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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : PACS-DAC de la Ville de Paris
  • : Blog PACS de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.
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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques municipales, conservatoires d'arrondissement, ateliers des beaux-arts, services centraux...

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19 octobre 2021 2 19 /10 /octobre /2021 10:18
Précaires dans les bibliothèques de la Ville de Paris : même ça on le leur a enlevé !

Dans une lettre ouverte, ces anciens contractuels, constitués en collectif, interpellent Anne Hidalgo, candidate à la présidentielle, pour qu’elle revienne sur cette injustice qui a été de leur enlever deux mille euros !

C’est un cri de colère lancé par ces anciens contractuels des bibliothèques municipales parisiennes devenus depuis peu agents titulaires de catégorie C. Ces agents recrutés en tant que personnel titulaire au début de cette année pensaient alors, après des années de galère, toucher ce qu’on appelle une « prime d’installation » d'environ deux mille euros, laquelle est accordée depuis toujours aux agents qui deviennent statutairement fonctionnaires. Pas du luxe dans une ville aussi chère que Paris. En plus l’administration le leur avait promis en leur faisant même remplir des formulaires officiels pour pouvoir la percevoir. Et puis patatras !

C’est que la mairie de Paris est revenue sur sa parole. Visiblement les caisses ont été tellement vidées pour organiser les jeux olympiques qu'il fallait sans doute gratter quelques sous. Mais que ce soit sur le dos d’anciens précaires en dit long sur la mentalité qui anime l’équipe municipale dirigée par Anne Hidalgo. Pour se justifier la municipalité (de gauche) se retranche derrière un texte de 2018 et jamais appliqué jusqu’alors. Il est vrai que ce dernier était totalement inique.

Car on refuse désormais cette prime aux stagiaires qui étaient déjà employés comme contractuels par la Ville de Paris dans les quatre mois précédant leurs nominations et ce même s’ils ou elles ne l'ont jamais perçue. Il en va de même pour les agents recrutés en tant que travailleurs handicapés et titularisés plus tard. En gros, il aurait fallu être au chômage avant. Difficile toutefois de remplir ce critère puisque ce recrutement a été fait justement pour déprécariser les agents qui de facto étaient déjà en place sinon on n'aurait pas eu besoin de les déprécariser. CQFD ! Malgré plusieurs demandes pour revenir sur cette décision, l’administration, ce monstre froid, est bien sûr restée de marbre

C’est pourquoi ces agents ont décidé de se constituer en collectif et de diffuser une lettre ouverte pour dénoncer ce mauvais traitement : « après avoir imposé un nombre de contrats limité par personne, du temps partiel très souvent subi, des années de situation précaire, la ville de Paris nous refuse la prime d'installation, sous prétexte que si nous étions déjà en Île-de-France les quatre mois précédant la nomination, cela indique que nous étions déjà « installés ». Cela est mis en place dans une des villes les plus chères de France et impacte des catégories C aux situations souvent fragiles. Si nous sommes aujourd'hui une poignée de bibliothécaires concernés, cela concerne tous les agents recrutés à la Ville  de Paris après avoir effectué ses missions comme contractuels ou vacataires ». Avant de conclure  par un « nous demandons à la ville de nous verser cette prime d'installation, sans condition ».

Pour faire avancer leur combat le collectif a déjà pris contact avec des élus du Conseil de Paris mais a aussi lancé une pétition publique sur le web, pour la signer, c'est ici. Pour les contacter et les soutenir, le collectif a aussi lancé des comptes Facebook et Twitter. Pour Anne Hidalgo satisfaire cette demande en faveur de ceux qui étaient les plus précaires de son administration ne lui nuirait pas dans la perspective de la campagne qui s’annonce, dont le slogan officiel est « justice » et « courage », en obligeant son administration à respecter la parole donnée.

 

 

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 15:32
La recette d’Anne Hidalgo pour mettre en faillite les cantines des agents de la Ville de Paris !

