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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 12:40
NBI : La mairie de Paris s’appuie sur les arguments de la CGT

    Bientôt, la prime « politique de la ville » pour de nouveaux établissements ?

C’est que l’on avait appelé une « class action » à la parisienne. C’était il y a cinq ans et à l’époque une centaine de bibliothécaires avait alors saisi le Tribunal Administratif, avec l’aide de la CGT pour obtenir une NBI « Politique de la Ville » même si leur établissement se situait en dehors des limites définies par le ministère de l'Intérieur. Notre argumentaire juridique s’appuyait alors sur une décision du Conseil d’État (lire ici)

Un argumentaire très solide selon les observateurs et qui faisait sacrément peur à la mairie de Paris pour tout dire. Evidemment elle avait tout fait pour s’opposer à notre démarche avec l’aide d’un bataillon d’avocats pour mettre en branle un véritable marathon judiciaire, première instance, appel, seconde instance, re-appel…Faute de moyens pour suivre jusqu’au Conseil d’État, l’affaire était restée en suspens. Et puis patatras !

 Il y a un an, suite aux incidents survenus à la bibliothèque Vaclav Havel (XVIIIe), les personnels ont réclamé, entre autre chose, l’attribution de cette NBI « Politique de la Ville ». Pour sortir de cette crise l’administration parisienne a alors décidé de l’accorder à l’équipe en ne s’appuyant sur rien de moins que sur nos argumentaires ! Lesquels étaient si pertinents qu’ils ont d’ailleurs passé sans coup férir le contrôle de légalité exercé par le Préfet. La voie étant maintenant dégagée, la demande a aussi été faite pour la bibliothèque Assia Djebar (XXe).

A l’occasion de chacune de ces décisions, la CGT a demandé que le dispositif soit étendu à d’autres établissements dans la même configuration, c'est-à-dire à proximité d’un quartier « Politique de la Ville », la Ville s’y étant engagée, c’est désormais en cours ! En effet, la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris  est en train de constituer des dossiers auprès de la DRH pour cinq ou six autres bibliothèques, en fondant sa demande sur des critères élargis (ateliers avec des usagers venant de quartiers QPV, zone de sécurité prioritaire, présence de migrants ou de SDF…). Une procédure qui est prévue sur deux-trois ans à raison de deux bibliothèques chaque année. A suivre.....

 

 

                                    NBI : La mairie de Paris s’appuie sur les arguments de la CGT

- Tu vois Christophe, si j'était entouré à la CGT que de gens de la DAC on serait encore premier 

                   - Je te confirme mon Fifi, ils sont sacrément brillants mais quels soucis !

 

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 18:34
La mairie de Paris contrainte de mettre fin à la discrimination qui touchait une partie de ses bibliothécaires

                       Champagne pour les uns ! Caviar pour les autres ?

Les connaisseurs ont appelé ça « lever un lièvre », lorsque nous avions révélé cette manœuvre de la DRH de la Ville de Paris qui consistait à créer deux catégories de bibliothécaires en excluant une partie d’entre eux de la revalorisation des primes de la filière culturelle. Inutile de dire que cette discrimination - il n’y a pas d’autre mot - qui touche des agents d’un même corps et d’une même direction, a provoqué une vive émotion chez tous les collègues, qu’ils bénéficient du rattrapage ou pas (lire ici).

Il faut reconnaître que notre alerte a rencontré un certain écho, voire un écho certain dans les couloirs de l'Hôtel de Ville puisque une partie des élus et de l'administration n'a pu que reconnaître le fondement de nos arguments. En conséquence, une rencontre réunissant les organisations syndicales, la DRH et la Direction des Affaires Culturelles a eu lieu ce vendredi. Et l'on peut dire que la DRH a été contrainte de revoir sa copie et de mettre fin à « l'inégalité de traitement » qui touchait une partie de nos collègues. Et même sacrément si l'on observe bien.

Ainsi, les agents lauréats en catégorie B cette année (et les prochaines années) qui devaient à l'origine être exclus de toute revalorisation auront un minimum de primes de 4.000 euros annuel d'ici 2019. Une augmentation qui, si elle se fait par palier, est effective dès maintenant avec un plancher de 3.200 euros pour cette année. D'après l'administration la plupart des agents n'atttaigneait pas ce montant. C'est donc une sacré avancée. Et cela devrait normalement se vérifier sur le bulletin de paye de décembre. Happy Christmas !

Pour les bibliothécaires de catégorie A, le plancher cette année est fixé à 4.200 euros pour ensuite atteindre les 4.800 euros. Et plus d'excuse pour refuser de donner des étrennes à son concierge. Donc oui, il a été mis fin à cette discrimination entre les anciens agents du réseau et les nouveaux (et futurs arrivants). Bon rien n'est encore parfait bien sûr, mais c'est déjà ça. Comme quoi le syndicalisme a parfois du bon, non ?

