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C'est Qui ? C'est Quoi ?

  • : Le blog de CGT Culture DAC Ville de Paris
  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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26 mars 2020 4 26 /03 /mars /2020 17:34
Covid-19 : Des médecins trainent le gouvernement en justice

            Des centaines de millions de français soutiennent leur initiative !

« Nous sommes en guerre » avait martelé à plusieurs reprises le président de la République lors de son annonce solennelle aux français le 12 mars. Mais comme le disait en 1846 Émile de Girardin dans le quotidien  La Presse : « Gouverner, c’est prévoir. Ne rien prévoir, ce n’est pas gouverner, c’est courir à sa perte ». Jupiter dans son allocution annonçait donc en quelque sorte le désaveu de sa propre gouvernance. Et qui fut confirmé par son ancienne ministre de la santé, Agnès Buzyn, laquelle dans une interview au Monde jetait l’opprobre sur le gouvernement pour son incompétence. Même si pour beaucoup d'observateurs cette déclaration était d'une totale indignité elle qui, dans même temps, avait (piteusement) quitté le navire.

C'est dans ce contexte que des centaines de médecins ont décidé d'attaquer en justice nos décideurs politiques. « Réunis dans un collectif nommé C 19, plus de six cents médecins ont porté plainte jeudi 19 mars contre l'ancienne ministre de la Santé, Agnès Buzyn et le premier ministre, Édouard Philippe qu'ils accusent de «mensonge d'État» dans leur gestion de la crise d'épidémie de coronavirus. Ce collectif a pour ce faire saisi la Cour de Justice de la République, seule juridiction habilitée à juger les actes commis par les membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions » peut on lire sur le site change.org.

Pour ces médecins « le gouvernement était au courant des dangers liés à l'épidémie mais n'a pas agi suffisamment tôt ni pris les bonnes mesures, notamment le stockage de masques et la mise en place de tests systématiques, qui auraient permis d'isoler les "porteurs sains" capables de contaminer plusieurs personnes. Début mars, par l'usage d'un 49-3 au sortir d'un conseil ministériel prétendument consacré à la gestion de la pandémie imminente du coronavirus, nos dirigeants politiques ont révélé le danger qui émane de leurs décisions dans les moments capitaux et leur incapacité à en percevoir l'urgence » précise le texte qui a déjà été signé par plus de deux cent quarante mille français (à l'heure où nous écrivons ces lignes).

Des signataires qui affirment que « par nos voix, nous souhaitons participer à la dénonciation des mensonges, de l'amateurisme et de la médiocrité de nos dirigeant-es qui ont conduit à la gestion calamiteuse de cette crise sanitaire et à un scandale d'état et que nous donnons notre plein soutien et notre solidarité aux courageuses blouses blanches de notre pays, envoyées sur le front de "guerre" sans matériel ». Si vous voulez signer ce texte, c'est ici

 

 

          Covid-19 : Agnès Buzyn et le Gouvernement ont fait fi de toutes les mesures barrières

                                                         - Et j'ai bien pris mon attestation !

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 08:17
Droit de grève : ce que dit vraiment la loi !

Petit bréviaire à l’usage des collègues grévistes qui pourraient rencontrer des difficultés...

Modalitésdu droit de grève : à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, Il arrive parfois que des chefs d’établissement ignorent, de manière involontaire sans doute, les règles et les lois qui régissent tout ça. Alors petit bréviaire à l’usage des collègues qui pourraient rencontrer des difficultés

La grève se fait sur la base d'un préavis déposé par une organisation syndicale. Pour l'agent, le fait de faire grève n'est soumis à aucun délai ni obligation de prévenance (48h ou autre, ça n'existe pas !). Si un agent le fait c’est là encore uniquement par un « principe de courtoisie ». Ce qui veut dire que là où côté management « ça se passe mal » (ça peut arriver), l'agent peut donc parfaitement se contenter de prévenir lors de son retour à son poste. Ou...pas ! Et  il en a parfaitement le droit puisque c’est en effet  à l’administration de constater si des personnels font grève !

