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Nous sommes des personnels de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, travaillant dans les bibliothèques, conservatoires, musées, ateliers des beaux-arts, services centraux...

Nous militons au sein de la CGT pour défendre les droits des salariés, la qualité du service public rendu aux Parisiens.

Pour vous syndiquer, demander conseil, faire des réclamations, envoyer des informations, une seule adresse : daccgtculturegmail.com


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6 février 2017 1 06 /02 /février /2017 08:48
Social : Bruno Julliard dos au mur

Social : Bruno Julliard dos au mur

                          Le mouvement s'annonçait très suivi, il l'a été !

La Mairie de Paris attendait de savoir si les bibliothécaires allaient répondre à l'appel de l’intersyndicale (CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA) : on peut déjà affirmer qu'elle n'a pas dû être déçue.

Près de 60% de grévistes et la moitié du réseau parisien totalement fermée ou fortement perturbée le samedi 4 février. Notamment (liste non exhaustive) : Colette Vivier (XVIIe), Diderot (XIIe), Marguerite Durand (XIIIe), Louise Michel (XXe), Malraux (VIe), Marguerite Duras (XXe), Europe (VIIIe), Hergé (XIXe), Melville (XIIIe), Parmentier (XIe), Rilke (Ve), Rimbaud (IVe), Romilly (XVIIIe), Sabatier (XVIIIe), Germaine Tillion et la Bibliothèque du tourisme et des voyages (XVIe), Villon (Xe), Yourcenar (XIVe), Mouffetard (Ve), Glacière (XIIIe), Couronnes (XXe), Buffon (Ve), Aimé Césaire (XIVe), Vaclav Havel (XVIIIe), Brassens (XVe), Italie (XIIIe), Genevoix (XVIIIe), Faidherbe (XIe). Pour le dimanche 5 décembre, il y avait bien sûr la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) qui a fermé toute la journée, ainsi que François-Truffaut (Ier), et de nouveau Marguerite Duras. Le mouvement s'annonçait très suivi, on peut donc dire qu'il l'a été.

Des grévistes qui par ailleurs ont été recensés dans tout le réseau. Saluons particulièrement les collègues de la Bibliothèque Historique (IVe), Edmond Rostand (XVIIe), Oscar Wilde (XXe), la MMP du Forum des Halles (Ier) ou encore Vandamme (XIVe), aperçus lors du rassemblement le samedi après-midi devant Hélène-Berr. Une manifestation qui a vu également la présence de la presse  (Le Parisien, ActuaLitté ou encore Libération). En revanche, la Direction des Affaires Culturelles a brillé par son absence, elle qui affirme pourtant sans cesse « aller à la rencontre des personnels ». C'est vrai que cette fois-ci, elle aurait eu du mal à vendre son brouet...

Les bibliothécaires et l'intersyndicale demandent toujours des avancées sur la revalorisation des primes de la filière culturelle (les plus basses de toutes les administrations parisiennes) et des effectifs supplémentaires pour assurer l'ouverture du dimanche dans des conditions décentes, en particulier à la bibliothèque de la rue de Picpus, qui essuit les plâtres. En attendant des propositions écrites de la part de la Mairie de Paris via Bruno Julliard, le premier adjoint d'Anne Hidalgo en charge de la Culture, un nouveau préavis va être déposé pour une nouvelle grève le dimanche 12 février à la médiathèque Hèlène Berr.

  Grève des bibliothèques : La mairie croise les doigts pour que le mouvement s'essouffle

Grève des bibliothèques : La mairie croise les doigts pour que le mouvement s'essouffle

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 18:32
Grève de toutes les bibliothèques parisiennes le premier week-end de février

Deux préavis ont été déposés : un premier le samedi 4 février pour toutes les bibliothèques du réseau parisien, et le second le lendemain pour celles... qui ouvrent déjà le dimanche !

La colère ne retombe pas chez les bibliothécaires de la Capitale. Après le mouvement très suivi de décembre dernier (lire ici) les personnels remettent ça le premier week-end de février, les samedi 4 et dimanche 5, à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP et UNSA, laquelle est plus que majoritaire parmi les agents de la Direction des Affaires Culturelles (DAC) de la Ville de Paris.