Le progrès social selon les socialistes parisiens va désormais contraindre les personnels à se contenter d’un sandwich ou d’un plat surgelé mais surtout à manger au lance-pierre sur des lieux de travail où rien n’est prévu pour ça

C’est ce que l’on appelle probablement le « progrès social » et sans doute une des mesures phares du programme de la future candidate socialiste à la Présidentielle. Une mesure tellement formidable pour Anne Hidalgo qu’elle rentre en vigueur le 2 janvier prochain pour s’appliquer aux soixante mille agents qui travaillent à la mairie de Paris. Objectif ? Les mettre à la diète car ces derniers appréciaient trop d’aller déjeuner

Pour commencer, il faut savoir que dans toutes les entreprises privées ou bien dans le secteur public l’employeur doit compenser une partie des coûts des repas. Elles ont alors le choix entre deux options : soit la restauration collective (la bonne vieille cantine) soit l’octroi de Tickets-restaurant (prise en charge pour moitié). La Ville de Paris clame depuis des lustres qu’elle a choisi « de privilégier la restauration collective pour ses agents ».

Une formule qui permet de très grosses économies car il existe seulement une petite dizaine de cantines municipales pour les soixante mille agents de la Ville, et la plupart très éloignées des lieux de travail si bien que la majorité des gens n’y vont pas à moins de prendre les transports en commun. Toutefois, pour le peu d’agents qui tout de même faisaient valoir leur droit de manger pour pas trop cher ou prendre simplement un repas chaud, la Ville de Paris, magnanime, leur accordait jusque-là un « délai de route » leur permettant d’aller sur les lieux.

Pas du luxe, car souvent il fallait plus d’une demi-heure aller et retour de temps de trajet. Et c’est là que la Ville de Paris a concocté un plan (sans accrocs) qui va lui permettre d’empêcher les gens d’aller à la cantine et forcer ces dernières à fermer faute de fréquentation. Alors c’est quoi le plan ? Ben, on supprime les délais de route pardi ! Maintenant, les personnels n’auront droit qu’à une demi-heure, défalquée automatiquement pour la pause-déjeuner. Au-delà de cette durée minimum de trente minutes, le temps sera décompté de la journée de travail de l’agent et devra être rattrapé à un autre moment ce qui de facto empêchera tout le monde de s’y rendre et donc à très court terme conduira à  la fermeture des cantines de la Ville de Paris faute de fréquentation. Dans les couloirs de l’administration, on reconnait d’ailleurs «  que c’est qui va arriver »

Le progrès social selon la Ville de Paris va donc désormais contraindre les personnels à se contenter d’un sandwich ou d’un plat surgelé mais surtout à manger au lance pierre sur des lieux de travail où rien n’est prévu pour ça. « Les observateurs appellent ça « le bien-être au travail  selon socialistes parisiens ». Peut-être est-ce aussi le projet que nourrit Anne Hidalgo pour la France ?

Enfin, signalons ce qui est finalement une véritable arnaque sociale dans cette histoire. Car si il n’y a plus de cantine à subventionner,  l’équipe d’Anne Hidalgo refuse toujours d’aller vers le système des tickets restaurants qui là, O malheur, bénéficierait à tous les agents, surtout les plus modestes. Tout bénef pour la Ville de Paris qui gagne ainsi sur les deux tableaux, elle qui cherche toujours désespérément de l’argent pour financer ses JO. Mais idée génial, non ?

 

            - Ma chère Anne, après cette idée géniale je suis obligée de te nommer ministre du travail !

                      

 

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16 juillet 2021 5 16 /07 /juillet /2021 09:53
Les bibliothèques devront-elles se soumettre au passe sanitaire pour accueillir le public ?

                  En l’état, cette mesure parait toutefois complétement irréaliste !

Suite à la déclaration du Président de la République concernant  l’instauration d’un pass sanitaire pour pénétrer dans les lieux culturels et de loisirs qui reçoivent du public, ce qui sera semble-t-il le cas des bibliothèques, les interrogations sont nombreuses pour la mise en application de ces futures mesures que ce soient en termes organisationnels, règlementaires ou juridiques.

En premier lieu la question du contrôle du public : qui sera habilité à contrôler l'identité de la personne présentant (ou pas) un pass sanitaire ? Il faut en principe être assermenté. Or les personnels des bibliothèques ne le sont pas. Ainsi dans la capitale, si le règlement des bibliothèques municipales voté par le Conseil de Paris prévoit bien d’exiger une pièce d’identité c’est uniquement lors de l’inscription des usagers, les autres cas de figure en sont en effet exclus.