La mairie de Paris contrainte de mettre fin à la discrimination qui touchait une partie de ses bibliothécaires

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 10:13
La Mairie de Paris va-t-elle continuer à discriminer une partie de ses bibliothécaires ?

« Il faut rétablir l’équité de traitement entre les agents pour reconnaître l’engagement de la profession et maintenir l’attractivité des emplois dans les bibliothèques offerts par la Ville de Paris » préconisait pourtant officiellement la haute administration parisienne

 

C’est ce que l’on appelle « lever un lièvre ». Et un gros, puisque même la Direction des Affaires Culturelles n’était pas au courant. Dans un précédent article, nous avions révélé cette manœuvre de la DRH de la Ville de Paris qui consiste à créer deux catégories de bibliothécaires en excluant une partie d’entre eux de la revalorisation des primes de la filière culturelle (lire ici).

 

Inutile de dire que cette discrimination - il n’y a pas d’autre mot -, qui touche des agents d’un même corps et d’une même direction a provoqué une vive émotion chez tous les collègues, qu’ils bénéficient du rattrapage ou pas. Surtout lorsqu’il est devenu clair que la Mairie ne comptait pas augmenter les agents entrés après décembre 2016, lesquels poursuivront donc leur carrière moins payés que ceux entrés avant eux dans le métier. On croyait rêver, avoir mal compris, mais c’est bien cela : il y aura des assistants de bibliothèques (ASBM) à 5000 euros de primes annuelles et d’autres à 3360 euros. Même traitement pour leurs collègues de catégorie A (bibliothécaires et conservateurs). On ne peut donc que dénoncer une situation contraire aux engagements de la Ville de Paris, ceux-là mêmes qu’elle a affirmés au printemps : revaloriser toute « la filière bibliothèque ».

 

En témoignent les propres écrits de l’administration parisienne signés conjointement par Noël Corbin, l’ancien directeur des affaires Culturelles et Jean-Baptiste Nicolas, le directeur, toujours en poste, des Ressources Humaines au niveau central à l’Hôtel de Ville. « Les études comparatives et officielles montrent que les rémunérations des corps de catégorie A et B des personnels des bibliothèques se situent objectivement nettement en dessous des autres corps de la Ville. (…) Il est logique de corriger cette situation tant pour rétablir l’équité de traitement entre les agents que pour reconnaître l’engagement de la profession et maintenir l’attractivité salariale des emplois dans les bibliothèques offerts par la Ville de Paris » écrivait ainsi, et officiellement, la haute administration parisienne. On ne peut plus clair, n’est ce pas ? Cet engagement concerne bien tous les agents. Non seulement ceux actuellement en fonction mais aussi celles et ceux qui intégreront à l’avenir les bibliothèques municipales de la capitale.

 

Notre syndicat a, bien évidemment, dénoncé cette situation auprès de Christophe Girard, le nouvel adjoint en charge des personnels et nous lui avons demandé d’intervenir pour que la DRH centrale de la Ville de Paris, à l’origine de cette discrimination, répare immédiatement cette injustice. Car il faut bien avoir en tête que si cette revalorisation ne touche que les agents les plus anciens, elle disparaitra alors avec le temps, au fur et à mesure que les personnels bénéficiaires partiront à la retraite. Les autres se retrouveront au final avec les mêmes primes qu’en 2016 ! CQFD. Une situation que tout le monde s’accorde à trouver injuste. Même l’administration. Si bien que Christophe Girard a demandé à son équipe de monter une réunion sur le sujet et de convier tous les syndicats. Ce sera pour le vendredi 15 décembre.

 

Pour la CGT la demande sera simple : la mairie de Paris doit présenter les modalités pour garantir un plancher minimum pour tous les agents de la filière culturelle, y compris ceux arrivés en 2017 ou après. Cela a même déjà été chiffré, puisque la Municipalité avait acté lors de la mobilisation massive des bibliothécaires sur ce sujet des primes que « le montant cible doit être de 5 000 euros annuel pour les agents de catégories B et de 6 400 euros à 8 100 euros pour ceux de catégorie A (bibliothécaire et conservateur) » Là aussi c’est écrit noir sur blanc sur les documents officiels de l’administration. Alors, cochon qui s’en dédit ?

 

 

                  Revalorisation de la filière bibliothèque : la Mairie de Paris s'était engagée

                                                      - Et un engagement, c'est sacré...

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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 18:54
Quand la mairie de Paris décide de créer deux catégories de bibliothécaires

Évidemment cette provocation de l’administration passe très mal auprès des personnels concernés, et c’est un euphémisme.

 

Christophe Girard, le nouvel adjoint d’Anne Hidalgo en charge des personnels et surtout du « dialogue social » (selon l’intitulé de sa délégation…), va devoir jouer avec tact pour rattraper la provocation de son administration centrale, laquelle vient de créer deux catégories de personnels des bibliothèques avec un salaire différent malgré un statut identique.