Les bibliothécaires, qui dénoncent le mépris de la municipalité à leur égard, demandent à Anne Hidalgo d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques municipales parisiennes, notamment, sur les effectifs, les primes de la filière culturelle et les conditions de l'ouverture du dimanche. Si la Mairie de Paris a bien proposé un rattrapage des primes, celles-ci restent toutefois inférieures - et de loin - à celles les plus basses des autres agents de la Ville.

« Ce que nous propose la DRH ne permet pas de rattraper le retard abyssal des primes des personnels des bibliothèques » ont rétorqué les agents présents à l’assemblée générale du personnel du 20 janvier. Pire : le protocole d’accord proposé par la Mairie voulait lier l’augmentation de ces primes avec le travail dominical, exigeant ainsi des syndicats et des bibliothécaires « de s’engager à soutenir » toutes les prochaines ouvertures de bibliothèques le dimanche. Une véritable provocation. Si bien que les personnels ont, à l'unanimité, mandaté l’intersyndicale pour ne pas signer cet accord et d'enjoindre l'administration à reprendre les discussions.

Justement parlons de l‘ouverture du dimanche ! Par exemple à la bibliothèque Françoise Sagan (Xe), inaugurée il y a deux ans à peine et ouverte le dimanche donc, le fonctionnement est si déplorable que la Mairie vient justement d’accorder en urgence la création de quatre postes... Sept bibliothèques supplémentaires vont notamment y être soumises d’ici la fin de la mandature, en 2020. Et pour la première d’entre-elles, la bibliothèque Hélène-Berr, située rue de Picpus dans le XIIe arrondissement, cette ouverture dominicale tourne déjà à la crise (lire ici).

Avec l’intersyndicale, les personnels d'Hélène-Berr réclament entre deux et cinq créations de postes supplémentaires, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité du public, des agents ou du bâtiment, sans même parler d'assurer un service public juste a minima. Contrairement aux autres bibliothèques du réseau, elle ne sera pas en grève le samedi 4 février (quoique...) . En revanche, elle le sera bien..... le dimanche 5 février comme celles qui doivent ouvrir ce jour-là, telle Marguerite Yourcenar (XIVe) ou encore Marguerite Duras (XXe) puisqu’un second préavis a été déposé. Chez les observateurs, on appelle ça le deuxième effet « Kiss Cool » !

Ceci-dit, il y aura bien du monde le samedi 4 février du côté de la rue de Pcpus puisque les agents du réseau viendrons manifester devant Hélène-Berr à 15 heures avec à l'appui des pétitions proposées aux usagers. Un conflit qui est parti pour durer si rien n’est fait pour répondre aux revendications légitimes des bibliothécaires parisiens. La balle est du côté de l’Hôtel de Ville. Après tout, la Maire de Paris est une ancienne inspectrice du travail et son adjoint à la Culture, Bruno Julliard, un ancien syndicaliste (étudiant, certes !).

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

Bruno Julliard et une ministre du travail sur les marches de la BnF côté XIIIème

     - Alors là Myriam de l'autre côté de la Seine on aperçoit la bibliothèque de la rue de Picpus

                       - Moais, moi je vois plutôt une crise sociale, et crois moi je m'y connais !

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 08:04
Souffrance au travail : la mairie de Paris condamnée par le Tribunal de Grande Instance

Une décision qui fera date pour les différents CHSCT de la collectivité parisienne

Management pathogène, direction autiste : c’est la crise dans les établissements de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) qui dépendent de la Ville de Paris. Les témoignages de nombreux agents sont on ne peut plus clairs ! Ils dénoncent une organisation délétère dont les symptômes sont bien connus des spécialistes de la santé au travail : conflits de valeurs, surcharge de travail ajoutée aux changements intempestifs des plannings, sans parler des réorganisations incessantes des services.

Mais derrière cette organisation, qui peut ressembler à celle subie dans d'autres entreprises publiques, se nichent des pratiques vexatoires, notamment des remises en cause des compétences, et de l’expérience, mais aussi des critiques acerbes sur la manière de travailler. Enfin last but not least, en cas de protestation arrive toujours l’argument classique de l'absence de loyauté envers son employeur... De quoi en déstabiliser plus d’un et d’une ! D’autant que les agents se plaignent « d’attaques verbales parfois violentes et humiliantes ».

