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  • : Blog du Syndicat CGT Culture de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris.
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Qui sommes nous ?

Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 17:38
No sea, no sex & no sun ?

No sea, no sex & no sun ?

  « Elle doit être précise » selon les spécialistes de la DRH et justifiée par écrit

La situation est tellement tendue dans nombre d’établissements que les refus d’accorder des congés (ou des RTT) et des formations sont devenus malheureusement la seule solution pour faire fonctionner correctement le service public pour nombre d’encadrants, lesquels se retranchent derrière « les nécessités de service ». 

Pourtant prendre ses congés (ou ses RTT) et suivre à des formations sont des droits. D’autant plus que pour certaines périodes (juillet-août, Noël-Jour de l’an) tous les agents peuvent légitimement s'absenter. Au moins la moitié d’une équipe doit  pouvoir poser des jours en été ou pendant les fêtes de fin d’année, permettant ainsi à chacun de partir à tour de rôle. Une règle portant simple qui n’est désormais plus respectée dans certains établissements. Sauf que pour refuser des congés, il faut avancer une bonne raison. Et c’est là que ça se complique.

En effet, selon les services de la DRH la « nécessités de service », perpétuellement avancée pour justifier un refus, obéit à des critères très stricts. « Les nécessités du service, se justifient par le fait qu’un jour donné, il n’est pas possible, compte tenu des effectifs présents, d’autoriser un agent à s’absenter car le travail déterminé qu’il doit réaliser ne peut en l’occurrence ni être reporté ni exécuté par un autre agent ». Par exemple, pour un service qui accueille du public comme une bibliothèque ou un conservatoire « il ne faut pas que l’absence de l’agent porte atteinte au bon fonctionnement du service et entraîne par exemple une réduction de la durée d’ouverture aux usagers » précise ainsi la DRH.

En clair, ça veut dire qu’en dessous d’un certains nombre d’agents... l’établissement ferme ! Ce qui est valable également lorsque il y a des problèmes de transports ou un mouvement de grève. Il faut donc déterminer un chiffre incontestable d’agents nécessaire pour fonctionner au moins a minima. Et pour faire ce calcul, il faut que ce chiffre corresponde au moins à la moitié de l’effectif officiel pour les raisons exposées plus haut. Si ce n’est pas possible, cela signifie que l’établissement est sous-effectif. CQFD.

Bref, un refus de congé pour nécessités de service ne peut qu’être exceptionnel et non une règle de fonctionnement tout au long de l’année. Pour les spécialistes de ces questions à la DRH « ces nécessités du service doivent être précisément justifiées en cas de refus d’autorisation d’absence ». Et puisque nous sommes dans l’administration cela doit même être par écrit. En cas de litige, n’hésitez donc pas à saisir un syndicat.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                   

                                  - Pas de justification écrite, et hop à moi le sea, sex & sun !

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 17:16
Pantalonnade à la Ville de Paris pour le droit des femmes

 Pour célébrer le 8 mars, Anne Hidalgo oblige les femmes à se mettre en grève

La situation est on ne peut plus choquante. Alors que la Maire de Paris, Anne Hidalgo met continuellement en avant son combat pour l'égalité, notamment envers les femmes, elle refuse dans le même temps à ses employées de se réunir le 8 mars à l'occasion de la journée « des droits des femmes ».

En effet, le syndicat CGT avait prévu de tenir ce jour là une réunion d'information syndicale (sur le temps de travail comme le prévoit la réglementation) en début d'après-midi à la Bourse du Travail sur le thème justement de « l'égalité entre les femmes et les hommes à la Ville de Paris ». Une initiative refusée par les services d'Anne Hidalgo puisque l'administration a affirmé « qu'une telle autorisation ne peut être accordée ce jour-là » car....il existerait un préavis de grève nationale !

Pour la maire de Paris, les femmes travaillant dans son administration qui veulent assister à cette réunion pour s’informer de leurs droits ou encore comment réduire les inégalités qui existent toujours, et parfois de manière criante au sein des filière composées de personnels majoritairement féminins (social, santé, culture, nettoyage, petite enfance...) au sein de la municipalité parisienne devront donc se mettre en grève !