Par ailleurs le contrôle du pass sanitaire exige des moyens techniques comme des lecteurs de QR Code qui, c’est certain, ne sont pas disponibles dans les bibliothèques de France et de Navarre. Bref, à l’heure où nous écrivons ces lignes cette nouvelle règle sera clairement inapplicable dans les établissements de lecture publique.

Viennent aussi des détails pratiques. Oh de simple broutilles…. En effet, il a aussi été question de jauge dans les annonces de Jupiter. Par exemple pour s’affranchir de cette nouvelle mesure, peut-on abaisser la jauge d'un établissement à cinquante personnes maximum ? Malgré la classification de la commission de sécurité ? Toutefois les enfants de moins de douze ans, non soumis à contrôle, sont-ils inclus dans la jauge ? Sinon, comment contrôle-t-on leur âge ? Par ailleurs le personnel est-il inclus dans la jauge des cinquante personnes ? Et  tout le personnel ou seulement celui en service public ? Mais peut être que rien n’aurait été vraiment pensé…

Pour les personnels des questions sont encore plus cruciales : Est-ce que la vaccination (ou bien un test antigénique deux à trois fois par semaine) devra vraiment être obligatoire pour venir travailler dans sa bibliothèque ? Si oui, est-ce que ce sera au chef d’établissement de procéder à ce contrôle ? ou bien à la médecine du travail, seule habilitée à avoir pour le moment accès au dossier médical des agents ?

Enfin, si un ou une bibliothécaire refuse de présenter un pass sanitaire seront-ils vraiment soumis à des sanctions ? Des ministres parlent même de mise à pieds sans salaire ou encore de licenciement. Il est utile toutefois de préciser qu’en cas de suspension ou de radiation qu’il faudra tout de même engager une procédure administrative qui devra sans doute passer par le cadre du Conseil de discipline (compter dans ce cas plusieurs mois pour les organiser). À moins que la loi qui régit la fonction publique soit purement et simplement supprimée ! Shazbot ! Nanu nanu !

 

 

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4 juin 2021 5 04 /06 /juin /2021 07:38
Droit du travail : cette entreprise qui défie Anne Hidalgo dans son fief malgré de multiples rappels à l'ordre !

La mairie de Paris avait lancé le slogan de « la ville du quart d'heure ». Elle pourrait désormais être contrainte de supprimer cette formule et la remplacer par « la ville du viré en un quart d'heure » !

Franchement ça commence à faire tache pour une ville dirigée par une ancienne inspectrice du travail : la société Nickel, l'entreprise qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la capitale, continue ses méfaits en matière d’infractions au droit du travail, alors que plusieurs scandales ont déjà été mis au grand jour depuis trois ans (voir ici).

Face à ces multiples scandales, la mairie de Paris engagée moralement et politiquement en tant que donneuse d’ordre, avait alors promis de rappeler à l’ordre cette société. Visiblement cette dernière préfère continuer à défier toujours Anne Hidalgo et son équipe en maintenant des pratiques ouvertement illégales telles que l'absence de contrat de travail, le non paiement des heures supplémentaires ou l’emploi de personnes sans papiers (corvéables à merci et moins à cheval sur leurs droits).

Cette fois elle a innové dans la méthode puisque dans plusieurs établissements des employés ont reçus à leur domicile une lettre de démission – vous avez bien lu, pas une lettre de licenciement mais bien une lettre de démission ! – rédigée en leur nom avec pour objet, « démission sans préavis »puis suivi d'un « je soussigné… déclare démissionner immédiatement de mon poste… » (et renoncer à tous mes droits, donc…). Simple,  Après, ils n’avaient plus qu’à signer en bas. Sachant que ces personnes ne maîtrisaient pas bien le français, Nickel a tenté le coup en se disant « il ne va rien comprendre et il va signer, hop ! ». Pas de préavis, pas d’indemnité de licenciement ! Du gâteau...A moins que Nickel ne soit simplement victime de phobie administrative !