Une situation de crise qui avait amené le Comité Hygiène et Sécurité au Travail (CHSCT) d'un de ces établissements de la Direction de l’Action Sociale, de l’Enfance et de la Santé (DASES) à désigner dans un vote unanime un cabinet d’expert agréé par le ministère du Travail pour mener une enquête. Au grand dam de l’équipe qui entoure Anne Hidalgo (pourtant une ancienne inspectrice du Travail !). Et qui, on va le voir, fera tout pour saboter la chose. Elle n’imaginait pas alors qu’elle se ferait taper sur les doigts par les juges.

Souffrance au travail : la mairie de Paris condamnée par le Tribunal de Grande Instance

Tout commence quand le cabinet désigné envoie, comme le prévoit la loi, un courrier à la DASES pour une rencontre avec le CHSCT et la direction afin de déterminer le démarrage de l'expertise et les conditions de sa mise en œuvre, avec communication du programme annuel de prévention ainsi que le rapport du médecin du travail. Un coup dur pour la Mairie qui décide alors de faire la morte. Finalement, coincée par la législation en matière de droit du Travail, un projet de convention est rédigé par les deux parties pour être ensuite envoyé à la signature du cabinet de la maire. Panique à bord dans les couloirs de l’Hôtel de Ville qui ne veut surtout pas que l’on vienne regarder la façon dont elle traite ses personnels.

La Mairie risque pourtant gros dans cette affaire si l’on en croit le Code Pénal : cinq ans d'emprisonnement, 75 000 euros d'amende si la mise en danger d'autrui est démontrée, en cas de négligence, de manquement. A voir l’attitude de la municipalité parisienne, on pourrait finir par penser que… Las : après plusieurs tentatives de manipulation de la part de l’exécutif socialiste de la Capitale pour évincer le cabinet, considéré comme trop indépendant, pour lui substituer un autre moins frondeur, le CHSCT a décidé de porter plainte pour « délit d’entrave » via leur avocat maître Bonnemye en saisissant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris en novembre dernier. Avec succès !

En effet, si la justice est parfois lente, cette fois-ci, saisie dans le cadre du référé, elle a rendu son jugement au bout de quelques semaines. Et il est sans appel ! Le TGI condamne la Mairie de Paris en lui rappelant quelques règles élémentaires de droit du Travail, notamment que le CHSCT est une instance souveraine et que lui seul peut désigner un cabinet d’expert et non l’employeur. Et pour rajouter un peu de sel sur les plaies, la justice condamne en outre cette même mairie à verser près de cinq mille euros au plaignant, au titre de frais de justice (le jugement intégral du TGI est disponible ici). Quand ça veut pas… C'était le 19 janvier dernier. Un jour maudit pour Anne Hidalgo et son équipe une nouvelle fois prises en flagrant délit sur sa douteuse politique sociale. Et une décision qui fera date pour tous ceux, agents et élus des personnels, qui à la Mairie de Paris font face à la souffrance au travail.

 

            19 janvier 2017 : la justice condamne la mairie de Paris sur la souffrance au travail

- Pfff, j'ai vraiment la guigne en ce moment...........

- Pfff, j'ai vraiment la guigne en ce moment...........

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 18:46
Le patron des socialistes parisiens promet à boire et à manger pour la cantine de la Place d'Italie

Il est vrai que celui qui est également l’adjoint d’Anne Hidalgo en charge des personnels, avait dû faire face au tollé général

C’est une nouvelle qui avait pris tout le monde de court. Et qui avait choqué. Il faut dire qu’il y avait de quoi avec la décision de la mairie de Paris de fermer prochainement la seule cantine réservée aux agents de la Ville travaillant dans des quartiers du sud-est de la Capitale (Vème, XIIème et XIIIème arrondissements). D’autant plus choquant que ce « restaurant administratif », situé dans la mairie du XIIIème avait ouvert ses portes il y a à peine six ans pour palier un besoin criant.

D’ailleurs les agents qui bénéficient de cette cantine sont très nombreux. Outre les employés de la mairie elle-même, sont également concernés, entre autres, ceux travaillant dans les crèches, les parcs et jardins, les affaires scolaires, la voirie ou les équipements sportifs situés dans le quartier, sans même parler des personnels de la bibliothèque de la place d’Italie ou de la rue de la Glacière. On remarque donc que cela fait du monde. Et même du beau monde puisqu'on y aperçoit aussi de temps en temps... le maire en personne, Jérôme Coumet ! Ce qui prouve bien l’utilité du lieu.

