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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 07:13
Ouverture du dimanche : les bibliothécaires de Melville et Sabatier posent leurs conditions

L'une d'elles est tellement explosive que cela pourrait bien empêcher l’ouverture du septième jour

Peut-être un conflit en vue ? Cela va être sûrement le dernier projet de la mandature avant les prochaines élections municipales de mars prochain : L’ouverture du dimanche des bibliothèques Jean-Pierre Melville, dans le quartier des Olympiades (XIIIe) et Robert Sabatier, située -elle- à proximité de la mairie du XVIIIème arrondissement. Ces établissements étant pour le moment en travaux, ces extensions concernant l’ouverture ne verront évidemment le jour qu’à leur reprise d’activité. Pas avant début 2020 cependant, au vu des retards qui se sont accumulés sur les chantiers dans l’un et l’autre établissement.

En attendant, ce projet se fait dans le flou le plus total puisque l’administration n’a rien encore proposé en termes de recrutement notamment. De quoi aviver les inquiétudes. Surtout quand on voit dans quelles (très) mauvaises conditions s’est opérée l’ouverture dominicale à la bibliothèque Hélène Berr (XIIe). C’est pourquoi les bibliothécaires de Melville et Sabatier, dans leur majorité, posent leurs conditions avant d’ouvrir un jour supplémentaire. Des conditions qui se sont exprimées lors d’une réunion organisée par les principaux syndicats – CFDT, CGT, SUPAP, UCP - de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.

En premier lieu, les agents réclament du personnel supplémentaire, sept recrutements nets pour la bibliothèque Melville (pour un total de 40 titulaires) et deux pour Sabatier (pour un total de 32 titulaires), associés à du personnel de remplacement (« équipe volante du BBL »). Par ailleurs, cette future ouverture dominicale doit se faire sous la responsabilité d’un cadre A. Un prérequis indispensable pour des grands établissements comme Melville et Sabatier. Mais nous ont dit les agents « si cela n’était pas possible », plusieurs pistes se sont dessinées pour pallier le manque de cadres : première possibilité, verser une prime d’encadrement aux personnels de catégorie B qui seraient responsables et, autre option, leur accorder des promotions dans le grade supérieur. En tout état de cause, veiller à ce qu’ils soient formés à la sécurité des bâtiments et des usagers.

Persiste toutefois un gros point de blocage : la majorité des agents de Melville refuse que les espaces de la bibliothèque Marguerite Durand, située dans les mêmes locaux, soient ouverts au public le dimanche. D’abord parce que ce sont deux établissements différents, mais aussi parce que cela obligerait les bibliothécaires de Marguerite Durand, qui elles aussi refusent cette hypothèse, à devoir déménager chaque samedi soir une partie des collections pour faire place nette. De quoi réveiller l’ire d’un élu célèbre pour la défense de la bibliothèque des Femmes qui se retrouve désormais en première ligne. Pour savoir qui c’est, cliquez là.

Autre demande très forte : la fermeture des deux établissements à 18 heures le samedi. Comme la plupart des autres bibliothèques du réseau parisien, en fait. On ignore pourquoi Melville et Sabatier fermaient à 19 heures ce jour-là. L’ouverture d’un jour supplémentaire est donc un motif plus que légitime pour revenir sur ce point.

Pour conclure, les agents ont alors mis sur le tapis un thème qui pourrait s’avérer explosif pour la municipalité car impliquant quantité d’autres établissements : il s’agit de l’augmentation de la prime dominicale. Il est vrai que cette dernière n’a pas été revalorisée depuis au moins six ans. Tellement explosif que cela pourrait bien empêcher l’ouverture du septième jour. La dernière fois, un conflit du même genre avait alors duré près de trois mois. Douze semaines pour être plus précis durant lesquelles le public se cognait à des portes restées closes après le gigot dominical. La mairie avait fini par céder en faisant passer la prime de 75 à 100 euros bruts.