 

L’histoire remonte en fait à ce début d’année, lorsque les bibliothécaires municipaux de la capitale avaient fait grève massivement pour obtenir une revalorisation des primes de la filière culturelle, qui sont les plus basses de toutes les administrations parisiennes. La mobilisation des personnels avait été telle que la mairie de Paris avait alors été contrainte d’ouvrir des négociations pour sortir de cette crise. Et surtout de cette injustice reconnue par l’administration elle-même.

 

Après plusieurs semaines de discussion la Ville de Paris avait alors proposé une augmentation de ces primes de manière significative, même si encore très insuffisante pour revenir au niveau des autres corps de la Ville de Paris. Les personnels attendaient néanmoins les premiers résultats sur leur bulletin de paie du mois d’octobre… Et c’est alors que le pot au rose a été découvert : de nombreux bibliothécaires se sont retrouvés sans revalorisation de primes ! Après enquête, il s’est avéré que la DRH centrale, seule dans son coin, sans jamais en avoir parlé avec les organisations syndicales - ni même avec le reste de l’administration - avait décidé que seuls les agents en poste avant le 31 décembre 2016 bénéficieraient de ce rattrapage !

 

Et pour ceux arrivés depuis janvier 2017 ? Nada ! Ils resteront à l’ancien régime (sec) avec des primes toujours aussi basses. Pour le moment cela concerne une cinquantaine d’agents qui soit viennent d'être promus en catégorie B, soit sont lauréats de concours d'ASBM ou encore en provenance d’une autre collectivité territoriale ou de l’État par voie de détachement. Un chiffre qui ne fera qu’augmenter. Car là où la DRH centrale fait encore plus fort c’est que cela concernera aussi… les futurs bibliothécaires qui arriveront à la Ville de Paris. Si bien qu’avec les départs à la retraite l’ensemble de la filière culturelle pourra dans quelques années se retrouver, niveau primes, à la situation antérieure - que tout le monde reconnaissait pourtant comme particulièrement injuste. Du beau boulot.

 

Évidemment cette provocation de l’administration passe très mal parmi les personnels concernés, et c’est un euphémisme. D’autant plus qu’il n’aurait évidemment pas été question pour nous, représentants des personnels, de créer une filière à deux vitesses, puisque le rattrapage de ces primes devait concerner tout le monde, non seulement les anciens mais aussi les futurs agents qui intégreraient la filière culturelle. Cette décision, si elle était maintenue enfreindrait donc gravement le principe d’égalité de traitement des fonctionnaires placés dans un même corps ou même cadre d’emploi.

 

C’est pourquoi la CGT va contacter l’intersyndicale pour demander un rendez-vous d’urgence auprès de Christophe Girard, afin d’annuler au plus vite cette décision particulièrement inique. Ce sera l’occasion pour lui de montrer que l’intitulé de sa délégation ne sonne pas creux. Et si celui qui fut notre adjoint à la Culture dit vrai, le bon sens devrait vite revenir dans les couloirs de l’Hôtel de Ville : « Je n’ai qu’un désir : trouver des solutions pour sortir des conflits. C’est ma ligne de conduite dans la sphère privée comme dans la vie publique »  déclarait récemment au journal Le Parisien celui que l’on surnomme désormais « le DRH de luxe » (lire ici).

 

        - Allez Christophe montre au p'tit jeune derrière comment tu va te sortir de ce merdier

                    - Pas de problème Anne, les conflits à la culture c'est mon rayon

                 

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:32
Grève de toutes les bibliothèques parisiennes le premier week-end de février

Deux préavis ont été déposés : un premier le samedi 4 février pour toutes les bibliothèques du réseau parisien, et le second le lendemain pour celles... qui ouvrent déjà le dimanche !

La colère ne retombe pas chez les bibliothécaires de la Capitale. Après le mouvement très suivi de décembre dernier (lire ici) les personnels remettent ça le premier week-end de février, les samedi 4 et dimanche 5, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, laquelle est plus que majoritaire parmi les agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.

Les bibliothécaires, qui dénoncent le mépris de la municipalité à leur égard, demandent à Anne Hidalgo d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques municipales parisiennes, notamment, sur les effectifs, les primes de la filière culturelle et les conditions de l'ouverture du dimanche. Si la Mairie de Paris a bien proposé un rattrapage des primes, celles-ci restent toutefois inférieures - et de loin - à celles les plus basses des autres agents de la Ville.

« Ce que nous propose la DRH ne permet pas de rattraper le retard abyssal des primes des personnels des bibliothèques » ont rétorqué les agents présents à l’assemblée générale du personnel du 20 janvier. Pire : le protocole d’accord proposé par la Mairie voulait lier l’augmentation de ces primes avec le travail dominical, exigeant ainsi des syndicats et des bibliothécaires « de s’engager à soutenir » toutes les prochaines ouvertures de bibliothèques le dimanche. Une véritable provocation. Si bien que les personnels ont, à l'unanimité, mandaté l’intersyndicale pour ne pas signer cet accord et d'enjoindre l'administration à reprendre les discussions.