Finalement face au tollé des personnels, lesquels se sont manifestés par centaines pour signer la pétition initiée par des élus CGT travaillant à la mairie du XIIIème, mais aussi par des élus de l’arrondissement (lire ici), la mairie de Paris a dû faire marche arrière comme en témoigne le courrier écrit il a y quelques semaines par Emmanuel Grégoire, l’adjoint d’Anne Hidalgo en charge des ressources humaines à la mairie de Paris.

Dans cette lettre, celui qui est également le patron de la fédération socialiste de Paris promet ainsi « que compte tenu de la fréquentation importante du Restaurant Italie et du bassin d’agents concernés, j’ai demandé aux équipes de l’ASPP (l’organisme en charge des cantines municipales) et à la DRH (direction des Ressources humaines) d’étudier les mesures pour maintenir ce restaurant en fonctionnement ». C'est donc noté sur ce blog, pour la cantine de la Place d'Italie, Emmanuel Grégoire nous promet donc toujours à boire et à manger.

Hôtel de Ville de Paris : Emmanuel Grégoire a déjà tenu sa promesse

Hôtel de Ville de Paris : Emmanuel Grégoire a déjà tenu sa promesse

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 08:28

 

L’administration rappelle que « consigne a été donnée de mettre en place ces mesures en lien avec son bureau de tutelle ». Sinon ce sera... « directement par le bureau de tutelle » !

Dans une note officielle envoyée aux membres du Comité Hygiène et Sécurité de la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris, l’administration précise les conditions d’ouverture en cas de baisse de température dans les établissements relevant de sa responsabilité comme les ateliers beaux-arts, les bibliothèques ou encore les conservatoires.

Une note très précieuse en ces périodes de grand froid, surtout quand les problèmes de chauffage sont aussi récurrents dans de nombreux bâtiments municipaux. D’autant plus précieuse que souvent le flou règne du côté des chefs d’établissement qui ne savent pas jusqu’où peut descendre le thermomètre avant de prendre des mesures qui s'imposent tant pour les agents que pour le public.

Désormais, ils sauront quoi faire puisque l’administration a été très claire en leur envoyant « les mesures de prévention dans les cas de figure suivants ». Si jusqu’à 19 degrés les lieux « fonctionnent normalement », juste en dessous les consignes officielles sont désormais sans appel. Ainsi en cas de température comprise entre seulement 18° et 14°, il faut immédiatement « mettre à disposition de chauffages d’appoint » et autoriser « le port du manteau personnel » notamment en service public. Enfin, last but not least, le responsable d’établissement doit bien sûr « aménager l’organisation du travail » ce qui signifie « davantage de roulements, davantage de pauses » avec la possibilité de prendre « des boissons chaudes ».

En cas de température inférieure à 14°, la direction des affaires culturelles demande immédiatement « la fermeture du lieu (le lieu pouvant être une salle) ». Ce qui signifie évacuer les usagers si cet espace reçoit du public mais aussi renvoyer les personnels s’il n’y a aucun autre endroit où aller se réchauffer. Pour les récalcitrants, l’administration rappelle que « consigne a été donnée de mettre en place ces mesures en lien avec son bureau de tutelle  » sinon ce sera « directement le bureau de tutelle qui interviendra ». Effectivement là ça refroidit !

Bibliothèques, conservatoires : à 14 degrés, on ferme !
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 16:07
Pour ouvrir le dimanche, la Mairie de Paris est vraiment prête à tout

                                  Et même à faire vraiment n’importe quoi

C’était un peu le branle-bas de combat à la Direction des Affaires Culturelles de la Ville de Paris. Et l’aréopage était d’importance, constitué d' une délégation de sous-directeurs, de chefs de bureau et autres grands chefs à plumes venus convaincre les agents de la bibliothèque Hélène-Berr (XIIe) d’ouvrir le dimanche, ordre d’Anne Hidalgo. Car, dans la liste des bibliothèques dont l'ouverture le dimanche est prévue prochainement, l’établissement de la rue de Picpus va être le premier à essuyer les plâtres (lire ici).

Les personnels ne sont guère enchantés par cette perspective, même si l’équipe est partagée entre résignation et colère face aux propositions de la Mairie d’ouvrir dans de mauvaises conditions (lire ici). A quelques jours de la première ouverture dominicale, c’est même un climat délétère qui s’est installé à la bibliothèque Hélène-Berr. Et les propos tenus dans cette réunion de la dernière chance ne risquent pas d’arranger les choses tellement l’administration est prête à tout pour ouvrir le dimanche. Mais alors vraiment à tout.