 

 

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10 mars 2019 7 10 /03 /mars /2019 10:30
Ouverture du dimanche : À la bibliothèque Hélène Berr, l’hostie est vraiment dure à avaler

Faut dire que l'ouverture dominicale de l'établissement de la rue de Picpus, il y a deux ans, était mal emmanchée dès le départ

Erik Orsenna risque ne rien pouvoir y faire. La bibliothèque Hélène Berr, située rue de Picpus dans le XIIème arrondissement, pourrait très prochainement devoir fermer ses portes le dimanche. Normal, vu le manque de personnels actuellement mis à sa disposition. En effet ce n'est pas un, ni deux, ni trois ni même quatre mais bien... cinq postes qui sont actuellement manquant !!! Et bientôt un sixième, car une bibliothécaire part dans quelques jours en congés parental. À moins que la mairie de Paris ne s'y oppose...

Mieux, les trois cinquième de l'équipe de direction est actuellement décimée. Si bien que la médiathèque en est aujourd’hui à ouvrir le dimanche sans responsable.« Promis, juré, craché, avait affirmé Noël Corbin alors directeur des affaires culturelles, on n’ouvrirait jamais sans un catégorie A » ! Aujourd’hui, l’administration répond platement : « on ne pouvait pas prévoir qu’il manquerait trois cadres ». La haute administration de la capitale de la cinquième puissance mondiale est donc incapable de prévoir et d’évaluer des effectifs suffisants. Et aujourd’hui, les conditions de fonctionnement à la bibliothèque Hélène Berr sont donc on ne peut plus anormales.

Faut dire que l'ouverture dominicale de cet établissement, il y a deux ans, était mal emmanchée dès le départ. Le manque de moyens, déjà, avait provoqué un long mouvement social avec des grèves plusieurs dimanches de suite. Résultat de la faillite de la politique menée par Bruno Julliard, l’adjoint à la culture de l'époque et de Catherine Baratti-Elbaz, la maire du XIIème arrondissement (voir ici). Sans oublier l’inénarrable Corbin parti depuis en « voyage » avec le susnommé Orsenna.

Toutefois l'affaire Hélène Berr tombe plutôt mal pour la mairie de Paris et son nouvel adjoint à la culture, Christophe Girard, car l’exécutif municipal compte, d'ici la fin de l'année, étendre l'ouverture du dimanche à deux nouvelles bibliothèques : Jean-Pierre Melville (XIIIe) et Robert Sabatier (XVIIIe). De quoi effrayer les bibliothécaires de ces deux établissements à l'idée d'ouvrir un sixième jour dans des conditions plus qu'incertaines. Un sacré défi social (et culturel) en perspective pour le créateur des « Nuits Blanches ».

 

 

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 11:09
Rapport Orsenna sur les bibliothèques : l’académicien s’en prend à Noël Corbin

Erik Orsenna étrille sévèrement la politique de lecture publique de l’ancien directeur des affaires culturelles de la Ville de Paris

L’annonce avait été faite avec tambour et trompettes. On allait voir ce que l’on allait voir. Erik Orsenna était prié par Françoise Nyssen, la ministre de la Culture d’aller faire un tour de France des bibliothèques pour les convaincre d’ouvrir le dimanche et tard le soir. Pour mieux souligner l’événement, l’académicien qui murmure aux oreilles de tous les présidents depuis…Mitterrand, se voyait flanqué d’un éminemment spécialiste de la question, Noel Corbin, nouvellement promu par Macron pour service rendu sans doute, inspecteur des affaires culturelles. On ignore comment ont été choisies les villes à visiter mais comme le hasard fait bien les choses, la plupart d’entre elles servait aussi à la promotion….d’Erik Orsenna en personne lequel en profitait pour organiser des dédicaces et vendre ses bouquins comme le révélait le site ActuaLitté. Bref, ce « voyage au pays des bibliothèques » ainsi qu’a été intitulé le rapport aurait pu s’appeler aussi «  journal d’un commis voyageur ». A moins que le financement de ce tour de France n'ai fait l'objet d'une nouvelle forme de « partenariat public privé »...