Justement parlons de l‘ouverture du dimanche ! Par exemple à la bibliothèque Françoise Sagan (Xe), inaugurée il y a deux ans à peine et ouverte le dimanche donc, le fonctionnement est si déplorable que la Mairie vient justement d’accorder en urgence la création de quatre postes... Sept bibliothèques supplémentaires vont notamment y être soumises d’ici la fin de la mandature, en 2020. Et pour la première d’entre-elles, la bibliothèque Hélène-Berr, située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement, cette ouverture dominicale tourne déjà à la crise (lire ici).

Avec l’intersyndicale, les personnels d'Hélène-Berr réclament entre deux et cinq créations de postes supplémentaires, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité du public, des agents ou du bâtiment, sans même parler d'assurer un service public juste a minima. Contrairement aux autres bibliothèques du réseau, elle ne sera pas en grève le samedi 4 février (quoique...) . En revanche, elle le sera bien..... le dimanche 5 février comme celles qui doivent ouvrir ce jour-là, telle Marguerite Yourcenar (XIVe) ou encore Marguerite Duras (XXe) puisqu’un second préavis a été déposé. Chez les observateurs, on appelle ça le deuxième effet « Kiss Cool » !

Ceci-dit, il y aura bien du monde le samedi 4 février du côté de la rue de Pcpus puisque les agents du réseau viendrons manifester devant Hélène-Berr à 15 heures avec à l'appui des pétitions proposées aux usagers. Un conflit qui est parti pour durer si rien n’est fait pour répondre aux revendications légitimes des bibliothécaires parisiens. La balle est du côté de l’Hôtel de Ville. Après tout, la Maire de Paris est une ancienne inspectrice du travail et son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, un ancien syndicaliste (étudiant, certes !).

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

     - Alors là Myriam de l'autre côté de la Seine on aperçoit la bibliothèque de la rue de Picpus

                       - Moais, moi je vois plutôt une crise sociale, et crois moi je m'y connais !

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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:50
Négociation sur les primes de la filière culturelle : la Mairie de Paris se fout ouvertement des bibliothécaires

Face à cette véritable provocation et ce nouvel affront envers les personnels, la CGT a quitté la salle.

RIFSEEP ! C'est l'acronyme barbare derrière lequel se cache un nouveau dispositif qui a pour but de remplacer la plupart des primes et indemnités existantes sous une autre appellation. Mais attention « sans perte de rémunération pour les agents concernés » prennent toutefois bien soin de préciser ses thuriféraires.

Un dispositif en vigueur dans certains services de l’État que la ville de Paris compte appliquer à son tour. Mais avant cela, elle voudrait voir comment le mettre en œuvre. Et c’est la Direction des Affaires Culturelles qui a été désignée comme cobaye pour subir l’expérimentation.

« Une direction pas trop grande, composée majoritairement d’agent appartenant à la même filière administrative » a argué la municipalité pour expliquer son choix. L’occasion pour la CGT de profiter de cette « expérimentation » pour justement parler du sujet qui fâche : les primes versées aux agents des bibliothèques, les plus basses par rapport à tous les autres personnels de la Ville de Paris.

Inutile de rappeler que notre syndicat demande cette revalorisation des primes depuis plusieurs années. D'ailleurs il faut savoir que pour la petite histoire la mairie de Paris s’était engagée à mener cette réflexion après le mouvement social sur l’ouverture du dimanche en 2011 (lire ici).

Dès la première réunion, nous avions averti que les rencontres entre les syndicats et la DRH n’avaient de sens que si cette dernière faisait des propositions pour un rééquilibrage des primes de la filière culturelle qui les mèneraient au niveau de celles des autres directions avec à la clé un calendrier pour sa mise en œuvre.

Au final, la municipalité a décidé de se foutre ouvertement de la gueule des bibliothécaires qui déjà travaillent les jours jusqu’à 19 heures, tout les samedis et, pour de plus en plus de collègues, le dimanche. Mais voilà les bibliothèques sont composées en majorité de personnel féminin. Ceci explique sûrement cela. En tout cas la mairie les considère comme quantité très négligeable si l’on en croit sa proposition de « revalorisation ».

Négociation sur les primes de la filière culturelle : la Mairie de Paris se fout ouvertement des bibliothécaires

Il faut dire que l’équipe dirigée par Anne Hidalgo fait fort. Très fort même puisque elle propose par exemple pour les ASBM (catégorie B) une augmentation (très) progressive…de 25 euros par mois au bout de quatre ans ! Pour les Bibliothécaires et Conservateurs, corps de catégorie A, ce sera respectivement une augmentation de 34 et 42 euros par mois (mais attention pas d’emballement intempestif là aussi très progressivement sur quatre ans). Précisons juste qu'avec cette « augmentation » les primes de la filière culturelle restent toujours bonnes dernières et n'atteignent même pas la moyenne basse des autres agents de la Ville.