Ainsi un responsable d’établissement très au fait de la chose nous confirme « Il n'y a effectivement aucun délai de déclaration préalable, mais cela va même plus loin. Ce qu'on envoie lors d'une grève, c'est juste un état constaté des grévistes. Pour moi, l'agent n'a même pas à déclarer qu'il est gréviste. On doit juste constater son absence et transmettre l’information à notre administration lorsqu'elle elle en fait la demande ».

Enfin pour conclure l'agent peut faire grève une heure, deux heures, trois heures, une demi-journée ou une journée. Ce qui sera donc valable pour le 5 décembre; Et bien sûr après si affinités.

 

 

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8 octobre 2019 2 08 /10 /octobre /2019 16:11
Social : une bédéiste qui ne bat pas en retraite

Emma, la dessinatrice, a réalisé une production qui, pour le coup, s'adresse vraiment aux lecteurs de sept à soixante dix sept ans !

Elle s’appelle Emma, elle a trente six ans et un enfant de six ans d'après sa page de présentation. Elle est ingénieure informaticienne le jour et dessinatrice … quand elle a fini le reste !

Et des bédés elle en fait plein. Dont une sur les retraites qui justement ne bat pas en retraite et dont voici les trois premières planches. Une production qui s'adresse pour le coup vraiment aux lecteurs de sept à soixante dix sept ans !

La BD en version intégrale est disponible avec son accord ici. Et pour voir toute sa production, il faut aller là. Et puis bon, après avoir lu la bédé d'Emma, aussi toutes et tous dans la rue le jeudi 5 décembre ?

 

Social : une bédéiste qui ne bat pas en retraite
Social : une bédéiste qui ne bat pas en retraite
Social : une bédéiste qui ne bat pas en retraite

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17 septembre 2019 2 17 /09 /septembre /2019 07:15
La mairie de Paris va-t-elle priver ses agents de mutuelle santé ?

              Une belle boulette que n'avait pas vu venir les services d'Anne Hidalgo !

C'est ce qu'on appelle un sacré couac. Une boulette qui en tout cas n'était pas prévue par les services de la Ville de Paris. Et qui pourrait priver une partie de ses agents d'une couverture santé alors qu'elle est un des principaux employeur du pays. Plutôt gênant

Un couac qui part d'un fait à priori complètement anodin, l 'histoire d'un simple débat technique réservé en général aux seuls spécialistes qui est de passer un accord d'exclusivité avec une société d'assurance pour proposer aux agents municipaux parisiens une couverture « prévoyance ». Oui, mais attention  pas une prévoyance « santé ». Et c'est là que la bombe à retardement s'est mise en place.

En effet, pour la plupart des gens avoir une assurance prévoyance, c'est tout bonnement avoir ce que l'on appelle dans le jargon une mutuelle, laquelle rembourse les frais médicaux qui ne sont plus pris en charge par la sécurité sociale. Souvent cette mutuelle a aussi un volet « prévoyance » ce qui consiste à assurer un maintien du salaire en cas de longue maladie ou couvrir les risques de décès, d’invalidité, qui ne seraient pas pris en charge par un contrat de base… sauf que pour beaucoup ça fait un peu partie de la même chose. Et c'est là que ça complique.

Il y a quelques jours à peine les soixante mille agents de la Ville de Paris reçoivent à leur domicile un bien curieux courrier. Une proposition de la société de courtage, Collecteam de souscrire cette fameuse prévoyance au profit du géant de l'assurance, Allianz. Plus curieux encore le dit courtier est en possession de toutes les coordonnées des agents de la capitale avec nom, âge, adresse et profession. Une vraie mine d'or pour ces spécialistes du Big Data. Certains susurrent même que ce serait les services municipaux qui auraient laissé fuiter eux même ce fichier !  On n’ose le croire ; Il est vrai cependant  que sur les différents documents envoyés certains sont estampillés du logo officiel... de la Ville de Paris ? Usage de faux ? On laissera à Anne Hidalgo le soin de répondre à cette interrogation. Ce qui ne devrait donc pas tarder vu le problème législatif que cela pose dans le domaine des protections personnelles et du respect de la vie privée. Mais s’il n’ y avait que ça…  