Après, c’est vrai que cet énième rapport sonne creux et enfonce les sempiternelles portes ouvertes comme le note avec goguenardise le collectif Savoir Com1. Mais si on le lit bien entre les lignes c’est carrément un flingage en règle de la politique de lecture publique menée par les hauts fonctionnaires en place, notamment un certain….Noël Corbin qui a sévi comme directeur des affaires Culturelles de la Ville de Paris et donc en charge des bibliothèques municipales de la capitale ! Lesquelles ne sont vraiment pas au mieux de leur forme. Et ça ne s’est pas amélioré depuis son passage puisque le réseau a vu diminuer ses budgets d’acquisition et ses effectifs au point de….. restreindre ses horaires d’ouverture, le matin notamment !  Sans parler des vacances scolaires ou la majorité des bibliothèques sont en horaires réduits, voire très réduits pendant l’été. Inimaginable à Paris, il y a encore dix ans.

C'est clair, certains postulats du rapport sont cinglants envers la politique culturelle de Noël Corbin. « Il faut la mise en place d'actions à destination des moins de trois ans et de leur famille, en partenariat avec les professionnels de la petite enfance. Cela permet de faire entrer le livre dans les familles, et de sensibiliser les parents à l'importance de la lecture dès les premiers mois » , assène dès la page 20 le rapport Orsenna. Un vrai coup de pied de l'âne car ce dispositif a effectivement été..... supprimé à Paris, il y a deux ans (voir ici). 

Autre coup bas, l’ouverture du lundi est également préconisé « car c’est un jour de repos pour les commerçants qui sont donc pénalisés ». Pas de chance là aussi, cette proposition avait été refusée par Noël Corbin lorsque les syndicats avaient proposé une ouverture du lundi au vendredi pour sauvegarder la bibliothèque Château d’Eau localisée dans la mairie du Xème arrondissement. La Ville de Paris préférait fermer ce qui était une des plus anciennes bibliothèques publiques de la Capitale (voir ici).

C’est alors que l’académicien à sortie la grosse artillerie au beau milieu de la page 54 : « Nous avons constaté, lors de nos déplacements que la réussite d’un projet d’extension des horaires d’ouverture tient à plusieurs critères : un projet construit avec les usagers et les personnels, un dialogue social nourri et ne rions pas, des moyens budgétaires correspondant précisément aux besoins ». Alors là c'est vraiment vache, car c'est là encore tout le contraire de ce qui s’est passé à Paname sous la direction de Noël Corbin lors de l’ouverture du dominicale de la bibliothèque Hélène Berr (XIIe), laquelle a connu plusieurs dimanches de grève successifs. Quand au projet d’extension, toujours le dimanche, de la bibliothèque Rostand (XVIIe), la Ville de Paris ne proposait au départ aucun recrutement d’agents supplémentaires. Oui, vous avez bien lu, zéro renfort. Il a fallu la promesse d’un nouveau conflit pour que Noël Corbin réécrive sa copie. Pas de doute pour participer à des propositions d’étendre l’accès à la lecture publique le nouvel inspecteur des affaires culturelles était donc un expert tout trouvé.

 

                                    - Sacré Erik, il est encore plus méchant que les syndicats

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 15:37
Bruno Julliard rejoint les syndicats dans l'analyse de l'ouverture du dimanche de la médiathèque Rostand (XVIIe)

« La réflexion n'a pas été menée à son terme et toutes les conséquences du projet n'ont pas été évaluées » a d'ailleurs reconnu l'administration

La mairie de Paris a-t-elle voulu faire l'économie d'une nouvelle crise sociale dans les bibliothèques municipales de la Capitale ? En tout cas les services de Bruno Julliard ont reporté le point mis à l'ordre du jour du Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris sur le projet d’ouverture le dimanche de la médiathèque Rostand (XVIIe).

Il est vrai que lors des réunions préparatoires les représentants du personnel unanimes avaient dénoncé les plans de la mairie qui comptait ouvrir une bibliothèque un jour supplémentaire..... sans prévoir l’embauche du moindre agent titulaire ! Une première dans la première ville de France. De quoi effrayer même les plus chauds partisans de l'ouverture dominicale. Ce qui n’avait pourtant pas empêché l’exécutif parisien d’écrire, sur le document qui à l'origine devait être soumis au vote, vouloir « concilier conditions de travail et qualité du service public ». Sûrement un trait d’humour glissé par un esprit taquin.