Pour mettre fin à ce que les observateurs pourraient bien qualifier de « pantalonnade », la CGT demande à Anne Hidalgo « de démontrer qu’elle prend au sérieux ces questions et qu’elle est prête à passer des discours aux actes, en commençant par lever l’interdiction de se rendre à des réunions d’informations ». Par ailleurs, signalons l'appel à la manifestation à République à partir de 15 h 40 heures. Pourquoi 15 h40 ? Ben, c'est justement l'heure à partir de laquelle les femmes de l'Hexagone travaillent gratuitement (voir ici).

- Osons le féminisme

- Osons le féminisme

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 18:46
Le patron des socialistes parisiens promet à boire et à manger pour la cantine de la Place d'Italie

Il est vrai que celui qui est également l’adjoint d’Anne Hidalgo en charge des personnels, avait dû faire face au tollé général

C’est une nouvelle qui avait pris tout le monde de court. Et qui avait choqué. Il faut dire qu’il y avait de quoi avec la décision de la mairie de Paris de fermer prochainement la seule cantine réservée aux agents de la Ville travaillant dans des quartiers du sud-est de la Capitale (Vème, XIIème et XIIIème arrondissements). D’autant plus choquant que ce « restaurant administratif », situé dans la mairie du XIIIème avait ouvert ses portes il y a à peine six ans pour palier un besoin criant.

D’ailleurs les agents qui bénéficient de cette cantine sont très nombreux. Outre les employés de la mairie elle-même, sont également concernés, entre autres, ceux travaillant dans les crèches, les parcs et jardins, les affaires scolaires, la voirie ou les équipements sportifs situés dans le quartier, sans même parler des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie ou de la rue de la Glacière. On remarque donc que cela fait du monde. Et même du beau monde puisqu'on y aperçoit aussi de temps en temps... le maire en personne, Jérôme Coumet ! Ce qui prouve bien l’utilité du lieu.

Finalement face au tollé des personnels, lesquels se sont manifestés par centaines pour signer la pétition initiée par des élus CGT travaillant à la mairie du XIIIème, mais aussi par des élus de l’arrondissement (lire ici), la mairie de Paris a dû faire marche arrière comme en témoigne le courrier écrit il a y quelques semaines par Emmanuel Grégoire, l’adjoint d’Anne Hidalgo en charge des ressources humaines à la mairie de Paris.

Dans cette lettre, celui qui est également le patron de la fédération socialiste de Paris promet ainsi « que compte tenu de la fréquentation importante du Restaurant Italie et du bassin d’agents concernés, j’ai demandé aux équipes de l’ASPP (l’organisme en charge des cantines municipales) et à la DRH (direction des Ressources humaines) d’étudier les mesures pour maintenir ce restaurant en fonctionnement ». C'est donc noté sur ce blog, pour la cantine de la Place d'Italie, Emmanuel Grégoire nous promet donc toujours à boire et à manger.

Hôtel de Ville de Paris : Emmanuel Grégoire a déjà tenu sa promesse

Hôtel de Ville de Paris : Emmanuel Grégoire a déjà tenu sa promesse

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 14:08
La Mairie de Paris demande à ses agents de suggérer aux Parisiens les projets qu’ils devront proposer au prochain budget participatif

        Une initiative pas très éthique d'ores et déjà rejetée par les personnels

Le budget participatif, cette grande idée vendue aux Parisiens par Anne Hidalgo, commence vraiment à tourner en eau de boudin. Il y avait déjà eu l’idée de se défausser sur les Parisiens pour pallier à l’incompétence municipale (lire ici). Ou encore cette tentative de manipuler l’opinion en inventant des faux citoyens (lire là). Mais voilà maintenant que la Ville demande à ses agents d’influencer les Parisiens pour que ces derniers proposent les « bons projets » pour le prochain vote « participatif ».

C’est en effet une curieuse demande qui a été envoyée aux personnels travaillant dans les sections discothèques des bibliothèques de la Capitale. « Cette année encore, les Parisiens ont proposé de nombreuses idées pour le budget participatif concernant la musique en bibliothèque. Malheureusement, aucune d’entre elles n’a aboutie ». Pas de pot. Mais l’administration étant pugnace « un groupe de travail s’est donc constitué pour aider les porteurs de projets pour le budget participatif 2017 ». Aider les Parisiens, pas assez grands pour penser par eux mêmes, c’est ce que l’on appelle un grand bond en avant démocratique.