Car stupeur, les agents ont aussi la surprise de découvrir dans cet envoi, dont on ne sait plus trop désormais s'il est d'origine municipale ou pas, une lettre type pour résilier son ancien contrat de prévoyance. À envoyer directement  bien sûr au nouveau prestataire qui se chargera ensuite du reste avec l'efficacité que l'on imagine. Mais comme on l'a dit plus haut ce nouveau contrat ne prends pas en charge les frais médicaux ce que le courtier, faux nez d'Allianz, se garde d'ailleurs bien de préciser dans sa brochure. Si bien que si des agents envoient malheureusement ce courrier de résiliation ils seront probablement illico privés de mutuelle. Un peu comme ces usagers qui découvrent un jour qu'ils ont changé de fournisseur d' électricité avec un contrat plus cher après avoir reçu un démarcheur à domicile.

Un bug que la Ville de Paris n'avait donc pas vu venir et qu'elle tente en catastrophe de réparer. « Ne résilier pas votre mutuelle, seulement votre prévoyance » dit-elle désormais lors de réunions d'information montées à la hâte avec Collecteam. sans doute trop tard pour certains agents qui avaient évidemment comme la majorité un numéro de contrat unique.

Pour corser le tout cette histoire pourrait aussi à l'avenir ressembler aux emprunts « toxiques » qui ont plombé il y a peu  les finances de nombre de collectivité dans l'hexagone puisque le désormais fameux courtier a dans la passé augmenté tous les tarifs de 30 à 40 % sans crier gare. Un lièvre soulevé dans un communiqué par l'Union syndicale CGT des Services Publics Parisiens.et confirmé par la Gazette des Communes (lire ici).  Alors un conseil ne résiliez rien du tout car vous risqueriez de perdre votre mutuelle. Et si vous aviez déjà une assurance prévoyance gardez là. De son côté la mairie de Paris risque d’avoir du souci à se faire si des agents qui ont renvoyé par erreur la lettre type tombent malades. Avec le risque ensuite de plonger dans la précarité ?

 

 

                                      La mairie de Paris va-t-elle priver ses agents de mutuelle santé ?

                                    - Ouch, la CGT vient à nouveau de soulever un lièvre

  - Alors  là ma chère Anne, je te le dis d'emblée, ça ne peut être que toi ma candidate pour Paris !

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2 septembre 2019 1 02 /09 /septembre /2019 11:55
Faisons décoller le référendum citoyen contre la privatisation des Aéroports de Paris

Cette campagne, loin d'être anecdotique, a de vrais enjeux : se saisir d'un outil démocratique inédit 

L’état a décidé de brader son patrimoine en voulant privatiser les aéroports parisiens. C’était sans compter sur la réaction des 248 parlementaires de droite comme de gauche qui ont alors lancé une initiative de référendum d’initiative partagée (RIP) sur la reconnaissance du caractère de « service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris ».

C’est qu’aujourd’hui, les aéroports parisiens sont la principale porte d’entrée et de sortie pour la France. Dans un marché aérien en forte croissance, ils ont accueilli plus de 107 millions de passagers au cours des douze derniers mois, soit deux fois plus qu’il y a vingt-cinq ans. Lancé en 1964, Roissy-CDG en a reçu à lui seul 74 millions. Le groupe ADP (ex-Aéroport de Paris) est actuellement une machine à cash qui a rapporté à lui seul 173 millions d’euros de dividendes à la collectivité l’an dernier : autant d’argent perdu pour les contribuables en cas de privatisation. D’autant que la croissance du nombre de passagers n’est qu’un des aspects de cette folie des grandeurs très rentable. En région parisienne, le groupe s’apparente à un État dans l’État : il possède 6 680 hectares de bâtiments, de terrains, de pistes et d’infrastructures, soit l’équivalent des deux tiers du territoire de la ville de Paris. ADP parie sur le développement de l’activité commerciale qui prospère au cœur de ses aérogares. En 2018, le versement des loyers de 382 points de vente lui a assuré un chiffre d’affaires de 490 millions d’euros.