Que pense Anne Hidalgo - ou encore Audrey Pulvar, actuelle candidate socialiste pour les élections de juin à Paris - de ces pratiques d'esclavage moderne ? Dans le passé, l'ancien adjoint à la Culture, Christophe Girard, tenait à ce qu'on lui fasse remonter toutes les infractions faites par la société Nickel pour que la direction en charge des prestations de ménage (la DILT) fasse un peu le ménage dans tout ça. Carine Rolland, qui lui a succédé, est donc alertée à son tour sur ce qui se passe dans les bibliothèques…

La mairie de Paris avait lancé le slogan fameux de « la ville du quart d'heure » pour désigner une délégation d’adjoint qui avait été alors prise en charge... par Carine Rolland ! Désormais elle pourrait être contrainte de supprimer cette formule pour la remplacer par « la ville du viré en un quart d'heure ». Cruel !

 

 

     Carine Rolland, adjointe pour une Ville du 1/4 d’heure, bientôt obligée de changer d'intitulé ?

                -  Bon je crois que je vais être obligée de demander conseil à mon prédécesseur

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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 13:07
Droit du travail : la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris contre la mairie centrale ?

Surtout va-t-elle quand même persister à rester dans l’illégalité ? Ou bien dans l'insubordination envers sa propre tutelle ?

En cette période troublée de deuxième vague de pandémie de Covid-19, la mairie de Paris reste dans le vague ou propose des solutions pour ses personnels qui paraissent souvent en contradiction avec les propos du gouvernement, lequel impose un nouveau confinement et déclare la situation « plus préoccupante qu'en mars ». Pas étonnant donc qu'à l'instar d'une majorité de citoyens, un certain nombre d'agents travaillant dans les bibliothèques municipales de la capitale soient très inquiets puisque sous la pression d'Anne Hidalgo, leurs établissements sont contraints d'ouvrir leurs portes. De quoi craindre, notamment pour ceux qui habitent très loin de leur lieu de travail, pour leur santé ou celle de leur proches en raison de leur déplacement.

Chacun ne réagissant pas de la même façons, un certains nombre de collègues ont donc décidé d’exercer leur droit de retrait avec des arguments tellement incontestables que ces derniers mettent dans l'embarras la mairie de Paris (voir ici). Tellement dans l'embarras, que la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris est désormais dans la panade, d’autant qu'elle n'a pas contesté à temps ces droits de retrait, il faut quarante-huit heures, les validant ainsi de facto.

Panique à bord ! Pour palier son incompétence la DAC, via son service de ressources humaines (le SRH), tente alors de faire pression sur les agents qui ont exercé leur droit de retrait ces derniers jours. En tapant des pieds et en maniant la menace : « vous êtes considérés en abandon de poste et nous allons donc engager une procédure disciplinaire si vous ne revenez fissa » n'hésite pas à asséner l'administration. Une tentative de bluff vaine car évidemment ce procédé est non seulement indécent mais surtout parfaitement illégal selon la procédure officielle de …….la Ville de Paris publiée en bas de cet article !

En effet, les textes précisent « qu'aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un agent ou d’un groupe d’agents qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou pour la santé de chacun d’eux ».  En gros, c’est votre bonne foi qui conduit votre action. Si vous êtes sincère dans votre droit de retrait, la Ville ne pourra que prendre note mais ne pourra en aucune manière vous sanctionner et nul doute que vous ne le soyez.pas dans cette situation très particulière.

Évidemment, la direction des affaires culturelles et son SRH ont le droit de contester un droit de retrait mais dans ce cas, ils doivent le notifier par écrit à chaque personne puis saisir dans la foulée un comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) pour officialiser leur réponse et la justifier au lieu de menacer ses propres agents. Maintenant que ces pratiques ont été mise au grand jour reste une question : la DAC (ou le SRH) va-t-elle quand même persister à rester dans l’illégalité dans une posture frondeuse envers son administration ? Jusque dans l'insubordination ?

 

Droit du travail : la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris contre la mairie centrale ?
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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 15:40
Une société, en contrat avec la mairie de Paris, a décidé de défier ouvertement Anne Hidalgo en pleine campagne électorale !

L’ancienne inspectrice du travail actuellement en campagne pour sa réélection pourrait bien se mettre en colère contre à une société qui défie ouvertement son autorité sur les questions même du droit du travail

La société Nickel qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la Capitale était connue pour ses pratiques douteuses. Devant le scandale (lire ici), la mairie de Paris avait alors promis de la rappeler à l’ordre.

