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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 13:07
Droit du travail : la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris contre la mairie centrale ?

Surtout va-t-elle quand même persister à rester dans l’illégalité ? Ou bien dans l'insubordination envers sa propre tutelle ?

En cette période troublée de deuxième vague de pandémie de Covid-19, la mairie de Paris reste dans le vague ou propose des solutions pour ses personnels qui paraissent souvent en contradiction avec les propos du gouvernement, lequel impose un nouveau confinement et déclare la situation « plus préoccupante qu'en mars ». Pas étonnant donc qu'à l'instar d'une majorité de citoyens, un certain nombre d'agents travaillant dans les bibliothèques municipales de la capitale soient très inquiets puisque sous la pression d'Anne Hidalgo, leurs établissements sont contraints d'ouvrir leurs portes. De quoi craindre, notamment pour ceux qui habitent très loin de leur lieu de travail, pour leur santé ou celle de leur proches en raison de leur déplacement.

Chacun ne réagissant pas de la même façons, un certains nombre de collègues ont donc décidé d’exercer leur droit de retrait avec des arguments tellement incontestables que ces derniers mettent dans l'embarras la mairie de Paris (voir ici). Tellement dans l'embarras, que la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris est désormais dans la panade, d’autant qu'elle n'a pas contesté à temps ces droits de retrait, il faut quarante-huit heures, les validant ainsi de facto.

Panique à bord ! Pour palier son incompétence la DAC, via son service de ressources humaines (le SRH), tente alors de faire pression sur les agents qui ont exercé leur droit de retrait ces derniers jours. En tapant des pieds et en maniant la menace : « vous êtes considérés en abandon de poste et nous allons donc engager une procédure disciplinaire si vous ne revenez fissa » n'hésite pas à asséner l'administration. Une tentative de bluff vaine car évidemment ce procédé est non seulement indécent mais surtout parfaitement illégal selon la procédure officielle de …….la Ville de Paris publiée en bas de cet article !

En effet, les textes précisent « qu'aucune sanction, aucune retenue de salaire ne peut être prise à l’encontre d’un agent ou d’un groupe d’agents qui se sont retirés d’une situation de travail dont ils avaient un motif raisonnable de penser qu’elle présentait un danger grave et imminent pour la vie ou pour la santé de chacun d’eux ».  En gros, c’est votre bonne foi qui conduit votre action. Si vous êtes sincère dans votre droit de retrait, la Ville ne pourra que prendre note mais ne pourra en aucune manière vous sanctionner et nul doute que vous ne le soyez.pas dans cette situation très particulière.

Évidemment, la direction des affaires culturelles et son SRH ont le droit de contester un droit de retrait mais dans ce cas, ils doivent le notifier par écrit à chaque personne puis saisir dans la foulée un comité d’hygiène et sécurité (CHSCT) pour officialiser leur réponse et la justifier au lieu de menacer ses propres agents. Maintenant que ces pratiques ont été mise au grand jour reste une question : la DAC (ou le SRH) va-t-elle quand même persister à rester dans l’illégalité dans une posture frondeuse envers son administration ? Jusque dans l'insubordination ?

 

Droit du travail : la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris contre la mairie centrale ?

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20 février 2020 4 20 /02 /février /2020 15:40
Une société, en contrat avec la mairie de Paris, a décidé de défier ouvertement Anne Hidalgo en pleine campagne électorale !

L’ancienne inspectrice du travail actuellement en campagne pour sa réélection pourrait bien se mettre en colère contre à une société qui défie ouvertement son autorité sur les questions même du droit du travail

La société Nickel qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la Capitale était connue pour ses pratiques douteuses. Devant le scandale (lire ici), la mairie de Paris avait alors promis de la rappeler à l’ordre.

Pas suffisamment sans doute car elle vient de nouveau d’être prise la main dans le sac à la bibliothèque Italie (XIIIe). En effet dans cet établissement situé juste en face …de la mairie de l’arrondissement la société nickel employait de nouveau une personne pour le nettoyage à la bibliothèque Italie depuis trois semaines sans lui avoir fait signer un contrat de travail sous la raison fallacieuse qu’elle était à l’essai.