Pour justifier ce report, Bruno Julliard a été on ne peut plus clair : « nous sommes pas encore tout à fait prêt ». De son côté, Noël Corbin, le directeur des affaires culturelles confirme « qu'il faut revoir la copie ». Tout en subtilité, il précise d'ailleurs « que ce qui a été communiqué à l'instance sont encore des documents de travail et une base de discussion ». Le directeur de la DAC considère donc aujourd'hui « qu'il peut y avoir une évolution des effectifs ». Il estime même « que la réflexion n'a pas été mené à son terme et que toutes les conséquences du projet tel qu'il était jusqu’à ce jour, n'ont pas été évaluées, notamment sur le fonctionnement de l’établissement les autres jours de la semaine ». En clair l'administration rejoint l'analyse des syndicats dans leurs demandes de création de postes budgétaires.

En attendant le projet d'ouverture le dimanche de la médiathèque Rostand, prévue en principe pour l'an prochain, reste encore en suspend. Dans le cas contraire la médiathèque de la rue Nicolas Chuquet sera probablement sur le devant de l’actualité sociale en 2018. L’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) a d’ors et déjà prévu une Assemblée Générale au sein de l’établissement à la rentrée.

Bruno Julliard rejoint les syndicats dans l'analyse de l'ouverture du dimanche de la médiathèque Rostand (XVIIe)
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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 09:35
La mairie de Paris contrainte d'ouvrir moins de bibliothèques le dimanche

Les difficultés budgétaires et l'opposition de la majorité des personnels ont rendu le projet intenable

La mairie de Paris aura donc été contrainte de revoir ses ambitions à la baisse. Alors qu'elle avait annoncé ouvrir sept nouvelles bibliothèques le dimanche d'ici 2020, les difficultés budgétaires et l'opposition de la majorité des personnels ont rendu ce calendrier proprement intenable. D'autant que les conditions d'ouverture de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe), la première à essuyer les plâtres, avaient abouti à une véritable crise sociale provoquant de multiples mouvements de grève dans le réseau parisien (lire ici).

Une situation qui avait contraint Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la culture, à temporiser. « Les futures ouvertures du dimanche ne se feront pas au détriment de la qualité d’accueil et des conditions de travail des bibliothécaires » avait ainsi déclaré l’élu lors d’une rencontre officielle avec les syndicats. Et Bruno Julliard de rassurer : « les bibliothèques ne vont pas ouvrir le dimanche à marche forcée et un nouveau calendrier, desserré, va être étudié» (lire ici).

Un nouveau calendrier qui vient juste d'être dévoilé par la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris. Et sur les six établissements dont l'ouverture le dimanche était encore d'actualité il y a quelques semaines, trois sont sortis de la liste. Les heureux élus sont Aimé Césaire (XIVe), Germaine Tillion (XVIe) et Parmentier (XIe). Si pour la première bibliothèque les contraintes de bâtiments étaient trop importantes, pour les deux autres, notamment à Parmentier, disons en forme de litote que « les conditions sociales » n'étaient pas vraiment réunies (lire ici). Comme quoi la forte mobilisation de ces derniers mois ne sera finalement pas restée sans conséquence.

Pour celles qui restent dans la liste, la mairie de Paris prévoit désormais un nouveau calendrier d'ouverture : 2018 pour la bibliothèque Edmond Rostand (XVIIe) suivi en 2019 et 2020 de Robert Sabatier (XVIIIe) et Jean-Pierre Melville (XIIIe). C'est certes « desserré » mais si les moyens ne suivent pas pour fonctionner correctement avec un jour d'ouverture supplémentaire, il y aura immanquablement une nouvelle crise sociale. Et les projections de la mairie de Paris ne sont pas faites pour rassurer puisque la prochaine ouverture du dimanche à la bibliothèque Edmond Rostand est prévue pour le moment..... sans l'embauche du moindre agent titulaire ! Inacceptable évidemment pour les organisations syndicales et une grande partie des agents de cet établissement. C'est pourquoi se tiendra une assemblée générale avec les bibliothécaires de Rostand à la rentrée.