Pas suffisamment sans doute car elle vient de nouveau d’être prise la main dans le sac à la bibliothèque Italie (XIIIe). En effet dans cet établissement situé juste en face …de la mairie de l’arrondissement la société nickel employait de nouveau une personne pour le nettoyage à la bibliothèque Italie depuis trois semaines sans lui avoir fait signer un contrat de travail sous la raison fallacieuse qu’elle était à l’essai.

Une méthode qui lui a permis ensuite de la licencier sans préavis. Bon comme il n’y avait pas de contrat de travail ce n’était pas non plus trop compliqué juridiquement. Mieux, pour solde de tout compte la société Nickel a royalement versé …quatre-vingt euros ! Comme elle avait déjà travaillé au moins soixante heures, ça fait, à la louche, et en calculant large, à peine plus d'un euro de l’heure. Sûr qu’au niveau coût du travail on ne peut pas faire plus compétitif !

De toute façon il semble que les contrats rédigés par la société Nickel soient plus que fantaisistes puisqu'il est par exemple indiqué comme lieu de travail, « Ville de Paris ». Ce qui est plutôt vague avec ses plusieurs milliers de sites recensés. Et le collectif parisien du nettoyage de faire un petit rappel à la loi : « la mention Ville de Paris correspond à la collectivité locale cliente mais pas au lieu d’activité dont la mention est obligatoire dans les contrats de travail, selon les dispositions du Code et en application de la Directive Européenne n° 91 / 533 ». Et pan sur le bec de nos moins disant social !

Bon ce qui est sûr c’est que la société Nickel est coutumière du fait puisque ayant déjà utilisé ce type de pratique à la médiathèque Duras (XXe). A la suite de cet épisode la mairie de Paris avait promis de rappeler de nouveau à la société Nickel de respecter vraiment le droit du travail. Une promesse faite devant nous au nom d’Anne Hidalgo par la voix de Christophe Girard, l’adjoint en charge de la Culture. Ce qui vient de nouveau de se passer à la bibliothèque de la Place d’Italie nous confirme que la société Nickel a décidé de défier ouvertement la maire de la capitale en passant désormais un cran au-dessus et ceci, sacrilège, alors que cette dernière brigue un nouveau mandat.

 

 

       Social : Nickel a décidé de défier ouvertement Anne Hidalgo en pleine campagne électorale !

              - Franchement ma chère Anne, ce que te fait cette société c'est un vrai coup bas

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 15:27
CGT Ville de Paris : des centaines de militant.e.s privé.e.s de leurs droits syndicaux  par la fédération CGT des territoriaux !

Les cégétistes parisiens s’en remettent désormais à Philipe Martinez pour mettre fin à ces pratiques d’un autre âge

C’est un véritable coup de tonnerre dans le paysage syndical parisien. Et le dernier épisode en date d’une crise aigüe à l’œuvre depuis plusieurs années. Tout a commencé lorsque le syndicat du nettoiement a voulu prendre le pouvoir sur tous les autres syndicats CGT de la Ville de Paris. Un putsch qui avait toutefois lamentablement échoué lors d’un congrès il y a trois ans et donc entrainé dans la foulée la scission du syndicat du nettoiement avec le soutien actif….de la fédération CGT des services publics, la structure qui chapeaute tous les syndicats des collectivités territoriales !

S’en est alors suivi une succession de menaces et intimidations digne du patronat de l’automobile des années soixante-dix contre les récalcitrants (lire ici). Après avoir réaffirmé contre vents et marées son soutien au syndicat du nettoiement malgré les révélations dans la presse de graves violence sexistes (lire ici), c’est donc une nouvelle étape qui a été franchie.

