Blog PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
- Si le BBL continue comma ça, je vais bientôt plus avoir de biftons
Compter cette fois…. 40 000 euros pour une Imprimante 3D
Après la gabegie des mille euros par jour pour une étude qui existe déjà (lire ici) le Bureau des Bibliothèques de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris (ouf) continue de flamber !
Alors que les bibliothèques municipales parisiennes doivent se serrer la ceinture (suppression de postes de personnels, réduction des budgets d’acquisitions, gel des salaires…) la municipalité dépense décidément sans compter.
Ainsi, la future médiathèque des Halles (dite Canopée) aurait vue s’inscrire dans son budget d’investissement la modique somme.... de 40 000 euros pour l’achat d’une imprimante 3D ! Info ou intox ? Quand on connaît les largesses récentes du Bureau des bibliothèques et son envie de paraître désespérément dans le coup, c’est plutôt info.
« Mais très cher, 40 000 euros vous êtes sûr, car quand même, c’est une somme ? » Le chiffre pour cet investissement (s’il a lieu) colle parfaitement car la Mairie de Paris va être obligée (si elle continue dans cette folie budgétaire) d’acquérir une imprimante 3D à « usage professionnel » et là on est plutôt dans des sommes à 5 chiffres, au minimum. Comptez ainsi 12 000 euros pour la HP uPrint en modèle basique. Cela commence à être un gros investissement, mieux vaut savoir comment le rentabiliser avant de se lancer.
Le BBL se jette à l'eau
Mais attention nous préviennent les spécialistes, l’imprimante 3D en elle-même n’est pas le seul achat! Il vous faudra aussi ne pas oublier les cartouches de matières premières (pour pouvoir donner vie aux futures créations des usagers de la Canopée). Comptez cette fois plusieurs dizaines d’euros minimum, et cette somme est à multiplier par les couleurs que vous souhaitez avoir sous la main. On arrive donc à la somme de 40 000 euros inscrit au budget d’investissement !
Pas question donc d’imprimer n’importe quoi donc ! Ah, ça non ! Surtout qu’après l’ouverture il faudra chaque année prévoir au budget de fonctionnement les dizaines d’euros nécessaires pour faire fonctionner cette « sacrée » imprimante. On comprend maintenant pourquoi la Mairie de Paris veut supprimer les CD de ses bibliothèques. D’autant que nous ne savons pas encore au moment où nous écrivons ces lignes si les impressions seront payantes ou gratuites pour les usagers. !
En tout cas ce genre d’initiative ne risque pas d’améliorer le climat de plus en plus délétère qui règne au sein du réseau des bibliothèques parisiennes. Pour l’apaiser la Mairie de Paris serait donc bien inspirée de stopper cette nouvelle gabegie.
- Assez de cette gabégie !
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