Investisseur immobilier à part entière, le groupe possède aussi une réserve foncière de plus de 300 hectares qui peut lui permettre à terme de doubler les 1,5 millions de mètres carrés de bureaux qu’il exploite déjà. En conséquence, parce qu’ADP est un enjeu de souveraineté de la France dans ses infrastructures stratégiques de mobilité, parce qu’ADP est une entreprise rentable (son cours en bourse a été multiplié par 3,5 depuis 2006) il faut donc s’opposer à cette privatisation. Alors signez et faites signer la pétition en faveur du référendum ADP en allant sur le site officiel de recueil de signatures qui est ici.  

Comment faire ?  Se munir de sa carte d'identité. Se rendre sur le site (plutôt sur un PC car le site bugue beaucoup avec les téléphones portables) et remplir le formulaire. Attention, mettez bien tous vos prénoms présents sur votre carte d’identité, sinon le site  qui s'appuie sur la base des listes électorales, ne vous retrouve pas. Ne pas vous étonner du code lié à votre commune : c'est un code insee , pas un code postal. Bien distinguer commune d'habitation (1)  et commune de naissance (2). Puis téléchargez votre récépissé de signature : on n'est jamais trop prudent, le ministère de l'intérieur a du mal avec les chiffres .

Cette campagne, loin d'être anecdotique, a de vrais enjeux : se saisir d'un outil démocratique inédit : pour la première fois, nous pourrions, si nous recueillons les 4,7 millions de voix nécessaires, être consultés sur une privatisation ! C’est un objectif concret et à notre portée : en ces temps de sinistrose,  nous, citoyens, avons plus que besoin de cette petite victoire ! Cette initiative doit donc décoller....Pour signer, c'est ici.

 

 

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 22:28
Pollution au plomb : la mairie de Paris nous fait une « Tchernobyl »

Anne Hidalgo et son premier adjoint ont dû pour cela faire appel aux conseils du Professeur Pellerin. De leur côté, les personnels des crèches et centres aérés saisissent le CHSCT

« Tout va bien, il n'y a aucun danger » a déclaré, main sur le cœur, la mairie de Paris, après les révélations de Médiapart sur l'importante pollution au plomb qui touche la Capitale, et plus particulièrement son centre, après l'incendie de la cathédrale Notre-Dame, lequel a vu plusieurs centaines de tonnes fondues de ce métal lourd se disperser dans la nature. Sous la pression, l’exécutif municipal, par la voix d'Anne Hidalgo et d'Emmanuel Grégoire, son premier adjoint, a néanmoins dû faire fermer en urgence un, puis deux centres de loisir pour procéder à une décontamination. Oui mais voilà, à l'instar du nuage de Tchernobyl, l'exposition au plomb est bien plus large qu'annoncée. Avec une communication aussi nullarde qu'il y a trente trois ans !

C'est que l'analogie est frappante. En 1986, explosait la centrale nucléaire de Tchernobyl, située en Ukraine, à l'époque, territoire de l'Union Soviétique (URSS). Le nuage radioactif survolait alors l'Europe...sauf le territoire français. Il fallait voir alors la communication ridicule du porte parole de l'époque, le professeur Pellerin, membre du lobby nucléaire, pour affirmer que le nuage avait été « stoppé aux frontières hexagonales ». Un mensonge désormais très documenté par tous les historiens et surtout enseigné dans toutes les écoles de communication, exemple parfait de ce qu'il ne faut surtout pas faire. Sauf à la mairie de Paris visiblement. Laquelle est prise en flagrant délit de bobard sanitaire. Au point qu'avec les nouveaux éléments en leur possession, les personnels travaillant dans les crèches et les centre aérés ont décidé de saisir le CHSCT (comité Hygiène et Sécurité) de leur direction respective ainsi que le niveau central de l'Hôtel de Ville (voir la saisine officielle dans la rubrique commentaires).