Bref, pas question pour la mairie Paris de corriger une injustice pourtant unanimement reconnue. Pour répondre à cette véritable provocation et ce nouvel affront envers les personnels de la filière culturelle, la CGT a décidé de s’en tenir à sa parole et de quitter la réunion.

Face à cette situation de crise, il est grand temps de se manifester pour réclamer des conditions de travail dignes avec des effectifs supplémentaires, la reconnaissance de nos compétences, de nos métiers, et un rattrapage conséquent de nos primes pour être au niveau des autres agents de la Mairie de Paris. Premier rendez-vous : le samedi 17 décembre à l’appel de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP ET UNSA) avec au programme plusieurs manifestations. Une le matin devant la bibliothèque Parmentier pour accueillir le maire du XIème et Bruno Julliard qui doivent venir inaugurer sa réouverture. L’autre l’après midi devant Hélène Berr (XIIe). Soyons nombreux.

Négociation sur les primes de la filière culturelle : la Mairie de Paris se fout ouvertement des bibliothécaires

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 10:09
NBI « zone urbaine sensible » dans les bibliothèques parisiennes : les avocats de la CGT  taillent en pièce les arguments de la mairie

Il est vrai que, dans leur mémoire remis au tribunal, les baveux de l’Hôtel de Ville ont été petits joueurs

C’est une nouvelle étape dans la procédure auprès du Tribunal Administratif lancée par plus d’une centaine de bibliothécaires pour obtenir l’attribution d’une prime réglementaire s’appuyant sur une jurisprudence favorable du Conseil d'Etat (lire ici).

Pour mémoire, la plus haute juridiction administrative avait  établi que les agents exerçant dans des établissements n’entrant pas dans le découpage des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) - mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils reçoivent les mêmes usagers - peuvent eux aussi prétendre à une prime dite NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire). La même que celle accordée à leurs collègues en poste dans un établissement situé en ZUS. Et oui, il suffit que des usagers habitant dans une de ces ZUS soient inscrits dans une bibliothèque ou bien fréquentent n’importe quelle autre du réseau pour qu’ils rentrent dans les critères définis par ce jugement qui s’impose à toutes les administrations.

Les bibliothèques partie prenante de cette action en justice ont ainsi été on ne peut plus nombreuses : François Villon (Xe) Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Saint Eloi (XIIe), Melville (XIIIe), Italie (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Yourcenar (XVe), Sabatier (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé (XIXe), Levi Strauss( XIXe) ou encore Duras (XXe). Une class action à la parisienne qui n’a pas fait plaisir à notre chère mairie si l’on en croit la mauvaise foi déployée par son service juridique. Pas grave, nos avocats leur ont donné une petite leçon de droit.

Faut dire que la mairie de Paris a fait fort dans la mesquinerie : « Les requérants ne travaillent  pas de manière significative en relation directe avec les populations issues  d’une ZUS car ce public représente une part marginale de l’ensemble des usagers accueilli par les bibliothèques » ont osé déclarer les baveux de l’Hôtel de Ville dans leur mémoire remis au tribunal. Petits joueurs... Et de pousser le bouchon en affirmant qu’il faut que la moitié au moins des usagers provienne d’une ZUS pour pouvoir prétendre à la NBI. Au risque de se prendre les pieds dans le code administratif.

« La Ville interprète comme souvent le droit de manière erroné, cet argument sur la quotité n’est jamais cité dans la loi ou dans les décrets concernant l’attribution d’une NBI pour les personnels recevant du public provenant des zones sensibles » leur ont rétorqué les avocats de notre syndicat précisant même que « cet argument sur un nombre minimum d’usagers n’a pas non plus été retenu par le Conseil d’État dans son arrêt ». et vlan ! La plus haute juridiction administrative de notre pays ayant juste retenu comme critère que « l’agent doit être en relation direct avec les usagers d’une ZUS et non de savoir si l’agent côtoyait une quantité suffisante d’usagers venant d’une ZUS ». Cruel pour la mairie de Paris en train de se faire tailler une veste sur le plan juridique.

NBI « zone urbaine sensible » dans les bibliothèques parisiennes : les avocats de la CGT  taillent en pièce les arguments de la mairie

Mais alors nos collègues qui ont déposé leurs dossiers au tribunal administratif sont-ils au contact régulier d’usagers en provenance d’une ZUS ? Oui, si l’on en croit les chiffres….. qu’a été obligé de fournir l’administration à la justice. Près d’un millier à Duras, Villon, Lévi-Strauss ou encore Sabatier. Quasiment deux mille pour Parmentier. Pour Vaclav-Havel ou Hergé la part des usagers inscrits originaires d’une ZUS frise également les 10%. Et le reste est à l’avenant…Pire, les chiffres donnés par la mairie dans son mémoire de défense ne concernent que la bibliothèque d’inscription et ne donne aucune référence sur la fréquentation réelle des usagers vis-à-vis des différents équipements de son réseau. De plus  le nombre d’usagers des bibliothèques libres d’accès, ne se limitent pas aux seuls inscrits.