Ainsi, la médiathèque, dont le bâtiment compte six niveaux ouverts au public, ouvrira le dimanche non seulement avec un personnel très réduit, mais surtout avec une moitié d’étudiants embauchés sur des contrats de quatre jours par mois (une sorte de CPE, quoi). Et l’administration d’asséner : « Il n'y a aucun obstacle juridique à laisser un étudiant tout seul sur un plateau ». Plus fort, selon nos cadres dirigeants : « Il a le même degré de responsabilité qu'un personnel titulaire ». Cette assertion est complètement fausse, mais ce n’est pas tellement que la Direction des Affaires Culturelles et le bureau des bibliothèques racontent n’importe quoi, c’est surtout complètement irresponsable en terme de sécurité, que ce soit du bâtiment ou des personnes (agents comme usagers). Et comme tel, interdit par tous les règlements en matière d’hygiène et de sécurité.

Mais la Mairie ne s’arrête pas là dans le domaine de la provocation : « La médiathèque pourra ouvrir le dimanche avec cinq titulaires et neuf étudiants ». A ce rythme d'ailleurs, pourquoi des titulaires ? Et pourquoi pas quatorze étudiants ? Pas de doute, avec Anne Hidalgo et son équipe l’avenir des services publics parisiens est assuré. Un volontarisme qui a de quoi inquiéter jusqu’à François Fillon qui devra vite réactualiser son programme s’il ne veut pas se faire déborder ! Face à la crise qui s’annonce, la direction de la médiathèque de la rue de Picpus, qui n’en peut mais, est contrainte d’appliquer les ordres municipaux, même les plus imbéciles, et bien obligée d’avouer son désarroi à l’équipe : « Ouvrons d'abord, et ensuite on verra bien si c'est supportable ou non le dimanche ». Pas très rassurant tout ça. Même pour les thuriféraires de l’ouverture dominicale.

D’autant que pour une partie des bibliothécaires d’Hèlène Berr, cette façon de faire ne passe pas vraiment. Et même vraiment pas : « Malgré un renouvellement de presque un quart de l’équipe en vue de l’ouverture dominicale (un « turn over »  assez inquiétant NDR), une grande partie des personnels reste déterminée à maintenir ses revendications, soutenue par un grand nombre de bibliothèques parisiennes, ainsi qu’en atteste la mobilisation du 17 décembre.  Non, les personnels de la médiathèque Hélène Berr ne baissent pas les bras, ils se mobilisent et sont prêts à faire grève si les revendications portées par l’intersyndicale ne sont pas entendues » affirment-ils dans un communiqué.

Une revendication d’ailleurs bien modeste puisqu'elle consiste en la demande de création de seulement cinq postes budgétaires supplémentaires. Pas grand chose pour une collectivité au budget de sept milliards d’euros. Si cette demande pour un fonctionnement pourtant a minima d’un établissement qui reçoit du public est au dessus des moyens de la Ville de Paris, alors qu’elle renonce à ouvrir ses bibliothèques le dimanche.

Dis Bruno !?!  Cette idée de faire fonctionner le service public avec des étudiants ça viendrait pas de tes copains de l'UNEF ?

Dis Bruno !?! Cette idée de faire fonctionner le service public avec des étudiants ça viendrait pas de tes copains de l'UNEF ?

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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 16:26
Bibliothécaires, tous à l'Assemblée Générale le 20 janvier après la grève très suivie de décembre dernier

L’intersyndicale invite tous les personnels pour discuter des suites à donner au mouvement, le vendredi 20 janvier de dix heures à midi à la Bourse du Travail

La grève des bibliothèques parisiennes du 17 décembre dernier pour protester contre le mépris de la Mairie de Paris envers les personnels a été très très suivie, avec la majorité du réseau fermée totalement ou partiellement (lire ici).

L'intersyndicale a demandé à la municipalité dirigée par Anne Hidalgo d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques de la Capitale, notamment sur les effectifs, les primes de la filière culturelle ou les conditions de l'ouverture du dimanche (voir le courrier dans commentaire).

Si nous voulons faire avancer les choses, il faut participer massivement à l’Assemblée Générale organisée à l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA, le vendredi 20 janvier 2017 de dix heures à midi à la Bourse du Travail (salle Jean Jaurès) pour envisager les suites à donner au mouvement.