Une méthode qui lui a permis ensuite de la licencier sans préavis. Bon comme il n’y avait pas de contrat de travail ce n’était pas non plus trop compliqué juridiquement. Mieux, pour solde de tout compte la société Nickel a royalement versé …quatre-vingt euros ! Comme elle avait déjà travaillé au moins soixante heures, ça fait, à la louche, et en calculant large, à peine plus d'un euro de l’heure. Sûr qu’au niveau coût du travail on ne peut pas faire plus compétitif !

De toute façon il semble que les contrats rédigés par la société Nickel soient plus que fantaisistes puisqu'il est par exemple indiqué comme lieu de travail, « Ville de Paris ». Ce qui est plutôt vague avec ses plusieurs milliers de sites recensés. Et le collectif parisien du nettoyage de faire un petit rappel à la loi : « la mention Ville de Paris correspond à la collectivité locale cliente mais pas au lieu d’activité dont la mention est obligatoire dans les contrats de travail, selon les dispositions du Code et en application de la Directive Européenne n° 91 / 533 ». Et pan sur le bec de nos moins disant social !

Bon ce qui est sûr c’est que la société Nickel est coutumière du fait puisque ayant déjà utilisé ce type de pratique à la médiathèque Duras (XXe). A la suite de cet épisode la mairie de Paris avait promis de rappeler de nouveau à la société Nickel de respecter vraiment le droit du travail. Une promesse faite devant nous au nom d’Anne Hidalgo par la voix de Christophe Girard, l’adjoint en charge de la Culture. Ce qui vient de nouveau de se passer à la bibliothèque de la Place d’Italie nous confirme que la société Nickel a décidé de défier ouvertement la maire de la capitale en passant désormais un cran au-dessus et ceci, sacrilège, alors que cette dernière brigue un nouveau mandat.

 

 

       Social : Nickel a décidé de défier ouvertement Anne Hidalgo en pleine campagne électorale !

              - Franchement ma chère Anne, ce que te fait cette société c'est un vrai coup bas

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4 février 2020 2 04 /02 /février /2020 15:27
CGT Ville de Paris : des centaines de militant.e.s privé.e.s de leurs droits syndicaux  par la fédération CGT des territoriaux !

Les cégétistes parisiens s’en remettent désormais à Philipe Martinez pour mettre fin à ces pratiques d’un autre âge

C’est un véritable coup de tonnerre dans le paysage syndical parisien. Et le dernier épisode en date d’une crise aigüe à l’œuvre depuis plusieurs années. Tout a commencé lorsque le syndicat du nettoiement a voulu prendre le pouvoir sur tous les autres syndicats CGT de la Ville de Paris. Un putsch qui avait toutefois lamentablement échoué lors d’un congrès il y a trois ans et donc entrainé dans la foulée la scission du syndicat du nettoiement avec le soutien actif….de la fédération CGT des services publics, la structure qui chapeaute tous les syndicats des collectivités territoriales !

S’en est alors suivi une succession de menaces et intimidations digne du patronat de l’automobile des années soixante-dix contre les récalcitrants (lire ici). Après avoir réaffirmé contre vents et marées son soutien au syndicat du nettoiement malgré les révélations dans la presse de graves violence sexistes (lire ici), c’est donc une nouvelle étape qui a été franchie.