Et notre syndicat de rappeler un fait que les services d’Anne Hidalgo semblent ignorer  « les usagers venant de quartiers sensibles (ou  politique de la Ville) ne se limitent pas à fréquenter des établissements publics uniquement inclus dans ces quartiers ». Et oui, Paris étant plutôt bien desservi en transport public de nombreuses bibliothèques sont de facto proche d’une ZUS parfois en moins de temps qu’il n‘en faut.

Par ailleurs, la fréquentation d’un équipement n’est pas conditionnée au seul lieu de résidence, bien au contraire, tout le monde sait (sauf la ville apparemment) que le lieu de travail et d’activités sociales sont eux aussi un facteur déterminant pour aller dans une bibliothèque. Des arguments que les avocats municipaux ont semble-t-il été incapable de démonter auprès du tribunal puisque désormais ils sont muets comme des carpes. Un paradoxe pour ceux que la sagesse populaire surnomme les bavards.

Bon,  la ville n’ayant pas répondu dans les délais, nous allons faire une demande de clôture d’instruction au greffe du Tribunal Administratif. L’audience pourrait même se tenir avant l’été. En cas de victoire, outre l’attribution de la NBI aux bibliothèques concernées, nous demanderons, pour les collègues qui ont déposé un autre dossier en parallèle, le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière. Trois cent milles euros au bas mot. Ouch ! Nous demanderions en sus le paiement des frais d’avocats. Aïe !

NBI « zone urbaine sensible » dans les bibliothèques parisiennes : les avocats de la CGT  taillent en pièce les arguments de la mairie

                                                 - Ouch, ça pourrait faire mal

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 13:15
Aux Catacombes, la mairie de Paris s'en met plein les fouilles

  Les syndicats savent désormais où frapper pour organiser un piquet de grève

Les catacombes de Paris vont-elles devenir une pompe à fric ? On le croirait bien à lire les tarifs d'accès à l’ossuaire géré par la Mairie de Paris, via l’établissement public Paris-Musées. En effet, il suffit de jeter un coup d'œil sur le site internet de cet auguste établissement pour constater que pour rendre visite aux squelettes de la capitale il y en a pour toutes les bourses. Enfin surtout les plus grosses

Pour une simple visite, réduite à la portion congrue de 45 minutes par la direction de Paris-Musées (au lieu d’une heure auparavant), il faut avoir la poche profonde car le tarif minimum est de douze euros. Rappelons qu'il y a peu, il était, tenez vous bien, de… huit euros. Une augmentation de 50 % en quelques mois. Bien plus  que l’inflation.

Mais attention, la Ville de Paris ne compte pas en rester là car à ce (gros) tarif de base peuvent s'ajouter quatre euros pour visiter la crypte archéologique située à proximité de Notre-Dame. Une bonne affaire pour le chaland ? Même pas, car La ville ne fait grâce que d'un euro pour cet achat groupé.

Vient ensuite tout un tas d’options sur lesquelles la municipalité compte gratter quelques billets supplémentaires  : 35 euros pour une visite guidée en français ou encore 37 euros pour celle en anglais...Une véritable arnaque alors que les salaires des conférenciers dont certains, aux contrats fantaisistes et souvent précaires, touchent à peine plus que le SMIC...

Enfin, si l’on n’en croit toujours le site des catacombes, la gamme des tarifs est même encore plus complexe car Paris-Musées va jusqu’à exiger la somme de 110 euros pour certains groupes, 80 pour d'autres, sans oublier 5 euros  pour les audio-guides......Vous n'avez pas tout compris ?...Nous, non plus ! A noter que l'établissement public est également très riche dans le champs lexical puisque quand il daigne accorder la gratuité d'accès, c'est à des « groupes issus du champ social ». Ouch. il est vrai aussi qu'il a inventé une visite à 30 euros pour le droit de parole des groupes (?). On n’invente rien ! D’ailleurs c’est ici.

L’établissement public Paris-Musées est au final très très riche puisqu’ayant déjà encaissé 350 000 euros pour la location fameuse de l’ossuaire à Airbnb (lire ici) sans compter les locations privées (voir là). Mais alors, où passe tout ce flouze ? Pas dans la poche du personnel en tout cas. La CGT souhaite donc qu’une partie de cet argent serve, pour une fois, à financer l'augmentation des maigres primes des agents des Catacombes, eux qui travaillent depuis des années dans le froid, l'humidité et l'obscurité. Quant aux agents de surveillance recrutés en CDD, ils ne sont pas non plus informés de la prolongation de leur contrat qui prend fin dans quelques semaines...

Une chose est sûre: Si Paris-Musées ne veut pas répondre aux demandes légitimes des agents, les syndicats savent désormais qu'il faut frapper au portefeuille pour organiser un piquet de grève.