Et pour ceux qui douteraient de la motivation de la Mairie, cette dernière a fait chauffer l’imprimante couleur : « Afin de mobiliser le public, nous vous proposons de distribuer des petits flyers à vos usagers » annonce-t-elle émue. Des flyers qui sont déjà arrivés à bon port dans les établissements. Comme quoi l’administration peut être efficace quand elle veut.

Inutile de dire que cette proposition de « co-construction » a fait tomber de leurs platines les discothécaires du réseau. Ces derniers pensaient naïvement que le budget participatif consistait à donner aux Parisiens la possibilité de proposer eux-mêmes des projets dont la Mairie n’avait pas l’initiative. Bon, avec la dernière proposition de l’administration, on est maintenant sûrs du contraire.

D’autant que cette nouvelle idée municipale pose quand même de gros problèmes éthiques. Soit il s’agit pour les agents de suggérer subtilement aux habitants de faire des propositions de projets qui leur conviennent. En bon français on appelle ça de la manipulation.

Soit les personnels risquent de faire face à des usagers qui portent des projets qui pourraient aller à l’encontre des politiques culturelles construites par les équipes elle-mêmes. Et là on est pile-poil dans ce que l’on nomme « un conflit de valeurs». Un terme bien connu des spécialistes de la santé mentale au travail ,et en principe officiellement combattu par la Mairie. La même qui en tant qu’employeur a vanté aux partenaires sociaux un plan d’action pour lutter contre les troubles psycho-scociaux. 

Dans les deux cas, on comprend que les agents en rejettent le principe. La Mairie a donc raté son coup.

Caramba, encore raté !

Caramba, encore raté !

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4 novembre 2016 5 04 /11 /novembre /2016 08:12
Paris XIIIe : les élus de l’arrondissement votent pour que les agents municipaux puissent déjeuner sans trop dépenser

Ce vote, qui exige le maintien de la cantine située dans la mairie du XIIIe arrondissement, sera aussi présenté au Conseil de Paris

C’est une nouvelle qui a pris tout le monde de court. Non seulement les personnels municipaux qui s’y rendaient mais aussi les élus, lesquels ont été tenus soigneusement dans l’ignorance. Il faut dire que la décision de fermer la seule cantine réservée aux agents de la Ville de Paris travaillant dans le quartier avait de quoi choquer. Surtout que ce restaurant administratif, situé dans les locaux de la mairie du XIIIe arrondissement, avait ouvert ses portes il y a à peine six ans.

Pourtant les agents qui bénéficient de cette cantine sont très nombreux. Outre les employés de la mairie elle-même, sont également concernés, entre autres, les agents travaillant dans les crèches, les parcs et jardins, les affaires scolaires, la voirie ou les équipements sportifs situés dans le quartier, sans même parler des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie ou de la rue de la Glacière. On remarque donc que cela fait du monde. Et même du beau monde puisqu'on y aperçoit aussi de temps en temps... le maire en personne, Jérôme Coumet ! Ce qui prouve bien l’utilité du lieu.

Dans son projet, la mairie centrale proposerait d’envoyer déjeuner les personnels concernés à Pétaouchnock... En tout cas à plusieurs kilomètres de là : porte d’Ivry ou avenue de France. « Cela impliquerait des temps de déplacement assez conséquents, trente à quarante minutes aller-retour, et contraindrait les agents à utiliser les transports en commun. Ce qui poserait un problème d’organisation dans les services, notamment à ceux qui reçoivent du public » dénonce la CGT dans un communiqué. De surcroit, vu les faibles salaires des agents, car beaucoup appartiennent à la catégorie C de la fonction publique, « il n’est évidemment pas envisageable de contraindre les agents à se restaurer dans les commerces du quartier, cela aurait un impact pécuniaire trop important » précise le syndicat. Si bien que plus de quatre cents agents ont écrit pour protester à Anne Hidalgo, son adjoint en charge des personnels, Emmanuel Grégoire (par ailleurs patron de la Fédération socialiste de Paris), et à la présidente de l’ASPP, la structure en charge des cantines de la Ville de Paris.