« Mais les mesures sont insignifiantes » s'est vanté Emmanuel Grégoire, le premier adjoint d'Anne Hidalgo, dans tous les médias. Et pourtant lors des prélèvements, les taux dépassent bien le seuil d’intervention immédiate pour des cours d’école ou de crèche avec des relevés qui indiquent une concentration supérieure au « seuil d’intervention rapide » qui pour les enfants est de 70 microgrammes/m². Mais bon, pour les héritiers spirituels du professeur Pellerin, on a fait comme si de rien n'était et du côté de la mairie, on a simplement décidé de continuer comme avant. Irresponsable ! Quand on sait que le nettoyage sur le Parvis de Notre Dame pourtant effectué spécialement pour les dépôts de plomb s’est révélé inefficace, on se demande comment la Ville a pu penser que ne rien faire de spécial allait régler le problème. Ce n’est que le 25 juillet, que deux écoles transformées en centre aéré accueillant des enfants sont fermées sur insistance de la CGT !

                                       

      

Se pose aussi la façon dont est traité le « nettoyage » Le plomb ne se dissout pas dans l’eau, le nettoyage ne le fait donc pas disparaitre. Ainsi si l’on nettoie à l’eau, le plomb se retrouve avec les eaux usées (donc à Paris dans les égouts puis la Seine) ce qui ne fait que déplacer la pollution. De la même manière si des « lingettes humides » sont utilisées et jetées dans les poubelles, le plomb ne disparait pas mais se retrouve ailleurs. Il faut donc bien traiter le problème comme de la décontamination et pas juste un simple nettoyage qui ne fait que déplacer la pollution…

C'est que la pollution au plomb est extrêmement insidieuse d'après les experts scientifiques. L'exposition au plomb quel que soit son niveau, est nocive pour la santé, non seulement celle des enfants et des femmes enceintes, plus exposés aux conséquences, mais pour celle de l'ensemble de la population. Dans ce cas précis, le plomb peut être inhalé, d'autant que ce métal lourd se retrouve partout puisque après l'incendie de la cathédrale des centaines de tonnes qui composait la toiture de l'édifice s'est déposé sur toutes les surfaces possibles dans un rayon de plusieurs kilomètres carrés.

Le risque est bien présent pour l'ensemble des habitants, surtout vu la quantité de plomb rejetée. « Ce n’est pas pour rien que le plomb est un problème sanitaire reconnu et combattu depuis de nombreuses années. Ce n’est pas pour rien que des zones proches de Notre Dame sont interdites d’accès ! » affirme les spécialistes de la question. D’après nos informations, les prélèvements à l’Hôtel Dieu ont révélé que la concentration en plomb augmentait dans le temps. Cela signifie que les retombées continuent, le plomb s’étant déposé pouvant être de nouveau soulevé, notamment avec le chantier.

Dans un communiqué officiel, la CGT de la Ville de Paris demande que « tous les équipements municipaux, bureaux, écoles, crèches, parcs et jardins, bibliothèques... autour de Notre Dame, au minimum les six premiers arrondissements, soient contrôlés, et décontaminés si besoin. Que tous les agents soient informés des dangers et des précautions à prendre ». Dernière nouvelle en date, le chantier de la cathédrale est fermé sur ordre de l'inspection du travail pour au moins plusieurs jours car les règles de sécurité pour les salariés ne sont pas respectées…

 

 

                               Emmanuel Grégoire, le fils spirituel du Professeur Pellerin

                                - En plus, il m'a légué tous ses relevés scientifiques !!

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 16:06
Paris : des crèches toujours polluées au plomb, au benzène et au mercure selon des élus du CHSCT de la petite enfance
Paris : des crèches toujours polluées au plomb, au benzène et au mercure selon des élus du CHSCT de la petite enfance

Reste maintenant à avertir les parents. Mais peut être que la mairie de Paris estime qu'il serait bon de faire rentrer « un peu de plomb dans la tête » des bambins parisiens

« Alerte sols pollués ». C'est ainsi que commence le communiqué du syndicat CGT de la petite enfance à destination de leurs collègues des crèches parisiennes, lesquelles sont gérées par la Mairie de Paris. C'est qu'entre le discours rassurant, voire lénifiant, de l'équipe dirigée par Anne Hidalgo et les représentants des personnels il y a comme une divergence sur la gravité de la situation et pas des moindres....