Aux Catacombes, la mairie de Paris s'en met plein les fouilles

                                - En plus, on a des jeunes motivés qui savent où aller bloquer

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4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 07:12
NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État
NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

 Mais ne vaut-il pas mieux parfois un bon accord plutôt qu’un mauvais procès ?

C’est ce que l’on appelle une Class action à la parisienne. Après un recours gracieux auprès de la Ville de Paris et de Bruno Julliard resté sans réponse (lire ici), plus d’une centaine de bibliothécaires ont ainsi déposé officiellement un dossier auprès du Tribunal Administratif  pour obtenir l’attribution d’une prime règlementaire.

Les établissements représentés par cette action en justice sont on ne peut plus nombreux : François Villon (Xe) Parmentier (XIe), Hélène Berr (XIIe), Saint Eloi (XIIe), Melville (XIIIe), Italie (XIIIe), Aimé Césaire (XIVe), Yourcenar (XVe), Sabatier (XVIIIe), Vaclav Havel (XVIIIe), Hergé (XIXe), Levi Strauss( XIXe) ou encore Duras (XXe). Avec l’aide de notre syndicat, ils se sont appuyés sur une décision du Conseil d’État dans une affaire similaire pour obtenir satisfaction.

La plus haute juridiction administrative a en effet établi que les établissements n’entrant pas dans le découpage des Zones Urbaines Sensibles (ZUS) mais dont la proximité a pour conséquence qu’ils sont fréquentés par les mêmes usagers, peuvent dorénavant prétendre à une prime dite NBI (Nouvelle Bonification Indiciaire). Ce qui peut potentiellement concerner toutes les bibliothèques municipales parisiennes. Et oui, il suffit qu’un seul usager habitant dans une de ces ZUS soit inscrit dans une bibliothèque ou bien fréquente n’importe quel autre établissement du réseau pour que ceux-ci rentrent dans les critères définis par ce jugement qui s’impose à toutes les administrations.

Une chose est sûre : les bibliothèques Yourcenar (XVe) et Duras (XXe)  doivent d’ors et déjà obtenir cette prime si l’on en croit les statistiques officielles de…l’administration parisienne. En effet pour justifier le « rayonnement » de l’ouverture du dimanche de ces deux établissements la mairie a demandé à l’APUR (un service de l’urbanisme) de cartographier la provenance de leurs inscrits. Ça n’a évidemment  rien à voir avec le dimanche car ceux-ci sont  surtout susceptibles de venir le reste de la semaine, mais bon sur le coup la mairie a surtout validé notre démarche juridique. Un grand merci à elle. Et voici la preuve.

                        En jaune, les inscrits de Yourcenar. En rouge, ceux de Duras

NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

Édifiant n’est ce pas ? Le public vient de tout Paris (et même au-delà) et surtout ces deux établissements reçoivent… du public qui habite dans une ZUS. Bon, en fait, on s’en doutait un peu quand on connait les habitudes de nos lecteurs mais puisque c’est la Ville qui le dit, hein.

Cette cartographie existe-t-elle pour les autres bibliothèques concernées par notre action en justice ?  En principe oui, si l’on en croit la Direction des Affaires Culturelles. « On les a toutes étudiées pour comparer leur fréquentation avec celle de Duras et Yourcenar » a-t-elle affirmé officiellement lors du dernier Comité Technique présidé par l’adjoint à la Culture, Bruno Julliard.

On peut néanmoins affirmer que les autres bibliothèques du réseau « rayonnent », elles aussi, bien au-delà de leur environnement proche comme peuvent le constater les personnels tout au long de l’année. On peut donc être assez confiant du résultat. D’autant plus que des spécialistes juridiques du droit administratif reconnaissent la solidité de notre démarche.

Il y a peu de chance que la Ville de Paris échappe à une condamnation. Nous avons donc demandé à l'administration parisienne de nous rencontrer sur ce dossier et ainsi aboutir à un accord. Dans le cas contraire, nous demanderions le rappel des primes dues jusqu’à quatre ans en arrière. Nous demanderions en sus le paiement des frais d’avocats. Un bon arrangement vaudra toujours mieux qu’un mauvais procès, non ?

NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État
NBI : Plus de cent bibliothécaires parisiens saisissent le Tribunal Administratif pour faire appliquer une décision du Conseil d’État

                                                      - Moi, si j'étais la Ville, je négocierais

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29 avril 2015 3 29 /04 /avril /2015 10:56
Comment la mairie de Paris a organisé elle même le plus long mouvement de grève de son histoire.
Comment la mairie de Paris a organisé elle même le plus long mouvement de grève de son histoire.

      Pour entrer dans le Guinness Book rien ne la fera dévier de son objectif

C’est certainement le plus long mouvement social qu’a connu la Ville de Paris depuis l’élection de Jacques Chirac (premier maire de l’ère moderne)…en 1977 ! Un conflit qui dure maintenant depuis quatorze mois. Une grève qui est en réalité attisée par la mairie de Paris elle-même, au détriment des usagers. Décryptage de ces inavouables méthodes municipales.