En attendant de connaitre la position de l’Hôtel de Ville, les personnels ont reçu un appui de poids pour conserver la cantine de la mairie du XIIIe. Et rien moins que celui des élus de l’arrondissement ! Lesquels ont voté à l’unanimité en conseil municipal « le maintien de la cantine située dans la mairie » ou à défaut « son remplacement par un restaurant administratif situé à proximité du lieu de travail des agents en poste dans le quartier de la place d’Italie ». C'est-à-dire sans avoir à prendre les transports en commun. Un vote qui devrait facilement convaincre l'ASPP de revenir sur sa funeste décision car, ironie de l'histoire, sa présidente n'est autre... qu'une élue du XIIIe, Annick Olivier !

Le texte va maintenant être présenté au Conseil de Paris. Et la balle est désormais dans le camp d’Anne Hidalgo et de son équipe pour que les agents municipaux du XIIIe puissent déjeuner sans trop dépenser leur maigre paye, eux qui n’ont pas droit (comme tous leurs collègues des autres services d’ailleurs) aux titres restaurant ni aux primes de panier, dont peuvent bénéficier les autres salariés.

   Jérôme Coumet, et les élus du XIIIe interpellent Anne Hidalgo sur la cantine de la mairie

Jérôme Coumet, et les élus du XIIIe interpellent Anne Hidalgo sur la cantine de la mairie

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 19:02
La Mairie de Paris veut se débarrasser de l’Hôtel d’Albret (IVe)

Si la vente du siège des Affaires Culturelles se réalise, cela fera une victime (et pas des moindres) !

C'est l'information qui circule dans les couloirs de l'Hôtel de Ville et elle nous a été confirmée par plusieurs sources à la Direction de l'Urbanisme. La mairie de Paris veut mettre en vente l'Hôtel d'Albret. Problème : ce prestigieux site situé au cœur du quartier du marais abrite aussi le siège de la Direction des Affaires Culturelles (DAC).

Une nouvelle qui ne devrait pas ravir les personnels qui y travaillent. D'autant que leurs collègues de l'Hôtel de Coulanges tout proche, ont, eux, appris la vente de cet autre hôtel particulier...par la presse ! On voit à quel point la mairie de Paris considère ses agents quelque soit leur catégorie...

Mais pourquoi la Ville de Paris en veut-elle autant à la Direction des Affaires Culturelles ? Car évidemment cette dernière ne veut pas déménager. On la comprend puisque elle est située à quelques centaines de mètres de l'Hôtel de Ville là où se déroulent de nombreuses réunions. D'autant que le déménagement et le loyer dans de nouveaux locaux gréveraient un budget de fonctionnement déjà en diminution depuis plusieurs années. De plus, cette perspective serait un véritable gouffre organisationel qui pourrait faire perdre plusieurs milliers d'heures de travail.

Mais alors, où iraient-ils ? Certaines sources (très bien informées) parlent d’un déménagement vers... la porte d'Italie (XIIIe) voire la Porte de la Chapelle (XVIIIe), soit aux confins de la capitale. Une véritable catastrophe pour nos collègues des services centraux dont la grande majorité habite en banlieue, lointaine parfois.

Car pour notre syndicat une véritable politique à l'écoute des personnels (telle que vantée par Anne Hidalgo dans ses lignes directrices) serait au moins de proposer un déménagement dans un périmètre entre St-Lazare, Gare de l'Est, du Nord, Lyon et Austerlitz. Des quartiers accessibles pour les banlieusards qui viennent en transports en commun. Et pour une fois la mairie pourrait être vraiment progressiste.

En tout cas, une chose est sûre, si la vente du siège des affaires culturelles se réalise, cela fera une victime et pas des moindres. En effet, depuis deux ans, une figure politique de la vie parisienne a pris ses quartiers à l’Hôtel d’Albret, il s’agit rien moins que …Bertrand Delanoë lequel bénéficie d’un bureau et d’un secrétariat (lire ci). La vente de l’immeuble de la rue des franc-bourgeois serait, incontestablement, un signe de défiance de la part d’Anne Hidalgo envers celui qui lui a cédé son fauteuil !