En effet en ce début de semaine près de cinq cents militant.e.s de la de la CGT de la Ville de Paris se sont vu notifier par la fédération des territoriaux la suppression de tous leurs droits syndicaux. Une lettre envoyée fissa à Anne Hidalgo qui n’a pas dû en revenir d’une telle aubaine. Des militants si nombreux que forcément, ils exerçaient dans tous les secteurs de la municipalité : personnels de crèche, de mairie, cadres administratifs, agents de maitrise, animateurs des écoles, conducteurs (notamment des bennes à ordures), bibliothécaires, agent des conservatoires, agents de surveillance, agents de logistique, agents des canaux…. la liste est bien sûr non exhaustive. Une véritable hécatombe qui touche toute la CGT parisienne. Et que la fédé des territoriaux veut visiblement éradiquer

Une stratégie suicidaire qui pourrait bien ne pas faire les affaires de Philipe Martinez car la disparition de la CGT de la Ville de la Ville de Paris, important pourvoyeur de voix et d’adhérents dans la fonction publique, aggraverait de facto la représentativité de toute la CGT au niveau de tout le pays. C’est pourquoi, pour sauver ce qui peut encore l'être et surtout mettre fin à ces pratiques d'un autre âge, les cégétiste parisiens s’en remettent désormais à la direction nationale de la confédération.

CGT Ville de Paris : des centaines de militant.e.s privé.e.s de leurs droits syndicaux  par la fédération CGT des territoriaux !

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26 septembre 2019 4 26 /09 /septembre /2019 11:16
Les agents de la bibliothèque Marguerite Duras (XXe) furax contre l’administration parisienne

    Et prêt à faire grève puisque un préavis a été déposé pour le samedi 5 octobre

Est-ce une boulette de la direction des affaires culturelles (DAC) de la Ville de Paris ? Ou bien un mépris sans nom de l’administration parisienne envers ses agents ? Les deux mon général selon l’ensemble de l’équipe de la bibliothèque Marguerite Duras, située dans le nord-est de la capitale, laquelle a décidé de diffuser une lettre ouverte à sa tutelle ainsi qu’à l’ensemble du réseau des bibliothèques municipales parisiennes. La voici in extenso :

« Nous avons appris hier, en fin d’après-midi, que le contrat de l’un de nos collègues, contractuel de remplacement en section jeunesse, ne sera pas renouvelé. C'est d'abord par sa forme que cette annonce nous a surpris, notre collègue ayant reçu un mail lapidaire (une ligne !), à deux heures de la fin de son contrat ! Sauf à imaginer que la SRH-DAC ait pris cette décision hier soir, in extremis (ce que nous n’osons envisager), nous ne pouvons que nous étonner que cette décision lui soit annoncée si tardivement. Qu’est-ce que cela signifie ? Vous imaginiez-vous qu’il lui suffirait de traverser la rue pour trouver un travail ?

La moindre des corrections eut été de respecter un délai de prévenance. Quel message la SRH-DAC pense-t-elle envoyer aux agents, contractuels ou non, en procédant ainsi ? Êtes-vous, conscients du manque de considération, et même du mépris que ce genre de pratique véhicule ? Outre la situation personnelle de notre collègue, l’équipe dans son ensemble est prise de court par cette annonce soudaine. En effet, s’en trouvent bouleversés : l’organisation de notre travail interne, le travail du dimanche, le service public, les accueils de classes, les animations, toutes tâches dans lesquelles notre collègue était très investi.

 

 

Sachant qu’à ce jour, la section jeunesse a toujours un poste vacant, la présence de ce collègue n’était pas superflue. Notre collègue était pleinement intégré à l’équipe, et en était un membre à part entière, comme en témoigne la précédente liste des missions pour lesquelles il va nous manquer. Au cours de ses six mois de contrat, il a été évalué de nombreuses fois, par sa n+1 et sa n+2, et toujours de manière très positive. Jusqu’au bout, l’équipe a espéré un renouvellement (qui a été demandé officiellement). Tout ça pour qu’après un silence total de la SRH-DAC d’une semaine cela se solde, le dernier jour de son contrat (une fois encore), par un simple mail où on lui reproche même de ne pas être joignable sur son téléphone portable (alors qu’il est en service public), un comble après l’avoir laissé une semaine sans réponses !