En effet selon le communiqué de nos collègues de la petite enfance « une campagne de diagnostic des sols pollués a démarré en 2014 » laquelle avait détecté « deux types de pollution : une au plomb, suite à des terres rapportées et la seconde au trichloroéthylène, au mercure et au benzène à cause, cette fois, des gaz de sol ! ». Une véritable bombe chimique à retardement pour les petits parisiens et les personnels en charge de les garder tout au long de l'année puisque ces premiers résultats ont été connus il y a cinq ans et repris ensuite en 2017 par la presse.

Aujourd'hui force est de constater que de nombreux établissements de la petites enfance ont toujours des taux de pollution supérieurs à la réglementation (voire la liste dans la rubrique commentaire) d'où l'alerte lancée par les représentants des personnels des crèches municipales parisiennes. En effet, malgré la demande de la CGT de la petite enfance lors du dernier Comité Hygiène et Sécurité (CHSCT) et l’appui de l’inspecteur du travail de la ville, la Direction de la Petite Enfance (DFPE) n’a toujours pas communiqué le taux des polluants. Plutôt gênant alors que dans le même temps la CGT précise que « ces différents polluants sont très nocifs et cancérogènes, d’ailleurs le trichloroéthylène (un des polluants recensé) est selon le Haut Conseil de la Santé Publique un cancérogène avéré et qu’il est sans seuil d’innocuité, c'est-à-dire qu’aucune dose n’est sans risque ». On ne saurait être plus clair pour la santé de nos bambins.

Et la CGT de la petite enfance de s’interroger « sur la pertinence de laisser ouvertes ces structures polluées qui présentent un risques potentiel pour la santé des professionnels et des enfants ». Et comme si ça ne suffisait pas une décision hallucinante vient d'être prise en les laissant ouvertes pour cet été car selon les personnels « la question se pose également pour certaines de ces crèches polluées qui vont accueillir les enfants et le personnel des crèches voisines durant la période de regroupement d’été ». Pas de chance.

D'ailleurs acculée, la direction de la Petite enfance de Ville de Paris a finalement été obligée selon le même communiqué « à délivrer une attestation comportant le polluant et son taux à tous les agents ayant travaillé dans un ou plus plusieurs de ces établissements et à mettre cette attestation dans leur dossier médical ». Du lourd ! Un peu comme leurs métaux concernés. Reste maintenant à avertir les professionnels et les parents. Ce que commence à faire la CGT de la petite enfance. Pour ce qui est des services de la mairie on ne sait pas encore. Peut être attendent-ils d'êtres contactés par les médias ?

 

 

         Pollution dans les crèches municipales : Un peu plomb dans la tête des petits parisiens....

            -  Alors madame la puéricultrice, c'est pas trop lourd de porter tout ces métaux ?

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4 juin 2019 2 04 /06 /juin /2019 15:31
Promotions : les commissions paritaires vues des coulisses

                        Beaucoup pensent qu’il s’y trame des mystères....

C’est un peu une usine à fantasme : mais comment ça se passe vraiment dans une commission administrative paritaire (CAP) ? Et qu’est ce qui peut bien s’y tramer ?

La CAP est l’instance qui est consultée lors des propositions d’avancement ou de promotions de grade mais aussi pour les accueils en détachement, les révisions d’appréciation ou encore les prolongations de stage. Elle regroupe des représentants de l’administration et des représentants des syndicats. Elle est présidée par l’élu (pour la DAC, actuellement, Christophe Girard). Beaucoup de gens pensent qu’il s’y trame des mystères et d’obscures négociations ; la réalité est bien plus prosaïque. En tout cas, pour les corps de la filière culturelle (AASM, ASBM…), ceux pour lesquels nous sommes amenés à siéger avec d’autres représentants des personnels. Voici donc quelques réponses aux éventuelles questions que vous pourriez vous poser.