La Mairie de Paris veut se débarrasser de l’Hôtel d’Albret (IVe)

                                                                    - Ah si j'avais su !

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18 avril 2016 1 18 /04 /avril /2016 18:09
La Mairie de Paris se lance « dans une démarche interne de simplification de ses procédures »

Avec PariSimple, facilitons-nous la vie au travail !!! Et en plus, ce sera au minimum sur deux vagues par an...

C’est un message de la plus haute importance que les agents municipaux de la Capitale viennent de recevoir. « La Maire de Paris a souhaité que la Ville s’engage dans une démarche de simplification de ses procédures internes, dénommée PariSimple. En simplifiant nos modes de fonctionnement, en faisant la chasse aux tâches devenues inutiles ou en apportant les précisions qui s’imposent dans nos procédures internes, il s’agit de gagner individuellement et collectivement en efficacité et en confort de travail » s’est emballé l'Hôtel de Ville.

Pas d'empressement intempestif néanmoins, car une bonne démarche de simplification n’est rien sans une bonne vague de réunionite : « afin d’inscrire cette démarche dans nos modes de fonctionnement quotidiens, il sera demandé aux encadrants d’animer, d’ici fin mai, un temps de réflexion collective avec leurs équipes afin d’identifier les procédures internes, soit au sein des équipes, soit de niveaux métier, direction ou Ville, qu’il convient d’améliorer en priorité ». Bref, il faut convoquer fissa tout le monde, d’ici fin mai, quitte à laisser tomber ses occupations, même les plus urgentes. Pour mieux les retrouver après avec celles qui se seront depuis accumulées évidemment. C'est sûrement ce qu'on appelle à la Mairie de Paris, se faciliter la vie au travail.

Toutefois, l'administration parisienne est bonne fille avec ses cadres puisqu'elle leur propose une petite aide pour simplifier tout ça : « afin de vous accompagner dans l’animation de cette réflexion, vous trouverez un kit méthodologique détaillant la démarche, vous précisant votre rôle et vous proposant une méthode pour animer la réflexion au sein de vos équipes. » Mao avait sont Petit Livre rouge, Anne Hidalgo aura donc son guide PariSimple.

La Mairie de Paris se lance « dans une démarche interne de simplification de ses procédures »

Mais attention, la Mairie de Paris ne veut pas en rester là pour nous inculquer à tous ce choc de simplification, car elle a pensé à tout, notamment à mettre en place des commissaires politiques : « un référent PariSimple a été désigné dans chaque direction. Il vous appartiendra de lui faire un retour de la mise en œuvre de la démarche dans votre service via la Fiche Transmission et via la Fiche Proposition ». Simple, non ? Mais on n'ose imaginer ce qui pourrait arriver aux récalcitrants

Et la haute administration parisienne de sortir sa botte de Nevers simplificatrice. « Des conférences organisées par l’Université des Cadres vous seront également prochainement proposées sur ce thème ». On ne rit pas. Et la mairie de conclure : « parce que la simplification de nos modes de fonctionnement est une démarche récurrente, ParisSimple a vocation à s’inscrire dans la durée ; dans cette perspective, nous envisageons deux vagues par an ». Pas moins…Certains esprits moqueurs affirmeraient même qu'avec deux vagues par an, il y aurait de quoi engloutir Paris-Plage.

Comme nous l’a soufflé une collègue « c’est hallucinant que quelqu’un ait été payé pour pondre un truc pareil ». Bah, après QualiParis et autre charte d’accueil comme le dit si bien dans son courrier le secrétaire général lui même « on est dans une démarche récurrente ». Et ce dernier de conclure : « je sais pouvoir compter sur votre implication personnelle pour contribuer à la réussite de cette démarche ». Promis. Surtout si c’est sur deux vagues pas an. Comme ça y aura de quoi pomper. Jusqu'à assécher la Seine....