En effet en ce début de semaine près de cinq cents militant.e.s de la de la CGT de la Ville de Paris se sont vu notifier par la fédération des territoriaux la suppression de tous leurs droits syndicaux. Une lettre envoyée fissa à Anne Hidalgo qui n’a pas dû en revenir d’une telle aubaine. Des militants si nombreux que forcément, ils exerçaient dans tous les secteurs de la municipalité : personnels de crèche, de mairie, cadres administratifs, agents de maitrise, animateurs des écoles, conducteurs (notamment des bennes à ordures), bibliothécaires, agent des conservatoires, agents de surveillance, agents de logistique, agents des canaux…. la liste est bien sûr non exhaustive. Une véritable hécatombe qui touche toute la CGT parisienne. Et que la fédé des territoriaux veut visiblement éradiquer

Une stratégie suicidaire qui pourrait bien ne pas faire les affaires de Philipe Martinez car la disparition de la CGT de la Ville de la Ville de Paris, important pourvoyeur de voix et d’adhérents dans la fonction publique, aggraverait de facto la représentativité de toute la CGT au niveau de tout le pays. C’est pourquoi, pour sauver ce qui peut encore l'être et surtout mettre fin à ces pratiques d'un autre âge, les cégétiste parisiens s’en remettent désormais à la direction nationale de la confédération.

CGT Ville de Paris : des centaines de militant.e.s privé.e.s de leurs droits syndicaux  par la fédération CGT des territoriaux !
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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 11:16
Les agents de la bibliothèque Marguerite Duras (XXe) furax contre l’administration parisienne

    Et prêt à faire grève puisque un préavis a été déposé pour le samedi 5 octobre

Est-ce une boulette de la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris ? Ou bien un mépris sans nom de l’administration parisienne envers ses agents ? Les deux mon général selon l’ensemble de l’équipe de la bibliothèque Marguerite Duras, située dans le nord-est de la capitale, laquelle a décidé de diffuser une lettre ouverte à sa tutelle ainsi qu’à l’ensemble du réseau des bibliothèques municipales parisiennes. La voici in extenso :

« Nous avons appris hier, en fin d’après-midi, que le contrat de l’un de nos collègues, contractuel de remplacement en section jeunesse, ne sera pas renouvelé. C'est d'abord par sa forme que cette annonce nous a surpris, notre collègue ayant reçu un mail lapidaire (une ligne !), à deux heures de la fin de son contrat ! Sauf à imaginer que la SRH-DAC ait pris cette décision hier soir, in extremis (ce que nous n’osons envisager), nous ne pouvons que nous étonner que cette décision lui soit annoncée si tardivement. Qu’est-ce que cela signifie ? Vous imaginiez-vous qu’il lui suffirait de traverser la rue pour trouver un travail ?

La moindre des corrections eut été de respecter un délai de prévenance. Quel message la SRH-DAC pense-t-elle envoyer aux agents, contractuels ou non, en procédant ainsi ? Êtes-vous, conscients du manque de considération, et même du mépris que ce genre de pratique véhicule ? Outre la situation personnelle de notre collègue, l’équipe dans son ensemble est prise de court par cette annonce soudaine. En effet, s’en trouvent bouleversés : l’organisation de notre travail interne, le travail du dimanche, le service public, les accueils de classes, les animations, toutes tâches dans lesquelles notre collègue était très investi.

 

 

Sachant qu’à ce jour, la section jeunesse a toujours un poste vacant, la présence de ce collègue n’était pas superflue. Notre collègue était pleinement intégré à l’équipe, et en était un membre à part entière, comme en témoigne la précédente liste des missions pour lesquelles il va nous manquer. Au cours de ses six mois de contrat, il a été évalué de nombreuses fois, par sa n+1 et sa n+2, et toujours de manière très positive. Jusqu’au bout, l’équipe a espéré un renouvellement (qui a été demandé officiellement). Tout ça pour qu’après un silence total de la SRH-DAC d’une semaine cela se solde, le dernier jour de son contrat (une fois encore), par un simple mail où on lui reproche même de ne pas être joignable sur son téléphone portable (alors qu’il est en service public), un comble après l’avoir laissé une semaine sans réponses !

Cette situation nous amène, en tant qu’équipe, à nous poser plusieurs questions : Cette annonce tardive est-elle due à un manque de considération pour notre collègue, un dysfonctionnement au sein de vos services, ou plus prosaïquement à un sous-effectif dans vos propres rangs ? Pourquoi avoir gardé le silence après la demande de renouvellement si vous saviez qu’elle serait sans suite ? Nous espérons que de tels modes de fonctionnement ne sont pas appelés à devenir la norme. Nous tenons à vous rappeler qu’avant d’être des ressources, les gens dont vous vous occupez sont des Humains.