La mairie de Paris contrainte d'ouvrir moins de bibliothèques le dimanche
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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 10:58

 

 

 

 

 

 

 

 

        

          Il est vrai que dès le début, ils s’y sont pris comme des manches

C’était une promesse de campagne d’Anne Hidalgo, gravée dans la feuille de route de Bruno Julliard, son premier adjoint en charge de la culture. La mairie avait alors pour ambition d'ouvrir le dimanche sept nouvelles bibliothèques d’ici 2019 : Hélène Berr (XIIe), Aimé Césaire (XIVe), Melville (XIIIe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe), Parmentier (XIe) et Sabatier (XVIIIe). Plus ou moins dans cet ordre. On parle bien sûr d’établissements déjà existants et qui étaient fermés ce jour-là. Un calendrier qui ne sera pas tenu. Il faut dire que pour la première d’entre-elles, la bibliothèque Hélène-Berr, l’ouverture du dimanche s’est vraiment mal emmanchée.

Pourtant, les bibliothécaires de la rue de Picpus n’étaient pas à priori de farouches opposants à une ouverture dominicale. Ils passaient même pour des agents exemplaires, parmi les premiers dans le réseau être labellisés QualiParis. C’est d’ailleurs peut être pour ça que la mairie de Paris a cru qu’elle pourrait faire n’importe quoi. Et elle ne s’en est pas privée car cette extension dominicale devait se faire quasiment sans moyens supplémentaires ! De quoi refroidir les plus enthousiastes, même du côté d’Hélène-Berr. Ils l’ont d’ailleurs tellement été que la bibliothèque a fermé de nombreux dimanches pour cause de grève entraînant, par solidarité, dans ce mouvement d'autres bibliothèques ouvertes ce jour là (lire ici et ). Une véritable fronde contre la politique de Bruno Julliard.

Face à cette crise, l’adjoint à la culture a donc décidé de temporiser. « Les futures ouvertures du dimanche ne se feront pas au détriment de la qualité d’accueil et des conditions de travail des bibliothécaires » a ainsi déclaré l’élu lors d’une rencontre officielle avec l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA). Et Bruno Julliard de rassurer : « les bibliothèques ne vont pas ouvrir le dimanche à marche forcée et un nouveau calendrier, desserré, va être étudié ». Ce qui renvoie clairement ces ouvertures à plus tard.

Ainsi, l’administration, mise au pied du mur, a été encouragée à réfléchir à la mise en place d’une nébuleuse « équipe volante » dans le but d' ouvrir les prochaines bibliothèques le dimanche sans embaucher trop de personnels titulaires. Une idée pour le moment assez brumeuse puisque la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris en charge de ce dossier n’est pas en mesure d’en dessiner des contours précis que ce soit en terme d’effectif, de catégorie de personnels ou de cycle de travail. Il n'est pas sûr du tout qu’elle aboutisse. Et de toute façon, il faudra une nouvelle délibération municipale.

De fait, il semble plus qu'improbable que nous assistions à de nouvelles ouvertures avant 2018, au mieux. Et pour la bibliothèque Aimé Césaire, la suivante dans le calendrier d’origine, c’est certain puisque les locaux ne le permettent pas. « Il est probable qu’aucune bibliothèque ne sera ouverte le dimanche dans le XIVème arrondissement pendant cette mandature » a avoué Bruno Julliard. Et ce sera également très très difficile dans le XIème arrondissement car les personnels de la bibliothèque Parmentier ont manifesté très majoritairement leur opposition au travail du dimanche (voir ici).