Mon responsable hiérarchique m’annonce que je suis sur la liste des promouvables, est-ce à dire que je vais être promu ? C’est vrai que parfois les chefs d’établissement font passer ce genre de message, mais en fait non, il n’y a rien d’automatique. Tous d’abord, il faut savoir que pratiquement l’ensemble des agents sont promouvables. Par exemple, en 2018, pour le passage de catégorie C à catégorie B (promotion de « corps »), 433 agents des bibliothèques et des musées de la Ville de Paris étaient promouvables dans cette filière Culture. Il suffit en effet d’avoir neuf ans d’ancienneté pour remplir les critères d’éligibilité. Mais, ensuite il y a très peu d’« élus » par rapport au nombre d’appelés, à peine 5%.... voire moins !

En effet, si l’on reprend l’exemple de 2018, on était dans le cas de figure de seize « élus » pour 433 promouvables, soit... 3,92%. En fait, pour les promotions de corps, le nombre de promus est savamment calculé avec le nombre de postes pourvus par les concours. En revanche pour les promotions de grade, c’est un pourcentage calculé sur le nombre de promouvables. C’est ce qu’on appelle le ratio promus/promouvables. Ce type de ratio est fixé par l’exécutif parisien pour chaque corps (et donc les ratios sont différents d’un métier à l’autre !). Les syndicats, dans leur ensemble, réclament des ratios de 100% : une promotion pour tous-tes, à l’ancienneté.

Est-ce que les représentants des personnels décident de qui « va passer » ? Pas du tout, puisque non seulement les commissions paritaires sont consultatives mais, de plus, c’est l’administration qui établit la liste des promouvables. Les représentants des personnels ne peuvent que vérifier que les propositions ne comportent pas d’injustice flagrante. Par exemple, quelqu’un de très jeune ou avec peu d’ancienneté, qui passerait devant tout le monde, ou, en tout cas, devant des collègues ayant, disons, 15 ans, 25 ans de « Ville » : voilà ce sur quoi il faut faire porter son attention. Ou bien quelqu’un qui aurait été « oublié » par l’administration.

Il arrive donc parfois que la liste soit modifiée, mais c’est toujours à la marge. Et dans le cas où un changement pourrait être fait, ce qui n’est possible qu’à travers un large consensus entre les différents membres élus et l’administration. Et l’agent qui est retiré d’une liste est généralement prioritaire pour la promotion suivante. Puis une fois, la maigre liste établie on vote pour cette liste dans sa totalité. On ne choisit pas les agents un à un.

En conclusion, vérifiez si vous avez assez d’ancienneté, puis offrez un (grand) cierge à sainte Rita, patronne des causes perdues, ou alors syndiquez-vous et mobilisons–nous pour l’augmentation des ratios jusqu’à obtenir des ratios à 100% .

 

 

                   Promotion : vérifiez si vous avez assez d’ancienneté, puis mettez un cierge 

           -  Mais quand même on aimeraient bien savoir ce qui s'y trame dans ces coulisses

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 12:40
NBI : La mairie de Paris s’appuie sur les arguments de la CGT

    Bientôt, la prime « politique de la ville » pour de nouveaux établissements ?

C’est que l’on avait appelé une « class action » à la parisienne. C’était il y a cinq ans et à l’époque une centaine de bibliothécaires avait alors saisi le Tribunal Administratif, avec l’aide de la CGT pour obtenir une NBI « Politique de la Ville » même si leur établissement se situait en dehors des limites définies par le ministère de l'Intérieur. Notre argumentaire juridique s’appuyait alors sur une décision du Conseil d’État (lire ici)

Un argumentaire très solide selon les observateurs et qui faisait sacrément peur à la mairie de Paris pour tout dire. Evidemment elle avait tout fait pour s’opposer à notre démarche avec l’aide d’un bataillon d’avocats pour mettre en branle un véritable marathon judiciaire, première instance, appel, seconde instance, re-appel…Faute de moyens pour suivre jusqu’au Conseil d’État, l’affaire était restée en suspens. Et puis patatras !