A l’origine le conflit est des plus simples. Février 2014, les agents techniques (catégorie C) de la Direction de la Jeunesse et des Sports (DJS) qui travaillent dans les stades, piscines, gymnases de la capitale demandent une revalorisation de leur prime dominicale, actuellement de 45 euros par dimanche travaillé. Avec un argument imparable : être au moins alignés sur leurs collègues qui travaillent le dimanche dans les bibliothèques municipales, qui eux perçoivent 100 euros. Revendication on ne peut plus légitime aux yeux de tous les observateurs. Il faudra toutefois attendre plusieurs semaines pour que la mairie de Paris reçoive l’intersyndicale pourtant forte de quatre organisations très représentatives du secteur (CGT, FO, SUPAP ET SUD).

Et que proposa alors la Vile de Paris ? D’attendre le résultat… des élections municipales. Rien à voir mais bon. Puis les négociations sont repoussées aux calendes grecques…. pour cause de vacances scolaires ou d’élections européennes ! Incroyable n’est ce pas ? Ce manège aura permis de gagner trois bon mois.

Mais la Ville qui ne voulait visiblement pas sortir de cette grève vieille désormais de cinq mois. Elle eu alors une idée de génie, certes des plus tordues. « Pour ne privilégier aucun syndicat (étrange alors que les grévites sont en intersyndicale), les négociations ne reprendraient qu’après les élections professionnelles du 4 décembre 2014 ». C’est officiel, l’équipe d’Anne Hidalgo et de son adjoint en charge des Sports, Jean-François Martins décidait que cette grève devait atteindre son dixième mois. Et on ne discuterait seulement qu’à partir du onzième ! Au mieux. Apparemment la Ville de Paris voulait entrer dans le Guinness Book des records et rien ne la fera dévier de son objectif !

 

                   Grève à la DJS : Jean François Martins et Anne Hidalgo nagent dans le bonheur 

Comment la mairie de Paris a organisé elle même le plus long mouvement de grève de son histoire.

   - Heu Jeff, c'est tout ce que t'as trouvé comme cadeau pour fêter les 12 mois de cette grève ?

Une année est enfin passé et Monsieur Martins flanqué d’Emmanuel Grégoire, l’adjoint en charge des ressources humaines (!) font une proposition royale au bar : Une augmentation mensuelle de ..12,50 euros. Pour ceux qui travaillerait deux dimanche dans le mois ça fait 6 euros 25 (on a compté vous pensez bien). Bon, l’intersyndicale a donc été contrainte de reconduire son préavis. De son côté Anne Hidalgo débouchait un petit mousseux pour fêter ces douze mois de conflit.

La revalorisation des indemnités des dimanches travaillés aurait dû alors être étudiée au Comité Technique Central de la Ville de Paris le 5 mars 2015 si l'on en croyait les dires de la mairie. Hélas ! Ce point est retiré in extremis de l’ordre du jour. Après tout, il n’y a pas urgence, cela ne fait que treize mois que les personnels sont en grève. Mais problème, ceux-ci restent mobilisés. Une fronde de sans dents pas vraiment du gout de la gauche mondialisée au pouvoir à Paris. Et ça, l’équipe d’Anne Hidalgo ne l’avait pas prévu.

Du coup l’exécutif décide de recourir à des moyens on ne peut plus inavouable pour enfin faire cesser « cette maudite grève » : caisse noire, recrutement de vacataires et de personnels de sociétés privées, menaces de sanction et de mutation pour ouvrir coûte que coûte certains gros équipements quitte à fermer les plus petits, des méthodes épinglées sous contrôle d’huissier (lire ici). Bref on croyait avoir installée une ancienne Inspectrice à l’Hôtel de Ville et on se retrouve avec l’héritière de Maggie Thatcher (lire ici).

Le plus triste peut être dans cette histoire pour la gauche parisienne c’est qu'elle rejette sur les méchants ouvriers grévistes les conséquences de cette longue grève, alors qu'ils n’ont ouvert aucunes négociations pendant un an. Pourtant dans toute entreprise qui se respecte les syndicats doivent être reçus dans le cadre d’un préavis pour justement essayer d’éviter la grève… De nombreux élus s’en sont d'ailleurs émus (lire ici). Ainsi que les attachés d'administrations de la Ville de Paris (lire ici).

Mais pas de pot pour nos Sosos, les sans-dents de la DJS ne désarment pas et vont se réunir à nouveau le 6 mai pour une grande assemblée générale. La grève va alors atteindre son quinzième mois. Les personnels attendent toujours que la mairie fasse des propositions dans le cadre de véritables négociations pour sortir de ce conflit. Anne Hidalgo aura bien mérité d’entrer dans le livre des records.

 

                     Anne Hidalgo va-t-elle vouloir sortir de la plus longue gréve parisienne ?

Comment la mairie de Paris a organisé elle même le plus long mouvement de grève de son histoire.

                               - Mais alors, il va donc falloir que je négocie avec des sans dents ?

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