En conséquence, nous demandons que notre collègue soit à nouveau recruté à partir du 5 novembre, date à laquelle un congé maternité va causer un sous-effectif supplémentaire qui nuira à nos missions de service public. Deuxièmement, que vous preniez conscience que vous gérez des individus et non des lignes comptables / statistiques et que de ce fait, un minimum de respect s’impose. Après réunion ce matin de l’ensemble de l’équipe, nous tenons à vous informer que sans réponses satisfaisantes de votre part d’ici mercredi, nous sommes prêts à appuyer nos revendications par un mouvement de grève. L’équipe de Marguerite Duras »

On ne sait pas encore si le message a été bien reçu par la mairie de Paris. En attendant une réaction de la municipalité parisienne qui réponde vraiment aux demandes (et aux attentes) des personnels de la bibliothèque Marguerite Duras, un préavis de grève a été déposé par les syndicats de la direction des affaires culturelles pour le samedi 5 octobre (voir le détail dans la rubrique commentaire).

Dernière minute (4 oct)  : le préavis est levé suite aux engagements de la mairie de Paris

Les agents de la bibliothèque Marguerite Duras (XXe) furax contre l’administration parisienne
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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 13:27
Pôles sourds dans les bibliothèques parisiennes : la mairie s’attaque au droit à la formation…

Si elle se confirmait, cette décision relèverait d’une véritable inégalité de traitement. Inégalité de traitement qui pourrait à très vite porter du tort aux cinq pôles sourds présents dans les bibliothèques de la capitale

C’est un modèle de réussite que beaucoup de bibliothèques en France admirent : l'existence depuis plus d’une dizaine d’années au sein du réseau parisien de cinq « pôles sourds » dans cinq bibliothèques de la capitale - Canopée (Ier), Malraux (VIe) Chaptal (IXe), Saint Eloi (XIIe) et Fessart (XIXe) - lesquels intègrent une dizaine de collègues sourds. Signe de cette vitalité : des formations en LSF (Langue des Signes Française) sont accordées aux agents, et des interprètes sont régulièrement  sollicités, en particulier pour les réunions d’équipe ou des formations. Mais ça c’était avant…

Car quelqu’un au sein de l’administration parisienne a décidé de changer les règles d’accès aux formations en LSF. En effet  jusqu’à présent les agents travaillant dans les pôles sourds avait la même possibilité que leurs autres collègues du réseau des bibliothèques de la capitales en terme de formation, soit de présenter trois vœux, hors formation LSF bien sûr. C’est que cette dernière était jusque-là considérée  forcément comme hors quota vu la spécificité de leurs établissement. Cette particularité ne serait apparemment donc plus reconnue. Si elle se confirmait, cette décision relèverait alors d’une véritable inégalité de traitement.

Inégalité de traitement qui pourrait à très vite porter du tort aux pôles sourds et à leur attractivité. Être motivé pour travailler avec des collègues sourds, avec la culture Sourde mais être dissuadé de le faire parce que l’accès à d’autres formations liées au métier de bibliothécaire serait plus limité qu’ailleurs… Si cette décision relève d’une  banale gestion comptable la mairie de Paris doit donc impérativement revenir dessus. D’autant plus que la majorité municipale est composée d’un adjoint au maire….. chargé du handicap ! Nul doute que ce dernier va se fâcher tout rouge (pour au moins justifier sa délégation) devant cette véritable bourde administrative.

 

 

                               Nicolas Nordman, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge du handicap

                           -  Ouch, faut que j'agisse, pour une fois que je peux m'emparer d'un dossier......

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 10:52
Notre maison  brûle mais la mairie de Paris regarde ailleurs

                                   ....Make Our Library Great Again !