 Il y a un an, suite aux incidents survenus à la bibliothèque Vaclav Havel (XVIIIe), les personnels ont réclamé, entre autre chose, l’attribution de cette NBI « Politique de la Ville ». Pour sortir de cette crise l’administration parisienne a alors décidé de l’accorder à l’équipe en ne s’appuyant sur rien de moins que sur nos argumentaires ! Lesquels étaient si pertinents qu’ils ont d’ailleurs passé sans coup férir le contrôle de légalité exercé par le Préfet. La voie étant maintenant dégagée, la demande a aussi été faite pour la bibliothèque Assia Djebar (XXe).

A l’occasion de chacune de ces décisions, la CGT a demandé que le dispositif soit étendu à d’autres établissements dans la même configuration, c'est-à-dire à proximité d’un quartier « Politique de la Ville », la Ville s’y étant engagée, c’est désormais en cours ! En effet, la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris  est en train de constituer des dossiers auprès de la DRH pour cinq ou six autres bibliothèques, en fondant sa demande sur des critères élargis (ateliers avec des usagers venant de quartiers QPV, zone de sécurité prioritaire, présence de migrants ou de SDF…). Une procédure qui est prévue sur deux-trois ans à raison de deux bibliothèques chaque année. A suivre.....

 

 

                                    NBI : La mairie de Paris s’appuie sur les arguments de la CGT

- Tu vois Christophe, si j'était entouré à la CGT que de gens de la DAC on serait encore premier 

                   - Je te confirme mon Fifi, ils sont sacrément brillants mais quels soucis !

 

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23 mai 2019 4 23 /05 /mai /2019 12:16
Congés, RTT, formation... : la seule raison pour les refuser !

« La nécessité de service doit être précise » selon la DRH. Et justifiée par écrit

Dans une situation tendue en matière d’effectifs, le refus d’accorder des congés (ou des RTT) ou de se rendre à une formation est malheureusement la seule solution pour faire fonctionner correctement le service public pour certains encadrants, lesquels se retranchent derrière « les nécessités de service ». Pourtant prendre ses congés (ou ses RTT) et suivre à des formations sont des droits. Et pour refuser des congés, il faut avancer une bonne raison. Et c’est là que ça se complique. En effet, selon les services de la DRH la « nécessités de service », perpétuellement avancées pour justifier un refus, obéit à des critères très stricts.

« Les nécessités du service, se justifient par le fait qu’un jour donné, il n’est pas possible, compte tenu des effectifs présents, d’autoriser un agent à s’absenter car le travail déterminé qu’il doit réaliser ne peut en l’occurrence ni être reporté ni exécuté par un autre agent ». Par exemple, pour un service qui accueille du public comme une bibliothèque ou un conservatoire « il ne faut pas que l’absence de l’agent porte atteinte au bon fonctionnement du service et entraîne par exemple une réduction de la durée d’ouverture aux usagers » précise depuis déjà longtemps la DRH.

En clair, ça veut dire qu’en dessous d’un certain nombre d’agents... l’établissement ferme ! Ce qui est valable également lorsque il y a des problèmes de transports ou un mouvement de grève. Il faut donc déterminer un chiffre incontestable d’agents nécessaire pour fonctionner au moins a minima. Bref, un refus de congé pour nécessités de service ne peut qu’être exceptionnel et non une règle de fonctionnement tout au long de l’année. Pour les spécialistes de ces questions à la DRH « ces nécessités du service doivent être précisément justifiées en cas de refus d’autorisation d’absence ». Et puisque nous sommes dans l’administration cela doit même être par écrit.

De ce point de vue, même s’ils ont un côté pratique, les systèmes d’agenda électronique peuvent générer une forme d’autocensure de la part de collègues. Parfois, un agent voudrait avoir un congé un samedi mais s’abstient de le demander alors que l’agenda électronique indique qu’aucun congé ne peut plus être accordé le samedi pendant plusieurs semaines et même plusieurs mois. Il reste donc pertinent de continuer à faire ses demandes par écrit (formulaire type ou mail) pour qu’en cas de refus ou même de non-réponses répétées (et donc tracées) un fonctionnement permettant une égalité de traitement soit demandé à l’encadrant. En cas de litige, n’hésitez donc pas à saisir un syndicat.

 

 

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