« Je suis très conscient de l’opposition totale des personnels de Parmentier » a d’ailleurs reconnu l’adjoint d’Anne Hidalgo qui a, là aussi, demandé à son administration de réfléchir à une solution. Quand aux promesses de campagne d’ouvrir beaucoup de bibliothèques le dimanche, Bruno Julliard a martelé qu’il irait expliquer à Anne Hidalgo « que la feuille de route n’aura pas pu être suivie dans son intégralité ».

Bibliothèques : les ouvertures du dimanche reportées à plus tard par la mairie de Paris
Bibliothèques : les ouvertures du dimanche reportées à plus tard par la mairie de Paris
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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 10:08
Ouverture du dimanche : des bibliothécaires parisiens lancent un grand sondage via le site Askabox

« Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Alors faites-le savoir » disent-ils à leurs collègues du réseau

La nouvelle était tombée au printemps dernier. La mairie de Paris annonçait alors  - sans concertation aucune - que sept nouvelles bibliothèques devaient ouvrir le dimanche d'ici   2019 : Hélène Berr (XIIe), Aimé Césaire (XIVe), Melville (XIIIe), Germaine Tillion (XVIe), Rostand (XVIIIe), Parmentier (XIe) et Sabatier (XVIIIe). Plus ou moins dans cet ordre. On parle bien sûr d’établissements déjà existants et qui étaient fermés ce jour-là.

Une annonce qui avait pris par surprise les principaux concernés. Bien sûr, si certains bibliothécaires ne sont pas opposés à l’ouverture dominicale, c'est uniquement à condition d’avoir les moyens pour le faire. Ce qui est d'ailleurs loin d'être toujours le cas si l'on observe la politique déplorable de la Ville de Paris en ce domaine. D’autres en revanche refusent catégoriquement de travailler ce jour-là considérant que leur vie sociale et familiale est déjà suffisamment impactée en travaillant tous les samedis et en finissant tout les soirs à 19 heures.

Des collègues qui ne cachent pas leur inquiétude : « Aujourd’hui, nos revendications portent sur de meilleures conditions de travail le dimanche ! Mais dans ce combat que deviennent ceux qui ne veulent pas travailler le dimanche ? Et comment peuvent-ils se faire entendre ? » Bonne question. De plus, comme la mairie de Paris a affirmé publiquement que travailler le dimanche pour les bibliothécaires municipaux se ferait « sur la base du volontariat », il est utile de savoir qui est vraiment volontaire ou pas dans le réseau. Et nos collègues de lancer un grand sondage, en déclarant : « Vous ne voulez pas travailler le dimanche ? Faites-le savoir ».

Pour répondre à ce sondage, c'est très simple, il suffit juste à chaque bibliothécaire parisien opposé au travail du dimanche d'indiquer son nom et celui de son établissement via le site Askabox, lequel anonymise les réponses, en allant ici. Ensuite, le résultat, avec le pourcentage par bibliothèque, sera publié officiellement.

       Le sondage pour ne pas travailler le dimanche semble déjà promis à un grand succès

 

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 08:41
Paris : la moitié des bibliothèques fermée pour cause de grève ce dimanche 12  février

On attend désormais la réaction d'Anne Hidalgo et de Bruno Julliard sur cet échec de leur politique sociale et culturelle

La crise ne faiblit pas dans les bibliothèques municipales de la capitale. Après les mouvements de décembre dernier puis du premier week-end de février qui ont paralysé l'ensemble du réseau parisien il y avait, ce 12 février, de nouveau un mouvement social d'ampleur puisque la moitié des établissements du dimanche ont fermés pour cause de grève : Yourcenar (XVe), Duras (XXe) et Hélène Berr-Picpus (XIIe).

On ignore pour le moment si la Mairie de Paris, via les cabinets d'Anne Hidalgo ou celui de son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, va se décider à faire un communiqué sur cet échec de sa politique culturelle et sociale. Ou bien négocier avec les syndicats pour sortir de ce conflit. Elle le devrait pourtant. D'autant que dimanche prochain la situation pourrait être identique.

          

                                            - Hé m'sieur, on ferme, faut pas rester là !