Alors que le réchauffement climatique est au cœur du débat public, la ville de Paris se désintéresse totalement de ce sujet dans un périmètre qui relève pourtant de sa propre responsabilité lors des deux  épisodes de canicule qui ont eu lieu cet été, fin juin puis fin juillet. Le second s'est  même achevé avec un nouveau record de température de 42,6° C à Paris. En dehors de ces canicules « officielles » les agents de nombreux établissements municipaux de la capitale ont aussi subi d'autres pics de chaleur, avec des températures dépassant régulièrement les 30 voire les 33 degrés à l’intérieur des bureaux et des espaces publics. Dans ces conditions, on ne peut que craindre le pire dans les années à venir au niveau de la santé des agents et des usagers d’autant que la Ville refuse pour des raisons davantage financières qu'écologiques de climatiser ses bâtiments

Dans notre champ d’intervention syndical force est de constater que nombre de bibliothèques municipales sont de véritables aberrations thermiques, ce qui a eu pour conséquence que nombre d’entre elles ont dû procéder à des fermetures anticipées tant la chaleur intérieure était insupportable. Le problème c’est que d’un autre côté, la Direction des Affaires Culturelles (DAC), notre administration directe, n’a rien trouvé de mieux que d’imposer aux bibliothécaires parisiens de compenser ces fermetures qui ne dépendent pas d’eux à travailler en horaires variables d'une semaine à l'autre. Plutôt provocateur pour des personnels qui déjà travaillent le samedi (voire le dimanche) tout en finissant souvent à 19 heures.

Cet été ce sont donc la santé et les conditions de travail des agents des bibliothèques qui ont servi de variables d'ajustement à des conditions de température de plus en plus extrêmes. D’abord en refusant de préciser les critères de réductions horaires ou de fermeture, la DAC s’est déchargée sur les chef-es d'établissement, légalement responsables de la santé des agents. Ensuite en demandant, pour valider des réductions horaires ou des fermetures, des relevés fréquents de température avec...photos des thermomètres ! La marque d'une grande confiance envers ces mêmes chef-e-s d'établissement…

Autre invention géniale de la mairie de Paris lors de la seconde canicule (celle de fin juillet) qui amena là aussi des fermetures partielles ou totales de nombreuses bibliothèques : notre municipalité ordonna aux personnels d’aller travailler ailleurs (dans des établissements pas climatisés et donc aussi surchauffés), de prendre un congé (donc de prendre sur son quota annuel) ou de rattraper les heures non faites la semaine suivante. Changement de politique donc puisqu’en 2017 et même fin juin de cette année les heures n’étaient pas à rattraper.

Résumons : Le/la bibliothécaire travaille donc le samedi, parfois le dimanche, et termine souvent à 19h. Comme tou-tes les salariés-e-s, sa carrière donc son temps de travail ne cessent de s’allonger (avoir 42 ans de cotisation, partir à 63 ans  sans malus…). Et désormais, en cas de fortes chaleurs,  il/elle doit passer en horaires variables d’une semaine à l’autre, donc oublier son emploi du temps négocié en début d’année conciliant nécessités de service et contraintes personnelles. Une semaine à 30 heures, puis une semaine à 46 heures, puis... Pire que la flexibilité de certaines entreprises privées où les changements horaires sont souvent planifiés sur plusieurs semaines voire plusieurs mois…  Dans cette logique il faudra donc travailler le samedi, le dimanche, faire des soirées et être en horaires variables de juin à septembre... Tout ça n’est pas sérieux et surtout ne tiendra pas face au choc climatique en cours.

Il y a pourtant quelques pistes pour commencer à vraiment prendre le sujet à bras le corps Pour commencer la Ville de Paris doit déjà, et en urgence, réparer et rendre opérationnels tous les systèmes de ventilation déjà existants pour chaque établissement, il faut des fontaines d’eau fraîche et au moins un climatiseur dans chaque bibliothèque  pour à minima rafraîchir une pièce. Et on parle là vraiment de à minima !

Au-delà, avec la multiplication et l’intensification des canicules (et parfois pas que pendant les congés d’été comme cette année), on voit mal comment éviter de climatiser une partie des services publics parisiens ! Ce choix aurait l'intérêt de garantir des conditions de travail décentes pour les agents, des conditions d'accueil correctes pour les usagers et la continuité du service public. Et en attendant que ce chantier soit enfin réalisé Anne Hidalgo se doit d’accorder des « congés canicule » exceptionnels plutôt qu’instaurer la « flexibilité canicule » ! A moins que l’on soit obligé d’attendre que des socialistes arrivent un jour à la mairie afin d’appliquer une politique sociale enfin progressiste ? Make Our Library Great Again !

 

 

                                  Plan climat : la mairie de Paris va-t-elle sauver les bibliothèques ?

 

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