Cette situation nous amène, en tant qu’équipe, à nous poser plusieurs questions : Cette annonce tardive est-elle due à un manque de considération pour notre collègue, un dysfonctionnement au sein de vos services, ou plus prosaïquement à un sous-effectif dans vos propres rangs ? Pourquoi avoir gardé le silence après la demande de renouvellement si vous saviez qu’elle serait sans suite ? Nous espérons que de tels modes de fonctionnement ne sont pas appelés à devenir la norme. Nous tenons à vous rappeler qu’avant d’être des ressources, les gens dont vous vous occupez sont des Humains.

En conséquence, nous demandons que notre collègue soit à nouveau recruté à partir du 5 novembre, date à laquelle un congé maternité va causer un sous-effectif supplémentaire qui nuira à nos missions de service public. Deuxièmement, que vous preniez conscience que vous gérez des individus et non des lignes comptables / statistiques et que de ce fait, un minimum de respect s’impose. Après réunion ce matin de l’ensemble de l’équipe, nous tenons à vous informer que sans réponses satisfaisantes de votre part d’ici mercredi, nous sommes prêts à appuyer nos revendications par un mouvement de grève. L’équipe de Marguerite Duras »

On ne sait pas encore si le message a été bien reçu par la mairie de Paris. En attendant une réaction de la municipalité parisienne qui réponde vraiment aux demandes (et aux attentes) des personnels de la bibliothèque Marguerite Duras, un préavis de grève a été déposé par les syndicats de la direction des affaires culturelles pour le samedi 5 octobre (voir le détail dans la rubrique commentaire).

Dernière minute (4 oct)  : le préavis est levé suite aux engagements de la mairie de Paris

Les agents de la bibliothèque Marguerite Duras (XXe) furax contre l’administration parisienne

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6 septembre 2019 5 06 /09 /septembre /2019 13:27
Pôles sourds dans les bibliothèques parisiennes : la mairie s’attaque au droit à la formation…

Si elle se confirmait, cette décision relèverait d’une véritable inégalité de traitement. Inégalité de traitement qui pourrait à très vite porter du tort aux cinq pôles sourds présents dans les bibliothèques de la capitale

C’est un modèle de réussite que beaucoup de bibliothèques en France admirent : l'existence depuis plus d’une dizaine d’années au sein du réseau parisien de cinq « pôles sourds » dans cinq bibliothèques de la capitale - Canopée (Ier), Malraux (VIe) Chaptal (IXe), Saint Eloi (XIIe) et Fessart (XIXe) - lesquels intègrent une dizaine de collègues sourds. Signe de cette vitalité : des formations en LSF (Langue des Signes Française) sont accordées aux agents, et des interprètes sont régulièrement  sollicités, en particulier pour les réunions d’équipe ou des formations. Mais ça c’était avant…

Car quelqu’un au sein de l’administration parisienne a décidé de changer les règles d’accès aux formations en LSF. En effet  jusqu’à présent les agents travaillant dans les pôles sourds avait la même possibilité que leurs autres collègues du réseau des bibliothèques de la capitales en terme de formation, soit de présenter trois vœux, hors formation LSF bien sûr. C’est que cette dernière était jusque-là considérée  forcément comme hors quota vu la spécificité de leurs établissement. Cette particularité ne serait apparemment donc plus reconnue. Si elle se confirmait, cette décision relèverait alors d’une véritable inégalité de traitement.

Inégalité de traitement qui pourrait à très vite porter du tort aux pôles sourds et à leur attractivité. Être motivé pour travailler avec des collègues sourds, avec la culture Sourde mais être dissuadé de le faire parce que l’accès à d’autres formations liées au métier de bibliothécaire serait plus limité qu’ailleurs… Si cette décision relève d’une  banale gestion comptable la mairie de Paris doit donc impérativement revenir dessus. D’autant plus que la majorité municipale est composée d’un adjoint au maire….. chargé du handicap ! Nul doute que ce dernier va se fâcher tout rouge (pour au moins justifier sa délégation) devant cette véritable bourde administrative.