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 10:16

 

Intimidations diverses, atteinte au droit de grève, ouverture pouvant mettre en danger le personnel et le public : du côté de la rue de Picpus on peut  même parler d’un véritable « désherbage »

C’est la crise à la bibliothèque Hélène-Berr située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement. Depuis que cette dernière doit ouvrir le dimanche, sous la pression d’Anne Hidalgo et de son équipe, le climat s’est considérablement dégradé. Au point que de nombreux agents sont déjà partis, pendant que d’autres s’interrogent...

Toutefois, si l’administration a mis la pression sur la direction de la bibliothèque pour ouvrir coûte que coûte le dimanche, cette dernière n’est toutefois pas complètement étrangère à la crise interne qui frappe cet établissement. Il faut dire que certaines méthodes ne passent pas auprès des collègues, notamment tout ce qui concerne la réglementation sociale. Des entorses graves (volontaires ?) au droit du Travail qui sont devenues inacceptables non seulement aux yeux des agents mais aussi des organisations syndicales. Notamment, avec des attaques au droit de grève. Sans même parler de méthodes qui peuvent mettre en danger les bibliothécaires et le public, en maintenant l'ouverture de l’établissement en dépit de tout bon sens.

Passons sur les menaces et intimidations de toutes sortes qui passent par des convocations régulières des « récalcitrants » qui oseraient contester le bien fondé d’ouvrir leur établissement le dimanche, ou bien de seulement demander des moyens corrects pour fonctionner ce jour-là. Silence dans les rangs ! Conséquence de ce management passablement too much, l’ambiance à Hélène-Berr est en pleine déliquescence : certains agents se plaignent de souffrance au travail, d’autres ont été arrêtés plusieurs fois, tandis que les relations entre collègues se détériorent face aux différentes pressions de l’équipe de direction. Ce qui ne surprend pas les bibliothécaires du réseau parisien, qui voient passer les fiches de postes vacants en provenance de cet établissement... Évidemment, et on les comprend, personne ne se bouscule pour postuler hormis les lauréats de concours.

A la bibliothèque de la rue de Picpus, les agents du réseau ne se bousculent pas

A la bibliothèque de la rue de Picpus, les agents du réseau ne se bousculent pas

Mais, cerise sur le gâteau, la direction de la médiathèque de la rue de Picpus a même tenté dernièrement de mettre au pilon le droit de grève en intimant aux agents grévistes le dimanche de venir « récupérer »  en venant travailler un jour de plus en semaine ! Comme le disait Pierre Dac « passé les bornes il n'y a plus de limites  » mais à ce point-là… Même l’administration a dû mettre le holà et rappeler à l’encadrement ses obligations en matière de droit du Travail.

Mieux, lors du mouvement du samedi 4 février, très suivi par toutes les bibliothèques parisiennes, le droit de grève, s’il n’a pas été interdit, a quand même été joyeusement contourné à Hélène-Berr puisqu’en dehors de toute déontologie la direction a voulu tout de même ouvrir, quitte à mettre en danger les personnels présents et les usagers. D’où des collègues laissés seuls dans des étages alors qu'habituellement la présence de deux ou trois bibliothécaires titulaires est nécessaire, tandis que d’autres étaient en service public non stop pendant cinq heures d’affilée...

Cette organisation du travail faite pour casser le mouvement, en a évidemment choqué plus d’un. A tel point « que des collègues révulsés, même s’ils ne voulaient pas faire grève au départ, ont finalement cessé le travail » ont rapporté les personnels de la rue de Picpus. Une ouverture obtenue à l’arrache avec une équipe composée de très peu de bibliothécaires titulaires et d’une majorité d’étudiants. Ce fonctionnement préfigure-t-il l’avenir du métier ? Disons que celui-ci n’est certainement pas défendu avec ces méthodes un peu antisociales et surtout sans aucune perspective. N'empêche que l'établissement a fermé le lendemain dimanche... pour cause de grève. Tout ça pour ça ?