Cette réunion se déroule sur le temps de travail dans le cadre des heures d'informations et a été autorisée par l'administration.

Bibliothécaires, tous à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau (Paris IIIe), le 20 janvier

Bibliothécaires, tous à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d'Eau (Paris IIIe), le 20 janvier

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 11:33

 

Elle va glisser en douce dans une délibération d'un prochain Conseil de Paris l'autorisation de prendre un arrêté municipal qui ira dans ce sens

En musique, on appelle ça un couac ou une fausse note. Une dissonance qui ne doit toutefois pas atteindre les oreilles des élus du Conseil de Paris lesquels doivent rester soigneusement dans l’ignorance. En effet, au prétexte d’une délibération anodine sur l’évolution du régime indemnitaire de la filière culturelle, la mairie de Paris compte en profiter pour y glisser en douce l’autorisation de prendre un arrêté. Lequel arrêté aura pour but de classifier en deux catégories les conservatoires municipaux selon leur nombre d’élèves et le nombre d’écoles publiques de leur arrondissement.

Inutile de dire qu’au vu de la disparité selon les arrondissements en matière de superficie, de population, de natalité, d’écoles etc… c’est une véritable inégalité de traitement qui est proposée par l’équipe de Bruno Julliard. Mais surtout une véritable discrimination entre les conservatoires parisiens que rien ne justifie puisque depuis l’agrément du Ministère de la Culture tous les conservatoires municipaux d'arrondissement de la capitale sont classés sans exception en CRC : c’est à dire à rayonnement communal (voir ici le classement officiel). Logique puisque la ville de Paris est une seule et même commune, l’arrondissement n’ayant pas d’existence administrative propre. Dans ce classement officiel, le seul qui vaille d’un point de vue réglementaire, il n’est pas question du nombre d’élèves mais bien plutôt du rayonnement dans un cadre géographique ou administratif.

D’autant que la mairie de Paris se garde bien pour le moment d’annoncer aux élus la nouvelle donne, eux qui se sont battus il y a une vingtaine d’années pour l’agrément de leurs conservatoires. Ni sur quels critères elle va s'appuyer pour classifier les petits et les grands conservatoires. À huit cent cinquante élèves ? Plus de mille ? Entre mille cinq cent et deux mille ? Où bien l'âge du capitaine ? Même opacité pour le nombre d'écoles primaires ou élémentaires. Ce sont alors les parisiens et les maires d’arrondissement qui seraient les premières victimes de cette politique.

Car il ne faut pas s’y tromper : avec cette nouvelle configuration il y aura des retombées sur la tenue des bâtiments, la dotation en instruments, matériel et accessoires de musique, de danse, d'art dramatique mais aussi sur le niveau de recrutement des professeurs et des accompagnateurs ainsi que sur la constitution des équipes administratives et les conditions de travail… Et à terme, parce que tout se sait, les élèves s’inscriraient dans les grands conservatoires désormais mieux considérés. Ce qui signifierait alors la mort des petits.

Alors question : les conservatoires sont-ils les mal aimés de la politique culturelle menée par la Mairie de Paris ? Une affirmation qui est loin d’être une vue de l’esprit car elle exprime le ressenti quasi général des professeurs et des personnels administratifs pour lesquels les « petits » établissements (en terme de surface ou de nombre d’élèves – ce qui est une tautologie) sont appelés à disparaître. Pour notre part, s’il devait y avoir un sous classement instituant une discrimination entre les différents conservatoires municipaux de la capitale notre syndicat appellerait à la grève.

 

        Discrimination dans les conservatoires parisiens : la mairie de Paris prise en plein couac

                       - Si j'aurais su, j'aurais pas venu surtout avec mon badge

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2 janvier 2017 1 02 /01 /janvier /2017 08:40
Peinture murale, angle boulevard Vincent Auriol et rue Edmond Flamand, Paris XIIIe

Peinture murale, angle boulevard Vincent Auriol et rue Edmond Flamand, Paris XIIIe

          logo_us.gif    des Affaires Culturelles vous présente ses meilleurs voeux

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 08:09
Social : Les bibliothèques parisiennes à l’arrêt le 17 décembre

    Une vraie bérézina pour la Mairie qui pariait sur un échec de la mobilisation

Le mouvement s'annonçait très très suivi. Il le fut. La réponse des bibliothécaires au mépris affiché par la Mairie de Paris à leur égard (lire ici) a été cinglante. Bruno Julliard ne peut que constater la colère des personnels au regard du nombre d'établissements du réseau touchés par la grève lancée par l'intersyndicale CGT, FO, SUPAP, UCP, UNSA.