 

 

                               Nicolas Nordman, l'adjoint d'Anne Hidalgo en charge du handicap

                           -  Ouch, faut que j'agisse, pour une fois que je peux m'emparer d'un dossier......

 

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 10:52
Notre maison  brûle mais la mairie de Paris regarde ailleurs

                                   ....Make Our Library Great Again !

Alors que le réchauffement climatique est au cœur du débat public, la ville de Paris se désintéresse totalement de ce sujet dans un périmètre qui relève pourtant de sa propre responsabilité lors des deux  épisodes de canicule qui ont eu lieu cet été, fin juin puis fin juillet. Le second s'est  même achevé avec un nouveau record de température de 42,6° C à Paris. En dehors de ces canicules « officielles » les agents de nombreux établissements municipaux de la capitale ont aussi subi d'autres pics de chaleur, avec des températures dépassant régulièrement les 30 voire les 33 degrés à l’intérieur des bureaux et des espaces publics. Dans ces conditions, on ne peut que craindre le pire dans les années à venir au niveau de la santé des agents et des usagers d’autant que la Ville refuse pour des raisons davantage financières qu'écologiques de climatiser ses bâtiments

Dans notre champ d’intervention syndical force est de constater que nombre de bibliothèques municipales sont de véritables aberrations thermiques, ce qui a eu pour conséquence que nombre d’entre elles ont dû procéder à des fermetures anticipées tant la chaleur intérieure était insupportable. Le problème c’est que d’un autre côté, la Direction des Affaires Culturelles (DAC), notre administration directe, n’a rien trouvé de mieux que d’imposer aux bibliothécaires parisiens de compenser ces fermetures qui ne dépendent pas d’eux à travailler en horaires variables d'une semaine à l'autre. Plutôt provocateur pour des personnels qui déjà travaillent le samedi (voire le dimanche) tout en finissant souvent à 19 heures.

Cet été ce sont donc la santé et les conditions de travail des agents des bibliothèques qui ont servi de variables d'ajustement à des conditions de température de plus en plus extrêmes. D’abord en refusant de préciser les critères de réductions horaires ou de fermeture, la DAC s’est déchargée sur les chef-es d'établissement, légalement responsables de la santé des agents. Ensuite en demandant, pour valider des réductions horaires ou des fermetures, des relevés fréquents de température avec...photos des thermomètres ! La marque d'une grande confiance envers ces mêmes chef-e-s d'établissement…

Autre invention géniale de la mairie de Paris lors de la seconde canicule (celle de fin juillet) qui amena là aussi des fermetures partielles ou totales de nombreuses bibliothèques : notre municipalité ordonna aux personnels d’aller travailler ailleurs (dans des établissements pas climatisés et donc aussi surchauffés), de prendre un congé (donc de prendre sur son quota annuel) ou de rattraper les heures non faites la semaine suivante. Changement de politique donc puisqu’en 2017 et même fin juin de cette année les heures n’étaient pas à rattraper.

Résumons : Le/la bibliothécaire travaille donc le samedi, parfois le dimanche, et termine souvent à 19h. Comme tou-tes les salariés-e-s, sa carrière donc son temps de travail ne cessent de s’allonger (avoir 42 ans de cotisation, partir à 63 ans  sans malus…). Et désormais, en cas de fortes chaleurs,  il/elle doit passer en horaires variables d’une semaine à l’autre, donc oublier son emploi du temps négocié en début d’année conciliant nécessités de service et contraintes personnelles. Une semaine à 30 heures, puis une semaine à 46 heures, puis... Pire que la flexibilité de certaines entreprises privées où les changements horaires sont souvent planifiés sur plusieurs semaines voire plusieurs mois…  Dans cette logique il faudra donc travailler le samedi, le dimanche, faire des soirées et être en horaires variables de juin à septembre... Tout ça n’est pas sérieux et surtout ne tiendra pas face au choc climatique en cours.

