi effrayer les bibliothécaires de ces deux établissements à l'idée d'ouvrir un sixième jour dans des conditions plus qu'incertaines. Un sacré défi social (et culturel) en perspective pour le créateur des « Nuits Blanches ».

 

 

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