Car, ne nous y trompons pas, si l’encadrement de la bibliothèque Hélène-Berr agit de cette façon sous l’œil pour le moment bienveillant du Bureau des Bibliothèques et de la Direction des Affaires Culturelles - laquelle suit les ordres d’Anne Hidalgo et de Bruno Julliard - il se pourrait bien un jour que l’administration le lâche en rase campagne lorsque l’établissement ne lui sera plus d’aucune utilité politique. Les exemples sont malheureusement nombreux. Et ce jour-là, les syndicats pourraient bien lui être utiles.

A la médiathèque Hélène-Berr, ça pilonne sec sur le droit du Travail
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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:32
Grève de toutes les bibliothèques parisiennes le premier week-end de février

Deux préavis ont été déposés : un premier le samedi 4 février pour toutes les bibliothèques du réseau parisien, et le second le lendemain pour celles... qui ouvrent déjà le dimanche !

La colère ne retombe pas chez les bibliothécaires de la Capitale. Après le mouvement très suivi de décembre dernier (lire ici) les personnels remettent ça le premier week-end de février, les samedi 4 et dimanche 5, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, laquelle est plus que majoritaire parmi les agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.

Les bibliothécaires, qui dénoncent le mépris de la municipalité à leur égard, demandent à Anne Hidalgo d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques municipales parisiennes, notamment, sur les effectifs, les primes de la filière culturelle et les conditions de l'ouverture du dimanche. Si la Mairie de Paris a bien proposé un rattrapage des primes, celles-ci restent toutefois inférieures - et de loin - à celles les plus basses des autres agents de la Ville.

« Ce que nous propose la DRH ne permet pas de rattraper le retard abyssal des primes des personnels des bibliothèques » ont rétorqué les agents présents à l’assemblée générale du personnel du 20 janvier. Pire : le protocole d’accord proposé par la Mairie voulait lier l’augmentation de ces primes avec le travail dominical, exigeant ainsi des syndicats et des bibliothécaires « de s’engager à soutenir » toutes les prochaines ouvertures de bibliothèques le dimanche. Une véritable provocation. Si bien que les personnels ont, à l'unanimité, mandaté l’intersyndicale pour ne pas signer cet accord et d'enjoindre l'administration à reprendre les discussions.

Justement parlons de l‘ouverture du dimanche ! Par exemple à la bibliothèque Françoise Sagan (Xe), inaugurée il y a deux ans à peine et ouverte le dimanche donc, le fonctionnement est si déplorable que la Mairie vient justement d’accorder en urgence la création de quatre postes... Sept bibliothèques supplémentaires vont notamment y être soumises d’ici la fin de la mandature, en 2020. Et pour la première d’entre-elles, la bibliothèque Hélène-Berr, située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement, cette ouverture dominicale tourne déjà à la crise (lire ici).

Avec l’intersyndicale, les personnels d'Hélène-Berr réclament entre deux et cinq créations de postes supplémentaires, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité du public, des agents ou du bâtiment, sans même parler d'assurer un service public juste a minima. Contrairement aux autres bibliothèques du réseau, elle ne sera pas en grève le samedi 4 février (quoique...) . En revanche, elle le sera bien..... le dimanche 5 février comme celles qui doivent ouvrir ce jour-là, telle Marguerite Yourcenar (XIVe) ou encore Marguerite Duras (XXe) puisqu’un second préavis a été déposé. Chez les observateurs, on appelle ça le deuxième effet « Kiss Cool » !

Ceci-dit, il y aura bien du monde le samedi 4 février du côté de la rue de Pcpus puisque les agents du réseau viendrons manifester devant Hélène-Berr à 15 heures avec à l'appui des pétitions proposées aux usagers. Un conflit qui est parti pour durer si rien n’est fait pour répondre aux revendications légitimes des bibliothécaires parisiens. La balle est du côté de l’Hôtel de Ville. Après tout, la Maire de Paris est une ancienne inspectrice du travail et son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, un ancien syndicaliste (étudiant, certes !).

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

     - Alors là Myriam de l'autre côté de la Seine on aperçoit la bibliothèque de la rue de Picpus

                       - Moais, moi je vois plutôt une crise sociale, et crois moi je m'y connais !

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