Il y a pourtant quelques pistes pour commencer à vraiment prendre le sujet à bras le corps Pour commencer la Ville de Paris doit déjà, et en urgence, réparer et rendre opérationnels tous les systèmes de ventilation déjà existants pour chaque établissement, il faut des fontaines d’eau fraîche et au moins un climatiseur dans chaque bibliothèque  pour à minima rafraîchir une pièce. Et on parle là vraiment de à minima !

Au-delà, avec la multiplication et l’intensification des canicules (et parfois pas que pendant les congés d’été comme cette année), on voit mal comment éviter de climatiser une partie des services publics parisiens ! Ce choix aurait l'intérêt de garantir des conditions de travail décentes pour les agents, des conditions d'accueil correctes pour les usagers et la continuité du service public. Et en attendant que ce chantier soit enfin réalisé Anne Hidalgo se doit d’accorder des « congés canicule » exceptionnels plutôt qu’instaurer la « flexibilité canicule » ! A moins que l’on soit obligé d’attendre que des socialistes arrivent un jour à la mairie afin d’appliquer une politique sociale enfin progressiste ? Make Our Library Great Again !

 

 

                                  Plan climat : la mairie de Paris va-t-elle sauver les bibliothèques ?

 

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15 mai 2019 3 15 /05 /mai /2019 13:48

Pour toute information sur le colectif Femmes-Mixité de la CGT de la Ville de Paris voir leur page Facebook

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2 avril 2019 2 02 /04 /avril /2019 06:36
CGT : Des syndiqué.e.s refusent un fonctionnement mortifère

                                     Il faut savoir militer heureux !

Militant-e-s CGT, nous décidons de quitter le syndicat des cadres de la Ville de Paris et de nous affilier à un autre syndicat CGT, celui des administratifs.car nous constatons qu'il n'est aujourd'hui plus possible de militer sereinement : la violence des échanges, les menaces ou les calomnies utilisées par certains camarades du bureau, en réunion ou par mails interposés, ont eu tôt fait de décourager et de faire fuir de la Commission Exécutive (CE) des camaradEs dont c’était (ou pas) le premier mandat.

Depuis la crise qui s’est ouverte début 2017, force est de constater que les dirigeants de ce syndicat ont tourné le dos aux valeurs et à l’orientation de la CGT. Cette orientation votée en congrès du syndicat des cadres était celle de reconstruire l’unité entre les syndicats de l’Union Syndicale (US) et ceux qui avaient scissionné sur la base d’un cadre commun d’échanges et d’initiatives, sur la base aussi de la souveraineté des syndicats et donc du refus de tout diktat. En dépit de cette orientation unanime, le secrétaire général du syndicat des cadres a décidé, bientôt suivi par une CE déjà vidée d’une partie de ses membres, de rompre avec l’US et d’obéir aux injonctions de la fédération des services publics. Pire, la direction de ce syndicat des cadres (officiellement un SG et quatre SG adjoints) souvent réduite à seulement deux personnes s’est permise de cautionner, en y apposant la signature du syndicat, des tentatives de coups de force comme la volonté de la Fédération de mettre sous tutelle des syndicats de l’US ou de leur interdire l’accès aux locaux à la Bourse du travail (voir ici).

Se refusant à convoquer un comité général qui aurait permis à l’ensemble des adhérent-e-s de s’informer, de débattre et de décider de ce qu’il convenait de faire, la direction en est même venue lors d’une AG à organiser en urgence un vote pour...qu’il n’y ait pas de vote sur une motion s’opposant aux mises sous tutelle de syndicats de l’US ! Ce refus de respecter un cadre démocratique élémentaire s’est aussi accompagné de procédés d’un autre âge : cooptation des fidèles, dénigrement, calomnies et parfois menaces pour celles et ceux qui n’acceptaient pas ces choix.