La Mairie de Paris se lance « dans une démarche interne de simplification de ses procédures »
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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 12:03
Loi El-Khomri : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars pour témoigner de notre soutien au gouvernement

                  Photo prise à l'Assemblée nationale en 2006 durant les débats sur le CPE

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4 mars 2016 5 04 /03 /mars /2016 10:51
Loi Travail : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars

Allez, tous ensemble pour faire entrer ce gouvernement dans le vrai XXIe siècle

Salariés du privé, du public, précaires, chômeurs, lycéens et étudiants : Il devrait y avoir du monde le mercredi 9 mars à l’appel des syndicats et des organisations de jeunesse pour demander le retrait du projet de loi sur le code du travail. Un texte qui nous renvoyait furieusement tout droit au XIXe siècle. Un projet « ni amendable, ni discutable » pour la majorité des habitants de ce pays comme le prouve la pétition mise en ligne et qui file vers le million de signataires. La goutte de trop surtout….

En tout cas, le 9 mars ça va être sportif car deux manifestations sont prévues ce jour là. A tout seigneur, tout honneur. Un premier rassemblement sera organisé par les syndicats à 12h30 devant le siège du Medef, avenue Bosquet (VIIe) dans les beaux quartiers (le métro le plus proche est École Militaire). L’occasion d’aller saluer notre ami Pierre Gattaz. Direction ensuite le ministère du travail, Rue de Grenelle, toujours dans le même arrondissement. Comme on le voit les deux institutions déjà très proches idéologiquement le sont aussi géographiquement.

Après cette mise en jambe (et quelques merguez), direction la place de la République où aura lieu le grand rassemblement de la journée à 14 heures avec le renfort de la jeunesse. Allez tous ensemble le mercredi 9 mars pour faire entrer ce gouvernement dans le vrai XXIe siècle (lire ici).

 

                           Loi Travail : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars

Loi Travail : tous en grève et dans la rue le mercredi 9 mars

                                          - Eh ben, qu'est ce que j'ai fait venir comme monde !

                                    - Ouais, plus fort que le discours du Bourget....

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 14:30
Code du travail : aidons à faire entrer le gouvernement socialiste dans le XXIème siècle

Augmentation du temps de travail, baisse des salaires, licenciement, contournement des syndicats...   Comme le dit le Premier ministre « Il y en a qui sont encore au XIXe siècle » !

Allez soyons constructifs : aidons à faire entrer le gouvernement socialiste dans le XXIe siècle. Il faut dire qu’être de son temps est une obsession de Manuel  Valls. Pour le Premier ministre « il faut bouger. Il y en a qui sont encore au XIXe siècle, moi, et les membres du gouvernement ici présents, nous sommes dans le XXIe siècle ». Et Manu, happé par la faille spatio-temporelle, de présenter une loi proposée par sa nouvelle ministre du Travail, Myriam El Khomri. Une loi, qui par bien des points, rappelle des lois sociales dignes du XIXe siècle.

Jugez plutôt. Une entreprise pourra, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail. Les temps d’astreinte pourront être décomptés des temps de repos. Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine. Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient cinq fois moins rémunérées. Une mesure pourra être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats. Une entreprise pourra faire un plan social sans avoir de difficultés économiques. Après un accord d'entreprise, un(e) salarié(e) qui refuse un changement dans son contrat de travail pourra être licencié(e). Par simple accord on pourra passer de 10h à 12h de travail maximum par jour. Les 11 heures de repos obligatoires par tranche de 24 heures pourront être fractionnées... N'en jetons plus ! Un projet de loi décortiqué dans le détail et dont le décryptage est disponible ici.

Une régression qui, on s’en doutait, remplit d’aise... Pierre Gattaz ! « J’espère que la loi El Khomri ne sera pas dénaturée » scande le patron des patrons devenu le premier des socialistes. « C’est une véritable révolution. Il donne plus de capacité de répondre aux entreprises » renchérit l’inénarrable Jean-Marie Le Guen, apparatchick parisien bien connu. Alors comme des centaines de milliers d’entre nous, renvoyons ces tristes sires dans leurs rêves du XIXe siècle et signons la pétition contre la loi de Myriam El Khomri. Et elle est disponible ici. Et hop, en route vers le million de signataires.

Nous laisserons le mot de la fin à ce savoureux tweet posté sur les réseaux sociaux (lire ici).

Code du travail : aidons à faire entrer le gouvernement socialiste dans le XXIème siècle

                                                                     Socialistes !

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