Et quand on dit touchés on pourrait même ajouter paralysés, puisque la liste de bibliothèques fermées toute la journée est plus qu'impressionnante : Buffon (Ve), Mohamed Arkoun (Ve), Rilke (Ve), Malraux (VIe), Drouot (IXe), Faidherbe (XIe), Parmentier (XIe), Glacière (XIIIe), Italie (XIIIe), Brassens (XIVe), Germaine Tillion (XVIe) (« une première » d'après un agent), Marguerite Durand (XIIIe), Yourcenar (XVe), Colette Vivier (XVIIe), Rostand (XVIIe), Genevoix (XVIIIe), Romilly (XVIIIe) (« du jamais vu » selon un autre employé...), Couronnes (XXe), ou encore Europe (VIIIe). Des établissements dans lesquels on recensait des taux de 70 à 100% de grévistes. A cette liste ajoutons le Service Informatique des Bibliothèques (SIB) qui a également suivi et a été arrêté toute la journée. Une vraie "bérézina" pour la Mairie de Paris qui pariait sur un échec de la mobilisation.

D'autant que de nombreuses autres bibliothèques ont aussi participé activement à la grève puisque elles ont été closes dès l'après-midi ou bien avant l'heure officielle de fermeture. Parmi elles, citons pêle-mêle : Amélie (VIIe), Villon (Xe), Sagan (Xe), Crimée (XIXe), Duras (XXe), Rabier (XIXe), Sabatier (XVIIIe), Césaire (XIVe) ou encore Melville (XIIIe). Une liste évidemment non exhaustive. Sans compter les collègues grévistes dans la plupart des bibliothèques  notamment à Hergé (XIXe), Chaptal (IXe), Lancry (Xe), Delbo (IIIe), Valeyre (IXe), Vandamme (XIVe) et même Musset (XVIe) !

Au total, et selon nos informations à ce jour, on compte dix-huit bibliothèques fermées toute la journée, douze l’après-midi, et trois fermetures anticipées. Quant à celles qui ont voulu ouvrir coûte que coûte sous la pression de l'administration et de l'encadrement, ce fut au prix d'un service très dégradé et de conditions de travail des plus pénibles. La Mairie de Paris est en principe très attachée à la sécurité des agents et du public, et l’on peut se demander si les conditions étaient bien remplies ce samedi dans certains établissements…

Par ailleurs, plusieurs centaines de bibliothécaires ont participé aux deux rassemblements, le matin à Parmentier, puis l'après-midi devant Hélène Berr, qui fut ensuite investie par les manifestants. De quoi affoler la directrice de l'établissement qui, paniquée, a été tentée d'appeler la... police ! Si la maire socialiste du XIIe arrondissement, pourtant invitée, n'a pas osé venir à la rencontre des grévistes présents rue de Picpus, ces derniers ont néanmoins reçu le soutien de Nicolas Bonnet, élu du quartier et président du Groupe Communiste au Conseil de Paris, et d'Alexis Corbière, ancien élu du secteur lui aussi, et désormais conseiller politique de Jean-Luc Mélenchon. Le tout devant les caméras de la chaîne LCI. Il est vrai que niveau média, la grève a là aussi été très suivie, puisque'il y a eu des articles dans Livre-Hebdo, Le Parisien, ActuaLitté, 20 Minutes, Miroir Social, mais aussi dans Libération et l'Obs !

L'intersyndicale va demander à la Mairie de Paris d'ouvrir des négociations pour résoudre cette crise sociale à l’œuvre dans les bibliothèques de la Capitale. Après tout, la Maire de Paris est une ancienne inspectrice du travail et son adjoint à la Culture un ancien syndicaliste (étudiant, certes...). Enfin, une assemblée générale des personnels est programmée le vendredi 20 janvier à 10 heures à la Bourse du Travail pour envisager les suites à donner au mouvement.

17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police
17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police
17 décembre  : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police

17 décembre : par crainte de sureffectif, la direction de Picpus a été tentée d'appeler la Police

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