À cette stratégie mortifère s’est ajoutée la concentration des libertés syndicales et le refus de les partager à partir de la réalité de l’implantation et de l’activité syndicale comme par exemple le refus de temps pour les activités du  collectif femmes mixité de l'US, investi sur l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Des camarades qui travaillent et portent loyalement les valeurs et l’orientation de la CGT notamment au travers leur travail de terrain se sont extraits de cette ambiance toxique et malveillante. D’autres qui depuis quelques années ont montré le sérieux de leur engagement et ont permis à la CGT de se renforcer aux dernières élections professionnelles, se voient aujourd’hui écarté-e-s de leur mandat dans ces instances (CHSCT central en particulier).

Attaché-e-s à un syndicalisme de transformation sociale, au plus près des syndiqué-e-s et des personnels, nous sommes à la CGT et nous y resterons ! Mais pas dans un syndicat où la direction impose un fonctionnement et des mœurs en rupture avec la démocratie interne et la bienveillance entre camarades. Pas dans un syndicat où des membres de la direction font preuve d’attitudes violentes,  d’insultes, de sexisme ou de calomnie, ou au mieux les tolèrent. Pas dans un syndicat où la direction, sous prétexte de « lutte de classe » et de ceux qui en seraient dignes, confisque « les places » et le pouvoir. Pas dans un syndicat dont la seule boussole de la direction reste celle de l’entre-soi interne et souvent  du refus sectaire de tout travail avec des organisations syndicales avec lesquelles nous pouvons mener des combats communs, parfois victorieux.

Implication des agent.e.s, combat pour la santé au travail, lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes et contre les discriminations, organisation des personnels précaires,  place de l’encadrement dans la stratégie syndicale interprofessionnel/solidarité internationale, nouvelles formes de communication, éducation populaire, démocratie et qualité de vie syndicale, veille juridique,...les terrains et les enjeux sont nombreux pour faire face à la crise du syndicalisme et reconstruire une stratégie offensive face aux attaques toujours plus dures,que ce soit par les gouvernements successifs mais aussi à la Mairie de Paris, contre les services publics et le monde du travail.

Nous continuerons à y apporter notre pierre. Mais pour mener cette tâche souvent difficile, il faut aussi savoir militer heureux. En se faisant confiance. En militant ensemble pour des jours heureux ! C’est pourquoi, pour continuer à le faire tout en restant à la CGT, nous rejoignons le syndicat CGT des administratifs de la Ville de Paris

CGT : Des syndiqué.e.s refusent un fonctionnement mortifère

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15 novembre 2018 4 15 /11 /novembre /2018 16:02
Harcèlement, propos racistes, gestes déplacés : la mairie du XXe désormais sous le coup d’une enquête administrative

Anne Hidalgo sous pression après avait été interpellée publiquement par la CGT de la Ville de Paris pour « en finir avec l’omerta » dans cette mairie qui est dans la tourmente depuis plusieurs années

 

La Ville de Paris ne pouvait plus faire comme si de rien n’était après les révélations publiques de harcèlement sexuel, de propos racistes et de propos souvent insultants tenus par le directeur Général des Services (DGS) , le plus haut responsable administratif de la mairie du XXème arrondissement. Il est vrai que les derniers témoignages, accablants, révélés successivement par StreetPress et Le Parisien rendaient désormais la situation intenable. Tellement intenable, qu’Anne Hidalgo a décidé de lancer une enquête administrative « pour permettre de faire toute la lumière sur les faits qui sont reprochés au DGS du XXe » a t-il été annoncé dans un communiqué.

 

C'est peu dire que la mairie était plus que sous pression puisque de son côté la CGT de la Ville de Paris avait interpellé Anne Hidalgo, dans une lettre publique envoyée à tous les agents de la collectivité, lui demandant « d’en finir avec l’omerta » sur le climat de terreur qui semble régner à la mairie du XXème depuis de nombreuses années et qui était dénoncé, outre la CGT par de nombreux autres syndicats comme la CFDT ou encore l’UNSA. Et les éléments factuels développés dans cette lettre ouverte sont on ne peut plus accablants contre ce fameux DGS entre « management agressif et autoritaire», « propos insultants ou racistes »  à l’égard des agents, ou encore « menace de sanction disciplinaire » en dehors de toute procédure administrative. Enfin cerise sur le gâteau, « une plainte pour harcèlement moral et sexuel » a aussi été déposé contre le haut fonctionnaire. 

 

Un courrier dont la conclusion est sans appel pour Anne Hidalgo : « la CGT Vile de Paris dénonce vigoureusement l’indifférence de l’exécutif municipal et de l’Administration ces dix dernières années, l’absence de toute enquête sérieuse devant un faisceau d’éléments graves et répétés dans le temps au sein de la Mairie du XXème. En lien avec les autres organisations syndicales de la ville de Paris, les associations antiracistes et féministes, notre syndicat entend utiliser tous les moyens démocratiques et légaux pour que cesse l’omerta et l’impunité ». Du lourd pour l'ancienne inspectrice du travail qui en a tiré les conséquences en suspendant sine die le principal mis en cause le temps de l'enquête. Pour ceux qui veulent connaitre quelques détails de cette triste affaire, la lettre ouverte est disponible dans son intégralité ici.

 

 

 

                        Mairie du XXe : Anne Hidalgo va désormais être obligée de briser l'omerta

 

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13 novembre 2018 2 13 /11 /novembre /2018 11:11
Droit du travail : cette entreprise qui défie Anne Hidalgo sur ses terres

L’ancienne inspectrice du travail pourrait bien se mettre en colère face à une société qui défie ouvertement son autorité à l’intérieur même d’un bâtiment de la Ville de Paris, ici la médiathèque Marguerite Duras

La société Nickel, qui a récupéré le marché de prestation de ménage dans les bibliothèques et conservatoires municipaux de la Capitale était connue pour ses pratiques douteuses. Devant le scandale, la mairie de Paris engagée moralement et politiquement en tant que donneur d’ordre avait alors promis de la rappeler à l’ordre.

Pas suffisamment sans doute car fin octobre cette entreprise a tenté une nouvelle attaque au droit du travail cette fois-ci contre une salariée en poste à la médiathèque Marguerite Duras (XXe). La manœuvre de Nickel était pourtant grossière : elle consistait, à faire signer un avenant modifiant les horaires de travail à l’insu d’une femme de ménage travaillant sur le site depuis 2013, celle-ci  ne lisant pas le français, pour ensuite…. l’empêcher de venir travailler à ses horaires habituels et tenter de l’éjecter du chantier ! Un document de plus complètement illégal car il ne mentionne pas le lieu de travail sur les avenants au contrat de travail que la société Nickel fait signer à ses salariés. Une pratique qui avait contraint le collectif CGT parisien du nettoyage à saisir l’inspection du travail (lire ici).

Alertée sur cette nouvelle situation, la mairie de Paris avait promis de rappeler de nouveau à la société Nickel à respecter vraiment le droit du travail. Une promesse faite devant nous au nom d’Anne Hidalgo par la voix de Christophe Girard, l’adjoint en charge de la Culture (et donc de ce qui se passe au sein de la médiathèque Marguerite Duras). Ce qui nous fait penser que la société Nickel a donc décidé de défier ouvertement la maire de la capitale en passant désormais un cran au dessus

Les faits se sont déroulés le 5 novembre, soit dix jours après la première alerte. Dès potron-minet deux sbires de la société Nickel, inconnus des agents travaillant sur place, sont venus de nouveau menacer la salariée  de quitter les lieux au plus vite. Même la chef d’équipe du site  en a pris pour son grade. Elle avait le tort de défendre ses collègues. Évidemment face à ces nouvelles attaques le collectif CGT parisien  du nettoyage  a de nouveau alerté l’inspection du travail. De son côté Anne Hidalgo, elle l’ancienne inspectrice,  pourrait bien se mettre en colère face à une société qui défie ouvertement son autorité en bafouant le droit du travail à l’intérieur même d’un bâtiment de la Ville de Paris. De quoi rompre le marché liant la mairie à la société Nickel ?

 

                    - Là faut vraiment que je réagisse car cette fois mon autorité est mise en cause

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